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DARADAX , rivîere de Syrie, à la source de la-quelle étoit le palais du prince Beleses. * Xenoph. Exp.Cyri. 1 . i.
DARADI, peuple de l’Ethiopie intérieure, selonPtolomée , /. 4 , c. 9. 11 avoir les Tralites au nord,& au midi les Orypéens chasseurs, Sc étoit différent desDaradœ. .
DARiE, nation des Gétulíens, dans la Lybie , selonPline , /. 5 , c. 1. Elle habitait assez loin de la mer.
DARANDUS. Voyez Tarantus.
DARANISSA, ville de l’Arménie majeure, selonPtolomée, /, 5. c. iElle étoit au pied du mont Parya-ff es, & à la source la plus méridionale de l’Euphrate. Lesactes du sixième concile de Constantinople font souventmention d’une grande contrée des Arméniens qui y estnommée Daranisenfìf Jeu Analibla. Les mêmes actesparlent en plus d’un lieu de Daranisis , ou ville desAnabiles. La ville d’ANABiLE est nommée dans Anto-nin, Sc ce nom signifie fans doute la même ville queDaranissa. * Ortel. Thés
DARANTASIA. Voyez. Monstiers » ville de laTarantaise , dans les états du duc de Savoye.
DARANUM. Voyez. Dorano.
DARAPSA, ville d'Asie, dans la Bactrlane , selonEtienne le géographe, qui s’appuye de l’autorité de Stra-bon. FoJ^Drepsa.
DARAS , rivîere de Caramanie. Voyez. DarA r.
PAARI CIVÍTAS. Voyez, Justiniana nova.
DARA, selon Pline , /. 5 , c. 1. ou Daratis , se-lon Ptolomée, /. 4 , c. 6, ou Daradus , selon ses in-terprètes , ou enfin Dorodus dans P Atlas de Robert deVaugondy, Theat. Hijl. occid. C est le fleuve que nousappelions aujourd’hui le Senega » en Afrique , selonquelques-uns, mais selon De Piste c’est le Dras. Voyez.au mot Darha 2, qui est la même rivîere.
DARATATIA. C’est ainsi que l’anonyme de Ra-venne appelle Darantasia , ou Monstiers en Taran-taise.
DARATITAE , ou Daradje , peuple ancien, qu!habitait aux environs du Senega.
DARBY , ou Darby-Shire. Prononcez Derby t(quelques-uns l’écrivent par un£), province Méditer-ranée du royaume d’Angleterre, vers le nord, dans lediocèse de Lichfield Sc de Coventry. Elle a la provinced’Yorc au septentrion , celle de Nottingham à l’orient,celle de Leichester au sod-est, celle de Staford au sod-ouest. La même province 8c celle de Chester la bornentà l’occident. C’est, suivant Y Etat de la Grande Bretagne ,t. 1 » p- 54, un pays fertile en pâturage , en blé, Sc enboís , particulièrement du côté de l’est Sc du sod. II ya aufíi des carrières de pierre de taille Sc de marbre ,quantité de pierres, dont on fait des meules de moulins,de pierres à chaux , 8c de pierres à aiguiser; 8c plusieursmines de charbon, de fer Sc de plomb. On y trouve ausside l’albâtre Sc du crystal. La rivîere de Derwent qu!passe au travers de cette province nord Sc sud, Sc qui sejette dans la Trente, divise la province en deux parties,l’une orientale 8c l’autre occidentale. Au nord-ouestest le Peak , dont je parle en son lieu. Les villes Scbourgs où l’on tient marché dans cette province font ,Darby capitale ; Cheflerfield ; Wirkszvorth ; Bolsover »Alfreton ; Bakewell; Chappel ïn the Frith ; Dronsfield ; ;Wìnfler ; Tiddeswal.
DARBY,,ville d’Angleterre , en Darby-Shire , furle Derwent. Elle est bien peuplée » Sc riche par Ioncommerce. Elle a cinq Paroisses- Il y a íùr la rivîere unbeau pont de pierres. Le Clocher d’une de ses églisesest d’une grande beauté , Sc ía hauteur est extraordi-naire. La sale où s e tiennent les assises est auffi un fortbeau bâtiment de pierres de taille. Quelques-uns écriventDerby. Etat présent de la Grande Bretagne , t. 1, p. 54.
DARDA ou Tarda , petite ville de la basse Hon-grie , dans le comte de Barany^^r, du côté de la villede ce nom Sc de MohacZ i elle est au nord 8c à deux mil-les d’Essek, fur la rivîere de Fenns, près de la monta-gne de Meczet. Robert de Vaugondy dans son Atlas nemarque ce lieu que comme un village à l’extrémité sep-tentrionale des travaux du pont d’Eísek. Ce n’est en effetqu’un fort qui couvre 8c commande le pont sor la rivegauche de la DraWe. Corn. Dict,
D ARDA N E , ville de la Troade. Elle donna son
DAR
nom àlaDardanîe. Plutarque, Vie de Sylla, dit que c'estoù fut conclue la paix entre Mithridate Sc Sylla, géné-ral des Romains. Elle étoit située sor la mer , selonEtienne le géographe , on l’avoit nommée auparavantTeucris. Strabon, /. 13 , dit que c’étoit un lieu fort an-cien; Sc qu’on en faisoit si peu d’état, que ses gouver-neurs alloíent souvent se promener à Abyde , & oblí-geoient ses habitans d’y aller aussi. Le P. Lubin» Fa-bles geogr. d'où Corneille a pris cet article, Spon, V he-ler Sc Tournefort, ne doutent point que cette place n’eutdonné son nom aux châteaux des Dardanelles.
1. DARDANELLES, nom commun à plusieurs châ-teaux, qui commandent des détroits de la Méditerranée.
2. DARDANELLES , deux châteaux de Turquie ,l’un en Asie , l’autre en Europe, aux deux côtés ducanal qui joint l’Archipel à la Propontide , appellés p a {les Turcs boghase Issari , Châteaux du Gosier. Celu*d’Asie est dans laNatolie, Sc nommé par les Turcs »Nataliski Issar. C’est un carré, flanqué dans l eSangles de quatre tours , deux rondes sor la terre, Sc deu^carrées sor la mer , au milieu est un donjon, dont I 3
• plateforme est garnie de quelque coulevrines. Derrserfest un village, habité par trois mille Chrétiens , JuisoSc Turcs. Víngt-huit canons à fleur d’eau , fans affûtempêchent Rapproche de ce château , Sc défendent 1 ®passage du canal. Plusieurs de ces canons, dont le cali"bre est de 60 livres, lancent d’Asie en Europe de g s ° sboulets de pierre, & réciproquement ceux d’Europe p 0 ®'tent en Asie. Le canal n’a dans cet endroit qu’une dem 1 'lieue de large. Le château d’Europe est dans la Rom 3 'nie. Les Turcs Rappellent Roumeli Iski Issar. U e **sor le penchant d’une coline qui le commande; Sc cost'siste en trois grosses tours qui descendent jusqu’â la t" 3 'de, laquelle est garnie de trente canons à fleur d’eaU»de même calibre Sc de même portée que ceux du châteaUd’Asie. D’un Sc d’autre côté, les canons sont braq»^ 9obliquement, de peur, qu’en tirant » les châteaux 119«'endommagent l’un l’autre. Ceux-ci sont à deux c£» smilles de Constantinople » dont ils sont comme les cseff'Aucun vaisseau , soit ami, soit ennemi, ne passe se» 9congé, autrement il scroit coulé à fond. Ceux qui vie»"nent de Constantinople , s’arrêtent trois jours devantchâteau d’Europe , où ils sont visités. Tout vaiff eal *marchand, approchant de ces châteaux, est obligé de I e9saluer de trois, de cinq ou de sept coups de canon. L eSVaisseaux de guerre en doivent sept, neuf ou onze. L eSchâteaux répondent d’un, de trois ou de cinq. Lesseaux remercient de trois , de cinq ou de sept. A?® 5 9l’on passe, si c’est pour aller à Constantinople. On afaussement que ces châteaux Sc les villages qui sont a »près, sont sor les ruines de Sestas Sc d’Abídos, siçA/,,bres dans les fables par les amours de Léandre Sc d’í*®ro, sor quoi, Voyez Abidos. * Corneille , Dict. ’Voyage de Constantinople.
3. Les Nouveaux Châteaux des DardaneE 1 '® *sont à Rentrée du détroit auquel ils donnent lelaquelle a près de quatre milles Sc demi de large- Jyvieux sont plus avant vers la Propontide. Mahometfit construire les nouveaux en 1659 , pour mettre ^flottes à couvert des insultes des Vénitiens : ése's^.l’un de l’autre de plus de quatre milles, ils íncom 1 »®^roientpeu des vaisseaux qui défileroient par un bon v pL’artillerie Turque, toute grosse qu’elle est > en j £Smal servie pour être formidable. Les embrâsmff^t,canons sont très-vastes , 8c les canons n’ayant »’ r osl tieni recul, ne peuvent tirer qu’un coup chacun. • s sn’oscroít les recharger en présence de vaissea»* jn-disposeroient à lâcher leurs bordées , lesquell eS e s ter-stant renverseroient les murailles , qui ne f 0 »® ^ c hâ-rassées. Les bombes détruiroient facilem£ nt 5 e n. aS #teaux. Ils ne sont pas plus sor les ruines
d’Abidos , que n’y sont les vieux châteaux-fort, Voyage du Levant, c. 11. ,,
4. DARDANELLES, le P. Briet, Mf/; las1 . 1, c. 8 , Sc Sanson donnent ce nom à deux cha ea 0 ssecommandent le détroit par lequel on entre dmj s j e slde Lépante , Sc le premier dit que Campo dt
une des Dardanelles de Lépante , le f eC0Xl 1 0oï ee ‘l’un Château de Romélie » Sc l’autre ChâteauDe Rifle le nomme simplement ces Chatea Çjééf.
5. CANAL ©u Détroit des Dardanee ls