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Tome second. C - F.
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roche qu’une citadelle ou forteresse. A l’égard des huitsommets, Eustathe n’est pas bien d’accord fur leurnombre, car en expliquant un vers d’Homére, I I 79,> Rn’en met que deux ; mais dans fa paraphrase, fur Denysle Periegéte , il en met huit comme Strabon. Strabonpoursuit : C’est à cette montagne que l'on place la fablede la Chimère, Sc assez près de-là elì une certaine vallée,nommée Chimara, qiû s’éleve depuis le rivage vers lehaut, Au-dessous du mont Cragus est Pinares, une desplus grandes villes de la Lycie, ensuite le Xanthe, riviereque l’on appelloít autrefois Sirbes, Scc. Ceci sert à mieuxfaire entendre-les vers où Ovide parle de Bellerophon,Metamorpk■ IX. v. 644.

Le poète place la Chímere dans la Lycie, assez prèsdu mont Cragus ; mais il ne dit pas, comme Strabon, quela fable de la Chimère fut attribuée à ce mont Cragus :îl les distingue au contraire. Comme cette montagne«'avance dans la mer , Pline , /. 5, c. 27, ne lui donneque le nom de promontoire. Scylax, Perip. p. 37, demême. Ce promontoire estpréfentement Capo Serdeni■ou Sette Capi- Ce nom de Sept têtes ne convient pasmal aux huit sommets , dont parle Strabon.

II fort de cette montagne une branche qui .s’étendvers l’occident Sc que les anciens appelloient Anti-CRAGUS , de même qu’ils appelloient Antiliban Sc Anti-taurûs, due branche du Liban en Syrie, Sc une branchedu Taurus dâns la Cappadoce.

2. CRAGUS, ville de la Lycie fur le mont Cragus.C’est Strabon, /. 14.x. 665, qui nous en donne la feuleeonnoissance qui ën reste.

3. CRAGUS, montagne ou roche, escarpée au bordde la mer, en Cilicie. Cest de cette roche que Ptoíoméevouloir parler , lorsqu’il en a fait le surnom d’une ville,qu’il nomme Antioche sur le Cragus.

4. CRAGUS, promontoire de la Carie, selon Scylax,Perip. p. 38 , édit. Oxon. ; mais, comme il le met àl’extrémité de la Carie vers la Lycie, Sc que dans cettederniere province il ne fait point mention d une monta-gne ou d’un promontoire que l’on nommât ainsi , il y aapparence que c’est la même qu’il donne à la Carie »quoique les autres le mettent dans la Lycie , où il étoiteffectivement. Je m’étonne que Cellarius n'ait pas avertique c’étoit la même chose.

CRAIL ou CAR AIE , petite ville d’Ecoffe, dans laprovince de Elfe , fur la côte méridionale , fameuse par labataille qni s’v donna entre les Danois Sc les Ecossais.

CRAÎN.- C’est ainsi que les Allemands appellent laCarniole.

CRAINBQURG , ou Kratnburg , Carodunum ,ville d’Allemagne, dans la Carniole ^-íiir ia Save, à huitlieues de la ville de Laubach , au couchant. Elle est for-tifiée , Sc a donné son nom aux marquis de Craïnbourgqui ont possédé la Carniole. * Baudrand , édit. 1705,Long 3 1 d. 55 m. lat. 46 d. 30 m.

CRALA. Voyez. Morabus.

CRAMBE , nom d’une ancienne ville d’Àsie. Suidassemble la placer vers la Lydie. Este étoit voisine d’unmarais- * Ortélius , Thesaur.

ï. CRAMBUSA, ifle de la côte de Cilicie, auprès dufleuve Calicadnus , 8c du promontoire Corycum , selonStrabon, /• 14 P. 67o. Pline, l. 5, c. 51. écrit ce nomCrambUSSA. Etienne dit Crambusa, comme Strabon;mais il la met auprès de la Seleusie d’Iíaurie. Ptoíomée ,l- 5 , c. y, la donne à la PamphyCîe. Pline la donne à lacôte de la Lycie, 8c la met vis-à-vis dë la Chimere.f Ortélius , Thesaur.

2. CRAMBUSA, ancienne ville d’Asie, dans laLy»cîe. Cette ville & celle d’Olympe étoient entre le pro-montoire Sacré 8c Olbia, selon Strabon , /. 14, p. 666.

CRAMBUTIS , ville d’Egypte, félon Etienne legéographe. ,

CRANAÉ , ifle duPéloponneíe , vis-à-vís de Gy-thseum , selon Pauíànias , l.-$, c. 21. Cette ifle est nom-mée par Homère, qui dit qu’Heléne y accorda les pre-mières faveurs a Pans qui 1 enlevoît. Strabon observequ’elle porta ensuite le nom d’Heléne à cause de cetteaventure. Voyez. Heléne 3. Beger , antiq ua ; re de Ber-lin , a composé un traité intitulé Crâne inj H i a Laconicatadem & Helena dicla & Minyarum Pofleris habitata.(x nw/nismatibus Goltzàanìs , contra comrnunem opinio-

CRÂ

nem qu& ad Helenam Attics, respexit. Colon. "Brand.C’est-à-dÌre, Berlin 1696, in-y°. li fait voir que cetteifle de Cranaé n’est point l’iíle d’Heléne dans l’Act:q®®'mais celle de la Laconie , Sc combat i’erreur qui avo j£établi le contraire.

CRANAGH, baronie d’Irlande, dans la province deLeinster. C’est une des onze qui composent ie comté deKilkenny. Etat présent de /’Irlande , p. 41.

CRANAI, ancien nom des habitans d’AtheneS-* Ortélius, Thesaur.

CRANAOS , ville d’Asie; dans la Carie,selon Plist e >/. 5 » c - 29. Elle ne fubsistoit déja plus de fontems.

CRANBERG , comté d’Allemagne , dans le cercl®de Suabe à quatre lieues au nord de Francfort fur 1 ®Mein. La race de ces comtes ayant manqué, ce comteest venu depuis l’an 1704, en la puissance de l’électeUfde Mayence.

CRANBROOG , bourg d’Angleterre, dans la pro-vince de Kent. II a droit de tenir marché public. Etatprésent de la Grande Bretagne , t. 1.

GRAND A, ville de l’Ethiopie, fous l’Egypte, feloflPline, l. 6 , c. 29.

CRANE, ville du Péloponneíe, dans l’Arcadie. IIycroissoit quantité de sapins. Nous apprenons cette cir-constance de Théophraste, Eli sb. Plant. 1 . 4, c. 1.

CRANENBOURG, bourgd’ALlemagre, enWest-phalie, au duché de Cleves, au couchant de cette ville >aux frontières du Betuve, fur le ’Weterïng, ruisseau q 1 ’ 1tombe dans leWahal àNimégue. Quelques-uns croientquec’estl’ancien Burginatium. Voyez .ce mot AJaillot

Atlas.

1. CRANGANOR, ville de la presqu’ífle de l’Ind®*en-deçà du Gange , fur la côte de Malabar , au royrum®de Cranganor dont elle est la capitale, Se dans les étatsdu Samorin. 11 faut distinguer quatre choses ; savoir, | ariviere de Cranganor, la forteresse de ce nom , la vif®de Cranganor possédée pár les Malabares, le royaume cl®ce nom. * Mémoires communiqués.

2. CRANGANOR, [la Riviere de] riviere de s

Indes , au royaume dor,t elle porte le nem , Sc qu'ell 3sépare du royaume de Cochin. Elle a sa ícurce aux mon-tagnes de Gâte, Sc, après avoir coulé vers l’occident, efl 6se perd dans la mer vis-à-vis de l’iíle de Valpin. .

3. CRANGANOR , [ la Forteresse de J ebsituée au nord 8c à cinq milles de Cochin au midi, Sc avingt milles de Calecut, fur une hauteur de fable ^bord d’une riviere Sc à la distance d’un quart de lieue Sson embouchure. Cette riviere est grosse Sc l’arrole d’® 1 *côté : de l’autre » il y a d’agréables campagnes , ^ eSétangs 8c des bois. Les Portugaï%sont les premiers p eli 'pies de l’Europe qui l’ayent possédée. Ils se contentere 11d’abord d’y élever une tour, ensuite ils l’environnere 11d’une muraille depiefres, 8c y ajoutèrent avec le

un boulevard à 1 épreuve du canon. Cependant,! 31661 , les Hollandois, s’étant rendus maîtres de Coulas'entreprirent,à la fin de Novembre.le siège de Cranga 11qu’ils prirent d’assaut le 15 Janvier 1662. Ils se c° nte 0 fterent de la forteresse Sc rendirent le plat pays.au s j gde Cananor ; mais comme il n’étoit pas fort bien ave^ f£

Samorin, ils ne négligèrent rien pour se mettre à cou'de toute surprise. £î j

Du tems des Portugais il y avoit à Cranganor >tr’autres églises , celle des peres de S. Paul. C’e# . e „t

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qu’on appelle aux Indes les peres Jésuites. Ils y a- j^sun beau collège 8c une nombreuse bibliothéqU e j v£n t.religieux de S. François y avoient aussi un co 1

>ss un s oííì a\eOutre cela il y avoit une belle église cathédrale. , orna s,il s’y trouve uy grand nombre de chrétiens de S. *elle étoit le siège d’un archevêque.

Depuis que les Hollandois en font les m aî j eS nui'ont creusé un bon fossé rempli d’eau autour g antirailles, Sc s’en font assuré la possession en la f° rt £ pA.Lt'Du côté du midi, il y a un petit fort tto^port , pour arrêter les courses de l’ennemi. , T ab aR c4. CRANGANOR , [ i-a Ville deouRoyale, est fort peu distante du fort; c'6 , . E^sifu"résidence du roi, son palais est une assez chetiv bre ?»de matériaux très-communs ; il est enviro« n ® . j e iue otLa ville n’a point de murailles , Sc . est ./ a ‘# çaêm 3grande. Les maisons en font toutes isolées

ils