COL
COLUMNA, Grégoire de Tours , l. 3 , appelleainsi un village près d’Orléans. Aimoin le nomme Ca-liUMNiA. C’est le même où S. Sigismond 8c fa famillefurent massacrés. Voyez, l’article Colombe. [La ]
COLUMNiE. Pline parlant de l’iíle Cerne, quenous croyons être l’iíle de Madagascar, dit : Ephorussoutient qu’en faisant voile de la mer Rouge, on ne peuty arriver à cause des grandes chaleurs au-delà des Co-Jouines. C’est ainsi qu’on appelle de petites ifles. Le P.«ardouin croit que ces petites ifles font celles de Mas-CArenhas , qui l'ont au nord de Madagascar , au nom-ore de six ou*íèpt presque fous la ligne.
COLUMN/E ALB/E. Voyez. Leucs Stylie.COLUMNtE HERCULIS. Les anciens appel-aient ainsi les montagnes qui bordent de part 8c d’au-* re le détroit de Gibraltar.
COLUMNA CCELI. Quelques-uns ont donné ce
n °u» au mont Atlas.
COLUMNA REGIA , lieu d’Itaíie, vis-à-vis de la"Mie, au bord du détroit auprès de Regium Julium. LesCrecs l’appelloient Stilide d’un mot qui veut direColomne. Les Latins Columna & Columella. Commec _ e toit l’endroit du plus court trajet pour passer en Si-> les grandes routes Romaines y aboutissoient. DelàMent qu’il y en a tant dans Antonin , dont le terme esta d Columnam. Voyez, au mot Ad , l’article Ad Colum-n am. C’est aujourd’hui le bourg de Catona.COLUMNA SOLI S. Voyez. cet article, au mot
S °LlS,
COLUMNA ou Colomna, ville de l’empire Rus-” e n , au duché de MoscoW » 8c aux confins du duché deBezan, fur le bord occidental de l’Occa, qui y reçoit lese aux de la NoskaW. -Cette derniere riviere sépare Co-iumna , d’un fauxbourg nommé Colutwina Sloboda.Cette ville est ceinte d’une bonne muraille de pierres,Hui a environ six brasses de haut Sc deux d’épaisseur, flan-quée de plusieurs tours , dont les unes font rondes & lesoutres carrées, à deux cens pas de distance les unes desautres, fans qu’on y puisse planter du canon. Elle a unedemí-lieue de tour. Il passe à côté une petite riviere quiporte le même nom. La muraille est presque toute rui-née d’un côté , 8c il faut passer par dessus une montagneMTez élevée pour approcher de la porte de derriere, oùle terrein est bas au-delà de la riviere. II y a un fauxbourga .f autre porte où fe vendent les marchandises. La situa-j 10st en est presque ronde, 8c il y a un fosse sec du côté<;P1 us élevé où la muraille est fort haute. Son plus beauat 'ment est l’églife á’Usplenja ou de la séparation de laí " e re de Dieu. Elle est bien bâtie de pierres 8c assezgrande , on y peut joindre le palais archiépiscopal. Lereste est p eu jg chose. Le Brun , Voyage en Moscovie,
1 > P- 60, long-. 58 d. 2 m. ìat. 54 d. 50 m.
, CÒLUMPNATENSiS Siège épiscopald’Afríque ,atl s l a Mauritanie Céfarienfe , selon la conférence dearthage, où l’on trouve nommé Martîalis, qui en étoitv ^jue. Hardouin, colleci. cône.
n C O LU R A , ville dont parle Etienne le géographe.*Mlius la croit dans l’Ibérie.
COLURjEA PETRA. Voyez. Thfsei Ara.
^ COLURES. [Les] On appelle ainsi dans la sphèree Ux grands cercles mobiles, qui passant par les quatrer^ints cardinaux de l’écliptique , fe coupent á anglesjTOits 8c en deux également aux deux pôles du monde.
Un de ces cercles s’appelle Colure des Equinoxes,de^ 6 passe par les points équinoxiaux du Bélier &e L Balance. L’autre fe nomme Colure des solstices,gTceq vl ’j[ passe par les points folsticiaux de l’Ecrevisse
u Capricorne.
Chacun de ces deux cercles est perpendiculaire à l’E-quateidi
'^ue en quatre parties égales , qu on ^ ^
J* I’EclÏptkìÍe , qui répondent ’
Vannée. Celui des quatre quarts qui e t’borízon,
lorsque les deux points équinoxiaux ost rni 4 r T t }ien,t a uquel cas l’écliptique est perpendiculaire ® u "L . t &karce qn’elle passe par ses pôles , qui * 0nt o tALì Occident équinoxial, ] est appelle QUART - 1 set-’E cliptique , Sc l’autre qui est vers 1 Occtl °itimeQuAU.T occidental de I’EcliptïQUE.
COM 48 í
Il est évident que lorsque l’écliptîque est perpendi-culaire ail méridien le colure des loistices est dans leplan du méridien , 8c qu’ainsi l’un des deux points sol-sticiaux culmine , lequel à cause de cela est appellé no-nantiéme degré 'de C écliptique , parce qu’il est éloigné denonante degrés de l’borizon. L Equateur a aussi son no-nantiéme degré , parce qu’il a toujours un point qui cul-mine, c’est-a-dire qui répond au méridien , auquel î] esttoujours perpendiculaire , 8c aussi son quart oriental &fou quart occidental qui sont terminés par l'horizon 8cpur le méridien.
Ces deux cercles font appelles Colures, du motgrec Colouros , quí signifie tronqué » parce qu’ils ne pa-rodient jamais entierement ni uniformément fur notrehorizon oblique. Il est évident que ces deux cercles íontperpendiculaires à l’horízon de la íphere parallèle , 8cque dans la íphere droite leurs moitiés paroissent tou-jours fur l’horizon.
' COLUSITANUS. Vincent, évêque en Afrique , estdésigné ainsi dans la conférence de Carthage. D’autreséxemplairesportent Culusitanus. EtDupincroit,avecbien de la vraisemblance, que-c’est le même siège queCuLCItanenses , qui étoit de la province pro-
coníulaire.
COLYBRASSENSIS. Siège épiscopal de la Pam-
phylie, comme il paroît par des notices greques. NcptifCo'.ybraJJi assista , 1 311 43 r > au concile d’Epheíe , 8c ],on-ginus à celui oe Constantinople , l’an 381. Hatduin,collect. cône.
COLYCANTII, peuple de 1 Asie proprement dite.II ne subsistoit déja plus du tems de Pline, /. 5 , c, 30.
COLYMEAR1UM , promontoire de l’iíle de Sar-daigne , selon Ptolomée, /. }, c. 3. Ii doit être sur la côteorientale.
COLYPES, bourg de l’Attique, dans la tribu Egeï-de, selon Suidas.
COLYPS, abrégé de Cola PIS.
COLYT1 US ou plutôt Collytus , quartier de laville d’Athénes , dans la tribu Egesoe. On disoit que lesenfans y commençoient à parler un mois j lutôt que dansle reste de la ville. C’est-là qu’étoient nés le philosophePlaton 8c le fameux misantrope Timon. Ce quartier 8ccelui de Melitcs, étoient voisins l’un de l’autre. Meur-sius critique le poète Alciphron & Diogene Laêrce , dece qu’ils écrivent ce mot avec deux L. ou a 8 c non pasavec un seul A , comme Hesychius , -iTschines & Stra-bon. Mais tous les marbres s’accordent avec cette ma-niéré d’écrire avec deux L. 8c un T. * Spon , Liste del’Attique.
GOLZIM, montagne d’Egypte , dans le Désert, àune journée de la mer Rouge. Elle est renommée parun couvent de S. Antoine où quantité de religieux vi-vent dans une grande austérité, il est environné de hau-tes murailles de briques fans aucune porte. On y montepar une machine qu’on éleve par une poulie. Son ter-rein est d’environ deux mille arpens. îls ont trois égli-ses; la premiere de S. Antoine qui est fort antique; l’au-tre est fous le nom de S. Pierre & S. Paul, avec un clo-cher 8 í une cloche , la feule qui soit en Egypte ; la troi-sième est dédiée à un S. Marc , qui etoit de leur ordre 8cfrere lai de leur couvent. * Corn. Dict. ffï'anfleb. Rel.d’Eg p. 300 8c seq.
COLZION , port de la mer Rouge , situé prochecelui de Coffir. 11 étoit autrefois si célébré sous le nomde Colz.um , qu’il l’avoit communiqué à toute la merRouge, qui l’a conservé long-tefns , 8c même aujourd’huiles Arabes ne la désignent que par ce terme. Ce portétoit le plus fréquenté de toute la côte dans le tems queles Mahométans fe rendirent maîtres de l’Egypte. Ònn’y aborde aujourd’hui que rarement ; je ne. íai si on ytrouveroit un hab tant, ni une maison.
COLZUM. Vjyez. Kholgi an.
1. COM. Voyez. Kom , ville de Perse, dans l’Iraque.
2. COM, ville de l’Asie Mineure, près de la source duXante , en latin Com ana. * Baudrand , édit. i/op.
3. COM, ville de Natolie, furie Casalmac, au-deflùsde Tocat. * Bnudrnnâ , édit 1705.
COMACENUS LACUS. FWx. Larius.
COMACHIO , ville d’ítalie dans l’Etar de 1 Eglise,au duché de Ferrare, avec un évêché suffragant de l’ar-chevêché de Ravenne, entre des marais que - on nomme
Tome lL Epp