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sou septentrion : le Holstein particulier à l’orient; REibe,•au midi; Sc la mer Germanique -, à l’occidenr. Élie a euanciennement des seigneurs particuliers , dont plusieursont été maltraités par leurs sujets-, qui ayant massacréRodolphe avec son fils , coupèrent le nez & les oreillesà Valpurge , fa femme , qu’ils jetterent ensuite dans úneríviere. Hartwich , Frere de Rodolphe Sc son successeur,épouvanté d’une telle barbarie , céda ses droits fur cetteprovince à l’archevêque de Breme , qui lui donna lecomté de Staden en échaiige. Henri le lion s’en renditle maître ; Sc ensuite les Dithmaríes , ne pouvant souf-frir qu’aucun régnât paisiblement, changèrent souventde maîtres. Ils Furent plusieurs Fois en guerre avec lescomtes de Élolstein , qui prétendoient que cette pro-vince dépendoit d’eux. Christian I, roi de Dannemarck,ayant été reconnu coihte de Holstein , somma ces peu-ples en 1474 , de lui prêter serment de fidélité. Ils s'enexcûserent sur ce qu’ils l’avoient prêté à l’archevêquede 'Breme. Jean , roi de Dannemarck, fils de Chris-tian , voulut les y forcer par la voie des armes en iyoo,mais il fut battu , Sc fut obligé de se retirer. Après cegrand avantage , les Dithmarses jouirent fans trouble,de leur liberté jusqu’en ipzp , qù’ils furent subjuguéspar Frédéric II, qui leS attaqua , conjointement avecJean le vieux, Sc Adolphe ses oncles , fous la conduitede Jean de Rarit'zaV , général de leurs troupes. Ils par-tagèrent ce pays , & par la convention faite à Kielen1568. Frédéric eut la partie méridionale; Jean eut lamoyenne , contigúe au bailliage de Rensbourg ; &•Adolphe la septentrionale , qui confine avec le bailliagede Gottorp. Jean le vieux, n’ayant point la'ssé de pos-térité , on convint, après de longues contestations tou-chant fa succession, que le roi Frédéric ailroît les bail-liages d’Hadersleben , 8 c de Dorning, dans le duché deSleswig , celui de Rensbourg dans le Holstein , Sc lapartie méridionale dé là Dithmarse mitoyenne; Sc qu’A-dolfe auroit le bailliage de Tonderen , le cloître deLolm Sc les istes de Nòrdstrand Sc Fefmern dans le du-ché de Sleswig , le monastère de Bordefsholm dans leHolstein , 8 c la partie septentrionale de la Dithmarsemitoyenne. Le roi de Suede renonça depuis , par letraité de Roschild , en faveur de la maison de Holstein,à tous les droits qu’ií pouvoit avoir fur la Dithmarse8 c sur le comté de Delmenhorst » comme duc de Bre-me. La partie méridionale de la Dithmarse , qui appar-tient au roi de Dannemarck , renferme les villes de Mel-dorp & de Brunsbutel ; 8 c dans la septentrionale » qui estau duc de Holstein Gottorp , sont les petites villes deLunden &de Heyde. f Corn. Dict. Audifret , géog. t. 3.
1. DIU , ville des Indes , fur les frontières du royau-me de Guzarate, au sud. Elle est dans une iíle ; Sc lesPortugais Rappellent D'vve , qui signifie ijle. Elle est à20 lieues de Rentrée du golfe de Gambaye , Sc à 30 delà ville de ce n'om. Son éloignement du premier méri-dien , est de 108 d. Sc de RéqUateur » de 20 d. 30 m. ducôté du nord , selon Barros ; Sc non pas du sud, commele dit Jarric, qui lui donne 42. d. de latitude australe.Sa longitude est de 8í d. Elle n’a que six milles de long,& trois portées d’arquebuse de large. L’air y est bon Scsain , quand on y est accoutumé. Lé jour , il y fait unechaleur extrême ; Sc la nuit est si froide , qu’on estobligé de se couvrir. Les habitans font olivâtres Sc secs,vivent long-tems , Sc passent cent ans tout communé-ment. On prétend même qu’on y a vu des gens vivredeux ou trois siécles. Ceux du pays font très - sobres.Ils ont un breuvage fait avec des noix muscades , dur iz , des dattes , Sc des raisins de passe , lequel est d’ungoût tres - agréable, mais que les étrangers trouventnuisible a Restomac. Les fruits font rares en cette iste,mais Rail, les fèves, les concombres Sc les raiforts Scle gingembre J f° nt abondahs. II y a des bœufs , desmoutons , Sc force poisson salé §c fumé.
La ville de Diu est assez belle , remplie de bouti-ques de dlveríes marchandises s Sc enceinte de fortes mu-railles jusqu’aux deux extrémités du port, où sont desdegrés , longs de 50 pieds, par lesquels on monte 8 cl’on descend ; ce qu’on tire des navires , Sc ce que l’ony charge. A droite de ces degrés , estune colonne , avecles armes du Portugal; à gauche , une pareille , où fontgravées trois flèches. Vis-à-vis du port est la douane ,avec deux étendards, & une croix à Rentrée. Le port
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est très-commode , §c fe ferme avec une chaîne. R estcommandé par une citadelle triangulaire , que les Por-tugais ont bâtie près de la ville , fur un grand rocher.Elle a la mer d’un côté , & la ríviere de l’autre. Ce qu 1tient à la terre est bien fortifié. Elle est suffisammentmunie d’artillerie , Sc presqu’imprenable. Elle contientquantité de maisons & quelques églises. Les Portugaispeuvent s’y renfermer en tems de guerre. Au bord ola ríviere , est une tour extrêmement forte , bâtie lurun fond limoneux, Sc environnée de R eau qui est tre ^“basse ; en sorte qu’on ne peut en approcher à pied ; Scque les plus petites barques n’y peuvent arriver quepar les plus hautes marées. L’iste est habitée par despayens Guzarates de Gambaye ou Banianes ; pat desMahométans , Indiens , Turcs ou Persans ; Sc par desChrétiens catholiques Portugais. Ils vivent tousment , suivant leur religion. Les payens y ont g raslnombre de pagodes. 11 y en avoit autrefois une hors laville, dédiée au Dieu M ah esse , qui donnoit , disent-fl s ,le courage (f la force aux capitaines. Geux qui vivoieatdans la rnisere , s’immoloient eux-mêmes à ce Dieu tdans l’espérapce qu’il mettroit leur ame dans le corps dsquelque seigneur ou de quelque homme riche ; uiaiscela n’est plus permis ; Sc même en 1604, le temple deMahesse fut entièrement rasé.
En 1535 , le mogol, ayant porté la guerre dans leroyaume de Gambaye , le sultan ou roi Badal, ktopfoible pour lui résister , offrit à Nanho d’Acunha , g° u 'verneur des Indes pour le roi de Portugal, s’il voiil 01 ^le secourir, de lui permettre de bâtir une citadelle 3Diu. D’Acunha , qui l’avoit en vain demandé plnsieu^fois, vint auffi-tôt avec son armée navale , Sc bâtit I 3citadelle en 55 jours. II reprit ensuite quelques pla^ 3fur le mogol, que Rapproche de l’hiver fit retirer , ^retourna à Goa , au commencement de 1536 , laiíF a! î £Emmanuel de Souía dans la citadelle , avec milles 0 ■dats Sc beaucoup d’artillerie. Badal, pour qui lesPortU"gais n’avoient pas fait tout ce qu’il en attendoit , ’ jtcommencer, sous prétexte de bâtir des écuries,muraille entre la ville Sclacitadelle. il comptoify joín° f ®quelques fortifications , pour battre celle-ci. Les Fo {tl lígais fe plaignirent. 11 interrompit l’ouvrage ; m a] ' s 1excita , sous main contr’eux les princes du voisinsD’Acunha revint en 1537, avee 3 o navires, Sc fe fit f"vre par Martin - Alphonse de Sousa , qui étoit alors ' res *le Malabar , avec une armée navale. Ì1 jetta l’ancre f°!Éla citadelle ; & se feignant malade , il envoya s’exemÉauprès de Badal, de ce qu’il ne l’aìloit pas saluer, B adaVint avec une galere , suivie de quatre petits bâtîmes'visiter d’Acunha dans son vaisseau. II n’y fut p aS }°^ stems , fans fe douter qu’on lui tendoít des embû cof L”II prit congé, Sc fauta dans fa galere. D’Acunha I e r gsuivre. On se battit long-tems ; Sc les gens de Bad®* j 3firent tous tués. Lui-même blessé, voulut se sauv er 3 ^nage ; mais un matelot lui fendit la tête d’un coi'P ^perche. Ce fut ainsi que d’Acunha fe renditla ville & de toute Rifle. Mamud, jeune enfant> ^ s sSla sœur de Badal, fut élu roi ; Sc trois grands seí S fìe ^furent chargés de la régence. Pour venger la m°^ >zBadal, ils vinrent en 1638 , assiéger la citadelle >?P ,s’être emparés de la ville. Soliman , empereur des fleur envoya 74 gros navires ; Sc les assiégés ét° iest fe ,duits a R extrémité , lorsque d’Acunha revint eIìC p;{leforça les affiégeans à se retirer; & regagna toi ,to ^5,avec -un fort grand butin. Le roi Mamud voulut 3 t1 ’jlen chasser les Portugais ; & les pressa telleme ,1 . t .’ t £ dtkeût emporté la citadelle , si la valeur Sc tems
gouverneur Jean de Mascaregnas, ii’eût dofl ne . r ^ sonà Jean de Castre , gouverneur des Indes de vestl eslt ; 8 csecours. Les affiégeans fe retirerent précipit^^oir eN"la citadelle fut mise en meilleur état qu’efl e 11 a sS j a fijtcore été. Jean de Castre s’en retourna à m a î treS
d’avril 1547, Depuis, les Portugais sont t e { _ t emsde l’ifle Sc de la ville de Diu , qui pendatst ^psortugid ;ont été d’un très-grand revenu pour le r f 1 , dep l1 ' ,s
mais le commerce en est extrêmement dûs 1 * 1 .’ s n ég 0 'que les Hollandois, les Anglois & -
cient à Gambaye & à Surate. * Cor»• R"
Asie. Juan de Barro , Hist. des Indes. v «ísíoti I ‘ 11 ^ eS2. DIU, ville de Bulgarie, furie Danube, a tK £d- i 7 °í’d’Urosozuck, selon Corneille, Dict. Sc Bai • 1,