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se, dans íe diocèse de Reims. Auffi étoit-elle dans lepays de Dormois ou Douimois. Dun appartenoit au ducGodefroi le bossu 8c à fa femme Mathilde > qui tenoítleparti de Grégoire VIL contre Henri IV. Cet empereura yar,t condamné le duc comme criminel de láze Majesté,donna Dun à Tiiierri, évêque de Verdun, & à son égli-se,par des lettres patentes données i’an to66. Le duc5cMathilde laissèrent les évêques de Verdun en posseffionde Dun, 5c firent d’aílieurs à cette église de grands biens.
Mais dans le siécle suivant, l’évêque Henri de Blois en-gagea pour une petite somme Dun Sc d’autres terres del’évêché à Renaud, comte de Bar, qui eut, auffi bienque ses successeurs, la Seigneurie directe 8c le haut domai-ne de Dun. La Seigneurie utile appartint long-tems auxSeigneurs d’Apremont, jusqu’à ce que Robert, premierduc de Bar, i’aquit par échange de Gobert, Seigneurd’Aprernont, l’an i387. il Punit à son duché; & Dundevint une prévôté, membre du baiitage de Saint Miel,comme elle étoit au tems que le Cardinal de Bar fit fadonation à Réné d’Anjou; dans laquelle il comprit Ste-nai 6c Dun comme des prévôtés de ce baillage. Le ducde Lorraine la céda à la France, l’an 1633. elle a eu au-trefois des fortifications; mais depuis on P a démantelée.*Longuerue , description de la France, 2. part. p. 192.
4. DUN , petite ville de France, dans la Marche, àUne lieue de la Creuse, 5c à deux de Celle-Dunaise, ducôté du couchant. * Baudrand > Atlas.
5. DUN-LÊ-ROI, ville de France , dans, le Berri,fur PAuron selon Fíganíol de la Force, Description dela France , t. 6, p. 35. Elle est située sur les confins duBourbonnois ; Sc dès le tems de Robert Gaguín , elleétoit une ville des plus célébrés de 1 Aquitaine. Cele-trium loquorum AquitanU traéius hœc nomìna funt B Fturix , Magdunum, Dunum Régis. Aujourd’hui c’est latroisième de la province de Berri. Plusieurs écrivains ontcru qu’elle. étoit le Noviod.unum , qui se soumit à JulesCésar lorsqu’ii entra en Berri. D’autres veulent que No-viodunum soit Nouan qui n’est à présent qu'un village àdeux ou trois lieues de Bourges. Sanson veut que ce soitNeuvi sur Baranjon qui est fur le chemin d’Orléans ,d’où venoit César, & cette conjecture est la plus vrai-semblable de toutes. Cependant Lancelot est d’une opi-nion contraire. Voyez. Neuvy-Sur-Baranjon. Dun estdu domaine royal, & avoit autrefois ses Seigneurs par-ticuliers qui portoient le nom d’Astier. De Longueruedit qu’on ne fait pas comment les rois de France ont ac-quis la portion la plus considérable de cette Seigneurie;tnais on voit, ajoute ce savant Abbé, que Hum ber As-tier, Scies freres, vendirent au roi Philippe le hardi, en
• cn 1275. ce qu’ils avoient à Dun-le-Roi. Piganiol de laForce parle plus décísivement. Il prétend qu’Arpin Vi-comte de Bourges, dernier Seigneur de Dun , la venditau roi Philippe I. qui la réunit á son domaine. PhilippeL Bel échangea la ville Sc la Châtellenie de Dun , avecHenri de Sully, grand bouteiller de France, pour cellede Château-Regnard, qu’íl vouloít donner à l’archevê-que de Lyon. Chopin, de Daman. I. 3. t. 16. se trompelot s qu’il attribue cet échange au roi Charles V. Lesbourgeois furent si touchés de cette aliénation, qu’iísprièrent le roi Charles IV. dit le bel de la révoquer , Scde réunir cette ville à son domaine. Lç roi leur accordaleur demande , moyennant quatre mille livres parisis,que les bourgeois lui payerent; Sc voulut que cette villedemeurât perpétuellement annexée à son domaine. Oncroit que c est a cause de ce privilège qu’elle fut nom-mée Dun-le-Roi. Charles VII. ne laissa pas , malgré lePrivilège de Charles IV. de mettre cette ville deux foisWs de fa main ; mais à la priere des habítans , íl la réu-âla couronne pour y demeurer inséparablement unie.Ces privilèges furent confirmés par Louis XI. en 1465.4 ^ )rte q ue Hs princes deCondé qui ont joui d U domainede Dun-le-Roï, depuis le régné de Louis XIII. n’ont euautre titre que celui d’Engagístes. * Longuerue, desc.e la France , i. part. p. 12.6.'Chopin deDomanío, 1. 2.1.1.g 6 - OUN-LE-RÛI, village de France, au duché de< j° Ur S°gne , dans le baillage de Semur en Bríonnois,^ns la généralité de Dijon. Le dénombrement d u royau-e e France, t. 2. p. 173. le compte pour quatre-vingt° U2e ffinv- ÏVAr,,,, f*r\ fi,ît- Tine oetite ville , Baudrand un
DUN 703
Dzwina. íl ne faut pas la confondre avec la Dwina ,rivière dans la partie íeptentrionale de l’empite Ruffien.
La Duna a fa source auprès de celle du Wolga, dans leduché dé ReschoW , puis, entrant dans la principauté deBiela, elle reçoit PQpscha, qui coule a Biela, d’cu cou-lant en Pologne, toujours vers l’occident, & serpentanttantôt vers le midi, tantôt vers le nord , elle arrose lesPalatínats de Witepsk Sc de Polocks , dont elle bai-gne les capitales, puis celui de Wiina, oh elle reçoit laDriesna Se la D tissa- Enfin séparant la Livonie de laSemigalle & la Curlande, elle va se perdre dans la mer,au-dessous de Riga, auprès du fort nommé Dun amun-oe- , parce qu’il est précisément à l’embouchure de laDuna. Elle donne auffi son nom à Dunebourg, forteres-se située sur ses bords , dans la Livonie Polo noise. Cetterivière est la R ttlo de Ptolomée.
DUNAYEC Z , rivière de Pologne. Voy.D on aiecz.
DU N AX, montagne de Thrace, selon Strabon. C’estla partie la plus élevée du mont Rhodope. Títe-Líve lanomme Donuca , Sc dit qu’elle estYxtrémement haute.
4 Qrtel • Tbesaur.
DUNBALLO, baronie d’Irlande dans la provincede Munster. C’est une des quinze baronies qui compo-sent le comté de Corck. Etat présent d’Irlande p. 48- 'DUNBAR : quelqués-uns écrivent DumbaEU,
ou DambarD. ville d’Ecosse,dans la partie la plus orien-tale de la province de Lothian. Les rois d’Ecosse ayantperdu Barvrick fortifièrent Dunbar d’un bon château qu!fut démoli en 1367. en vertu d une résolution du Parle-ment. Elle est renommée par la grande pêche de harangs8c de saumons , qu’on porte de la en France , & dans lesautres parties de l’Europe. Le port n’en seroit pas bon,si la rade qui est au devant n'étoit a l’abri de quelqueshauts rochers qui bordent ces côtes-íi, au pied desquel-les est une partie de Dunbar. Cette partie sert de de-meure aux Pêcheurs, 8c U l 2 & & rancJe rue -
Cette ville est à neuf lieues d Edimbourg, 8c à huit deBarwick. Les Hommes font.descendus d’une ancienneSc puissante famille qui portoít le nom de Dumbar ; Sc' ce fut auprès de cette ville que 1 armee ecossoise du roiCharles II. fut mise en déroute en 1650. Cromvel s’é-tant retiré par une feinte, les E co ssois^ qui avoient eu aupa-ravant quelque avantage sur lui» s imaginèrent que lapeur l’avoit saisi , 8c qu’íl ns pouvoit manquer de tom-ber entre leurs mains ; mais Lronnvel prit ion tems pourles surprendre. Le marché qúí I e tient en cette ville estfort déchu. Baudrand, e'd. 17°f ' tiaduiten latin le nom de
Dumbar par ceux de DumbaTiim, Bara, Sc Vara. Corneil-le dit fans preuves que les anciens 1 ont connue fous lenom de Dumbrïtomum : cenom a ete inconnu aux anciens,& leP-Briet, Parai. 1. 1, 2-p- 1 f-V a g. 222. n’en connoîtpoint d’autre que celui de Dambarum , qu’il exprime parDambare n François, au lieu de Dunoar.* Corn. Dict.Joiivin de Rochefort, voyage d’Angleierre. Etat présentde la Grande Bretagne, t. 2 , p- 2 45-DUNBARTON , ville de 1 Ecosse méridionale ,dans le comté de Lenox, dont elle est la capitale C’é-toit autrefois une ville fort marchande. Elle est située furle Leven, entre le lac Lomond 8c la Cluyde ; Sc elle a undes plus forts châteaux qu’il y ait en Europe.11 est située aulilieu d’une plaine fur un rocher a deux pointes » baí-aé d’un côté de la Cluyde, 8 c de. l’autre du Leven ,-—» rv,;U„„ „n érane d’eau douce. G château n’a
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VUNA , rivière de Pologne, en langue Ruffienne
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ayant au milieu un étang d’eau douce. Ce château n’aqu’une feule avenue fort étroite par des degrés taillésdans le roc, oh un homme seul ne sauroit monter qu’a-vec peine. La plaine qui l’environne est extrêmementbourbeuse, a cause du flux de la mer qui la couvre tou-te. Les dernieres gueres du dix-scptiéme siécle ont fortendommagé cette ville, Sc diminué le commerce des sau-mons , qu’on y pêchoit en si grande quantité dans lesgolfes, 8c autour des iíles voisines , qu’on eri fournissoicplusieurs provinces étrangères. On ne laisse pas d’y enpêcher encore tous les ans un très-grand nombre, quel’on transporte dans la plus grande partie de l’Euro-pe. On recueille auffi beaucoupde goudron,que l’ont iredes sapins qui croissent fur les montagnes , dont fontbordés tous ces golfes. A l’entrée de celui de Dunbar-• * ,«i CC , t . 2. u. >■, <. .u r —- . ton ssì'est le haut rocher Ailza. D’Audríset, Geog.t. 1,
Yeux. Matyenfait une petite ville, Baudrand un p. 205. qui prétend que Dumbar est Dtimbntomum, cité:• Le livre cité Sc de l’Islen’en font qu’uneparoisse. des Ladenes, dit encore, p. 210. queDunbarton ettOun-
' —- britonìum, cité des Damníens. Elle a été amsi appeUée,