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DAGIE ou Thagie , ville d’Afrîqu®» dafls la pro-vince de Tremecen , au royaume de Fez. Elle est éloi-gnée de la ville de Fez de quarante lieues , 8c située en-tre les montagnes qui tiennent au Grand Atlas. Cettepetite ville , bâtie par les Africains, est dans un terroirâpre, stérile , 8c plein de grandes forêts remplies delions. Comme il y fait froid , il y vient fort peu de bled ;mais on y nourrit grand nombre de chèvres, Sc il y aquantité de miel Sc de cire qui enrichit les habitans. Ilsdemeurent en de méchantes maisons de terre ou de pier-res feches , couvertes de paille ou -de branches. II y aun tombeau d'un Morabit, nommé Deda Buaza, quiaprivoifoit, à ce qu’on dit, les lions ; de forte que sonsépulchre est en grande vénération , 8c les habitans deFez 8c de Maroc y vont en pèlerinage , depuis leursgrandes Pâques. Le nombre en est quelquefois si grand,que la ville ne les pouvant contenir, toutes les monta-gnes d’alentour en font couvertes ; ce qui fait croire deloin que c'est une armée, à cause de la multitude des ten-tes. * Marmol , t. 2, 1 . 4 , c. 1 x.
DAGLAN > bourg de France, selonl’Aílas de Ro-bert de Vaugondy , dans le Sárladoïs , à Portent de lariviere le Seu, qui, courant vers le nord-ouest, fe jette,à deux lieues de-là, dans la Dordogne. Corneille nom-me cette riviere la Ser Le bourg de Daglan a deuxcens quatre-vingt-dix feu yc..*Dénombrement du Royaumede France -, t. 1 , p. 375.
DAGNO, petite ville d’Albanie, stir le D ri n , à unpeu plus de trois lieues communes d’A'eíIìo, ville situéeà l’orient de Pembouchure du Drin , dans le golfe deVenise. Maty la place fort mal, vers le .confluent duDrin blanc & du Drin noir : elle en est à deux journéesde chemin, 8c beaucoup plus près de la mer. II dit qu’onla nomme auflì Termidava.
DAGON , Dog ou Doch , félon D. Calmet, Diíl.de la Bible , forteresse de la Palestine , dans la plaine deJéricho, ou Ptolomée, fils d’Abobi, avoit fa demeure,Sc où il tua en trahison Simon Machabée son beaupere,avec Matathias & Judas fes deux fils , ( 1. Macbab. c.t6, v. ii.) Jean Hircan, fils de Simon, qui étoit alorsà Gazara , vint assiéger Ptolomée , son beaufrere, dans lechâteau de Dagon; mais Joseph raconte, que, lorsqueHircan s’approchoit pour donner Passant à la forteresse ,Ptolomée faifoit cruellement battre de verges fur lesmurailles, à fa vue , la mere 8c les deux freres d'Hircan,le menaçant de les faire mourir s’il continuoit à le pres-ser. La compassion qu’il eut des tourmens de fa mere,fut cause que le siège tira en longueur, 8c, que PannéeSabbatique étant venue, H rcan sut obligé de lever lesiégé Alors Ptolomée fe sauva chez Zenon, surnom-me Cotyla , Tyran de Philadelphie , après avoir faitmourir la mere 8c lès deux freres d’Hircan ; ce qui pa-role contraire au récit du premier livre de Machabées, quiporte que Ptolomée fit mourir Matathias 8c Judas , avecSimon leur pere, dans la sale du festin ou ils avoientsoupé.
DAGOUTHAH, vrHe d'Afríque^ dans le pays queles Arabes appellent Sephalat AI - tebr , c’est-à dire ,campagne de l’oren poudre. Cette ville est la dernierede ce pays , Se la plus proche- de Pembouchure du grandfleuve , nomme le Nil de POccident, qui est le Niger,auquel on donne aujourd’hui le nom de Senega : elleest située à trente milles de Piste de Comar, 8c à quatre-vingt-dix de la ville de Giastah. * Herbelot , Biblíot.Orientale.
DAGUSA, ville d'Asie, dans la Mélítene , selonPtolomee, l. 5 , c. 7.
DAHLS , riviere de Norwege, qui a fa source dansles montagnes qui séparent l e district de Dahls , baignelâ ville de Frédérichshall, 8e f e jette dans le Swinfund.
DAHOMAY, royaume de P Afrique. II est à deuxcens milles de la cote^, vers le huitième degré de lati-tude septentrionale. L air y est s a j n , p arce qu’il est dansune situation fort élevee , 8c qu il y régné continuelle-trient un vent agréable. XjCS nègres de ce pays font plusbarbares encore que les autres : ils exposent de la chairhumaine dans les marchés publics. Ils reconnoissentun être suprême; mais ils font persuadés qu’il a confiéle foin des nègres à une divinité inférieure , 8c qu’il nes’occupe que des blancs : ils ont en outre des féti-ches ou des idoles qu’ils croient encore inférieures au
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feCÒstd dieu. Les soldats de ce pays font très-bíen disci-plinés. Pour les accoutumer aux fatigues 8c aux horreursde la guerre, on donne à chacun d’eux, un jeune élèvequi est entretenu aux dépens du public. Pour exciter leurcourage on a établi dans le royaume un ordre de héros.Les chevaliers portent pour ornement un grand collierdes dents d’hommes qui leur pend fur Pestomac 8c furles épaules ; mais il faut qu’ils prouvent que ce colliern’est composé que de dents des ennemis qu’ils ont tues.En 1724 , ce royaume étoit gouverné par un monarqueambitieux 8c courageux', qui conquit les royaumes deGuida 8c d’Ardra. Deux de fes principaux palais étoientpavés des crânes de ceux qu’il avoit tués à la guerre-Hi(t. des voyages , L 1 1 1 •
DAIA , ou Daya, petite ville des Indes , fur la côteoccidentale de Piste de Sumatra, au midi d’Achem, dontelle dépend , 8c dont elle est la plus voisine fur cette côte-Latit. feptent. 4 d. 50 m.
D A I N , [Le] riviere de la Franche-Comté. Elleprend fa source au nord-ouest du Chemont > au-dessousde Nozeroy , coule d’abord au nord-ouest » jusqu’un peuau-dessus de Montfaugeon ; de-là retourne au fud-ouestjusqu’à Poette, 8c contre le sud jusqu’à Cbamsia , a u-delà duquel, reprenant son cours au fud-ouest, il wm-be enfin dans le Rhône à Loyetes , après avoir laveles murs de Poncin , Pont-dain , Leye , Chazeye ScGourdan , parcouru une partie de la Franche Comté,8c traversé la Bresse en trente-cinq à quarante lieues d®cours. * Supplément au manuscrit de la bibliothèque deCorberon, premier Président au ConseilJouverain d’Aljace-
DAITAOTOTE, ville des Indes, dans le royaum®des Banians, dit Davity, qui ajoute qu’elle esta un®journée de Naubonne. Cette ville est peut - être a u fl*imaginaire que le royaume des Bannias. * Corn■ Dicti°-Davity , Mogol.
DALACA , D AHt ach, selon Ludolf, 8c Da hei.e ctf*selon De Pille , ifle de la mer Rouge, sur ía côte occi-dentale , &. voisine de Piste de Mazua. Latitude 16 u-15 m.
Cette ifle qui est fort basse , a vingt-cînq lieues de lonj?fur douze de large, fa côte méridionale s’étend , est f®®" -est. Sc ouest nord-ouest, à la distance de deux lieues d acontinent. Elle est environnée d’un grand nombre d spetites istes qui font aussi basses qu’elle. Son nom eîlarabe signifie dix leks » qui est une monnoye en ustZ^dans ce pays > parce qu’autrefois la douane depayoit annuellement cette somme au roi. Le climat u®cette ifle est fort sáìubre à cause de la bonté de Pair >y est fort tempéré, 8c par la quantité de ruisseaux d’® adouce qui l’arrosent. II est si rare de trouver ces de®avantages dans les lieux voisins de cette ifle , qu’il n ® ^pas étonnant qu’elle soit bien peuplée. II est vraiquantité de montagnes y est incommode; mais est® ^fertile en pâturages, & nourrit quantité des bœufs*chameaux 8c de chèvres. Le grain qu’on y recueil!® ^plus c’est l’orge, 8c la mer d’alentour est abondant® ^poisson 8c en perles qu’on y pêche, mais elles fontnés. L’iste est peuplée, pour la plus grande partie *noirs courageux , 5 c ennemis jurés des Mahom®
Leur principale, profession est d’êtr„e corsaires. * ^
lestent les mers voisines , 8c font beaucoup de tort ^ ^étrangers qui y navigent. Ils fe piquent néanmoins Axfaire ce métier que pour nuire aux Mahométa nS e ’ e fl:d’épargner souvent les autres nations. Leur lanff^yiebriéve , leurs mots font de peu de syllabes , Sc ^‘^bes-est obscur 8c différent des langues abyssine > a ]re eflque 8c turque. Ils ne font vêtus que de la ®®'^nt l eurbas : ils vont nuds de la ceinture emhaut : í! s gS peti-prince particulier, qui les gouverne avec qu®rhrétí e ° stes ifles voisines La plupart des habitans font £ ta ne-abyssins : le reste du peuple fuit la religion iss 3 ® 0 n0 mn (ieVincent le Blanc, Voyages, 1, part. c. 9 , q ul 3 Jesses"Dalacia , y met de belles églises Chrétiennes’^ re cS>vies par des prêtres qui fe marient comme ceU fi vre s q®f8c obéissent au patriarche d’Ethiopie. Les c ^l’on y trouve font, dit-il, des grandes ^ t0 ^es d®
desquelles on fait du camelot aussi fin q ue O n J
foie : leur poil est long , blanc , doux Sc tr ès-f sle ‘trouve aussi de la laque, qui est très-belle ^«cneselle vient de certains infectes petits comme ^ efla nte d®à miel , qui mangent une gomme rouge pr cer tains