Band 
Tome second. C - F.
Seite
629
JPEG-Download
 

T 1

il

w 1 C z , & lui donne 54 d. de longitude , Sc 52 d.m. de latitude.

demetrium, sc

, DEMETRIUS , port dont parle Píutarque , dans lav ‘ e de Paulus ./Emilíus. Il étoit dans l’ifie de Samo-sorace , fur la côte septentrionale , près du cap appelleBernetrìum. * Corn. Dict: Le P. Lubin » Tabl. géogr.Piutarque , vie de Paul Emile , parle d’un port qu’ilne nomme pas , lequel étoit près du promontoire De~7netr ium.

v DEMIR C API. Les turcs appellent ainsi , les lieux011 le passage est difficile , oc où il est mal-aisé qu'unearrn ée puisse continuer sa route, pour peu qu’on lui fassedp résistance. C’est ce que nous appelions' en françoisRefilé. Ce nom , qui signifie Porte de Fer , est com-^Unàplusieurs lieux ADerbent, fur la mer Caspienne ;•‘un passage de l'Anatolie , fur le Granique , au piedp la montagne de Daumacli , entre Loupadi Sc Belí-Laisse r - à quelques montagnes au nord du Danube ,conduisent d’Orsava dans la Walachie ; à un passage0Ll etoit l’ancienne Ulpia Trajana ; Se à quantité d’au-jf es lieux , qui font , ou qui ont été les frontières dee ropire Ottoman.

DËMITRIOFF. Voyez. Demetrioff.DEMLOUEH, château de l 5 Arabie heureuse , danse r °yaume d’Yemen. II est situé fur la montagne qui esta ' J septentrion de la ville d'Aden. Ce lieu est renomméPour fa force ; auffi les rois d’Yemen l’avoient-ils, choisiPour y mettre leurs trésors. * D’Herbel. Biblíoth.Orient.

DEMMìN, ville d’Allemagne , dans le duché de^tetin , en Poméranïe. Quelques auteurs Allemandsecr ivent auffi Damin ouDamIîin. Zeyler , dont Rem-prunte cet article , lui donne 37 d. de longitude, & 54 d.3 tn. de latitude; mais il se trompe pour sa longitude,stui est de 3 1 d. 20 m, C’est une ancienne ville , situéefir la Peene. Elle étoit nommée anciennement Dimin ,^ étoit connue long-tems avant Rétablissement du chris-tianisme en ce pays-là. Elle en reçut les lumières , en*128 , par les foins d’Otton , évêque de Bamberg. Lesguerres de DannemarcK, qui s’allumerentensuite, ruï-| le rent cette ville , qui fut rebâtie en 1191 , Sc reçut lesO'x d’Allemagne ; mais elle soutint encore plus d’un^ge. En 1407 , le feu en consuma la moitié ; sur quoi onait ce conte , qu’une servante, voulant aller à la messe,ava nt que de faire son ménage, sa maîtresse lui ordonna~ e faire du flìu , au nom de cent mille diables ; Sc que le

feu

ne put s’éteindre, avant qu’il eût embrasé la mo’tié

- r „, o U1.IWV , a vaui uu n I.UI caïman. m

de l a ville En 1 <5 51 , le roi de Suede l’affiégea , malgréles glaces & les neiges , Sc la prit par capitulation. Cettev 'lle est au confluent des rivières Tollenfee & Trebel,av ec l a Peene. Le château est détaché de la ville, Sc placéduns un marais, que l'on passe fur une feule chaussée, en-* re coupée de plusieurs ponts, de maniéré qu u est presque^accessible l’été. Les Impériaux en chassèrent les bue-aoi s,a u mois de décembre 1637 , par capitulation ; maisen 1 5 J 9 , au mois de mars - ceux-ci en reprirent posleíhonP a J" accord. Demmín est perdu pour la Suede, avec la 1 olïle ranie Suédoise.

. DEMOMMOO , ou Demos , ville d’Afrique, & ca-Pétale de l’ifie d’Anjouan , une des ifìes de Comore. Lesr uines de cette ville annoncent son ancienne force , Sc sonAncienne grandeur. Ce qui reste forme encore une belleMile : toutes les maisons sont bâties de fort belles p er-re «, liées avec du ciment. La plus grande partie des mursE abbattue , mais les endroits qui subsistent, font d’uneépaisseur extraordinaire Voyage de Davis 1599- Voyagee Jy compagnie fíolland.

DEMONA, VÂL DE DEMONE , ou en Italien, a U.e Demini ou d’E m o n A > partie la plus fepten-stJonale & l a plus orientale de la Sicile. Son véritablettotn est Emona , Sc le D , qui en est la premiere let-tre «'en devroit être que l’article ; mais on l’a confondua^f l/ 6 n ° m même , Sc alors cet article disparoiffant, il enjjj 3 U a ) outer un autre ; comme il est arrivé a Pancíen, en demain', nous lisons, dans les anciens écrivainsp n *jV" e l®ngue Yen demain- On a ensuite écrit lendemaina ns disti nction ( gç en fj n > on y a ajouté un nouvel arti-f » êc dit le lendemain. Sans sortir des bornes de la^°graphíe , la même choso est arrivée à Dacqs pourc< l s ‘ La Sicile est divisée en trois parties., nommées val-

D Ie M 61 p

lées. Celle de Demone est la plus considérable , tant á.cause qu’eile est la plus voisine de l'Italie, qu’à causede Messine , la plus importante place de l’ifle. Cette val-lée , nommée en latin Ncmorenfis , est bornée au levantpar la mer Sc par le détroit , qui la sépare du royaumede Naples , au nord par la mer de Toscane , à l’ouestpar la vallée de Mazara , & au midi par celle de Noto.Ses villes maritimes , font Catania , Taorrnina , Meffïne ,Melazaco , Pattï , Tujà Sc Cej'alu. Ses villes Méditerra-nées , font Randaz.z.0 , Polizscâ , Miftretta., Trahina , Ni-cofia , Sc Lingua Grojsa , fans parler d’un grand nombre,de bourgs Sc de villages , qui ont titre de principauté ,de comté, Sc de marquisat, ou de baronnie. Corneille endonne plusieurs pour des villes, qui ne sont que des châ-teaux , ou des bourgs. II met, dans cette vallée, Saint-Phílippe d’Argyrone , qui est de la vallée de Noto. Enéchange , de l’ííle retranche de cette vallée Catania, quie n est auffi-bien que le Mont-Etna , dont elle est voisine.Les autres montagnes considérables de cette vallée , sontau norà-e&S'preverio-Monte j au nord-ouest , Monti-Sorïsà l’ouest, Monte-Madonia ; Sc quantité d’autres qui sem-blent une chaîne de collines , entrecoupées de délicieu-ses vallées. Ses principales rivières, sont P'iìtme di, Traî-na , ou Trahina , qui tombe nord Sc sud dans le Dictaíno,âpres s’être chargé a\x Cerame ; le Jaci au pied de l'Etna ;la Cantara au nord-eít de ce mont , & Fume di Nifí\ &à l’ouest du Fare de MeLine , Malpurtìto , QUveri , Fita-lia, ou Zaputto , Rosmarim, FradcUo 3 Funano , Caro-nia , Pollina , grossi par le Gerace. Fume Grande , qui,à son embouchure , sépare cette jprovínce de celle deMazzara , appartient à cette derniere vallée. La vallée deDemona peut avoir 70 milles du septentrion au midi, Scenviron 120 , d’orient en occident. * Corontlli , Isolât,part. 1 , pag. 89. ,

DEMONAGE. Molet prétend que c est le nom mo-derne de la Pyrrha de Ptolomée , /• $ > c. r. Baudrand,éd. 1682 , dit: Pyrrha , ville d Ionie, dans l’Asie mi-neure , à l’embouchure du fleuve JV eandre , dans la merEgée , selon Ptolomée. On la nomme a présent Démo-K âge , selon le témoignage de Molet. Dans séditionfrançoise , il dit : DemoNAGE , Demonaga , Pyrrha: c’é-toit autrefois une ville de l'Asie mineure , dans l’Ionie.Ce n’est plus qu’un petit lieu de la Natolie , à l’embou-chure du Madre , du côté d» midi. 11 faut remarquer x.que Ptolomée fait Pyrrha de six minutes pl us septen-trionale que l’embouchure du Méandre ; quoique lescartes > que Mercator a dressées pour cet auteur , la met-tent au sud de cette rivíere, fans expliquer le fondementde ce changement. 2. Que Ptolomée place Pyrrha , nonpas dans l’íoníe , mais dans la Carie. Nos voyageursmodernes, entr’autres Paul Lucas, qui, dans sen troi-sième voyage, a fait cette route , qu’il décrit avec soin,n’en font aucune mention.

DEMONNESE, Demonnefos , iste de l a P r0 -pontide , Pline, 1. 5 , in fine ì d t quelle est à l’op-posite de Nicomédie. Etienne le géographe dit qu’elleest aux environs de Chalcédoine , Sc qu’elle a pris sonnom d’un certain Demoriejus- Ce lieu a, dit-ìì, des mi-nes de lapis lazuli, Sc de borax » ou soudure d’or très-belle, dont un des usages, est de guérir le mal des yeux.II y a une caverne, qu'on appelle Glaphyra.daas laquelleon volt des colomnes qui sc sont formées des gouttesd’eau qui y distillent , Sc fe congèlent. Aristote dit queDemojène , iste des Cartaginois , a tiré son nom de Dé-mosone, qui la cultiva le premier. Les interprètes fe sontbien apperçus , que dans ce passage , au lieu de dire desCarthaginois , il falloit dire des Chalcédoniens. La dif-férence de ces deux noms ne consistent q fen trois let-tres , que les copistes ont pû facilement changer. Et ilsont mis Kjtfxttènim Carchedoniòn , pour . -mn - -L» Chalcedò-ìtion- Hefyche dit, qu’il y avoit deux isies » auxquelles cenom étoit commun. L’une étoit Chalciti ; l’autre, Pitiujá ,Sc il les place devant Byfance. Thevet dit qu’il y a neufisies Demonefes , au golfe de Nicomédie.Il nomme l’u neProté , c’est-à-dire, la premiere : l’autre, Corbo , Scc.Ortélius les traite d’imaginaires. Cependant Belon s ac-corde avecThevet ; Sc rapporte , qu’ayant été retenu quel-que tems entre les isies, que les anciens nommoientDemonefes , qui sont au golfe de Nicole ìQy n a ro-pontide , & peuvent être vues '

il trouva qu’elies étoient au nom te t. nomme