EIN
de Byíànce , quî avertit que quelques-uns prenoient cenom pour le nom d’un fleuve ou d’une montagne. He-fyche dit que c’est un lieu de Crète 8c de Lycie , 8c6c Ptolomée , 1. z , e. 17. met dans la Crète, une villenommée hait; , qui doit être la même.
EINDHOVE. Voyez. Eyndhove.
EINHAM , abbaye d’hommes , ordre de S. Benoîtdans la Flandre, au diocèse de Malines fur la droite del'Escaut, àdemi-líeue d’Audenarde.
EINSÌDELN , ou Einsidlen , en François F Her-mitage , ou Notre-Dame des Hermit-es , en latin Cœno-Initra D. Virginis ad Eremitas , bourg de Suisse, dansle canton de Suitz » avec une anc:enne''8e riche abbayede Bénédictins , dont l’abbé a titre de Prince. Autre-fois il y avoit un bois fort épais, & un désert affreux ;de là vient qu’on appelle encore le pays Finfìer Wald ,c’est-à-dire , forêt obscure. Dans le ix. siécle un Hermi-te nommé Meinrad » ou Meginrad, s’y retira ; 8c ayantété assassiné l’an 36;. par deux voleurs, des corbeauxles poursuivirent, dit-on, jusqu’à Zurich , Sc par leurscris extraordinaires les firent découvrir, de forte qu'ilsreçurent le supplice qu’ilsméritoient. C’estpourquoi sab-la aye porte deux corbeaux dans ses armes. Bien-tôtaprès, le bruit se répandit que S. Meinrad faísoít desmiracles, 8c la dévotion attira de toutes parts, des Pè-lerins dans cette solitude. L’an 944. un hermite nom-mé Eberhard, de grande naissance , y fonda un abbayequ’il dédia à la Ste. Vierge, & par le moyen de Her-man duc de Suabe, son parent, il obtint de l’empereurO thon, le grand, des biens considérables, Sc beaucoup deprivilèges pour ion abbaye. L’abbe de Longuerue, D esc.de la. France , z. part. p. 274. dit que S. Eberhard ache-ta ce territoire du comte de Rappersville , y fonda unmonastère en 93 $■ Sc y assembla beaucoup de moinesqui embrassèrent la régie de S. Benoit. La premiere des-tination de cette abbaye étoit en faveur des fils des Sei-gneurs , qui ne peuvent succéder , de sorte que les sim-ples Gentilshommes n’y avoient point de place. Cetteabbaye fut long-tems fous la protection des ducs de Ze-ringue, Sc la souveraineté des empereurs ; mais ces ducsétant éteints » l’abbé Sc les moines choisirent pour avouésou défenseurs , les comtes de Raperswille ( RapersWeil )auxquels ont succédé les comtes de Habsbourg, Sc lesducs d’Autriche ; mais ils n’avoient aucune souveraine-té sur le monastère, qui ne reconnoissoit pour le tem-porel que les empereurs , de forte que l’empereur Ro-dolphe de Habsbourg créa Ulric de Víníde Sc ses suc-cesseurs, abbez de l’Hermitage ou de Notre-Dame d’Ein-sidlen, Princes de l’empíre , par fa patente donnée àZuiric l’an 1274.ee qui n’empêcha pas ceux de Suisse desubjuguer tout le territoire de l’Hermitage , Sc de con-traindre les habitans à leur prêter le serment de fidéli-té , l’an 1386. dans le tems qu’ils tuèrent 8c vainqui-rent le duc d’Autriche à la bataille de Sempach. Lesmoines continuèrent à soutenir leur droits, qu’ils défen-dirent devant l’empereur Sigismond de Luxembourg ,Pan 1430. pour l’oblíger à révoquer le droit d’Avoueriequ’il avoit donné à ceux de Suisse fur ce monastère. L’an-née suivante, la cause ayant été agitée devant cet em-pereur,qui étoit dans son camp, près d’Uberlingue, allanta Rome prendre la couronne impériale , il décida quel’avouerie donnée à ceux de Suisse fur l’abbaye des her-mites étoit contre le droit Sc les privilèges de ce monas-tère, dont toutes les prérogatives furent confirmées duconsentement des princes de l’empire assemblés en cecamp ; comme on le peut voir dans les lettres-patentesde Sigismond , datées de l’an 1431. Sc citées par Hart-man, dans fa chronique de l’Hermitage. Ceux de Suissene renoncèrent pas à leur avoueríe. Conrad de HohenRechperg , dernier abbé de l’Hermitage, de noble ex-traction , mourut l’an 1526. fans qu’il restât aucun de cesmoines nobles qui avoient tenu long-tems ce monastère :cet abbé qui tourna à son profit tout le revenu , entre-tenoit des séculiers pour faire l’ofsice. Ceux de Suitz,a cause de leur avouerie, se saisirent de l’Hermitage ou1 S établirent un administrateur, ce qui déplut à leursconfédérés; de forte que ceux de Suitz allerent à St. Gall
emander un moine pour abbé : on leur accorda le ce-T e , r J e ^. Louis qui rétablit la régie dans ce monastère.L église possede des richesses immenses, que la dévo-tion des Pèlerins y entasse depuis long-tems Ce concoursde Pèlerins a donné lieu d’y bâtir un beau bourg, 8c de
EIS
/ S
défricher tout le pays d’alentour » qui est très-peuplé 8ccouvert de villages, de hameaux & de métairies. L’an1577. le bourg 8c l’abbaye furent entièrement consuméspar le feu, on les a rebâtis depuis. Les bâtïmens de l’ab-bé 8c des religieux, n’ont rien que de commun. L’é-glise est magnifique, bâtie en forme de croix avec troistours ; l’une qui est petite fur le centre de la croix ,les deux autres fervent de clochers » 8c s’élevent aux deuxcôtés de la nef; dans l’une de ces deux tours, il y aune cloche qui pese cent trente quintaux. Dans la nefde réglisse, on volt la fameuse chapelle de la Vierge , àlaquelle le Péîerins vont faire leurs dévotions.Sur la porteon lit cette inscription :
Hxc est plena remissioPeccatorum a Culpa, Et a Pœna.
C’est-à-dire : ici eft la pleine rémission des péchés , quantà la coulpe & à la peine. Cette chapelle a par dedans 35.pieds géométriques de long , 21. de large , 8c 19. dehaut. Sur l’autel est l’ímage de la Ste. Vierge. Elle estde bois , noire & toute enfumée , élevée de trois piedsgc demi, Sc ornee avec une -magnificence qui répond àtout le reste. En dehors , la chapelle est revêtue demarbre , le trésor renxerme des richesses inestimables. Ony montre entr autres > un ciboire d’une grandeur pro-digieuse d'environ deux aunes de haut, & auquel on aemployé plus de cent soixante onces d’or. L’an 1684»on y ajouta r 174. grosses perles, dont quelques-unesfont presque comme des œufs de pigeon, 303. diamans »38. saphirs, 154. émeraudes, 857. rubis , 44. grenats ,26. hyacinthes, 19. améthystes ,8^4. spinelles. La son-taine de Notre-Dame eft de tres-beau marbre, entou-rée de colonnes de marbre , 8c jette l’eau p ar quatorzetuyaux de cuivre. Elle fut construite l’an x 686. Theo-phraste Paracelse , fondateur d une nouvelle secte enmédecine, 8c même adepte, si nous en croyons ses admi-rateurs , naquit à Einsidlen l’an 1494. & mourut dansun hôpital à Saltzbourg l’an » a Çé de quarante-septans, à la honte de la médecine universelle , & de lapierre philosophale que l’on dit qu 1 possédoit. Teiísier »dans les éloges des hommes íavans , edit. 1696. t. 1 , p.476. dit mal que Paracelse naquit dans un village nom-mé Einjiclel, à deux lieues de Zurich. II este Voisins »De natura artium , qui dit que Paracelse naquit dansun village » à deux lieues de Zurich , fans nous ap-prendre le nom de ce village. Comme il ne dix pointquelle forte de lieues il entend, ni de quel côté de Zu-rich , cela pourroit s’entendre d Einsidlen , quî n’estdistant de Zurich > que de deux grandes lieues 8e demie,des lieues de Suisse. Corneille, âpres avoir f a st un arti-cle particulier d’Einsidlen, en fait un autre d’Einstdeln,petit bourg de Suisse , dans le canton de Zurich , qui ,dit-il, n’est guéres connu que pour avoir été la patriede Philippes Auréole Theophraste Paracelse, médecinfameux ,qui y prit naissance l’an 1493- selon le calcul deCorneille, qui lui donne quarante-huit ans quand il mou-rut. II a été aisé à un copiste de mettre un t pour un iSc d’écrire Einstein pour Einsideln 3 8c il e st très-par-donnable à un vieillard nonagénaire, déja privé de l’vi-sage des yeux, de s’y tromper , & de croire que ce vil-lage étoit différent d’Einsidlen, dont il venoit de par-ler. ^ D//r'cer de la Suisse, t. 2, p. 322.
EIONE, ville ancienne de Thrace, Plut arque enparle dans la vie de Ciinon. Elle étoit située fur la ri-ve gauche du Strymon , près de son embouchure , à qua-tre mille pas d Amphipolis , à laquelle elle servost demarché, 8c donnoit son nom à ce fleuve qu’on appellefleuve Eionìen ; mais présentement on nomme l’un 8cl’autre Stramona. Cette ville est la même , qu’Etien-'ne de Byíance appelle Aìgialus , 8c qui est nomméeaussi Eon.* Le P . Lubin , Tables géograph.
Ces trois mots Eione, Eon, ìEgialus, ne signi-fient qu’une même chose, savoir la rive, selon la re-marque d’Eustathius, à l’occasion de cette vil st-
EIONES , village de Grèce , dans VAtg^Ceensuite le port de Mycenes, selon Strabon, 1 °-EIRESlD.dE, , ancien peuple de l’Attíq u ® dans latribu Acamentide , selon Spon. List de t'Attique.
EÏSADICI, village de la Sannatie Asiatique, furle Caucase, selon le même. . . ,,
EISCADIA, ville de la Lusikanie. fous 1 empire de Vi-riate, Servilien la prit au rapport d Appien , tn Ibencis .