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a sa source dans la montagne Paropamises , & coulantvers le nord, elle se joint à l’Oxus.
DARGOMANES , autre fleuve de la Bactriane ,lequel tombe auffi dans i’Oxus. On Rappelle aujourd’huiMokga ou Marcu,
i. DARHA, pays d’Afrique, l’undes principaux dela Numidie. II prend son nom de la grande riviere deDarha, & renferme la plus grande partie de la Maurita-nie Céíariense. Le grand Atlas le sépare du royaume deMaroc, au septentrion. II a les provinces de Gélule &de Sus à l’occident j celle de Segelmesse à l’orient ; laLibye Sc les Zenegues au midi. Cette province, longuede cent lieues, contient beaucoup de châteaux 8c de pla-ces , situées ser les bords du fleuve Darha. Une desprincipales villes est Benifabith ou Mucubah , lur lerivage de cette riviere. On trouve ensuite Quitcoa , Seson château qui n’est éloigné du Darha que de la portéed’une flèche j puis Tezerin, petite ville avec un château,Tagumadert , Tinz.edu , Taragale , Yinzulin , Tamegue-rut 8c Timescuit. II y a un château de la Libye , nomméTabornost , 8c un autre qu’on appelle Afra , bâti par lescherifs , fur la frontière du Zahara. On y voit encoreles masures de la ville de Tejuf , où les rois tenoientleur cour. Cette province a quelques terres où l’on semedu froment ; 8c qui rapportent beaucoup , lorsque leDarha se déborde au mois d’avril, 8c que les campagnesen ont été inondées. Cependant quelque fertile que i’an-née puilïe être , il n’y en a pas suffisamment pour nourrirles habitans , ce qui les oblige de porter leurs dattes àFez pour les échanger avec du bled. Le pays produitbeaucoup d’indigo; 8c les bords duDarha,à quatre lieuesâ la ronde, font bordés de palmiers qui portent d'ex-cellentes dattes. C’est du bois de ces palmiers qu’on faitïes solives 8c le§ poutres des maisons. On nourrit leschevaux des dattes, dont on fait le moins de cas, 8c lesnoyaux de ce fruit, étant pilés , fervent de fourage auxchèvres, & leur font fournir beaucoup de lait. Les ha-bitans font basanés, 8c l’on trouve parmi eux peu d’hom-nies qui ayent le teint blanc , parce qu’ils s’allient avecles nègres. Les femmes font assez bien faites , 8c nesnanquent point d’embonpoint. Elles ont pour les servirdes esclaves qu’on amene du pays des nègres. Leur man-ager ordinaire est de la bouillie faite de farine d’orge 8cde dattes , 8c ce n’est jamais qu’en tems de fête qu’ilsgoûtent du pain : mais ils mangent beaucoup de chairde cheval 8c d’autruche. Ils font sujets du roi de Maroc,qui tient les alcaïdes ou gouverneurs en plusieurs deleurs quartiers. Us ont auffi des checques ou seigneursvassaux en quelques endroits. * La Croix , Relation del’Afrique, t. 2.
2. DARHA , fleuve d’Afrique. II coule dans la pro-vince à laquelle il donne son nom ; tire sa source du montAtlas , fur les confins de la province de Hascora ; rouleses eaux vers le midi ; arrose la province 8c le désert deDarha ; 8c va ensuite se décharger dans un lac. De l’Uleappelle Dras la riviere 8c la province ; 8c croit avecfondement , que c’est le Daradus des interprètes dePtolomée. Voyez, au mot D A R A. De la Croix semble.terminer à ce lac la course du Darha; mais ce lac com-munique à un autre par un canal étroit qui est une con-tinuation de la riviere qui passe dans une troisième, ausud-ouest dtiquel étoit située la ville de Lèses, delà ilse jette dans la mer , au nord de Benisabih.
DARIAUSA , ville méditerranée de Médie , selonPtolomée , 6, c. z,
D ARIEN , nom commun à une riviere , à un golfe,à une ville , 8c à un isthme.
1. D ARIEN, riviere de l’Amérique méridionale,sortant des montagnes qui sent à l’orient de l’Audíancede Panama, Sc coulant sed-est & nord - est, tombe dansle golfe de Darien par une embouchure très-large , oùl’on voit des manates on vaches marines » dont quel-ques-unes pèsent jusqu’à douze cens livres * Le P. Char-ievoix , Hist. de faitrt DominZue ,/ i , ou Carte de Pa-yiama.
2. DARIEN , golfs àe 1 Amérique méridionale, àl’orient de l’isthme de Panama. Son embouchure est parS d. 35 m. de latitude. II a 14 lieues de long , 8c 6 delarge , & va en s’étreciflant à mesure qu’il avance dans tles terres. Son véritable nom est le golse d ’Uraba. Voyez.t. ï , p. m. * De l’Ifle, Atlas.
DAR.
5. DARIEN, nom donné par abréviation aMarie Vancienne du Darien , ville épiscopale , mrriviere de Darien, près de ion embouchure. Elle ei aujourd’hui déserte. L’article suivant la fera connoltre.
4. DARIEN, isthme, qui joint l’Amérique feptentrionale à la méridionale. C’est 1 ’lsthn.e de Panama q uquelques auteurs appellent abusivement Iflbmede Darien-Voyez. Panama. .
Laet parle d’une province de Darien , qui faisoit pattie qu cap , appelle Terre-Ferme , il dit que l’air enbon 8c le terrein fertile , que les melons Sc autres fru uSsemblables y mentissent en vingt jours ; que les vig noSSc les autres arbres y portent leurs fruits en três-peutems ; qu’il y a des lions , plus petits Sc moins íurreuque ceux d’Afrique ; des léopards ; des tigres ; des cetplus petits Sc moins vîtes que ceux d’Europe ; des chasauvages plus grands Sc plus legers; des'petits renardsdifférentes couleurs ; des daims fans cornes Sc g £3 °,comme des mulets; des lapins , des lièvres , beaucoup 0 ^singes Sc de guenons, 8c grande quantité de fort beaux 01seaux , lesquels sent fur les bords de Rio - Grande ;Paons admirables par la diversité de leurs couleurs : 03 3l ^que le pays est infecté de chauves - souris , dont la m° rsure est très-vénimeuse ; qu’il sort de la plaie beauc°°Pde sang , qu’on ne peut étancher qu’en la lavant d’eaUmer , Sc mettant dessus de la cendre chaude.
En 1508 , Aise n se Oieda, partit d’Hispaniola ( 13l °Dominique) avec quelques navires , des soldats 8c t°°'tes sortes de munitions , Sc prit son cours vers led’Uraba , dont il côtoya le bord oriental, cherchantriviere de Darien > qu’il ne trouva point. II descend' 1terre fur la côte orientale, 8c bâtit la bourgade de Jst ^Sebastien. Elle n’étoit pas achevée que les sauvages )0quiétant les Espagnols , Oieda , qui manquoitvivres , fe rembarqua , laissant ceux qui dévoient ha &ter la bourgade. Ceux-ci fe dispersèrent en différens edroits. Encise , qui survint avec quelques troupes 8cprovisions , les réunit; alla se placer fur la côte orientdu golfe, Sc quelque tems après , découvrit la riv'^de Darien. II bâtit ser ses bord, en 1510 , une p etl *ville, appellée Santa-Maria-Antigana > laquelle s’a cCs .si fort en peu de tems , qu’en 1514, on y érige 3évêché. Les habitans en devinrent fort riches : mais I edroit étoit malsain, parce qu’étant environné de h 3 °montagnes la chaleur s’y concentroit, 8c devenois 1supportable. La ville étoit (Bailleurs bâtie dans un te ^rein marécageux. En creusant deux ou trois pieds 1 .découvroit des sources d’eau corrompue qui cornu 10 ^quoient avec la riviere , dont le cours est retardé F 31 ^bourbe. Les habitans étoient mangés de vermín eS 'toutes sortes ; 8c leur teint étoit de la couleur deslades de la jaunisse. C’est pour cela que lorsqueNunes Balboa, gouverneur de cette province » * e Aouvert un pastage vers la mer du sud , les habit 30 £l’évêque de Sainte - Marie Vancienne , abandonne,^leur ville 8c se transportèrent à Panama. Pedrejo d’A ^gouverneur alors de la ville de Sainte-Marie, av0í ^,f lebli une bourgade dans la province de Pacorosa, ' 0 u
bord de la riviere de Santa-Cruz : mais cette hab 1 ^fut ruinée par les sauvages. En iZiZ, ilavoitcolonie au port d’Acla , à vingt lieues de Sainte'vers le nord-ouest. Le port étoit profond , 1031 &e 1 *accès trop difficile parla rapidité des vagues le sej^'onÇcôte , il l’a fallut abandonner. Depuis les EspaZU 0 , »talaucune sorte Rétablissement sor tout le côté °f C aC íor Adu golfe d’Uraba. Ce pays , depuis le ca P. njeg oC ^ eDios jusqu’à la moitié du golfe, fut concédé 3 j’ e ntre"Nicuessa , sous le nom de CaJHUe d’Or : M 31 ^prise de Diego échoua, Sc le nom périt ave° [. 8»Castille d’Or. * Laet, Desc. des C & teS
c. 8 8c 9. Correul, Voyage t. 1, p. 107. De * >d’Amérique. - „,g , da°?
i.DARIORIGUM, ancienne ville de la jCepe^’l’Armorique , Sc capitale des peuples apPs ^ ^
Cette ancienne ville étoit bâtie ser une P oin ^ étoit’que la mer environnoit deux fois le j°%s \ , ^er» ^selon César, riche Sc puissante, maî £r ®. ? j 6 J3re ta 'de tout le commerce de la côte méi" 1010113 ,? j e piaîtf®gne. Le vainqueur des Gaules ne s’en rend! , 0qu’avec des peines extrêmes » Sc c’est p our ha 1qu’il détruisit cette ville, Sc qu’il en 1 ven