DET
DES'UDABA , ville de Thrace » dans le pays desMadi, selon Tite-Live , l. 44-DESVRE , gros bourg de France , dans le Boulon-nois. On l’appelloit autrefois Surenne. 11 est à trois ouquatre lieues de Boulogne. On y' fait beaucoup de ser-§es, & l'on y tient un grès marché le mardi & le samedi ;& deux foires dans 1 année, l’une le lundi d’après ía mí-carême , Sc l’autre à la saint Luc. La forêt de DésvrèEd fournit du bois à bâtir Sc à brûler. * Corn. 1)1 ct.■Meìnoirgs manuscrits.
DESU VIATES , Desuviatii", peuple de lá Gaule_ ar bonnoiíè » selon Pline » qui les fait voisins des Ana-t-diens Sc des Cavares ; fur quoi le P- Hardouin remar-que que les Anatiliens occupoie'nt te territoire d’Arles »les Defúviates celui de Tarascon, Sc les Cavares s’éten-doient depuis le confluent du Rhône Sc dé PIsere jusqu’à.l a garance. * Pline', 1 . 3 » c. 4. . ,
DETHiVIOLD » Teittoburgìum > petite ville d’AIle-| na gne dans la Westphalie, au comté de la Lippe , dansL partie qu’on appelle Lemgow , à demi-lieue au midiLemgow, assez près du Wefer, & à.six lieues de Pa-'krborn. Ptolomée nomme un lieu de la Germanie, allezPrés du Weser, ; Sc Cluvier - Gefmari. ant.
ì » c. 19, conjecture , avec assez de fondement, que ceJ® 0 * est corrompu de -mmedsyiíy. Les annales de France* a nomment fheotmelli > Thietmelle, Thiotmellir Pheot-toalà , Theotmallin , Theotmaldi , Teotmalli , Thiet-malli. Henri Tibyus , dans ses annales de Dùisbourg ,a voit prétendu que Duisboúrg est l’ancienne Teutobiçt-gûtm » mais Ferdinand de Furstëmberg , évêque de Pa-detborn, a montré que Tbeut Sc Taiet font la mêmôchoie, Sc ne diffèrent que de dialecte ; Sc que’ les der-'nierez syllabes , savoir burgium -ónt été changées en^allitm , mot qui vêtit dire une justice , où les comtesdécidoient les procès, Mail are signifie tenir les plaids.Ghristophle Brouyerus , rtores fier la- vie de Saint Mein -“Oierc , observe qu’en l’ancienne langue Tudesque. Thiet-inaile signifie un lieu auguste Sc héroïque Ge fut près dé-*a que Varus fut défait, Se que Charlemagnë vainquit »Pour la sixième fois; les Saxons. Dethmoíd est à pré-, ^t la résidence des comtes de la Lippe » qui tiennent. lieu Sc divers autres , soit bourgs i soit châteaux oisVillages , à titre de fiefs des évêques 8 c princes de Pa-erborn. Boílandûs àd- 28 jan. lé trompe , quand ii dit,ana ses notes » fur lâ vie de Chirleinagne qúé Thiet-^allus.- est dans le diocèse cPOsriabrug.^ETdílIAòJEM S I 3 . Foyez D e c o-
^ r^ A N A -
“ETROIT ou Desttoit ; P.S ne se prononceP°int. Ce mot a plusie ir^ i;.1s très-différens dans la géo-§ ra phie, suivant qu’on Pápplique à la terre Ou à la Mer.e On appelle DETROIT un passage étroit Sc resserré!* tre deux montagnes ; Sc en ce cas , ó.n dit plus conì-a ''"'tnent , pas, coi, pjffige. C’est ce que les Turcs°UHnent demir-capi, ou porte de fer. Les Latins nom-°ienfces sortes de détroits sauces , c’est-à-dire ,gorge,Paj/age étroit. Vaugelas nommé détroit de Cilick le lieuu Alexandre défit Darius. Le pas de Thermopyles ,Portes Caspiennes , lés fourches Gaudinés, Sc quantitéautres lieux semblables, font autant dé détroits fameux
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ftUli se prend aussi pour un chemin bordée marais , ou de quelqU’autre terreih íncorrimode > quiën Pe { met pâS a utte arna -e de s’éten lre ni de marcher« ordre dé bataillé. Mous nommons plus ordinairement
ce s passages des DÉ-mÉS. Ën latin %n/?se.
_ ETROIT íe dit encore de l’é tendue d-u territoirec u *? is à une jurisdictîon temporelle ou spirituelle. Ene T íe us , difiriB est plus françois Sc moins équivoque,te e Détroit a été donné par quelques au-
0u a une lafigue de tetre resserrée , entre deux merstient^^ golfes , à qui joigneht une partie du conti-flu’ifl 1 a 0 - 6 auíre - ou à ùne péninsule , ou pres-d e pf' “insi íls ont appellé détroit de Corinthe, détroitsent ì Tlen ou à Manama, ce que nous appelions à pré-détr • ST , Hi ^ e de Corinthe, Isthme de Panama. Le mota do 11 â 3 àê ^ on àus ce sens ,qù’aussi long-tems qu’on
* s’il fallòit recevoir dans notre langue le motùui est devenu très-francois.se P r 1 î ROIT * en terme d’Hydrographie ou de Marine,end kotrr le passage étroit, par lequelles eaux de
l’océan ou de quelque golfe » communiquent à une autremer ou à un autre golfe,
Ii y én a de trois fortes. C’èst » ou la communicationdfe l’océan avec l’òcéan-, comme les détroits de Magel-lan', Sc de lé Maire qui joignent la mer Atlantique, avecla mer du sud ou la mer pacifique , ou la communicationde l’océan avec un golfe, comme lé détroit de Gibraltar »qui joint l’océan avec la mer méditerranée , qui n’estqu’un très-grand golfe , ou comme le détroit dé Bab-Ll-Mandeh, qui joint la mer des indes au golfe Arabique ,que nòus appelions la mer rouge ; ou c’est enfin la com-munication d’un golfe à ún autre , comme le détroit deGaffa, nommé par les anciens Bosphore Cimmérien, qui*joint le Palus Méotide, avec la mer noire. Le passaged un côté de ces détroits à l’autre , est nommé en fran-çais un trajet. Les Latins en nommoient quelques - uns 1Bosphorus, d’un nom emprunté du Grec , 8 c qui signifié-un tfajet qu'un bar u f peiìt faire à la nage. Nous nom*mons Pas de Calais , le trajet de la Manche ou du Ca-nal qui sépare l'Angleterre de notre Continent. Plu-sieurs détroits font nommés simplement Bras de merou Bras. Celúi que les anciens nommoient le détroitde l’Hellespont, est preíenréînént appellé quelquefoisle Bras de Saint George',&£ celui q U ; síp ar g [ a Sardaignede la Corse, est nommé Bouche de s a im Boniface. Ostdit auffi le Canal , én parlant du détroit qui est entre laFrance & l’Angleterre ; Sc 1 ’ iiripe , quand on désignele bras de mer par lequel l’isté de N egrepont est détachéede ìa Livadíe. Noûs appelions fertuis quelques petitsdétroits entre lés iíles Sc leS côtes d’Aulnis éc de Sain-ronge. Tels font le Fertuis d ’Antioche , de Maubìejfon tSic. On nommé F are où Phare de Messine , le détroitqui est entre' Naples-<& Sicile. Un détroit est nomméén latin Fretum , én Italien Stretto , en Espagnol E(ìre -cho , en Anglois Streight Sc NarroW-paffag e , en Hol-lar.dois Street , en Allemand Enge ■ meer , én Polonois «r dasne'Morz,e. . . •,
Le passage des'détroits est ordinairement difficile 8 edangereux, à taùse que souvent les eaux des deux mersy forment une êspecé de combat ; & qu’on ne peutsurmonter le courant rapide des eaux qu’a la faveurd’un bon vent. On peutvraiíemblablement appliquer àtous les détroits ce qu’ón à remarqué dans le canal deConstantinople ; savoir que quand les eaux de la sur-face font emportées d’un côté» celles du fond font en-traînées vèrs le côté oppose par ún mouvement con-traire. . -
Quand on dît simplement À , on entend pour
i’ordinaire le détroit dé Gibraltar.
En Canada , on appelle áuísi 1 e détroit cette partie dúfleuve Saint Laurent » qui coule entre le lac Huron 8c lelac Eríé. Ce détroit s’élargít » Sc forme le petit lac deSainte - Claire » au - dessous duquel les F rançoís ont u stfort; Sc lés Hurons, les PóUteouatemís » 8c les Outao-vaís chacun une bourgade.
Voici une liste des principaux détroits.
LE DÉTROIT lò'ALSING ou AWing-Sund
entre l’isle d’Alfeá & le Holstein.
L-E DÉTROIT d’ANDROS.» dans P Archipel ventre i’isie dé ce nom Sc celle dé Negrepont.
LE DÉTROIT , d’ANIAN fe trouve si diverse-
ment placé sfir les cartes 8 c dans leà relationâ, qu'il vautmieux douter de son existence jusqu’à- ce qu’ellè soitmieúx prouvée-
LE DÉTROIT 0’ARINA, au ssapon > entre l’ísisde Ximo 8c celle d'Artiacusa , près de la vil'e d’Artma.
le Détroit dé ËAB . EL-MANDEL ,entre l’Ethiopie & l’Arabie. ,
LE DÉTROIT DÉ BAHAMÂ > entre Piste decë nom St. la Floride. Les Espagnols le nomment De-fernbocadero , Sc les François le Canal âe Bahama,
, LË DÉTROIT, DE BÀLAMBUAN dans lamer des Indes » entre l’ifle de Ja-va Sc celle de Balí- ®Piste, écrit Palambuan , le nom de là v-ííle , de laque ece détroit tire le sien. Ainsi il faút dire le détroit ae rarlaftibuan. . ■■
LE DÉTROIT DE BANCÁ; on le nomme aussi
le détroit de Palmbarí. Il est entre l’i sle cíe Sumatra &Celle dé Bànca » dans la rher des'in ....
LE DÉTROIT DU B'fiLT,-& simplement Le
Belt. II y a deux-détroits de »nom a b entrée-de la mer