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Tome second. C - F.
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tl T'.e. C’est ce qu’il établit par une fouie d’autoriíés, qui11 ont pas empêché D. Cainiet de dire depuis que Peluseeft Damiette : mais fans en apporter aucune preuve.Voyez. Peluse Sc tamyathis.

Damiette, qui a toujours été une place fort considé-ra oie, tomba 1 au pouvoir des Sarrazins quand ils fe ren-trent maîtres de toute l’Egypte. Les Chrétiens croisés1 afliégerent en 1218, & la prirent l’année suivante. Elle* ut rendue au sultan Pan 1221. Saint Louis , ayant passéen . Egypte , en 1149 , arriva le 4 juin à la rade de Da-uuette , que les infidèles lui abandonnèrent deux joursf P r es ; mais ayant été fait prisonnier le 5 d’avril 1250»d abandonna Damiette pour sa rançon. Les Sarrazins yMirent alors le feu , afin d’empêcher que cette ville neà Pavenir un sujet de guerre. On l’a réparée depuis.Elle est encore grande, Sc l’une des clefs du pays, àcause de Pimportance de son port sur la mer méditerra-n ee. On n’y compte guéres moins de vingt-cinq millehabitans , fans parler d’un village de l’autre côté duJj^il, qui en est comme un fauxbourg, Sc qui est tout"abité de gens de marine. De ces vingt-cinq mille per-sonnes , il n’y en a que les deux tiers de mahométans.Outre cela il s’y rencontre toujours un grand nombred étrangers de toutes fortes de religions. II y a des Coph-Sc quantité de Grecs, qui ont leur demeure fixe àDamiette , Sc qui font conduits par un évêque. Le Turcleur a laissé une église avec la liberté de faire le servicedivin; mais il leur a défendu le son des cloches. La villes ’ótend assez loin au bord du fleuve avec une rue prin-cipale , qui dure pendant toute fa longueur. Sc qui com-munique au port. II y a un nombre de maisons considé-rables ; mais elles n’ont point de symmétrie , Sc les ruesqu’elles forment font très-confuses, Sc de largeur iné-gale pour la plupart. La ville ne laisseroit pas d’être allezagréable , s'il y avoit un quai fur la rive du fleuve- Elleest enceinte de murailles, excepté du côté de Peau ;mais elles font rompues en beaucoup d’endroits » Sc nefont réparées que par quelques pièces de bois miles entravers. Vers la pointe qui regarde la mer, il y a unetour carrée , fans aucune apparence d’artillerie ; & versP autre extrémité , íl reste encore un ancien Cavalier deterre, où il n’y a point non plus de canon. Un fosséd’une toile de large à demi comblé régné ‘autour desmurs. Une partie de ses habitans s’emploie aux arts mé-caniques , 8c principalement à faire des toiles rayées dedifférentes couleurs, que l’on transporte aux pays étran-ges. On les appelle des Boures.D’autres s’occupentà fairefluantité de Boutargue, Sc à saler des Muges , qui font lesplus estimés de tout le Levant. Les autres enfin s’adon-Jî e nt à la marchandise. Le peuple est insatiable d’argent,hugullerement opiniâtre Sc dur ; Sc naturellement perfi-de La campagne d’alentour est remplie de jardins ougrands carrés pour semer du riz. Ces carrés font un peuPlus bas que le reste du terrein, pour y retenir les eaux? u cette forte de plante aima à se baigner presque tou-l°Urs. Ceux qui font éloignés du Nil, en prennent dansgrand étang qui est à une lieue de la ville , entreOrient & le midi. Tout le territoire est extrêmemente rtile , ce qui, avec le commerce de la navigation , lala plus riche ville/ de l’Egypte , après fa capitale.L air y est beaucoup meilleur qu’à Alexandrie , Sc lac haleur bien plus modérée qu’au Caire. Quoique songouvernement soit le second du royaume , celui qui..Exerce n’a que le titre d’Aga. Le bacha le donne à quiÎ 1 yeut, Sc il y envoie encore un cadi pour administrerîystice , Sc un soubachi, qui lui font bonne part de ceJUhls tirent de leurs emplois. II y a de Damiette au^aire environ quarante lieues, Sc à Alexandrie, environ*j ln quante~deux. On compte ces distances par journéese cheval , qui reviennent à 12 ou 13 de nos lieues°mmunes. Corn. Dict. Coppin, Voyage de Phénicie.'leb , Voyage d’Egypte.

2 AMIUPOLIS, ville que l’anonyme de Ravenne,Seh'a' 2 ’ P^ ace dans l’Abasgie, & qu’il nomme avecf a qA spolia ôc Bas^idas. Comme il est le seul qui en

‘««mention, & que de ces trois villes ^ A p a _hastopolis que l’on connoisse d ailleurs ,v °ir précisément la position de cette vi ' p to lomée ,, AMM A, ville de la Senque, «lo*•6, c. 16 , qui la place au-dessus de ?

DAMMACiE. Voyez. Domnocens .

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DAMMANA, ancienne ville ou bourgade d’Asie ,dans l’Arachosie, selon Ptolomée, /. 7, c. 20.

DAMMARTIN, Damrnart i n u m ou DampnurnMartinum, bourg considérable de t rance, avec titre decomté. II est sur une hauteur , dans la partie de l'iíle deï rance > nommée la Goëlle , à sept lieues de Paris , entreS. Denis , Gonnesse , Montmorenci 8c Louvres en Pa-risis. II y a un Prieuré fous le nom de S. Jean-Bsptiste,desservi par un vicaire perpétuel, assisté de deux autresprêtres qui font le corps de la paroisse. Il y aussi une églisecollégiale dédiée à Notre-Dame, dont le chapitre estcomposé de dix chanoines Sc d’un doyen. Ce chapitre a étéfondé par les anciens comtes du lieu. Près de la collé-giale est un hôpital pour les malades, Sc hors l’entréedubourg de Paris , on trouve une maladrenede S. Lazare,où l'on dit une Messe chaque semaine- De l’autre côtéde ce même bourg, près du grand chemin qui conduità Nanteuil, à boissons , & autres lieux , font les restesloíídes du fameux château de Dammartin, dont il estbeaucoup parlé dans l’histoire, Sc dont la vue aussi bienque celle de tout le bourg n’est point limitée. Dansmar-tin est I e f‘ e g e d un bailliage > auquel le roi, Louis XIII,unit > en 1633 - les justices de Mori, de Sainte-Mêmes ,de Saint Suplex 8 c autres. De l’iíle , dans fa carte de lavicomté de Paris, en fa;t une ville. Les mémoires dres-sés furies lieux Sc envoyés à Corneille , n’en font qu’u nbourg. Quelques-un écrivent ce nom DaMPMARTin ,Sc en latin Dommim Martimtm.

DAM 1 N , nom qu’on a donné à une ville de la tribude Zabulon, appellée auparavant Adami. C’est le senti-ment des plus savans Thalmudistes. * Roland. Palest.fág. 733.

DAMMIM , ville de la tribu de Juda , entre SochoAzeca. Il en est parlé au 1 livre des rois, c. 17 , i,où l’hébreu porte Dammim , 8c la Vulgate Dommim.

DAMNA, ville de la Palestine , dans la tribu deZabulon, Eufebe Sc saint Jérôme lisent Damna avecla Vulgate , dans l’endroit de Josùe, c. 21, v . z y, oùil en est patlé. L’hébreu Sc les versions qui suivent cetexte , lisent Dimna. Sanson la nomme Domna Sc Rem-mon-Amthar. C’est, dit-il, la même qui est nomméeRemmono , dans le 1. livre des Paralipomenes. Don..Calmetfait mention dans trois articles de quatre villesnommées Damna. Selon lui, il y avoit un Damna, villedans les montagnes de Juda. Jojuexy , 49, 2, Damna,ville de la tribu de Zabulon. Jojue xxi , 35 , elle futdonnée aux Lévites de la famille de Merari pour leurdemeure. 3. Damna, ville de la tribu de Juda. Jojué xv,49. II en indique encore une quatrième de même nom ,dans la tribu de Nephtalí , qui E , dit-il, donnéeaux Lévites. Josué xxi , 35 » ^es quatre villes feréduisent à deux, dont l’une est nommée Damna Scl’autre Danna. Car en premier lieu , la premiere villeSc la troisième sont certainement la même, n’étant fon-dées l’une Sc l’autre que fur un même verset du mimechapitre de Joíùé, savoir xv , 49 > & cette ville estnommée Danna, tant dans le texte hébreu que par laVulgate, Éufebe , Sc saint Jérôme. Les Septante lisentPenna en cet endroit, ce qui est une faute de copistes.Celle qui est la quatrième, Sc que ce savant religieuxsuppose dans la tribu de Nephtalí, n’est autre que Dam-na de la tribu de Zabulon , puisqu’ilne s’agit que d’unefeule Damna dans le verset cité pour l’une Sc pour l'au-tre dans le Dictionnaire de la Bible, savoir Joíue xxi,33, où il n’y a qu’une seul Damna qui y soit nommée, &assignée à la tribu deZabulon dans le verset précédent.

DAM N AB A, ou Denaba , ville de Balac, fils deBeor, roi d’Edom, a qui Job succéda; selon le sentimentd’Eusebe , Onomajt. S. Jérôme, en traduisant ces mots,dit qu’il P^nss fort différemment. S. Jérôme ne croyoítpas que Job fût de la race Iduméenne , ni qu’il eût ré-gné sur les luuméens ; il le croyoit au contraire descen-. du de Nachor , frere d’Abraham. Les interprètes fontpartagés entre ces deux opinions , qui ne font pas demon sujet. Eufebe ajoute qu’il y avoit un village nom-xné Dannea , à huit milles d’Aréopolis. S- Jérôme quiécrit Damnaba , au lieu de Dannea » ajoute que c etoitdu côté d’Arnon. Eufebe nomme un autre village dece nom , fur le mont Phogor (onPhégor) a septmilles deJebus , ou d’Esbus , selon S. Jérôme, ou de Chesbon,

selon Reland, FaUft. p- 733 - p,..

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