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I 5 évêché de Strasbourg. Elle est nommée dans îes -vieuxtitres D ab i c h s t e i n. Quelques-uns croyent qu’eiieavoit été nommée d’abord DagoBERSTEIN , dunomduroi Dagobert qu’ils disent en avoir ete le fondateur. En1420, les habïtans de Strasbourg se présentèrent de-vant la ville 8c le château de Dachstein ; mais ils nepurent les prendre. En 147^ » Albrecht, evêque de Stras-bourg, fortifia le château qui est dans un marais , 8c quifut pris, en 1591 > P ar les Sîrasbourgeois, ensuite parles Lorrains; Sc en idio.par les alliés. Ensuitel’Archi-stucLéopold d’Autriche, évêque de Strasbourg, le forti-fia de plus en plus; & son travailla auxr.emparts en 1619.Les Suédois s’en rendirent maîtres , par composition ,le Août 1 < 7 ;; , & quelque te ms après, les François
le possédèrent, jusqu’en 1649, qu’ils le rendirent à l’évê-que de Strasbourg. * Zeyíer , Topogr. Alf. p. i ;.
DACQS, Dax , ou plutôt Acqs , Acqua Tarbellica,Aqu.t Augufla , ville épiscopale de France , dans laGascogne, entreTartas.au nord, SeBayonne, au fud-est,éloignée de cinq lieues de cette derniere > íur la rivegauche.de l’Adour. Un mauvais usage a confondu l’ar-îicle avec le nom. Celui d’Acqs est venu d ’Aquœ Tar -íellicœ, ainsi appellée, à cause des eaux salutaires quis’y trouvent, lesquelles , avec plusieurs autres, qui font-dans cette province , la firent nommer Aquitania parles anciens Romains, avant Jules César. * Longuetue s,Pesc.de la France, p. 190.
Cette ville à qui Auguste donna son nom, Aqu&Augufla, a été la capitale des peuples Tarbelliens,qui étoient des plus illustres Aquitains; & comme leurterritoire étoit d’ur.e fort grande étendue, ils ocu-poíent une partie de Pyrénées. G’est pourquoi le poèteTibulle apelle ces montagnes Tarbelliennes, Tarbella.Pyrene ; ce qui réfute les géographes, selon lesquelsles véritables Tarbelliens , qui sent ceux d’Acqs , n’au-.roient pas approché des Pyrénées. Les mêmes géogra-phes ou écrivains, étant persuadés que le vrai nom decette ville étoit Dax 8 c non-pas Acqs, ont voulu quele nom ancien fut Datii', 8 c qu’Aqua Tarbellica. futBayonne; ce qui est d’autant plus mal fondé, que Bayon-me est une ville assez nouvelle, qui n’a guéres que six-cens ans d’antiquité, ainsi nous ne devons pas douterque l’ancienne ville de Béarn, ruinée depuis plusieurssiécles, 8c qui n’a jamais été chef d’un peuple, non-plus que celle d’Oleron , apartenoit auffi bien que le La-bourd, aux peuples Tarbelliens. Leur capitale AqitaAugufis, ayant été florissante fous l’empire romain,fut subjuguée par les Wisigoths. Elle vint ensuite aupouvoir des François & fut ocupée quelques tems parles Gascons, ayant toujours fait partie du duché deGascogne, réuni à celui de Guienne. Elle fut ensuitesoumise aux Anglois , depuis le XII e . siécle jusqu’àl’an 1451 , que Charles VI! , la prit fur eux. Par tant-de révolutions, elle est fort déchue de ce qu’elle étoitfous les Romains. LesSarazins la ruinèrent l’an 920 , 8 cson évêque Odolric, ayant été contraint de quiter sonpays 8c son église, se retira à Reims » où on lui donna dequoi vivre, afin qu’il exerçât les fonctions pontificales,en qualité de fufragant pour le prince Hugues élu ar-chevêque, quin’étoit qu’un enfant. L’évêché d’Acqs futocupée par les évêques-de Gascogne, jusqu’à la dépo-sition de l’évêque Raymond le vieux, après quoi Aus-tindus, archevêque d’Auch, métropolitain de la Gas-cogne , fit pourvoir de l’évêché d’Acqs, Grégoire, abbé<de saint Sever. Cette ville , pour le temporel , étoitgouvernée sous les ducs & comtes de Gagcogne , pardes vicomtes , dont le premier qu’on trouve dans les an-ciens tnonumenss’appelle Ernald Lopes, ErnaldusLupi,c’est-à-dire , fils de Loup, 8 c ce vicomte étoit déja enpossession de cette seigneurie en 980 , sous le duc Guil-laume , fils de Sanche, Un de ses successeurs , nomméNavarre , fut chasse par Gaston , vicomte de Bearn;mais le fils de Navarre , nommé Pierre, se rétablit enpossession , 8 c eut pour successeur son neveu Raymond ,fils de la sœur, Gui’ralde, femme d’un seigneur, nomméArnaud. Leur fils Raymond tint cette vicomté jusquesvers l’an. iiéo , & eut pour successeur son fils Pierre.Celui-ci n’eut qu’une .fille , nommée Navarre , qui,ayant épousé Raymond Arnaud , vicomte de Tartas,Joignit la vicomté d’Acqs à celle de son mari.
Acqs est du ressort du parlement de Bordeaux, & son
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évêque est suffragant d’Auch. II y a deux cens quarante-trois paroisses dans l’étendue de cet évêché. Soixantesix font dans la baffe Navarre, 8 c le Bearn. Toutes l esautres dans le gouvernement de Guienne. Le chapitrede la cathédrale , dédiée à la sainte Vierge, est comp 0 *de dix chanoines. II y a encore un autre petit chapitredans le bourg du Saint-Esprit, qui n’est séparé de Bay oîl “ne que par le Pont. Louis XI, est reconnu pour le fonda-teur de ce chapitre, qui jouit d’un très-médiocre revenu-La ville a quelques fortifications, 8c un chateau flanquede plusieurs tours rondes , dans lequel il y a une bonnegarnison. On trouve une belle promenade sur les rem-parts, du côté de la rivière. II y a auffi dans cette viu eplusieurs maisons religieuses áe un collège , dirigé P a .jles Barnabites. Au reste elle est exemte de tailles,y a le meilleur marché de la province. On y trouve toutce qu’il faut pour faire subsister Bayonne. On y venddes vins, des eaux de vie , du goudron , des brais & d ela résine, pour charger à Bayonne. Au milieu de la vm ede Dacqs est un grand bassin très-profond , touj° urSplein d’un eau presque bouillante, qui en fort avec uneabondance prodigieuse par cinq ou six gros tuyaux > "s’en forme un grand ruisseau qui va se jetter dans l’-â"dour. La surface du bassin est toujours couverte d’u sleépaisse fumée. C’eíï cette fontaine qui a fait donnerai 3ville le nom d ’Aquœ Tarbellica, 8 c changé en celui d’-^'am Augujhz. Piganìol de la Force , Desc. de la France 't. 4, p. 154 & 210.
DACRUE,ville d’Afrique, dans la Nubie. Elle enpeu éloignée de Machiada. On y trouve une mineplomb & d’antimoine ; Sc les habitans qui envoient P aftout de ces métaux, en tirent un profit considérable-en font de la monnoie mêlée avec du cuivre » qu’ils nom-ment Cachée. Cet artfcle est tiré de Vincent le Blanc»auteur suspect, pour ne rien dire de pis. * Corn. Di$’
DACTONIUM , ancienne ville d’Espagne , dajj sla province de Tarragone,, dans le territoire des Cmníens , selon Ptoíomée , l. 2 , c. 6» Ortélius , thefi lir ‘semble croire que c’est Ribadeo. D’autres croyent q 11 ^c’est Monforte de Lemos , bourg de la Galice.Corn. Dict.
DADACARDIN, gros bourg d’Asie , fur lad’Alep à Hispahan ,par la Mésopotamie, à quatre j° uf *nées de chemin d’Ourfa 8 c à trois de Merdín. Il est p reSqu’entierement ruiné, il n’y reste qu’un pont de píessf 'fort long & très-bien bâti, fur lequel on passe une rR^re, qui devient fort large quand elle commence 3déborder. Les paysans de ce lieu n’ont que le creux “rochers pour toute habitation ;& ils apportent auxpa®;des poules, du beurre 8 c du fromage , 8 c autres ^ eIire i 6qu’ils donnent à bon marché. * Tavernier, Voyag ePerse. t. 1, l. 2 , c. 4. .
DADASTANE, ancienne ville de Bíthynie , f) - tquelle Ptoíomée 8 c Antonin font mention. Zosime eCce nom par un Tu. Dadafîhana, 8 c dit que Jovien» epereur, y mourut. Zonare la place à'une journée des ^min d’Ancyre , 8c Ammien Marcellin dit qu’elle *^Pj eroit la Bithynie de la Galatie. L’histoire mêlée n’e st P jjsoque comme d’un bien de campagne, Prœdium.-Co^,écrit Dadastune 8 c Dadustant. * Ortel. Th e i £tDADDALA , lieu de la Lycie , selon ptosei^^ê/• J » c. 3 , qui le met à <$o d. de longitude 8 c à 3 5 .
55 m. de latitude. L’ancien interprète écrit
DADDOS , ville des Indes , dans le pays d eS v jj]etans. Elle est à neuf lieues ou environ de Nord 5 ' j g[i sdes Bulioques. Je n’en ai point trouvé de tracS ' e pa-aucun autre auteur, sinon dans Corneille qui C °Pvíty. * Davity , Mogol. u c ín<î
DADIVAN, plaine de Perse, de quatf e J_,ar>lieues de circuit, entre les villes de Schiras ^ ^fé-dans le Farsistan. Cette plaine est regardée c °?^ ) uve I ‘ t ®jour très-délicieux. La plus grande partie en est c ^ ur . t0 ufd’orangers , de cítroniers Sc de grenadiers. B 7 . 3 ^ gra-des orangers que deux hommes auroíent V e11 j gS pju sbrasser , 8 c qui ne font pas moins hauts q ue estgrands noyers de l’Europe. Le reste de E cam P - v jeí esemé de riz 8c de bled. Elle est traversée p ar un j eS bf°'fort poissonneuse , où l’on trouve des carpes , jj etl estchefs, des barbaux, & quantité d’écrevdses- sont a-
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si agréable que les Anglois 8c les Hollan o, - ^ 1
Ormus, j vont passer fort souvent la n e