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encore les ruines fur le haut de la montagne de Dedez.Les murs qui en restent font fort épais 8c faits de pierrede taille.' Il y a quelques tables de marbre, ou font deslettres gothiques à démi effacées; ce qui marque queces inscriptions ne font pas fort anciennes , & peuventêtre du tems des Vandales. Quelques-uns veulent quece soit-un ouvrage des Romains. Cette ville fut détruitepar les Almoades, Sc elle n’a point été repeuplée de-puis.
DORACIUM. Voyez Byrrachium.
DORACTA, iste du golfe Persique,selon Strabon,l. 16, Arrien la nomme HoaraCTa.
DORADO, province de l’Amérique méridionale,entre les rivières d’Orenoque & celle des Amazones,au bord occidental d’un lac nommé Parimée. Rien n’estplus magnifique, ni plus superbe, que ce que quelquesrelations vraies ou fauífes racontent des richesses de cette-ville. Waiter Raíeígh, Rel. de la Guyane, dans un écritimprimé à la fuite des voyages de Coréal, dit que quel-ques Espagnols lui avoient raconté des choses fort mer-veilleuses de la ville de Manoa, connue chez eux fousle nom d ’El Dor ado, 8c qu’ils difoient avoir vue. Ilsassuroient qu’elle surpasse de beaucoup en grandeur Scen richesses toutes les villes que leur nation a conquisesdans le vieux Sc dans le nouveau Monde. Cette villeest située, selon eux, fur ùn lac d'eau salée, qu’on peutappeller une mer, puisqu’il a deux cens lieues de lon-gueur . • - Juan Martinez, maître de l’artillerie » à Orda-co , fut le premier qui découvrit Manoa. Voici à quelleoccasion il pénétra si avant dans le pays : Ordaça ayantancré devant le havre de Morequito, le feu prit à la pro-vision de poudre par la négligence , à ce qu’on préten-doit, de Martinez, qui en avoit la garde; on le con-damna a la mort, mais les soldats qui l’aimoient, firentchanger la peine de mort en celle d’être abandonné seuldans un canot à la merci des vents Sc des flots, fans vi-vres > avec ses feules armes. Ce canot fut emporté parle courant, Sc trouvé flottant par quelques Sauvages dela Guiane, qui n’avoient jamais vu de chrétiens. Ils pro-menèrent Martinez de côté Sc d’autre pour le faire voircomme une merveille, Sc le ihenerent ensuite à Manoa,qui est l a capitale de l’empire des Incas. Le roi, qui lévit, le reconnut d’abord pour être chrétien Sc Espagnol,car il n’y avoit pas encore long-tems que ses freresGuascar Sc Atabalípa étoient morts , Sc que Pizarre avoitdétruit leur empire. Il reçut assez bien Martinez, quoi-quril n’eut pas oublié fes ressentimens, Sc ce qu’il devoità la cruauté des Espagnols. Martinez demeura sept moisà Manoa; mais il ne lui étoit pas permis de sortir de lavilse» ni d’aller nulle part fans gardes , 8c sans avoir lesyeux couverts; car on avoit la précaution de les luicouvrir lorsqu'il sortoít. Au bout de sept mois, Marti-nez , commençant d’entendre la langue du pays, le roilui donna le choix de s’en retourner dans fa patrie, oud’achever fa vie à Manoa près de lui. Martinez préférade s’en retourner, 8c le roi le fit escorter par fes gensjusqu’ au fleuve de l’Orenoque, vers la côte de la Guiane,Sc lui donna quantité d’or. Lorfqu’il fut arrivé à l’etnbou-chure du fleuve > les Indiens de la frontière Sc les Oreno-coponí , lui enlevèrent toutes fes richesses , fans lui enlaisser autre chose que deux bouteilles remplies d’or,parce qu’ils crurent que c’étoit la boiflon de Martinez.II fila dans un canot tout le long de l’Orenoque , versson embouchure, & cle-là jusqu’à la Trinité , d’où il allaensuite à San Juan de PuertoRico. II y mourut, Sc étantà l’extrêmíté , âpres avoir reçu l’extrême-onctíon , il fefit apporter son or Sc l a relation de fes voyages. II don-na l’or à l’églife, Sc ordonna qu’il fût destiné à fonderdes messes pour le repos de son ame. Les Espagnols at-tirés par de st belles espérances, ont fait de grandestentatives pour conquérir tant de richesses. Berreo ayanteu une copie de la relation de Martinez, qui fut déposéeà la chancellerie de PuertoRico, espéra de réussir dansses recherches ; cependant il les manqua. Oreillane feflatta aussi de í’efpérance de conquérir Manoa, mais ilmourut de maladie 8c de chagrin ; se s vaisseaux furentdispersés par la tempête , Sc l’entreprife échoua. Díegod’Ordaca poursuivit le même dessein, Sc partit d’Espa-gne avec six cens soldats Sc trente chevaux; mais à pei-ne fut-il arrivé fur les côtes de la Guiane, qu’il futtué dans une émotion de fes gens; sa flotte f® dissipa.,
Sc périt misérablement. Les François qui ont couru cescontrées, n’ont rien trouvé de pareil, Sc les Espagno-eux-mêmes, possesseurs des mémoires de Martinez,n’ont pu arriver à ce pays, dont les relations donnentune idée si magnifique , comme on le volt p ar l’ecnt d®Raleigh, que je viens de rapporter. Ainsi tout nfondé que fur le rapport d’un homme , qui n’est s°^ aque les yeux bandés, ou, ce qui est la même choie»qui n’a rien vu que le lieu où on le tenoít prisonnier.Les géographes ont saisi cette occasion de remplir sevuide qui étoit íùr leurs cartes, Sc y ont placé le lac gParimée, la ville de Manoa , Sc la province d ’El Dor ado .II en est venu ensuite de plus scrupuleux , qui bien l° lstque Inexistence en fût suffisamment prouvée, ont vu q £1 fla découverte de ce lac 8c de cette ville, n’auroit pas déchapper à ceux qui ont parcouru ce climat. Ils ont re-jette de leur carte ces ornemens, Sc fe font contentésd’avertír que d’autres les y mettroient. * Baudrand-
DORANA, ou Darano, ville de Galatie, felo slAntonin, Itiner.
DORAT, petite ville de France, dans la Marche?en latin Deauratum, Dauratum, Duratum , ou, fel° stCorneille, Duratorium. Elle est située fur la Seve, n stpeu au-dessus de son confluent avec la Gartempe, à di£lieues de Limoges , 8 c à trois grandes de Bellac. Elserenferme environ quatre cens vingt feux, Sc mille husecens personnes. Elle a une sénéchaussée, la principal 0des deux qui font dans la basse-Marche. La châtelse 1110royale du lieu est dans son ressort, de même que pse"sieurs justices seigneuriales, dont Maïgnac est la pl uSconsidérable. Le chapitre de Dorât a fa justice parties'ííerô, dont les appellations ne ressortissent point àsénéchaussée de cette ville , mais par un privilège par £I 'culier font portées directement au parlement de Paris»8c au présidial de Gueret, pour les matières qui f° n 'jau-dessous du premier Sc du second cas de l’édit. T° ul’étendue de cette sénéchaussée est régie par la couturé 0de Poitou. Dorât, auflì-bien que toute la Marche, dpend de Limoges pour le spirituel. Cette ville étoit coj 1nue sous le nom de Scotori, dans le X e siecle que se^fondée l’église de saint Pierre. Elle fut desservie d *bord par des chanoines qui embrassèrent la régie “saint Augustin, 8c qui ont été ensuite sécularisés, l eUchef ayant conservé le nom d’abbé. Le chapitre est c ûlirposé d’un abbé, d’un doyen, d’un chantre, de do« 20chanoines, 8c de sept ou huit titulaires du bas chose 1 "'* Piganiol de la Force, Desc. de la France, t. 5, p-382. Longuerue, Desc. de la France , 1 part. p. 14^358.
DORATH,ville de la Mauritanie Tingítane,si e ^° stPtolomée , L 4, c. 1.
DORBETA , ou Durbeta , ancienne ville d eMésopotamie , fur le bord du Tigre, selon Ptolom e *
l. G C. l8. fa
DORBOGRIZA , nom dont quelque* Auteurs,^sont servis pour signifier l’ancienne Mantinée ,ont aussi appellée Goriza. * Corn. Dict.
influas
1. DORCHESTER , ou Dorcester ,
qui du'tems de S. Birin, étoit nommé Dorcic ou - ,^ eSnea . Le P. Lubin la met en Berckshire, à sep £d’Oxford vers le midi. Son premier Evêque f ut £ e nBirin , qui y mourut vers l’an 640. On la r>ow^ ^ ffs .Latin Dorce'fìria, Dorcefirienjîs Civitas , Dord<*j \fcefiria. Le Siège Episcopal a été transféré à L 1Lubin., Martyr. Rom. Tab. 1. , U’Ast"
2. DORCHESTER, ou Dorcester, Vll Jf ue fousgleterre, en Dorsetshire. Les Anciens l’ont c° nle nom de Durnovana. Elle étoit dans le p» 7 ? r app° rCrolviger ; Sc le mot Peria , qui a beaucoup d ^ r ,ma r "avec le Fahren des Allemands , qui signifiCapFque qu’elle étoit au trajet d’une rivière. G e , ffiLtaie de la Province. Elle est située fur la F s ° t _ c ínq dsmilles de son embouchure , 8c à quatre-viNA ^ ^lle aLondres. Sa situation est assez avantageuse» f u j te pa/été autrefois si maltraitée par les Danois» u j oU rd’h u *'les Normands , qu’elle s’en ressent encore a J £ji e est'‘L’Anonyme de Ravenne la nomme ^ ur ] aïn Lvoys deux Députés au Parlement- * ^ niQ