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Tome second. C - F.
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DANDAMAH, ville du pays , nommé Sephalat-Aldheheb, c’est-à-dire, la plaine d’or. Ce pays est cestu’on appelle aujourd’hui la côte de Sofala ou de Mo-íambiq Ue . * Herbelot, Bibl. orientale.

DANDARIENS, ancien peuple Méotíque, c’est-à-d J re , de cette partie de i’Asie , qu’on appelle aujour-® hui la Corrianíe. Strabon, l. u , p. 495, les nommea uffi, Sc Etienne le géographe dit qu’ils habítoient pro-du Caucase. Tacite , Annal. I. 12, c. 15 , les nommej^andarides, & dit que Mithrídate détrôna le roi desyandarides. II ajoute, c. 16, qu’on arriva à Soza, villede la Dandarique , que Mithridate avoit abandonné.

DANDARIQUE , ancien royaume, situé au midi0r iental du Palus Méotide. Selon Guillaume Sansonhsns son Atlas, il avoit au nord-est les Toreates , au“ddi les Aspargiens , à l’occident les Sindes , sc aun ord le Palus Méotide. Le fleuve Hypanis traversoit cer °yaume Sc peut-être qu’il le séparoit des Aspurgiens.

ÛANDARIUM sc Dandareon , ville du royau-me dont il est parlé dans l’article précédent. L’anonymede Ravenne, /. 4, c. 5 & l. 5 , c. 11, en parle fous cesd eu x noms. r

DANDÉRA. Voyez. Tentyra.

D ANDRE, ville de la haute Egypte , fur la riveS a «che du Nil, vis-à-vis de Caana, qui est de l’autrec °té du fleuve. Ce qu’on y voit de remarquable , est un| r 3 nd édifice qui paroît au-dessus de ce qu’il y a déplus'levé dans tout le pays. C’est un grand Palais détruit,S u e les habitans disent avoir été bâti par les démons.Ils assurent qu’on y voit la nuit plusieurs fantômes quipromènent dans ses masures. H est îout ruine a uncôté, Sc il y reste de l’autre deux belles façades , oul'on compte jusqu’à cent trente fenêtres , ay;ec un grand^otnbre de colonnes. * Lucas , 1.voyage, t. ï , p. 108.

DANDUTES ou Danduti, peuple de l’ancienneGermanie. Ptolomée , a , c. 11, lui donne pour voi-sins les Tarani, qu’un de ses interprètes r»nd en latinparla Silesie. D’Audifret, Géog. t. 3 , dit q,u’il faiíoitautrefois partie de la nation des Hermios. Il habi-toit à l’occident des Nerteranes , dans la partie de laTuringe où est le territoire d’Erford. C’est, dit-il, ceï»i autorise le sentiment de ceux qui prennent ErfordP°ur l’ancienne Bicurgium , 8c qui en même tems con-sume les écrivains qui l’interprétent Kni-ckau , villeVoigt-land. Quelques-uns appellent les Dandutes^antutiens & Dantetiens; leur nom latin est Da-*«ti. Bilibaldus Pirckheim , German. desc. p. 6 84, lesC uerche aux environs d’Egra en Bohême.

DANEMARCK, royaume en Europe. II a l’Océancouchant, la mer Baltique à i’orient, l’Allemagne au^di, Sc l’Océan au septentrion , en latin Dania : maisne commence à trouver ce nom que dans Procope.es anciens ne connoíssoient guéres les habitans de cepa ys que fous le nom de Cimbres■ Nos chroniqueurs du^oyen âge confondent les Danois , les Normands , Scpp Nordalbingiens. Ces derniers étoient au nord deElbe ( Albis ). Le Danemarck fe divise en états deç rr e ferme Sc de mer. L’état de terre ferme contient laY e squ 3 iíl e de Jutland , divisée présentement en Nord-]^^f n d Sc en Sud-Jutland ; Sc Pétât de mer renferme•j, S ifles de Seeland, de iFunen , de Aljen , de Arr , de> de Langeland , de Laland , de Falfier, de Monç ue Bornholm, avec une infinité d’autres plus petites.

'royaume est le plus ancien des trois royaumes duf u rd Z ce qui donne la préséance au roi de Danemarckj^sselui de Suéde. Le pays est riche Sc fort peuplé ,£. ais de petite étendue. II produit une quantité prodí-g^fe de chevaux & de bœufs , d’excellens pâturages,rií p u Med en abondance. Le commerce y est devenu flo-cjJ^Par les différentes manufactures qu’on y a établiesc hess SS dern i ers tems; ce qui contribue beaucoup aux rí-t er es de ces peuples, qui ont planté des colonies dans lesd e p 6 ? Arctiques, furies côtes d’Afrique Sedans lesiflesfé re brique. La forme du gouvernement est bien dif-hct£j. e de ce qu’elle a été autrefois. La couronne estî, 5 ai lta . !r e Sc le roi jouit à présent d’un pouvoir absolu.av ant° rit ^ ^ es dtats àoit en quelque façon fans bornes,íoî ent T Ue la monarchie eût changé de face. Ils ne lais-té. Jo- kresqu'aux rois que la représentation de la royau-té gç j eu sement il falloit qu’ils décidassent de la guerûela paix, Sc qu’ils donnassent leur consentemen

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pour les nouvelles impositions; mais ils oblígoient lesprinces qu’ils fe choisiffoient pour maîtres , de jurer àleur couronnement , qu’ils coníèntoient à leur propredégradation, si, fans l’agrément des états - ils touchoientau trésor public , qui étoitgardéà Cronembourg, Se ré-servé pour les nécessités extraordinaires. Ces états étoientcomposés de quatre ordres ; du clergé , de la noblesse ,des bourgeois, Sc des paysans. Le clergé étoJt reprefentépar un archevêque , par sept évêques Sc par les dépu-tés des chapitres. Quoique la noblesse jouît de plusieursprérogatives , dont elle avoit acquis les plus considé-rables , en consentant à sélection de Frédéric II > elleavoit conservé la simplicité de son institution ; & l’onne voyoit ni ducs , ni comtes, ni barons en Danemarck.Les bourgeois étoient choisis par leur corps , dans tou-tes les villes qui avoient entrée aux états , 8c les paysansétoient divisés en deux classes; la première comprenoitceux qu’on appelloit Freyhunâer , c’est-à-dire, libres,à cause qu’ils pessédoient des biens héréditaires, Sc qu’ilsn’étoíent pas, chargés d’impôts comme les autres; Scdans l a seconde classe étoient rangés ceux qui tenoientà ferme les biens .du roi, du clergé Sc de la noblesse. Lespremiers avoient le droit d’entrer aux états; mais à pré-sent ils font tous égaux , parce qu’ils furent reconnus touslibres lorsqu’on changea le gouvernement. * Corn. Dict.

Anciennement les Cimbres & les Teutons habítoient•le Danemarck , les derniers occupant les sises & les au-tres le Jutland. 11 paroît qu’ils étoient venus de Scythíe.Ces pays sauvages leur semblant trop resserrés pour yvivre assez commodément, ils s’unirent environ centdix ans avant la naissance d u Sauveur , pour aller cher-cher de nouvelles terres. Après avoir traversé l a Ger-manie > ils se partagèrent en deux corps ; & furent lespremiers, qui íe jetterentfur ce que les Romains avoientconquis. Les Teutons Sc les Ambrons firent dans lesGaules de très-grands ravages ; Sc les Cimbres, ayantpris une autre route, taillèrent en pièces les troupes dùconsul M. Junius Syllanus > & defirent ensuite celle deM. Aurelius Scaurus : mais , Marius , consul, pour laseconde fois, traverse les Alpes , Sc combattit, avec desforces inégales , les Teutons Sc les Ambrons p r è s d’ 4 ixen Provence. II en tua deux cens mille; & g t pj us ^quatre-vingt mille prisonniers. Le reste fe sauva en désor-dre. Marius repassa promptement en Lygurie , où lesCimbres venoientde rompre le camp volant de Catulus,qui vouloït leur disputer le passage de 1 Atesis , aujour-d’hui Adige. II rassembla les troupes de ce consul ; Sccombattit les Cimbres , dans la plaine^du Vercel, II et*fit une horrible boucherie, Sc peu d entr eux échappèrent,parce que , tous les passages leur ayant été coupés , ilsfurent forcés de se rendre.

Lorsque ces barbares furent sortis du Septentrion »les Jutes, peuple originaire de Germanie, s’établirenten leur pays , Sc se donnèrent un roi. Les actions, lachronologie & même les noms , d’une assez longue fuitede rois , font également incertains ; Sc ce pays n’estbien connu , que depuis la mission de saint Anschaire ,que la ville de Brême regarde comme son premier évê-que , parce qu’il y fit quelque séjour ; mais qui n’eutpoint de siège fixé , ayant été sacré vers 846 , évêquemissionnaire pour le Nord. Il fut se premier qui intro-duisit la foi dans ce pays. Avant cette époque on ne con-noíssoit les Danois que par leurs brigandages & les pi-rateries qu’ils exerçoient dans toutes les mers voisines.HaraldVÍ , fils de Ragner, roi de Danemarck , intro-duisit le christianisme dans sos états, vers 980 , jusques-làla mission commencee par saint Anschaire, avoit fait peude progrès en Danemarck. Suénon, fils d’Harald VI,.lui succéda en 90®. Ayant été pris par les Julins , 8c lesfemmes ayant paye la rançon, il donna aux filles le droitd’hériter également avec les mâles. II fubjuga une par-tie de 1 Angleterre, Sc laissa une florissante monarchie à-son fils Garnit II, surnommé le Grand, qui, de son ma-riage avec Gemilcse, laissa trois fils; Harald , qui fut r °îd’Angleterre; Suénon, roi de Norvege, & Canut III,toi de Danemarck. Ce dernier , que l’on surnomma leSaint, eut pour successeur Magnus > fils de Saint Oseus ,roi de Norwege. Après lui rogneront Suénon II, Ha-rald VII, & Canut IV, qui fut massacre par les Jutes àGdensée sur la fin du XI e . siécle , pour avoir donné auClergé la dixme sur tout le pays. Olaus IV , son frere,