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Tome second. C - F.
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rivière , qu’il nomme le Fleuve Sodid, & qu’il fait venirdu montTaur , passer par Caraëmid , & se rendu beaucoupa pres dans VEuphrate. Cependant , dans toute notre cara-va ne ,U n y y eut personne qui me put dire des nouvelles dece tte eau; & depuis Orfa jusqu’à Telghiouran ,nous neP a fsœmes point d’autre eau que celle de Dgiallab. Deplus, il a fait tant de fautes dans les positions des lieux &dans les distances,& en altérant les noms qu’on n’y connoitrien; çy- quoique je nommasse d plusieurs de notre cara-Va -ne la. plûpart des noms , qu’il a mis dans son Diar-“s'k ou plutôt Diarbekjr , le mieux que je pouvois ; ilsn f n reconnurent pas deux ou trois. II fait deux villesde Caraëmid & d? Amid , & ce n’en est qu*une ; à savoir ,Diarbek. 11 fait la rivière Alchabur la môme que celle

de Dgiallab & celle d’Orfa . II y a plufieurs autres

fautes dans la carte de Díarbes , ce qui me fait croirelu’ell e a été faite fur de mauvais mémoire s RCitzxxt comptedouze sangiacs dans le gouvernement de Diarbecic , Sc11 e n nomme que neuf ; Amed ou Amid , Charpurt ,Ez.in • Sipurce , Nifibin , Chafeuhif , Tehemescherec ,Culeb 8 c Sangiar. * De rifle , Atlas ; Ricaut, Et. de* Emp, Ottom. 1 . 3 , c. z.

2. DIARBEK,Diarbeker,Diarbekir,ouAmid,^Med, Amida, Caraëmid, Caraemit,ville de laTurquíe Asiatique , dans la province nomméea uciçnnement la Mésopotamie , à quinze journées de ca-r avanne d’Alep , à 37 d. 45 m. de latitude , St 57 degrés3 ° m. de longitude. Cette ville , qui est une des plusPeuplées Sc des plus marchandes de toute la Turquie ,c st située dans une plaine charmante , fur le bord du Ti-gre. Sanfon , dans fa carte de Sorie & de Diarbek., l’enéloigne , fous le nom de Caraemit, Sc l’en rapproche »siousle nom d’Amed; il place mal-à-propos cette dernierea f orient au-desious de Meredin, quoique Meredin nesoit pas fur le Tigre , mais aíTez loin à l’occident de cefleuve , 8c au midi occidental de Diarbeckir. E'enceintedes murailles, qu’unempereur grec fit bâtir, subsiste en-core en assez bon état. Le commerce le plus considérableest de toile rouge , de coton, Sc de marroquin de mêmecouleur » qui ont un débit incroyable dans la Hongrie,la Pologne, la Moscovie , Sc dans les autres pays , où1 habit long Sc les bottines font en usage. Les femmesHui font regardées dans tout l’empire Ottoman , commedp véritables esclaves , ne font point du tout gênées àu iarbecK. On les volt assez ordinairement à la prome-nade avec les femmes chrétiennes. Tout ie peuple y est-pn, 8c beaucoup plus doux, que dans les autres provinces1 urques. Les capucins y ont une maison ; Sc s’y font éta-,“ s - à la faveur de la médecine. Le Tigre, à la droiteUquel cette ville est située , forme » en cet endroit, unecmi-lune ; Sc des murs de la ville jusqu’à la rivière , c’est|j n précipice. Elle est ceinte d’une double muraille. Cellee dehors est fortifiée de 72 tours. La ville n’a que troisPertes , à l’une desquelles , à savoir celle quí regarde, , c °uchant, on volt encore une inscription grecque Scatine , qui fait mention d’un Constantin. Onyvoit deuxu trois belles places 8c une magnifique mosquée » autre-°is église des chrétiens. Elle est entourée de fort beaux

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'-narniers , autour desquels demeurent les Moullahs » lesderviches, les marchands de livres 8c de papier, 8c autresgens de la forte , qui fervent à ce qui concerne la loi.A une lieue de la ville , du côté du nord , on a coupéUne petite partie du Tigre, qu’on fait venir par un canaldans la ville. C’est de cette eau - là qu’on lave tous lesftarroquins rouges , parce qu’elle aune qualitéparticu-“ére » pour les rendre beaux ; auffi font-ils les plus beauxdu Levant. Ce travail occupe un quart des habitans. Leterroir de Diarbekír est excellent 8c de grand rapport.

y a de très-bon pain 8c de -très-bon vin ; 8c l'on ne^ange point ailleurs de meilleures viandes. On compteM'il y a plus de vingt mille chrétiens , dont deux tiersArméniens , 8c le

Ee p. Avril , Voyage d'Orient » b 1 1 P- Tavenier , Voyage de Perse , t. 1 » c. J. . ti

Ee bacha de Díarbekir est un des visirs del emp r ^a P eu d'infanterie ; mais il peut mettre fur pie p

^ la gt mille chevaux. A un quart-d’heure en-deçad

°ekir, fi y a un gros village , avec un grand carav /‘

les caravanes quí vont en Perse 8c qui en revr 'v °nt d’ordinaire loger , plutôt que dans la ville > pa^Hue dans les caravanserais des villes, on paye par mois »

le reste Nestòriens Sc Jacobítes.

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trois ou quatre piastres de chaque chambre , Sc que dansceux de la campagne , on ne paye rien.

DIAREUSA , ou comme lit le P. Hardouin Diar-RHEusa , Sc en grec Atafsnett, c’^là-’X-àire arrosée d’eau,iíle, l’une de celles qui étaient nommées les istes de Pí-fistrate.Elle étoit peuplée,8c Pline marque que de son temsil y avoit des bourgs détruits ( oppida intercidere; ) Or-télíus avertit que ses trois exemplaires portoíent Cla-reusa , au lieu de Diareusa, qu’il écrit. * Pline,/.5>c. 3 r„

DIARMATOS , lieu de l’Attique, fur la montagnede Parues , selon Hefyche, cité par Qrtélius.

DIARPA , ville d’Afie dans l’Arménie, selon l’ano-nymedeRavenne , 2 , c. 12 On en ignore la position.

DIARQUÉSE ou Carcore , forteresse de la pro-vince de Mesrate, en Afrique , fur la côte. * Marmol »t. 2 , 1. 6, c. 55.

DIARRHŒA , port' de la Cyrenaïque, selon Pto-lomée, /. 4, c. 4, Marmol, t. 2 , /. 6, c. 55 , le nommeZanare. On a vu au mot Adiabas que le changementde Dia en Z a est très-íréquent. On lit àl’endroit cité deMarmol, Zanare, ouïe port deDiarrée dans la provincede Mesrate.

D 1 ARRHY 1 O, ancienne ville de l’Afrique propre.Ce n’est aujourd’hui qu’un bourg nommé B 1 s E R T AVecchia, ou Biserte la vieille. Corneille n’avertítpoint quel auteur lui a fourni cet ancien nomDiarrhyto ,nísi Biserta Vecchia est différente de Blsex^, qui a succédéà l’ancíenne Utique.

1. DIAS, ville de la Lycie, selon Etienne le géo-graphe.

2. D I A S , tribu de l’Attique , selon Pollux » citépar OrtéliuS.

DIASCHILO, ou comme les mariniers l’appellentDiascoli ou Dusquillo. Voyez Dascilium.

DIASIONES . ou Dasnones, peuple de la Panno-nie , selon Strabon , /. 7 , 3 1 4 - E édition de Cafaubon

avertit qu’au lieu de Dasnones , qui est dans le texte »les manuscrits portent Dsetfoms Sc Difiones. Ortelius »in voce Dasnones en avoit auffi averti. La version latineporte Diasnotes.

DIA V O LI, petite ville de la Macédoine, à trois

lieues deCogni, en tirant vers le lac d Ocrida. Elle est an-cienne , 8c les auteurs latins l’ont nommée D u b a l i s.* Baud. éd. 1682.

DIAZIMUM, Dazywenâ ou Dazymon , partie dela Cappadoce , dans laquelle est Amasie. Le premier dsces noms est de Curopalate , se second est de Cedrene,Sc le troisième est de Porphyrogenete.* Ortel. Thefaur.

D I B A L T U M. C’est se même que Develtus ScDevelto. Voyez ce dernier.

DIBEN. Voyez. Dieben.

DIBITACH , bourg voisin de Ctesiphonte, dans laParapotamie » contrée d’autour le Tigre , selon Pline »/. 6 , c. 26.

D IB O M A , ou^ D E b o M a , ancienne ville desEordetes , dans la Macédoine » selon Ptolcmée , /. 3 ,c. tz.

x. DIBON, ouDibongad. Eusebe 8c S. Jérôme »Onomafl. p. 61, écrivent ce nom assez diversement, carle premier écrit Dabon ouDibomì & dans la pagesuivante , il écrit ce même nom Deibon , renvoyant à cequ’il en a dit dans l’article Dabon ou Dibon» S. Jérômeécrit D e bon ou Dibon. L’un 8c l’autre de ces peresexpliquent ce nom , comme s’il étoit commun à un descampemens des Israélites dans le désert , Sc à un grandvillage fur l’Arnon. Lk vulgate dit toujours Dibon , eaparlant de ce dernier ; 8cD ibongad, lorsqu’il s’agitdu camp des Hébreux dans le désert, quoique S. Jérômedise Debongad > 8c Eusebe A«í/3 ( á v rií, D,ebon Gad endeux mots. Ce campement est indiqué au livre desNombres , c. 33 , v. 45 , où l’on volt que les Israélitesalserent camper d’Obath à Bic-Abarim , fur les confinsdes Moabites ; d’où à Dibon Gad ; Sc de-là à Helmon -deblataim.

2. L’autre DIBON, fur l’Arnon , est souvent nom-mée dans l’écriture. Au livre des Nombres - c. 2 r » Zv,on voit quelle étendue de pays les Amorrhéens avoiencenlevée aux Moabites, à savoir depuis Hefe on jusqu’*Dibon. La première de ces villes p us au noid , 8cl’autre plus au midi. Cette même ville fut ensuite dansla tribu de Ruben, ( Josuéí *3 » ? ou dans Cell e de Gad,