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2. CULEMBACH, [Le Margraviat de j Culem -bachius Traétus , Marchionatus Culembacenfts , est unpetit Etat dans le cercle de Franconie , borné au cou-chant par l’évéché de Bambërg , au midi par le terri-toire de Nuremberg, au levant par le palatinat de Ba-vière , Sc par la Bohême , & au nord par le Voigtland ,partie d u cercle de la Haute Saxe. Ce pays peut avoirdix lieues de longueur, du nord au íu 3 ; fa largeur estde douze lieues au milieu , mais beaucoup moindre versles extrémités. U est aífez rempli de forêts Sc de hautesmontagnes » dont la plus considérable est celle de Frích-telberg , toute couverte de sapins, Sc où prennent leursfourcele Sala, l’Eger 3 c le Nab, Ses principales villesfont, Culembach , Barheit, Hoff 8 c Erlang. Le Margra-viat de Culembach est la partie supérieure du Bourgra-víat de Nuremberg , dont le Margraviat d’Anspach est lapartie inférieure -, c'est pourquoi l’on appelle quelquefoisla principautésupérieure Sc la principauté inférieure. Lessouverains de ces deux principautés font de la maisonde Brandebourg, St de la confession d’Ausbourg. Il y aquelques années , que les Margraves de Culembachcroient divisés en deux branches y l’une portoitle nomde Culembach, 8c l’autre de Bareith, des lieux de leurrésidence, mais la premiere est éteinte. Près de Cronach
on découvrit une mine d’or , l’an 1695.
CULEMBOURG , Ctilemburgum , petite ville desPays-Bas , avec titre de comté, au duché de Gueldres,aux confins de cette province Sc de celle d’Utrecht, furla ríviere de Lecfe, à une lieue de Buren. Ce lieu étoitautrefois une terre libre Sc indépendante des seigneursvoisins jusqu’à l’an 128r. Ce fut alors que Hubert deBasinken transporta son château de Culembourg Sc fesdépendances à Renaud, comte de Gueldres , fans fe ré-server rien que le revenu ou la seigneurie utile , cédantau comte le haut domaine Sc la seigneurie directe. Cedroit ayant passé des ducs de Gueldres aux princes d’Au-triche, les seigneurs de Culembourg, qui gfoient de lamaison de Pallant, surent faits comtes ; mais Florent déBallant, s’étant fait chef des Calvinistes , fous le régnéde Philippe II, le duc d’Albe, gouverneur des Pays-Bas,confisqua tous les biens de ce seigneur, qu’il réunit auduché de Gueldres , Sc fit raser jusqu’aux fondemens lechâteau de Culembourg. Les états généraux , s’étantrendus maîtres du pays Sc du Betuve, rétablirent le sei-gneur de Pallant en possession de ce comté. Le derniermâle a été'Florent II, comte de Culembourg, qui mou-rant fans enfans mâles, institua héritier son petit-neveu,Philippe Théodoric, comte de Waldeck, qui étoit filsd’Anne de Bade , fille d’Eiísabeth de Culembourg ,sœur de Florent. Elle épousa en secondes noces Charles,comte de Hohen-Zolern , & en troisième , Jean-Louis »comte de Hohen-Saxen , Sc ayant eu des enfans de tousfes maris, elle voulut déshériter fa fille Anne , Sc le comtede Waldeck son petit-fils , nommé Wolrath, ce qui aexcité de grands procès entre ceux de ces différentes mai-sons, Ceux de Waldeck obtinrent en 1678, un arrêt enleur faveur au Grand Conseil de Malines. Tous ces biensétoíent alors revenus à George Frédéric de Waldeck,oncle de Henri-Wolrath & fils de Philippe-Théodoric,comte de Waldecic. George-Frédéric, qui étoit maréchalgénéral des armées des Etats généraux, Sc gouverneurde Maestrícht, fut faît prince de l’Empïre par l’empe-reur Léopold, Sc étant mort fans enfans , il laissa ses filleshéritières, dont l'aînée est Louíse-Amelíe, veuve ducomte d’Erpach. Ces derniers comtes de Culembourg ,depuis les troubles des Pays-Bas , avoient fait revivreles prétentions de leurs prédécesseurs pour l’indépen-dance de la terre de Culembourg, ce qui n’a point étéencore décidé. Le meme prince de Waldecic a laissé en-core deux filles qui font, Sophie - Henriette , femmed’Ernest, duc de Saxe Gotha, & Albertine. * Longue-rue, Desc. de la r rance, 2 part. p, 42. Long. 22 d. 43m. lat. 51 d. 58 m.
CULEYAT ELMUHAYDIN , ville d’Afrique,au royaume de Maroc , dans la province de Hea. Elleest située entre des écueils Sc de grands arbres , à sixlieues d’Eídevet. Ces mots, Culeyat Elmuhaydin , veu-lent dire, la Forteresse ou la roche des Disciples, Cetteville est fur une haute montagne qui en a plusietn-s autresaux environs. On y monte par un chemin étroit 8 c fortroide qui va en tournant, Sc il n’y a point d’autre abord
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du côté du septentrion ; mais vers le midi, on Jpar ia montagne de Tesegdelt qui vient jusqu’à derru-lieue. Elle fut bâtie, l’an 1520, par un Maure de le-segdelt, appellé Omar Seyef, qui s’acquit une si granderéputation de sainteté , qu’à l’aide de ses sectateurs , use rendit presque maître de la province , & bâtit cetteville pour leur servir de retraite , Sc aller prêcher delaleur nouvelle doctrine ; mais fa femme le tua la douziè-me année , l’ayant surpris dans quelques caresses avecune fille qu-Vde avoit eue d’un premier mari. Le peupi eindigné prit les armes fur cette nouvelle, & regarmmttous ses disciples comme autant d’imposteu.rs qui I etrompoient , il ne fit grâce qu’à un de ses petits-fils 'qui s’étant fortifié dans cette place , la défendit contretous les habitans de la province qui l’y tinrent affieg 2pendant un an. II en dmeura le tnjaître, Sc un de fes h‘ saprès lui, jusqu’à ce que les fchérifs , s’étant emparésde cette province, il s’accommoda avec eux , Sc son pe-tit-fils leur en fit hommage. Comme la ville est ires-forte, & que les rochers d’alentour font escarpés > "étoit impossible de le forcer. Les habitans font des Be-reberes du pays qui ont quantité de troupeaux de chè-vres , mais fort peu d’autres. Ainsi leur principal exer-cice est de voler les passans. C’est ce qui cblígeoit I eseigneur du lieu à entretenir quelques arquebusiers Scquelques gens de cheval. Cela le rendoit si odieux aU*autres Africains 8 c aux Arabes , qu’ils les tuoient Scbrûloient par tout où ils pouvoìent les surprendre. Eedégât qu’íls venoient faire aux environs de la place*les tenoit fort resserrés , ensorte qu’ils n’ofoient sém esni mener paître leurs troupeaux dans la campagne. E®sépulchre de l’imposteur Omar est dans la ville où f° apetit-fils a établi un pèlerinage qui dure encore. R ieI *ne prouve mieux combien est grand l’aveugíementces peuples , d’aller visiter le tombeau d’un homme tu®pourses vices, 8 c de faire honneur à fes reliques. * M^'mol, t. 2 , 1. 3 , c. 13.
CULHAT , bourg de France , en Auvergne, gén^ralité de Riom, élection de Glermont.
CULI, ville de la Chine , dans la province de Ess"quang, au département d’Yocheu , septième métropolede la province. Elle est de 6 degrés , 17 minutes pl llSoccidentale que PéKÍn , fous les 30 degrés , 35 mínut eSde latitude, sitlas Sinenjìs.
1. CULIACAN , province de l’Amérique feptenkn®nale , fur le bord oriental de la mer Vermeille. Elle ®bornée ,aunord parla province de Cinaloa; àl’orientp?la nouvelle Biscaye Sc par les Zacatécas ; aumidip 31 ",Chiametlan ; & au couchant par le golfe de Calif orni f'Elle est traversée par trois rivières.La plus septentrion^a fa source dans les montagnes , auprès de Topia ,passe à Culiacan chef-lieu de cette province ; la plus U 1 ^ridionale vient de la nouvelle Galice » passe à S.Iss^cio Sc à Piastla. Celle qui coule entre ces deux n’a p 0 ’d’habitation qui soit connue. * Atlas , Roi. de Vaug or> /
2. CULIACAN, ville de l’Amérique feptentri° na '
au pays de même nom, dans le Méxique. ^
Corneille écrit, dans son dictionnaire, CulvaC^^^jdit, après de Laet, Indes occident , /. 6 , c. 5 » qu e _ ce ^Nuno de Gusman qui découvrit ce pays le premss r ’ ^le soumit l’an 1531. Son terroir est , dit-il, fertss®'^riche en mines d’argent. Nuno de Gusman y bâs cville qui fut nommée saint Miguel , sur la rivíess rLas Mugeres , ainsi appellée , à cause de la quan tl ^pfemmes qu’il y vit ; mais quelque tems après 1^ -w®tans furent transportés dans une autre ville sis £g denom » bâtie dans la vallée de Horaba, à deux ss e ^ j e sla mer , à cauíe de la commodité des champ 3 . c 0 -pâturages. Cette derniere est aussi rfommée CvU pj 3-
CULI CI, ancien peuple qui faifoit partie ^,moniens. Ceux - ci , au rapport de Pline , l- 3 ’ p^o'étoient partagés en Flamonienfes Fanienfes Scnienses Culici. Foyez. Flamonienses. t -
■ I. CULLEN, ville d’Irlande. Voyez, O^ssssisi®2. CULLEN, bourg d’Ecosse, dans H vlC ° ;v ;ere s
Banfe , fur la côte , entre les embouchures deS - - s u n®le Spey & la Doverne. On dit que c’étojt autre pré-visse considérable. II a conservé séance Sc v° lX eS sousment d’Ecosse jusqu’à l’union des deux couroun même parlement. * Baudrand , reftifi?- _ de » a '
CULLERA, bourg d’Espagne, au royavi