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Tome second. C - F.
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Benoît. On voít, par l’ancienne chronique de Dois otìÌDeois , qu'Ebbon fut le premier seigneur de Deols ,dans le commencement du dixième siécle , fous le régnéde Charles le simple ; & ce fut lui qui fonda en ce lieuun monastère de Bénédictins , en 917. Raoul ou Radul-phe , qui descendoit de lui , 8c mourut en 952 , ayantbâti une nouvelle place , qu’il appella de ion nom Cha-teau-Roux , donna Dois ou Deols aux moines de l’abbayequi y avoir été fondée , 8c qui devint très-riche. Ellea subsisté jusquau tems de Louis XIII. ce fut pour lorsqu’Henri de Bourbon , prince de Condé , étant allé àRome, fan 1623 , obtint du pape Grégoire XV. lasuppression entiere de cette abbaye 8c du couvent, donttous les biens 8c les droits furent unis à perpétuité auduché de Château-Roux , qui appartient à présent à lamaiíon de Condé. En sorte que le célébré monastère nom-mé en latin monaflerium Dolenfè,en françois Bourg-Deols -8c communément Bourg-Dieux a. été anéanti. Au reste, celieu nommé en latin Deolum ou Dolum étoit déjà fondé,dèsie VI siécle , comme nous f apprenons de Grégoire deTours.qui en fait mention au chapitres» du premier livrede la Gloire des Confesseurs, où il dit que S. Germain deParis avoít été à Dois, à la basilique qui y étoit bâtie dès-lors, pouf y visiter le sépulcre de S. Lri/ôr,appellé vulgaire-ment S. Ludre. Les superbes ruines que son voit encoredans ce monastère » font connoître la piété & la magnifi-cence des princes de Deols ses fondateurs. II n’en reste quela chapelle des miracles de Notre-Dame, où un prince deCondé a fondé un chapitre. * Longuerue , Desc. de laFrance , 1 part, p. 126. Piganiol de la. Force , t. 1, p. 49.

DEORUM CURRUS, c'est-à-dire, le char desDieux ^ montagne de la Lybie intérieure. Pline , 1. 6 ,c. 31, la nomme Theem Ochema , à la maniéré des Grecs.Ptolomée , 1.4, c. y , en parle aussi. Le P. Hardouin ,in Plinii, 1. 6, c. zl , croit que ce ne peut être que leCap o das Palmas, dans la Guinée occidentale. C'estauffi le sentiment de Baudran.Mais Florian, Marmol,Cellarius Sc de fille Jugent que c’est Sierra Liona »ou, comme l’écrivent les François , la montagne deSerre Lionne.

DEORUM INSULdE : les anciens ont nommé ainsiplusieurs iíles. Ptolomée » l. 2, en indique deux fur lacôte d’Espagne , dans f océan , 8c on croit que ce fontles ides de Bayonne, ainsi nommées , parce qu’elles fontvoisines de Bayonne , ville maritime de la Gallice. LesEspagnols les appellent las Islas de Vayona. Pline ,/. 4, c. 22, en nomme six , qu’il appelle les istes desDieux , Sc ajoute qu’on les appelle aussi fortunées : il11e faut pas pour cela les confondre avec les Canaries ,qu’on a aussi appellées isles fortunées. Car, cet auteurles place vis-à-vis des Arrotrebares , c’est-à-dire , dupromontoire, que les anciens nommoient Celtique , ouFJefien, 8c que nous appelions aujourd’hui cap de Finis-tère. Comme nos cartes n’en marquent point en cetendroit, il est permis de douter de leur existence.

DEORUM PORTUS , ancienne ville de la Mau-ritanie Céfariense. On croit que c’est aujourd’hui Ma-2AN GRAN, ou comme les Arabes f appellent, Boregia,ville du royaume d’Alger, félon Marmol. Je rapporteau mot Mazangran ce qu’il en dit.

DEPECAN. Voyez Depsan.

DEPFORTouDeptfort ,bourgade d’Angleterre,située sur la Tamise. C’est un lieu où l’on construit 8cradoube les vaisseaux du roi. II y a un magasin bien four-ni , 8c comme un collège établi pour leur uíàge. Cetteplace qui s’appelloit autrefois West-Greenwick, échutà Gilbert de Mamignot,Normand, lorsqu’on fit la con-quête d’Angleterre. Son petit-fils nommé Walkelin (ouVauquelain) défendit le château de Douvres contre leroi Etienne ; 8c laissa une fille qui, après la mort de sonpere , porta par son mariage en la famille des Sayes ungrand héritage, dit P honneur de Mamignot. Depfortestdans la province de Kent à quatre milles à l’est du pontde Londres. C'est un lieu fort agréable , où plusieurspersonnes distinguées vont passer l’Eté. Il y a un très-beau parc ; 8c dans ce parc, une emínence , íùr laquelleil y a une maiíon où un professeur royal d’astrono-mie fait des observations. Près de ce parc, il y a un an-cien palais , où Henri VIII. naquit » 8c où ion filsEdouard VI. mourut. Guillaume III. y fit bâtir un hô-pital pour les pauvres mariniers qui ne font plus en

DER

état de íervîr» 8c pour les veuves 8c les enfans de ceuxqui perdent la vie au service de f état. Voyez GeeN-wich. Dom. Dict. Etai de la grande Bretagne » t. 1 »p. 77.

DEPPA, nom latin de Dieppe.

DEPSAN , ville d'Ethiopie. Quelques cartes portentDepecan. Elle est située fur une colline del’Abyffi n * e »à trois milles du lac de Dambée. C’est un lieu fortagréable » où une impératrice de f Abyssinie a demeure-

Il est arrosé par deux rivières, dont l’une vient d’Orient,

8c l'autre du nord, 8c qui se joignant ensemble » formentun même canal. L’air y est fort pur 8c sain. A f oppositeentre le Sud 8c le Nord, est une autre montagne»diteles deux mers. Comme elle est fort roide, 8c dédisS c " eaccès, les habitans s’y retirent quand ils font attaque®par leurs ennemis. En la partie orientale de cette m° n 7tagne » est le monastère de S. Eustathe. On avoit bâti aDepsan une maiíon pour le patriarche Mendez. Ducoted’occident, elle a la vue du lac de Dambée, 8c les mon-tagnes la bornent du côté du sud Sc del’oríent. Elle est »vïngt-íèpt milles de la nouvelle Gorgogne, 8c à díx-huitdePancation. * Corn. Dict. Desc. des états du PréfixJean. p. zi.

DEQUIN. Voyez Deghin.

DERANGìE. Voyez Drang/e.

DER AS , ville de Perse. Elle est située à 79 d. 30 ru-de longitude, 8c à 31 d. 32 m. de latitude. Elle est gran-de, & très-mal bâtie. * Tavernier. Voyage de Perse»t, x , 1. 3.

DERBË , ancienne ville de LycaBnie » dans l’An®mineure. II en est parlé dans les actes des apôtres. SaintPaul 8c saint Barnabé (c. 14, v. 19.) s’y retírerent apr eSavoir été chassés d ’Iconium yYzn de J. C. 41. Cajus dis-ciple de saint Paul 8c de saint Jean l’évangeliste, ( c . a°»v. 4, ) étoit natif de Derbe. Les fentimens des voyageur®.8c des géographes font partagés fur cette ville. Quel-ques-uns disent qu’elle est aujourd’hui nommée DervafirSc c’est le sentiment de Leunclavíus. Thevet soutie sl£au contraire qu’elle est détruite. Cette ville a été le siég®d’un évêché dont la métropole étoit Iconium, fous le p a ”triarchat de Constantinople, il est parlé de Daphnus, ^dans celui d’Ephéíë , de Thineas » évêques de ce sie^Etienne le géographe la nomme Deribia. Baudrand<Ù £qu’elle étoit épiscopale, fous l’archevêque d’Antioche »en Pisidíe; 8c n’en donne aucune preuve. Carol. à fana 0Paulo, geog. facr. p. 244.

DERBENT, ville d'Arménie > íùr la mer Caspíeu* 1 ®dans le Schirvan, province de Perse, aux confins du fyghestaan. Les Turcs f appellent Demir C a p 1, oU Qporte de fer. On la nomme en latin Derbentium » Alex ^dria , Albanis , 8c Ports, ferres.. Les orientaux lament aussi Babelabouab , corruption de son ancíén f°Babulbad , qui signifie porte des portes , 8c que costencore une des trois portes , qui font au mur, du c ,g 0du nord. Une autre de ces portes est presque ^en terre, 8c s'appelle Bahut Kyamar , c’est-à-dsteporte du jugement dernier. On prétend qu’elle étoí £a elJ<haute que les autres , 8c qu’elle s’est affaissée peu a k fLe peuple crpit que le jugement universel arrí^ 6quand cette porte dísparoítra tout-à-faít. 2,

Les géographes orientaux donnent à Derbení x e g-de longitude , 8c 43 d. de latitude. Cette latitude y aceffive , selon les observations fur lesquelles de 1 p er -dressé la carte de la mer Caspienne. II ne donne a , ^bent que 42 d. 7 ou 8 m. Olearius dit avoir t* 01 *latitude de Derbent à 41 d. 50 m. , 8c a

Elle s’étend , dit - il, du couchant au leva 11 * ’ g jgenviron une lieue de long, fur 450 pas coípt j e perselarge. Elle sert comme de porte au royaum 6 , j de I 3de ce côté là 3 car elle touche d’un côté , aU P 1C e Rsmontagne , 8c de l'autre , à la mer, 8c de si P reS jji eS . LeSvagues donnent quelquefois par-dessus les c ’ e st - à-

habitans du pays disent, que c’est lskand* r ’ OJ - nt te lledire , Alexandre le grand qui l’a bâtie, 1,00 référéqu’on la voit aujourd’hui ; car cet honne« r ^ te3Lì i 8ià leur roi Nauschiruan , mais seuleme« £ ... q qS pin*la muraille qui ferme la ville, du côté.dn "U '• ourailles font fort hautes, 8c ont, pour I e in£, > in . ' qu’ e ^ e jsix pieds d’épaís ; 8c à les voir de loin » ÇJ 1 ’ r ^ g j s qU al Vfont faites de la plus belle pierre de taille » fuites oson approche, l’on trouve que ces pierres to quilles