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Tome second. C - F.
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aum la ville capitale des Helvétíens, nommée a Cause decela Aventicnm Helvetiorum. _

La table dè Peutínger faít mention dé Colonia Eque-flris , 8 c la marque entre Géiieve & le lâc, c est-a-direentre lé pont de Geneve 8c la ville de Lausanne» qui estfur le bord du lac. L’itînéraire d’Antonitì.écrit Equestres^au nombre pluriel en décrivant lé chemin de Milan aStrasbourg, par les Alpes Graïennes de Cette sorte:

Darantaflâ »Cajitaria,Bautas,Equeflribus ,Lacu Laujonio.

XVIÍI. Mille pas.XXIV. M. P.XVII. M P.XVI M. P.

XX. M. P.

On volt bien que l’établiífement de cette Colonie aété faít avant le rems de Pline, puisque cét historien enfaít mention; mais il seroit difficile d’en fixer l’époque »auffi bien que de dire par qui elle a été fondée , puisqueles anciens n’en disent pas le moindre mot. Avant Réta-blissement de la Colonie, elle s’appelloít Noiodunus » ouNividunum » nom qu’elle conserva après même que lesRomains lui eurent donné celui de Colonia Equeflris’,car on la trouve appellée de l’un 8 c de l’autre de ces nomsdans les notices des Gaules. Dans la plus ancienne desnotices des provinces Sc des villes des Gaules on voitCivitas Equefirium Noviodunus , elle y tient le secondrang parmi les villes de la province Maxima. Sequano-rum . Dans les autres notices on lit tantôt Civitas Eque-íìrium Nov.iod.unum , tantôt Civitas Equefirium Nividu-nus , ou Nivedunus, 8 c même Novidunus. Quelquefoison trouve auffi Civitas Equefirium Novionus. Les Alle-mans la nomment aujourd’hui Nevis » 8 c les FrançoisNion.

Le Mire 8 c Chifflet veulent que cette ville ait été épis-copale , & quel’évêché en ait été transféré dans la villede Belay. Si cette translation est véritable, il faut qu’ellesoit bien ancienne, puisque l’on trouve que Vincent,évêque de Belay, souscrivit au second concile de Lyon,l’an 5 Le silence de l’histoiré Ecclésiastique 8 c despremiers conciles des Gaules m’empêche de croire fa-cilement cette translation, Sc d’accorder qu’il y ait jamaiseu un évêché à Colonia Equeflris ; car on ne trouvera pasque dans ces conciles aucun évêque ait souscrit episcopusccclefiœ Colonia Equeflris , ni episcopus ecclefiœ Noiodu-nenfìs , ou Nividunenjis. * Hadr. Valefìi notit. Gall.pag. 149.

COLONIA FLANIA, c’est la même que Césaréede Palestine.

COLONIA JULIA, Voyez. Bonn 2. ville d’Allema-gne.

, COLONIA JULIA CELS A. c’est présentement levillage de Xelsa en Espagne.

COLONIA JULIA HI 3 PELLA,PW Spello enOmbrie.

COLONIA JULIA SUTRINA. Voyez. Sutri.

COLONIA MARCHA. Voyez. Marchena , villed’Espagne dans R Andalousie.

COLONIA SATURNIANA. Voyez Saturnia.

COLONIA SENENSIS. Voyez. Sienne en Italie.COLONIA SEPTIMANORUM JUNIORUM.Voyez. Beziers.

COLONIA TRAJANA. On lit fur une médaille del’empereur Trajan, fondateur de cette colonie, ColoniaUlpia TraJANA; majs presque tous les auteurs s’ac-cordent à la nommer simplement Colonia Trajana,ou Colonia Tra.tani, 8c quelquefois même CastraUlpia. Onufrius Panvinus la nomme, après Ptolomée& Antonin , Colonia Augusta Ulpia Trajana ;mais il so trompe', au moins par rapport à Antonin; carcet auteur ne dit, ni Augufla, ni Ulpia. Colonia Trajana ,solonCellaríus, g§sgr- an. lib; 2. c. 3. devoir être à Rex-trémité du pays des peuples Gugerni, auprès de Rendroítou íe fait la séparation du Rhin. Cette position est con-forme à l’itínéraire, 8 c à la table de Peutínger, qui placecette colonie Trajanne de façon qu’elle fe trouve aumême lieu oìi l’on voit aujourd’hui le village de Kellen ;ce qui a donné lieu de penser que le mot Kellen pourroítbien avoir été formé de Colonia Trajana , de la même ma-niéré que celui de Koln ou Coin , a été fait de Colonia Agrip-

ptna.

COL

Cette colonie a encore été appellée Tricefîmet Sc obtri zcefimœ , [ pour ad Legionem Tricejìmarn ] > parce que latrentième légion y avoit eu son quartier d’hiver. AmmíenMarcellin, lib. 18 , la nomme de la sorte, Sc dit qu’il yeut sept villes dans lesquelles furent distribuées les trou-,pes ; savoir,

Cafira Herculis, Tricefìma , Bonna ,Quadriburgum, Novefium, AntunnacttW*

Bingio.

Or, il n’est pas difficile de prouver, par Ritínéraire d'An-tonin, que Tricefìmœ oppidum soit la même choie que Co-lonia Trajana. Cet auteur donne deux routes différentes dece pays ; Rune qui commence à Taurunum Fannonis., Bel-grade. La seconde à Lugdunum caput Germania , Leyde.

Leg. ix. Ala.Leg. ix. Ala-

Leg. vi. Ala.Leg. x. Ala.

Premiere Routes

Novefium,Geldubam ,Calonem .

Vetera Cáfira ,ì Leg. xxx UIpia,Burginacium ,

' Harenacium.

Seconde Route.

Harenacium ,

Burginacium, VI. Mille Pas.

Coloniam Tr a j an am, V. M. P.Vetera, [XV]. M. P.

Calonem , XVIII. M. P.

Novejïum , XVIII. M. p.

Ainsi l’on voit que le lieu qui est appelle dans la pre-miere route Legio xxx Ulpia, est le même que Coloni&Trajana de la seconde. Altíng 11’avoit pas apparemmentfait attention à ces deux routes d’Antonin, lors qu’il adit, notit. Batavia & Frifia ant. p. 25 , qu’il falloit re-garder Colonia Trajana, comme un lieu différent de Cafir^Ulpia Leg. xxx. parce que nous n’avions pas le moindretémoignage qui prouvât qu’il y eût jamais eu dans cetendroit, ni aile, ni cohorte, ni légion pour y hiverner-Les mots tricenfma 8 c obtricenflmœ , dont Ammíen Mar-celin , l. 20. c. 25. appelle Colonia Trajana, sont les mê-mes que tricefimaSc obricefimœ ; caries anciens écrivoíen £souvent tricenJtmusSctrigensmus , pour tricefìraus 8 c tri'gejìmus, Valesii, not. Gall. p • 150. Mais 1 ’GbtricenfeMosa Oppidum du même auteur est une erreur; car qudestl’ancien qui ait jamais parlé d’une ville de la Meuse?8 c qui est- ce qui a jamais appellé la ville de la Meufe*une ville bâtie fur cette riviere ?

COLONIE, ce mot, que nous avons pris des Latífl svient de colere cultiver, labourer, faire valoir un champ'Colonus en cette langue veut dire un laboureur danspremiere origine. Les premiers Romains n’ayar.t qu ^petit terrein s’y trouvèrent fort à Rétroit : à mesure q u ’ J S«'agrandirent par leurs conquêtes, on déchargea la v» 1 .Sc les environs de Rome d’une multitude d’habitans <ss ilétoit à charge , on leur distribua des terres pour les cmtíver, & en même-teins pour peupler les pays conq u,sde Romains qui tinssent les anciens habitans dansfidélité & l’obéissance qu’on en exigoit ; souvent auffi I e ,champs des vaincus étoient partagés entre les soldats 4 Uavoient long-tems servi l’état. Dans la fuite il arriva q udes villes dont les Romains s’étoíent rendus roal^ eS ’n’avoient pas un nombre d’habitans suffisant » 8 c aj°les Romains y en mettoient, en y envoyant les s°f. - £de Rune ou de R autre légion. C’est ce que on apP e *des colonies , & delà vient, qu’à ce nom de colon je ’ j ggvoit souvent joint le nom de la légion » de laqnei >qp a ntcolons avoient été pris. Ces Romains ne s’état> ^dans un pays étranger, que pour être plus en état d e ^vir la patrie, il n’auroit pas été juste qu’ils eun^P. .privés dans ces colonies des franchises dont ils j° ul cQ ^eflectivement dans le Latium : en leur faveur, o» ada divers privilèges aux colonies Romaines, ce , P £ a jtquoi le titre de colonie est remarquable , lorsqu end’hístoire Sc de géographie, il est joint à un nom e ^ oU gBaudrand a dressé une liste des colonies Romaines -la joindrons ici à cause de son utilité. La f ust gsque que les villes dont elle accompagne le no >subsistent plus.