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Tome second. C - F.
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yóo CUN

2. CUMBERLAND , golfe de la terre Arctique .proche dxi détroit de Davis, qui s "étend, du nord au sud,ì’espace de cent cinquante mille pas. Et il a au fond depetites iíles que les Anglois appellent Illes de Cumber-iand. II n’y a que cette nation qui le nomme ainfi , 8cDe l’ifle n’en marque rien.

CUMBRA, isled’Ecosse, une des Westernes, ouIsles occidentales.;, au voisinage de celle de Bute. II y adeux isles de ce nom ; l’une qu’on nomme grande, quiest fertile en bled , 8c a quelques villages , une chapelle& un puits, dont Beau est fort estimée parles habitanspour la guérison des maladies. Elle n’a guéres plus d’unmille le long. La petite abonde en bêtes fauves. Ellesappartiennent à Montgomery de Skelmery.

CUMERUM , promontoire d’Italíe , selon Pline,/. 3 , c. 14. qui dit qu’Ancone y étoit située. Quelquesmodernes appellent, par cette raison, ce cap .Monted’Ancon a ,'d’autres Monte-Santo , à cause du grandnombre d’hermitages dont il est peuplé ; mais le pereHardouin le nomme plus précisément I L monteG u a S c o-

1. CUMES, Cumje, Cume 8c Cyme , ancienneville d’Italie , dans la Campanie, bâtie , suivant Strabon,parles Cumiens ou Cymiens , peuple d’Etolie, Sc lesChalcídïens , peuples d’Eubée. II y avoir un templed’Apollon.

Les eaux de Cumes ont été vantées par les anciens,à caulê de leur salubrité. II y a déja long-tems que cetteville est détruite , il n’en reste plus que les ruines auroyaume de Naples , fur la côte du golfe de Gaëte , àune lieue de la ville de Pouzzol. Auprès des ruines decette ville est une grotte où son prétend que la Sibyllede Cumes habítoit. Voyez, au mot Grotte. Cumes aété épiscopale, Deodatus , son évêque, affista, fan 495 -au concile tenu à Rome, 8c Barbants, l’an 649, à celuide Latran.

2. CUMES, ancienne ville d’Asie , dansl’Eolie,dont elle étoit la plus grande 8c la plus belle ville, selonStrabon, /. 13 ,p. 6 22. Le même auteur dit qu’on taxoitses habitans de bêtise, 8c cette ville a produit de grandshommes. Tel étoit Ephorirs disciple d lsocrate. Hésiodedisque son pere , ayant quitté Cumes , d’iEolie , vints’étahlír dans la Béotie. On douté si Homere n’en étoitpas aussi natif. Cette ville a été épiscopale, Maxïmus , sonévêque , assista, l’an 43 x , au concile d’Ephese. C’est pré-sentement Fochia Nova. Voyez, cet article. Voyez. La-R.ISSE. Il y a eu quelques autres villes qui ont porté lenom de Cumes , comme on le peut voir dans Strabon,Pline 8c Etienne de Byíance , mais elles n’ont rien eude remarquable.

CUMHRO, isles d’Afrique , dans la mer de Zan-guebar. On les nomme aussi les Mayottes.

CUMI, ville de l’Ethiopie , fous l’Egypte , au borddu Nil, selon Pline , l. 6 , c. 30.

CMILLUM MAGNUM, ancien lieu d’Italíe ,félon Antonin , sur la route de Rimini à Dertona. L’édi-tion de Zurita porte Comillomagum , ce qui s’accor-de avec l’opinion de Sigonius qui veut qu’on lise Ca-miLLO magum en un seul mot. L’exemplaire du Vati-can porte Gunullo Ma go. Celle des Juntes a sim-plement Cumiuo. Cette diversité empêche qu’on nesache au vrai le véritable nom de ce lieu , dont les au-tres monuments de l’antiquité ne font aucune mention.Símler croît que c’est présentement Cigomol.

CUMUEN » forteresse de la Chine, dans la provincede Chekiang , au département de Chínxan, premiereforteresse de la province. Elle est plus orientale que Pé-kin de 5 ^ e g r ^ s - 5 minutes, par les 28 degrés de lat.Atlas Sinenfis-

CUN AI GEL GERBEN ou Condiget Herben,montagne d’Astique , au royaume de Fez, dans la pro-vince de Cutz. Le nom de cette montagne signifie lepassage des corbeaux , a cause dè la multitude qu’il y ena , aussi bien que de geais. Elle est une ^s dépendancesdu mont Atlas , prés de celle de Miatbir. Elle est forthaute » Sc couverte de grandes forêts remplies de lions.Le froid la rend inhabitable, particulièrementl’hiver;la bise y souffle quelquefois avec tant de violence qu’ellecouvre de neige les passans ; mais les bergers y menenten été leurs troupeaux en quelques endroits , 8c parti-culièrement les Arabes de Benihasten , à cause de la

CUN. ,■

fraîcheur des eaux & des bocages , quoíqu’il faille yêtre toujours en garde , à cause des lions , 8c se retireravant le' mois de septembre de peur des neiges. II y aune fontaine d’oùíòrt une petite ríviere qui se va rendredans celle de Cebu, 8c qui a fur íes bords la ville deTigaza. II y en a encore une autre , nommée Tezergiie >fur une petite rivíere , qui passe au pied de cette mon-tagne. * Marmol , 1 . 4, c. 122, p. 308.

CUNAMES, peuple de f Amérique septentrionale,au nouveau Mexique. Les Espagnols rapportent qu u sy trouvèrent cinq bourgades, dont la plus grande s’ap*pelloít Cia. Il y avoit huit marchés publics dans cettebourgade, qui étoit si spacieuse qu’elle contenois pl uSde vingt mille personnes à ce que l’on pouvoir conjectu-rer. Les maisons étoient enduites de chaux 8c peintesde différentes couleurs. 11s paroissoient riches en .métaux8c montroient aux Europeéns les montagnes où l’on pou-voir les trouver. Comme les relations , dont De Laet»lnd. occid. I. 6 , c. 23 , a tiré ces particularités , font an-ciennes, ces noms ont disparu fur les cartes modernes»Sc sur tout sur celles de De fisse.

CUNAXA , lieu d’Afiyrie, à cinq stades de Baby-lone. C’est où se donna le combat entre Cyrus Sc M"taxerxe , selon Plutarque, in Artaxerxe.

CUN CAN , pays de la presqu’ifle de l’Inde, en-deçà du Gange. De l’ifle écrit Co N C an , 8c en fait lapartie septentrionale du royaume de Vifapour. * Côte*de Malabar & de Coromandel.

CUNCULIANA, ancienne ville épiscopale d’Afct-que, dans la Byzacene, selon la notice épiscopale d’A-

frique. _ ..

CUNEI, peuple ancien de l’Espagne , chez qffl"y avoit une grande ville , nommée Cunistorgis. C®peuple 8c cette ville dévoient être dans la Lusitanie, 011lé trouvoit le promontoire Cuneus , selon Plinec. 22 , aujourd’hui Cabo di Santa Maria, 8c uucanton, nommé Cuneus Ager , dont parie Pomposl IlíSMêla, /. 3, c. 1. A l’égard de Cunistorgis, on ne do ut spoint que ce ne soit la Conistorgis, que Strabon m e „ £dans la Celtique , 8c qu’il dit avoir été une fameffl®ville. * Appian. Iber. p. 484.

CUNETIO , ancienne ville de la grande Bretagfl e 'entre Verlucio, qui est Warmister, ScSpinœ, qui est Spe^fà vingt mille pas de la premiere , Sc à quinze deseconde, selon l’itinéraire d’Antonin. Gale, in An toìl 'p. 134 , observe qu’à la source du Kennet il y abourg de même nom. Les environs font remplis denés Sc de monumens anciens , fans parler d’Auburyde Silbury, dont on ignore les commencemens.auprès de la coline, nommée Martinsally a un ancien boulevard carré, ce qui joint à une &daille de Constantin, qu’on y a trouvée il n’y p aS .long-tems, fait voir que c’est un ouvrage des Rom^uDans la campagne voisine fe trouvent trois pierres. Piramidales que le peuple appelle les Palets du Diab

CUNEUS. Voyez. Cunei. . ia

1. CUN G, ville de la Chine , dans la provín ce ^

Suchuen , au département de Siucheu , quatrièmetropole de la province. Elle est plus occidentale 4Pékin de 12 degrés 42 minutes, par les 28 degrés > iminutes de latitude. Atlas Sinenfis. , jg

2. CUNG, ville de la Chine, dans la provi slCe o j e

Honan , au département de Honan, sixième mét r ° 5 p^de la province. Elle est plus plus occidentale q l,ekin de 4 degrés, 30 minutes, parles 35 degrés 5 °nutes de latitude. Atlas Sinenfis. , os o-

CUNGCHANG, ville de la Chine , dafl s yjéai evínce de Chensi ou Xensi , dont elle est la dtf

métropole. Elle est située fur la rive méridi oíia ig efleuve Guei. Elle est fort marchande , treS-p

8c assez facile à défendre à cause de son affi ette

que la difficulté des chemins Sc la roideur des nne iní-gnes la mettent à couvert des surprises de qiulíe 1 *Mais ce qui la rend plus célébré , c’est qu’esse e Rde la sépulture de Fohi, premier empereur G 1 s v jl-étoitnéàCin, l’une des villes qui en dépendent. ^ 0 j r ,les de ce territoire font au nombre de dix-fepG

Cungchan,Ganting,Hoeining,

Tunggueî,Chang »Ningiyen,

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