DIO
DIORYCHOS, &
DIORYCHTOS » Ortélius croît que le premierîst le seul bon. Le P. Hardouin au contraire est pourle second. C’est , selon Pline , /. 4, r. 1, le nòm quel'on donnoít en grec au détroit qui féparoit l’iûe deLeucade de l’Epire. Ce canal a volt été fait de maind’homme „ comme on verra au mot Leucade. Voyez.Denis d’Halicarnajfe , L 1 ,p. 40. Ce canal avoit troisstades , ou ce qui est la même chose > trois cens soixante-quinze pas de lung.
DIO RIX , pxeaul ètéfol , en latin Bajìlica Fojfa ,canton d’Assyrie , proche du Tigre , comme Ortéliusle présume , sur un passage de Polybe, /. 5.
1. D ï O S Ieron. aUs ««/>«» , en latin Jovis sacrum ,c’est-à-dire, consacré à Jupiter. Etienne appelle ainsiune petite ville d’Ioníe, entre Lebedus & Colophone.
2. DIO S Hieron, ville de la Lydie , selon Ptolo-mée, /. 5 , c. 1 , qui la met sur le rivage du Caïstre ,au-dessus , Sc à Poríent d’écé de Philadelphie.
Des temples de Jupiter donnoient ce nom à cescieux villes. La premierc étoit peu loin de la mer ; Scl’autre étoit dans les terres. On ne peut pas savoirquelle est celle de ces deux villes , dont Pline a nom-mé les citoyens Dios Hierita ; ou laquelle est nomméedans la notice épiscopale ( a ) qui l’afligne à la provinced’Asie , Le la compte pour la douzième des quarante-trois villes de cette province. Sanson , dans ses cartespatriarchales , paroít croire que c’est la seconde ( b ).XJne notice la met sous la métropole d’Ephese , quoi-qu’elle en soit fort éloignée. Eustorgius, évêque dutemple de Jupiter , templi Jovis , est* nommé dans leconcile de Chalcédoine. II est bon d’obíerver à ce sujetqu'Ortélius , à l’occasion des Dios Hierita de Pline ,l. 5 > c. 30, observe que cet âutçur a aussi nommé unpeuple de l’Asié propre Dios Hieronìta. Mais le pereHardouin ., Emend. 97 , Z. 5 , se. plaint que par ce motFroben ait corrompu l’ancienne leçon des manuscritsêc des bonnes éditions , où l’on lisoit Didienjès ,Hieronenses ou Hierorenfis. 11 est persuadé qu’au lieud ’Hierorenfes , il faut écrire JEorien/es> y ayant, selonles notices ecclésiastiques une ville nommée Aiá^o ,dans la Galatie salutaire. ( a ) * Carol. À >5. Paulo , Pa-rerg. p, 22. ( b ) Idem Gsogr. sacr. p. 228.
DIOSCORIDU Insula , ancien nom de Piste- deY-ocotora. Voyez, ce mot.
DIOSCORON , iste que les anciens, & Pline en-îr’autres ont placée vis-à-visdu promontoire Pacinium,fur la côte de la grande Grece, c’est-à-dire , à dix milleRomains du cap de la Calabre ultérieure , nommé au-jourd’hui Cabo delle Colonne. Ils y en placent encoreune autre nommée de Calypso , 8c que l’on croitqu’Homere a nommée Ogygie. Maty la nomme Dios-co-Ri ; & par la description qu’il en donne , tirée deRaudrand, il laisse croire que cette iste subsiste encore.Cependant les Atlas ne la marquent plus ni fa voisineCalypso ou Scylaxj Per. p. 5 , dit qu’Ulysse séjourna au-yrès de Calypso, Sc le P. Hardouin remarque très-bienque ces deux istes ne font plus visibles. Celle de Dios-voron étoit ainsi nommée en grec Aw*«iípo,, c’est-à-dire ,piste de Caflor de Follux.
DIOSCUROPOLIS. George le patriarche, dans lavie de saint Chrysostome, fait mention de cette ville ,Sc il semble à Ortélius qu’elle étoit vers l’Egypte.
D I O S C U R I , surnom de Castor 8c de Pollux.Ce nom n’est point géographique par lui-même , mais51 entre dans la composition de divers noms de lieux.
DÍOSCURLAS , ville ancienne de la Colchide, furle Pont-Euxin. Elle eut, dit-on , ce nom à cause desdeux frétés Castor Sc Pollux qui la sondèrent. Cetteville qui a été autrefois le siège d’un évêché , n’estplus gueres de chose a présent. Je ne répéterai pointîci ce que j’en ai dit au mot Aìa , n. 4. Lisez cet arti-cle Sc le paragraphe suivant.
1. DIOSCURIUM > ville de l a Phlasie , dans lePeloponnéfe , selon Polybe , Z. 4.
2. DIOSCURIUM, lieu joignant la ville de Seleu*cie, selon le même,/. 5.
DIOS HIERITèE, &
DIOS HIERON1M, Voyez. Dios Hieron
DIOS PAGE, ville de Mésopotamie , selon Pline,qui la place in campefiribus , c’est-à-dire, suivant l’ex-ptfcatxon qu’en donne le P. Hardouin > dans la plaine
DIP
qui est entre le Tigre Sc l’Euprate. 11 doute si P' wípage yient de náyo , qu’Heíyche définit un lieu haut ,élevé, ou de náyt, dit pour mr/ij » qui signifie fontaine.
1. DIOSPOLIS , ville de Syrie , près de la ville eLaodicée , fur la mer , selon Pline , l. 5, c. 20. Tousles manuscrits que le P. Hardouin a consultés, porten^Diospolis. C’est la même que Laodicée , fur le Lycus -Pline observe qu’elle eut successivement ces noms *Diospolis, Rhoas 8c Laodicée , fur le Lycus. Voyez- cedernier nom. Celui qu’elle porte aujourd’hui est EsKi"Issar , c’est-à-díre , le vieux château. Quelques - tinscroyent faussement qu’elle a retenu son ancien nom 0®Laodicée dans celui de Laudichia. Elle est attribue? 3la Phrygie , par Strabon , L 12 , p. 578
2. DI O S PO L IS ( la grande ) ; c’est la même vd‘ e
que Thebes, capitale de la Thébaïde, en Egyp te ;Voyez. Thebes. On dit qu’elle s’appelle aujourd’huiMinio. * Hardouin , inPlin. 1. 5, e. 9. -
3. DIOSPOLIS(la petite), ville épiscopale d_E-gypte , dans la seconde Thébaïde. Ammonius , f° stévéque est nommé par saint Athanafe. * Carol. à Sand 9Paulo , Geog. íacr. p*. 273.
4- DIOSPOLIS, autre ville d’Egypte , proch ede Mendes dans le Delta , selon Strabon , /. 17 , p.Suidas, in voce Demetrius , la met dans le Nome í» u 'siritide, aussi dans le Delta. Appollonius , son évêque»asiìsta jiu V concile général. La carte patriarchale y 6Sanson , met cette ville entre Thmuis 8c Leontopob®’
5. DIOSPOLIS. Voyez. Lydpe.
6. DIOSPOLIS, ville de Bíthynie, fur le P<® c 'Euxin , selon Ptolomée , Z. 5 , c. 1. Niger la nom® 6Chiò , & ThevetPoáT dp Hassio.
7. D I O S P O LI S, ville d’Arabie , selon Etiet® 6le géographe , qui dit qu’on l’avoit ensuite nom® 6e
' Berytos.
8. DIOSPOLIS , ville épiscopale de Thrace , f?* 6
l’ancienne notice grecque. Cedrene fait mention d stlexandre , évêque de cette ville. * Carol. à S. Paul 9 'Geog. facr. p. 224. , ,
Les noms Diospolis 8 c Diopolis signifient ville 9Jupiter ; Sc ces noms íè donnoient à celles qui avoj Êou un temple , où une statue remarquable de ceDIOSPONTUM , ancien lieu de la secondemeníe ; à l’occident de l’Euphrate , 8c au midi dulas. Hoistenius , dans ses notes fur la géographiedu P. Charles de Saul , p. 248 , observe que c’e^} sévêché supposé , qui ne doit son existence qu’à .fautes de copistes. Un très-ancien manuscrit porte P* sponti, comme un nom de province , fous lequel il ®Eutichien , évêque d’Amasie; d’où il demeure c® „que Diòspontum est ,1e pays , nommé'depuis fíed e slt>pontus. Ortélius fait mention d’un pays voisin du *d’où l’on apportoit l’orpiment, selon le livre des ®‘ £0camens simples attribué à Gallien. Ce géographe °si ce ne seroít pas la même choie que DioSPOtfTDIOSSUROS. Voyez. Chrysopòlis. , stft e
DIPPA1A, ancienne ville d’Arcadie, selon E £í
'’fiíráNIAS. ou
de la Thessalie » auprès de Larisse » selon Eti el1géographe. r t on ls
DIPHRI , ancienne ville de Phénicie » £même. , 0 é
DIPHTÉRA , bourg qu’Ortélius trouve UO y S jlquelques auteurs, qui ne disent point en que rle faut chercher. . r st íaS. 11
DIPOENA , bourg d’Arcadie , selon P aUne faut pas le confondre avec la ville Dip &íi 'DIPOLIS. Voyez. Lemnos. rvdren®
DIPOTAMUM, ou le camp impérial- aîíA ct a »que les habitans du lieu l’appelloient M Ë . S n0 m® | e llC8c Leunclave nous apprend que les Tur? s e £ jjte , ^Dipnanos. II doit êcre dans l’Asie propre Iîl ®” e _ a- 0t te ‘Curopalate íèmble le mettre dans laThesaur. j^f,
DIPPA : nous avons remarqué au ®lit dans S. Jérôme, & Dippa pour ’ GQtàst*
DIPPO, ancienne ville d’Espague , îj deF jt& Merida , selon Antonin. Seroit-ce 1 ^.stsr aUf .
Live , comme le soupçonne Ortélius » 9 ' p a le > L '
DIPSAS , ami,. L.î» dit fí*'" 1 ’’'
J ara taururn, tauroque vider e L>m ar