DAM
^ampierre. Et c’est de ceux-là que prenoiént leur nomes seigneurs de Dampíerre, famille illustre , dans la-quelle paílerent ensuite, non-seulement la seigneurie deuurbon , mais encore les comtés de Flandres, de Ne-Ver s Sc de Rl ie t e l. Guillaume , fils de Gui de Dampíer-re ' épousa Marguerite , héritière de Flandres , de Haí-n aut Sc de Namur, veuve de Burchard d’Avesne déca-Pite e n 1223. Leur fils , Gui de Dampiere, fut comte? Flandres Sc de Namur, Sc mourut âgé de quatre-ans , en 1305 , après en avoir régné vingt-fix.obert, fils de ce dernier, épouíà Yolante, héritière dej, a Vers ‘ ^urguerite, héritière de Flandres, de Malines,^Anvers , de Nevers , de Rethel, de Franche-Comtép? d’Artois , porta cette riche succession à Philippe lefjardi, duc de Bourgogne. Marie , fille héritière deparles le Hardi, arriere-petit-fils de Philippe le Hardi,Epousa l’empereur, Maximilien I, à qui elle porta sesuroits fur la Franche-Comté , le Brabant, le Hainaut,Namurois , le Luxembourg , l’Artois , Limbourg ,Anvers, Malines, la Hollande , Zelande, Frise, Guel-dres Sc Zutphen à la maison d’Autriche, qui a perdu laPlus grande partie de tous ces pays » par la révolutionstoi a formé la République des Provínces-Unies, Sc parconquêtes de la France. Le duché de Bourgogne^vint alors à la France, comme je le remarquerai en*°n lieu.
, DAMPIN, Bourgade d’Aíìe , à la pointe la plus mé-ridionale de l’sle de Sumatra. Elle appartient au roi de®antam.
DAMPLEPLUIS , bourg de France , dans le Beau-jolois. Savari dans ion Dictionnaire du Commerce écritsinfi ce nom » Sc fait mention du^commerce de toilesqui s’y fait. L’Atlas de Jaillot écrit Amplepuys. Ledénombrement du royaume, t. i, p. 312 , écrit de mê-we, Sc lui donne trois cens soixante feux. II est dans lagénéralité de Lyon, élection de Ville-franche.DAMP-MARTIN. Voyez, Dammartin.DAMREMI, Dam-Remi, ou Dom-Rémi la Pu-celle, village de France, dans le duché de Bar, fur laMeuse, entre Neufchâtel 8c Vaucouleurs. Ce village adonne naissance à Jeanne d’Arc, fi fameuse dans notrehistoire , fous le nom de Pucelle d’Orléans ; Sc c’est àcause de cela qu’íl estappellé Dam-Remi, ou Dom-Rcmï.laPucelle.*Longuerue,T)esc. delaFrance, 1.part.p. 39.
DAMS, petite ille de l’Océan , l’une des Orcades,Bu septentrion de l’Ecoste. Elle est à l’entrée d’une gran-de baye de l’ifle de Mainland. Elle abonde en bled 8cen pâturages. Les bêtes venimeuses n’y sauroient vivre,^ 0r > pas même les rats, ce que l’on a reconnu par plu-heurs expériences. * Corn. Dict. Audifr. géogr. 1.1.
- DAMVILLE , gros bourg de France, dans la hautej^°rmandie. II fut érigé en duché pairie Pan 1610, enlaveur de la maison de Montmorenci. La pairie , ayant? te éteinte, fut renouvellée en faveur du comte de Tou-onse , grand-amiral de France. II est situé fur la rivierejfRon , dans le diocèse d’Evreux. II y a haute-justíce »I e tous les mardis on y tient un grand marché, où ile débite quantité de grains. Le duché de Damville estEnvironné d’un grand nombre de terres nobles , Con-, Evreux, Condé, Breteuil, Tillieres , Verneuil,;°nancourt, Garencieres , Grossœuvres Sc autres. *
DAN
595
D
or P- Dict. Mémoires particuliers.j DAMVILLIERS , petite ville Sc prévôté du duché•^.Luxembourg, à quatorze lieues d’Yvoi, Sc autant delr t°n, 8c à douze de Luxembourg, dans un pays ma-j 6ca geux. Ce n’est pas un lieu ancien, ni connu avanty s derniers siécles. C’est une seigneurie enclavée dans le> Erdunois, dont elle dépendoit autrefois. Les ducs de^Xembourg , qui l’avoíent aquise, se trouvant de* Ul Eans princes, s’y rendirent absolus; Sc Charles V,^°yant que cette place étoit avantageusement située »jA ns un endroit marécageux , la fit fortifier en 1528.l a CS , ran Çois la prirent fous Henri, 8c la restitueront àl raT^° n d’Autriche, 8c à la couronne d’Espagne par leH. j 1 de Cateau- Cambresis. Les François l’affiégerentParî ^ r)rent fous le régné de Louis XIII, en 1637 , Scj e tr aíté des Pyrénées elle a été cédée à Louis le grand,av °it augmenté les fortifications; ce qui n’apas■^esc P ^ aire démanteler en 1673. * Longuesue »
c ' de la France, 2. part. pag. 113.
1. DAN, cinquième fils de Jacob* Sc l'e premier deBala, servante de Rachel , n’eut qu’un fils , nomméHusim. ( a ) Cependant lorsque les enfans d’Israel sorti-rent d’Egypte , la postérité de ce patriarche composoitune tribu de soixante 8c douze mille sept cens hommescapables de porter les armes , fans comprendre les fem-mes 8c les enfans. ( b ) Dans la conquête de la Palestine ,cette tribu eut son partage dans un terrein fort gras &fort fertile, entre la tribu de Juda 8c l’orîent, 8c le paysdes Philistins à P occident. Mais ce terrein étoit fortresserré, parce que ce n’étoit proprement qu’un démem-brement qui avoit été fait des terrés de Judà. C’est csqui obligea ceux de cette tribu de chercher un pays plusétendu pour y envoyer une colonie de plusieurs de leursfarnstses » qui n’étoient pas assez au large dans leur pro-pre terrein. Ils envoyerent donc cinq hommes choisisdes plus vaillans d’entr’eux pour chercher Une demeurequi leur convint. ( c ) Ils s’avancerent jusqu’à L aïs, prèsles sources du Jourdain ; 8c ils en trouvèrent les habitansfans défiance, 8c vivans dans une entiere sécurité. Usen vinrent donner avis à leurs compatriotes , qui en-voyerent six cens hommes bien armés, avec leurs famil-les > pour se rendre maîtres de Lais. En pi stant par lamontagne d’Ephraïm , n s p r j ren £ dans la maison deMichas un jeune Lévite quí y entretenois un culte super-stitieux , 8c l’emmenerent avec eux à Lais. Ils se rendi-rent aisément maîtres , de cette ville, 8c y établirent lemême mauvais culte qu’ils av oient trouvé chez Michas.Ce fut alors que la ville, quis’appelloit auparavant L aïs,prít le nom de Dan. Le partage de l a tribu de Dan estdécrit au livre de Josué. * (D Genes. c. 30 , v. 4, 5 ,
8c c. 47 , v. 23. ( b ) Num. c. 1, v. 38.^ D. Calmet, Dict.( c ) Jud. c. 18 , v. i,2, 3 , 8cc. Jojué c. 19, v. 46, 47.( d ) c. 19, v. 40-48.
2. DAN, riviere de la Palestine , qui a sa source aupied du mont Liban , selon quelques géographes , quicroyent que le mot Jourdain, vient de Jor, c’est-à-dire, ri-viere , Sc de Dan , ville auprès de laquelle elle passe,D’autres ont prétendu que le Jourdain étoit formé dedeux rivières, dont l’une s’appelloit Jor , 8c l’autre Dan.Voyez, la réfutation de ces sentimens au mot Jourdain.
3. DAN, ( a ) ville située àl’extremité septentrionaledu pays d’Israël, dans la tribu de Nephtalim. Pour marequer les deux extrémités de la terre promise, l’Ecriturese sert souvent de cette maniéré de parler , depuis Danjusqu’à Bersabée. ( b ) Dan étoit au nord , Sc Bersabéeau midi. La ville de Dan étoit au pied du Liban , surle ruisseau de Dan ou du Jourdain , a quatre milles dePanéas, du côté de Tyr. Quelques anciens , 8c même deSavans modernes, l’ont confondue , entr autres le pereLami, dans son Introduction à 1 écriture sainte » avecPanéas; mais Eusebe 8c S. Jérôme les distinguent très-bien. Jéroboam , fils de Nabath, mit un de ses veauxd’Or dans la ville de Dan , 8c l’autre a Bethel. Ce n’estplus à présent qu’un village. * (*) D. Calmet, Dict. dela Bible. ( b ) 1. Reg. c. 30, v. 20. 2, Reg. c. 3 , v , IO>c. 17, v. 11, c. 24, v. 2 , Sc passim.
D A N A ou DagANA , ancienne ville maritime del’Asie, dans l’isle Taprobane. Ptolomée, L 7 , c. 4»dit qu’elle étoit consacrée à la Lune. Si cette iste est làmême que celle de Céilan , comme Bochard l’a démon-tré, Dana étoit au même lieu où nos cartes modernes,Sc íùr-tout celle de De l’Iste marquent le port de Biselingam , au fond d’une anse, ser la côte méridionalede l’ifle.
DANABA, ville de Syrie » dans la Palmyrene, selonPtolomée , dont les calculs la mettent à l’occident mérí-díonal, 8c dans le voisinage de Palmyre.
DANAE Sc Da n Ati , ville du Pont Polemonîaque»à 68 d. de longitude, Sc à 41 d. de latitude, selon Pto-lomée , /- 5 > c ' 6- Cette ville étoit près des sources del’Iris se jette dans le Pont-Euxin.
DANAI, nom latin , dont les poètes se servent poursignifier les grecs, afin de varier, Sc de ne pas toujoursemployer le même nom , mais à la rigueur, ce nom étoitparticulier aux habitans de l’Argolide au pays d’Argos.Ils furent nommés Dnnai,à cause deDanaus, stui, étantchassé d’Egypte par ion frère, vint à Argos, s en ren-dit maître , 8c fut le neuvième Successeur d’inachus.Les siens furent nommés Danaïdes. * Pau}, 1. 2, c. 16.
Tome IL Ffff st