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Tome second. C - F.
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2. CRATHÍS, rîviere de Silïcie, seíon Eustathe > dansfa paraphrase sur ia périégese de Denys.

3. C R A T HIS, rîviere de Greceau Péíoponnese ,dans l'Achaïe , auprès d ’Egx ., selon Strabon, /. 8 , p. 286.

4. CR ATHIS > montagne du Péíoponnese, dans P Ar-cadie. C’est où étoitla source d'une rîviere de mêmenom, selon Pausanias,, 1-7 » c - 25.

CRATIA, ville ancienne.d’Asie, dans l’Honoriade.La notice de Híérocies la met au nombre des villes épis-copales. C’est la même que Cratea , nommée dans lanotice de Léon. Epiphanius ,son évêque, assista Pan 431,au concile d’Ephese , 8c P bile tus, Pan 529 , au concile deGangra. Hardoiún , Collect. conc.

GRATIN OPOLIS , ancienne ville épiscopale d’A-frique , dans la Mauritanie Césarienfe , selon Victord’Utique cité par Ortélius.

C R A T O , chef-Heu du grand prieuré de Pordre deMalte, en Portugal - dans PAlentejo , au couchant dePortalegre.

CRAU, [La] petit pays de France , en Provence ,entre Pembouchure du Rhône & Pétang de Martigue.Sa ville principale est Salon , c’est une campagne nue& platte, d’envíron trois lieues de largeur fur cinq ou sixde longueur , le mot de Campilapidei marque fa qualité,qui est toute de pierres grosses ou petites.

On est surpris que cet espace puisse fournira la nourri-ture du nombre prodigieux de bêtes à laine qu’on y éleve,d’autant plus qu’il est assez ordinaire à ce pays de man-quer d’herbe, en forte que les moutons íbnt obligés »quelquefois, de détourner les pierres pour manger lepeu d’herbe qui fe trouve dessous ; cependant les brebisy élèvent leurs agneaux malgré la rigueur de l’hyverqu’elles supportent entierement, n’y ayant que très-peude bergeries dans le Grau pour les mettre à couvert.;On peut dire que les bêtes à laine du Grau íbnt lesplus belles de la province, & du Languedoc , Sc mêmede tout le royaume. C’est la même chose que.le CampiLapidei des anciens. Voyez, cet article.

CRAVALIDhE, ou Craugalid^e, petite contréede la Phocide auprès de Cirrha, selon Suidas.

GRA VAN ou Crevant , ville du diocèse d’Auxerre,proche l’embouchurede la Cure, dans l’Ionne : elle est leÇhora de la notice de l’empire Romain ,- que de Valoisavoit cru être le village de Cure , à plus de deux lieuesau-dessus de Vezelay. C’est ce qui a été démontré parune dissertation expresse dans le premier tome du re-cueil de le Beuf, de l’an 17 38 , Sc qui est prouvé parladescription diocésaine de l’évêché d’Auxerre , faite versles années 580 Sc 700, où Chora vicus est compris dansle diocèse d’Auxerre ; Sc de plus par l’histoire de la trans-lation du corps de saint George, martyr d’Espagne , faiteau IX e . siécle, dans laquelle ce même Chora viens estdit du pays Auxerrois. Les troupes Sarmates étoient pla-cées fur les bords de l’Ionne , selon la notice, depuisChora. j us qu’à Paris , parce que ce n’étoit que depuis ceCore que l’Ionne étoit navigable, & encore aujourd’huiles bateaux de sel ne remontent pas plus haut. Le nomde Cravan est formé vraisemblablement de Core bannus,c’est-à-dire, décharge de la Cure , & par corruptionCrebannus Sc Crevennum. Avant le IX e . siécle cette terreavoit appartenu à Phôpital de la cathédrale d’Auxerre,8c elle lui avoit été enlevée. Vers l’an 900, elle fut ren-due à Pévêque Hérifrid , par le roi Charles le Simple,8c environ trente-cinq ans après , Pévêque Gui la donnaà ses chanoines , qui en cédèrent quelquefois des por-tions ades particuliers d’entr’eux. De-là vint que Hu-gues de Clhallon, évêque fous le roi Robert, en renditune partie qu'il avoit achetée d’un archidiacre. Ingel-bold , prévôt, en rebâtit les maisons, vers l’an 1100,Alain, évêque d Auxerre, avoit conservé un droit fur sesmoulins qui cessa a.s a mort j enfin Guillaume de Sei-gneley acheva os rendre aux chanoines ce qui leur man-quoit dans cette seigneurie , fous Philippe Auguste,Humhaud, qui siégea fous Philippe I , leur en avoitdonné l’églíse du titre de s. Pierre. En 1280, le chapitreaffranchit tous íes habitans de cette terre. II avoient étéfort ravagés fous Louis VI 11 , P ar Geoffroj, seigneurd’Arfy. Milon de Nanteuil, évêque de Beauvais, ssetanttrouvé, en 1222, dans le pays , fut médiateur de la ré-paration de ces dommages. En 1387- les murs de cette■ville , ayant besoin d’être refaits, le grand archidiacre

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fut député pouf en mettre la premiers pierre. Cette villeest remarquable par le combat qui s’y donna, au mois deJuillet de l’an 1423, dans laquelle les François , com-mandés par Jean Stuart, comte de Boucan 8c de Dou-glas , puis connectable de France, furent défaits par se JAnglois 8c les Bourguignons. Humbert de Monmoret»poète, en a fait la description, fous le titre de Bellttm Cra~ventinum .Les Huguenots d’Auxerre y transportèrent leurprêche fous Charles IX, à l’endroít appellé la Gravellejmais ils n’y furent point les maîtres. Par la fuite ils assié-gèrent inutilement cette place ; les habitans furent tou-jours fidèles au roi. Le vin de Crevan est estimé, fur-toutcelui d’une côte appellée la Falote. De Valois s’est trom-pé , en croyant, dans fa notice, que le Crapentum ou Crespentum du cartulaíre de Langres, est Cravan, dont us’agit ici. II y a cinq ou six Cravan ou Crevant en Franckmais celui-ci est le plus notable. Cravan de TAuxerrois»députe aux Etats de la province de Bourgogne , alter-nativement avec trois autres petites villes du même pay sd’Auxerre. II y a mairie pour les affaires œconomiques,justice d’entrepôts des sels, fous le ressort de la cour J eSaides de Paris > & fubdélégation de l’intendant de Bour-gogne.

CRAVATES. Mot que l’ígnorance a introduit e j 1parlant d’un peuple Sc des chevaux qui viennent de I 3 'Voyez. Croates 8c Croatie.

CRAU GIvE, petites isles fur la côte du Péíoponnese»près du cap Spirée, selon Pline, l. 4 , c. 12 , le seul au-teur qui en ait parlé. Ce font deux écueils du golsed’Engía, à l’orient de l’iíle de Salamíne.

CRAY, bourg d’Angleterre , dans la province <seKent. II a droit de tenir marché public. Etat préfixde la G. Bretagne, t. r.

CREA, [Notre-Dame de] abbaye de chanoines ré-guliers v dans le Montferrat, au diocèse de Casai.

CREANCES, bourg de France , en Normandse»généralité de Caen, élection de Coutances.

CRECI. Voyez. Creciacum.

- ï. CRECIACUM ou Creceium, ancien nom ^Creci sur Serre, en France, au territoire de Laon , ^à dix lieues de Noyon. Quelques-uns se sont figurés q 1 **c’étoît une maison royale, Sc cela n’a d’autre fondeme llt:que ce qu’on lit dans l’histoire que Thierri s’y arrêt 3 »au rapport de quelques-uns, lorsqu’Ebroïn fondant tu 0 , 1 'à-coup fur lui avec l’armée d’Austrasie, le mit enroute , de forte qu’il s’enfuit de-là vers Amiens. Qu e *'.ques-uns ont confondu mal-à-propos ce lieu avec Cari}cum, dont il est très-différent, auffi-bien que de Crif tíl .cumìnPontivo, dont nous parlons dans l’article 3, 4 "luit. * De re Diplomat, 1 . 4, p. 279. .

2. 11 y a un autre Creciacum, Creci en Brie p ^diocèse de Meaux, avec un forêt de même nom, pse s ^Grand Morin [ aâ Mucram Majorem ] & avec un P r ' ieìi .de filles de l’ordre de S. Benoît. * De re Diplomat • ^p. 279.

z. CRECIACUM in Pontivo , ou Criciac^jancienne maison royale de France, en Picardie,le Ponthieu. On l’appelle Creci en Ponthieu. U 7 3 ^->une forêt de même nom dans laquelle Mauronius».^^tilhomme , qui avoit l’intendance des forêts dufOse^ggobert I » permit à S. Riquier de demeurer , lui' 111 c $il quitta le monde , Sc embrassa Tétât monastíqú e e ^même lieu. Ce lieu de Creci est remarquable p ar n tt Staille qu’y perdit, en 1346, Philippe de Valois» c ^9.le roi d’Angleterre. * De re Diplomat. 1 . 4, f'Long. 20 d. 58 m. lat. 49 d. 30 m.

CREDILIUM. Z V °y £Z - Creil<

1. CREDO, [Le Mont] montagne <se uí estdans le Bugeí. C’est une partie du mont J llt ?éntre sesaussi nommé le Grand Credo , qui s’étend *£4^frontières de la F ranche - Comté Sc le Rhúu e 'drand, édit. 1703.

2. CREDO, &

CREDONIUM. Voyez. Craon;

GREDULIUM. Voyez. Creil. . _ ^ncse 15

CREFENN/E. Jornandes. nommeainh W cop epeuple du Nord. Ce font les ScritifiNît 1 deVoyez, ce mot. fur

1. CREIL. petite ville de lTfle de Fra f de Se^f,rivière de l’Oise , où elle a un pont > au çomt Si