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surnommés Eburones r Sc ceux qui font nommés Cenoma-ni. L’éditíon du P. Hardouin porte Eburovices. bansonJuge que le nom d’à présent Evreux demande plutôt lalettre U, à la terminaison du nom ancien, que la lettreN. Leur capitale étoít Mediolanium Eburovicum , queFtolomée , L 2, c. 8 , a très-mal placée fur la Loire , 8 cquelques-uns de ses interprètes l’explíquent par Orléans.Cette erreur semble en avoir attiré une autre ; car il s’est• tr ouvé des géographes qui ont cherché le peuple desEburovices, dans l’Orléanois , sc leur capitale à Melun.Ee P. Briet , Parai. 2, part. 1 . 6 , p. 357 , les condamneavec justice, broyez. Aulerci » peuple dont celui-ci fai-fifit partie.
EBURONIA , ancienne ville de la Gaule Belgique ,aujourd’hui Boury , village du pays de Liège , auprèsde la ville de ce nom, fur la rivière d’Urte , selon Or-télius ; mais Cluvier prétend qu ’Eburonia n'est pas lenom d’un lieu particulier , mais de tout le pays des Ebu-rons , ce que Baudrand croit plus vraisemblable. * Bau-drand , éd. 1682.
EBUROVICES. Voyez. Eburones 2.
EBURUM , ancienne ville des Quades , peuple dela Germanie, selon Ptolomée. Lazíus croit que c’est Bo-ttowA , village. Le plus grand nombre des géographescroit que c’est Olmutz , ville épiscopale de Bohême ,dans la Moravie. Voyez. Olmutz.
EBUSA , 7
EBUSUS, > Voyez. IvicaEBYSSUS .3
ECALIDUS. Quelques écrivains ont avancé , fansPreuve , que c’est l’ancien nom du Caldano , rivierede Toscane.
ECANA. Voyez. Equana. ,
• 1. ECATEPEC , montagne de l’Amérique , fur leslimites de la province de Chiapa. On lui a donné cenom qui signifie montagne du vent , à cause de sa hau-teur extraordinaire. II faut faire près de neuf lieues pourparvenir jusqu’à son sommet , d’où l’on peut découvrirla mer du nord , Sc la mer du sud. On est obligé de fairede nuit la plus grande partie de ce chemin, à cause que,quand le soleil íe leve , il s’y forme le plus souvent defi grands orages, qu’on a de la peine à se tenir en mar-chant. Du pied de cette montagne , jusqu’à la bour-
gade de Tecoantepque , qui est la premiere de la nou-velle Espagne , on compte quinze lieues. * Corn. Dict.Laet. Ind. Occid. 1. 7., c. y.
L. ECATEPEC , village de l’Amérique septentrio-nale dans la nouvelle Espagne, dans la province de Gua-Zaca, fur les frontières de celle de Soconusco. De l’Isiefait point mention de la montagne de même nom,qui n’en doit pas être éloignée. * De Piste , Atlas.
i. ECB AT A NE, ancienne ville d’Asie , dans lagrande Médie , en latin Ecbatana , orum. Ctesias, autapport d’Etienne le géographe , la nomme Aytîátut* ,êc Jules César Scalíger , de Caustïs , /. 50, c. 37, approu-Voit si fort cette ortographe , qu’il vouloir que l’on dîtEgbatana. Elle devoít son origine à Dejocès , roi desMedes , & Pline, 1 . 6 , c. 14, se trompe, en l’attribuanta Seleucus. Comment ce prince peut-il être le fondateursi’une ville , de laquelle Demosthéne, Philip. 4 , parle ,comme d’un lieu, où les rois de Perse tenoient leur cour ?Eyaaussi sujet de blâmerDiodore, qui, à l’exemple deCtesias, rapporte la fondation d’Ecbatane, aux tems fa-buleux de Sémiramis. II paroît, parla maniéré dont Héro-dote parle de la forteresse que Dejocès y fit bâtir, qu’elle«oit fur la pente d’une colline , 8 c Diodore dit qu’elle«toit à douze stades du mont Oronte , ce qui convient àE position de Ptolomée. Cette Ecbatane ne doit pas êtrec °nfondue avec Batana, ni avec deux autres Ecba-tan es -, dont l’une étoit en Syrie, & l’autre en Perse. Voici^omme D. Calmetparle de celle de Médie , de laquelle^ eft Ri question. II ne la distingue point de celle deer fe. Ecbatane, ville de Médie, bâtie par Déjocès, roiq? s Médes , 8 c environnée de sept murs de hauteursV e couleurs inégales. Le plus ample de ces mursav oit ( fielon Hérodote , 1 . 1 , c. 98 , & Thucyd. 1 . 1, )utant d’étendue que ceux d’Athénes , c’est-à-dire »en _t soixante - dix - huit stades , ou vingt - trois millerois cens pas , qui font près-de huit lieues. Les cre-e . aux ces murs étoíent de diverses couleurs. Les pre-fliers étoíent blancs , les seconds noirs , les troisièmes
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rouges, les quatrièmes bleus, les cinquièmes d’un rougefoncé, les sixièmes argentés, les septièmes dorés. Héro-dote donne tout l’honneur de cet ouvrage à Dejocès »mais le livre de Judith , c. 1. V. 1, attribue la construc-tion d’Ecbatane à Arphaxad, que D. Calmet croit êtrele même que Phraortés, successeur de Dejocès. Ecbataneétoit située dans l’ancienne Médie , Sc elle est souvent at-tribuée à la Perse. Les rois de Perse avoient accoutuméd’y palier l’été, à cause de la fraîcheur de Pair. II est ditdans le premier livre d’Esdras , ? c. 6 , v. 5- SnortiO »que l’on trouva à Ecbatane de Médie la copie de l’ëdit deCyrus , qui permettoít aux Juifs de s’en retourner dansleur pays ; mais plusieurs interprètes traduisent Achmeta,qui est dans l’oríginal, par une cassette , une armoire »une cruche. On trouva cet édit dans l’armoire , qui étoitdans les archives de la Médie. Le livre deTobie, c. 5 ,v. 8 > met la ville de Rages, dans les montagnes d’Ecba-tane. Enfin , il est dit, dans les Machabées, 1. 2 , c. 9 »v. 3 ,qu’Antiochus Epiphanes, étant à Ecbatane, apprit ladéroute de ses armées dans la Palestine. ( a ) Beaucoup devoyageurs de géographes prétendent que la ville deTauris est bâtie furies ruines d’Ecbatane,; mais si l’onfait attention à ce que les anciens ont dit de la situationde la Médie, Sc a la gosition d’Ecbatane, fa capitale, on '■verra que c’est une erreur. D’ailleurs, si Ecbatane avoitété à la partie septentrionale de la Médie, où est la ville!de Tauris „ elle n auroit pas été à portée d’envoyer dusecours à Babylone, comme Xenopsion le rapporte : ellene se seroit pas encore trouvée fur la route d’Alexandre,qui alloit d Opis aux pòrtes Caspíennes, Ces particulari-tés conviennent à la position d’Amadan. D’ailleurs , laversion syriaque de P Ecriture-Sainte donne à Ecbatanele nom d’AMATHAN, mot quí approche beaucoup d’A-madan. Ptolomée met encore Ecbatane au milieu de laMédie, ce qui ne peut convenir qu’à Amadan ; il mar-que , dans la partie septentrionale de ce pays, une villenommée Gabris , quí convient à la position de Tauris »que les Arabes appellent Tabris. C D De Piste remarquesfur fa carte de la retraite des dix milles, inférées dans lesMém. de P Académie des Sciences » an 172 7 , p. 88.
2. ECBATANE. ou plutôt Gabbata, ville de Sy-rie, située au pied du mont Carmel, du cote de Ptolé-maïde. C’est le lieu où Cambyses mourut, s’étant blesséà la cuisse, avec son cimeterre, comme il montoit à che-val. D. Calmet, de qui est cet article, renvoie à fa dis-sertation sur Gog, sc Magog, R la tête de son commen-taire sur Ezechiel. Pline, 1 * 5 ’ c ‘ *9 > parlant du promon-toire, nommé Carmelum,y stietun bourg de même nom,lequel avoit été autrefois nommé Ecbatane ; fur quoile P. Hardouin avertit que lés manuscrits portent Acbe-tana , Sc qu’Etienne le géographe la nomme en un en-droit Agbatana » viHetre de Syrie; sc dans un autre Ec-batana , ville de Syrie. * Heroàot. I. 3 , c. 64.
3. ECBATANE , ancienne ville de Perle. Elle estsurnommée , pour la distinguer des autres, Ecbatane desMages. Le P. Hardouin, in Plin. L 6 , c. z 6 1 8 c Cellarius,Geog- ant. 1 . 3 , c. 19 , remarquent très-bien qu’elle étoitdifférente de celles de Syrie sc de Médie. Elle apparte-nois aux Mages , qui, outre cette ville, possédoient àl’o-rien.t Passagardes où étoit le tombeau de Cyrus. Dariustransféra leur ville nommée Ecbatane , vers les mon-tagnes.
ECBENiE, montagne de laquelle il fort une rivièrede même nom, selon Hesyche, qui ne dit point en quelpays. * Or tel. Thesaur.
ECBOLIMA. ^«.Embolima.
ECCELENFORT. Voyez, Eckelenfort.ECCISSO VERBENNI, ville de la Turquie , ettEurope , dans la Macédoine, entre Comonava sc Filuvi-na. On voit de-Ià le mont Olympe, qui en est pourtantà vingt - quatre tieues. Il y a de très - belles fontainesd’eaux minérales, auffi-bien que deux grands lacs, donton dit que l’un s’est fait par le moyen de quelques gros-ses pierres, qu’on a tirées d’une montagne , d’où il sor-tit tant d’eau, que le pays aux environs fut inondé , &qu’il s’y forma un lac. * Edouard Brown , Voyages ,
ECCLESHALL, bourg d’Angleterre, dans la pro-vince de Stafford. O n y tient marché public. * Etat présentde la Gr. Bret. t. 1. * ,
ECCLESTON , bourg d’Angleterre , dans la pro-