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Tome second. C - F.
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di’Allemagne. Quoique cette rivière soit navigable deBonne heure', le fort de fa navigation est à Hambourg ,où elle forme un très-beau port , dans lequel vient feTendre la rivière d’Alster. Gluckftat, dans le Stormar,est un port assez beau , mais qui n approche point deHambourg pour le commerce. Les villes de Stade , deHarborg, de La-uwenbourg , de Boitzenbourg, de Do-mitz , Scc. ont des Péages fur toutes les marchandisesqui remontent ou descendent l’Elbe *Blaeu , Atlas. Stra-hon , 1 . 7. Atlas de de Witt èc de Sanjon.

Les géographes Allemands appellent Nieder Elbe©u la Basse Elbe, tout ce qui est depuis son embou-chure jusqu’à son confluent avec la Sala , Sc Gber-Elbeou Haute Elbe, tout ce qui est depuis ce confluentjusqu’à la source de ce fleuve.

ELBESTER, ville du Kurdistan. II y a dans cetteville , un temple du feu nommé d’Avoukjoach. Manus-crits de la Bibl. du Roi.

ELBESTII , peuple de la Libye, selon Philiste eníon huitième livre , cité par Etienne le géographe , quimet ensemble comme voisins les Elbeflii 8 c les Mas-tiani : la situation connue de ces derniers aide à faireconnoître les autres ; car , comme le remarque Bérke-lius , les Mafliani ou Mafiieni qui prenoient leur nomde Mafia , lieu d’Afrique , étoient proche des colon-nes d’Hercule , ou ce qui est la même chose , prochedu détroit de Gibraltar, comme le même Etienne nousl’apprend dans leur article particulier.

1. ELBEUF , gros bourg de France , dans la Nor-mandie, en latin Elbovium. II est situé fur la rivière deSeine, quatre lieues au-dessus de Rouen , à deux du Pontde P Arche, à huit de Conches, Sc à quatre de Neubourg,dans le voisinage de Bethomas , de la Londe Sc d’Orí-val. Ce bourg qu’on trouve au pied d’une montagnecouverte d’un bois, est riche, très-peuplé Sc fort re-nommé par les étoffes de draperie que l’on y fabrique.Elbeuf n’étoit qu’un Marquisat, qui passa de la maisond’Harcourt dans celle de Rieux, Sc de celle-ci danscelle de Lorraine en 1554. par le mariage de Loulsede Rieux avec Réné de Lorraine , septième fils deClaude de Lorraine , duc de Guise Sc d’Antoinette deBourbon. Du mariage de Réné de Lorraine avec Loui-íe de Rieux , naquit Charles de Lorraine , en faveurde qui Elbeuf fut érigé en Duché-Paíríe , par le roiHenri III. l’an 1581. 8c les letres furent enrégistrées le23. de mars 1582. On y volt une grande Sc belle maisonjpour la manufacture des draps, dits d’Elbeuf. On y faitauffi des tapisseries en maniéré de point de Hongrie. Unpetit ruisseau qui fort de la côte, fait tourner ses mou-lins , avant que de se rendre dans la Seine. Ce bourg adeux paroisses , situées fur deux différens diocèses. Lapa-’xoisse de Saint Etienne, le monastère des Ursulínes, Scla chapelle des Saints Félix Sc Adaucte, sontdu diocèsede Rouen , Sc la paroisse Saint Jean est de l’évêché d’E-vreux. Cette église est assez bien bâtie , avec une touríur son portail, Sc le chœur de celle de Saint Etienneest fort éclairé. La campagne voisine produit de très-bon bled , que l’on apporte au marché d’Elbeuf, qui setient tous les mardis , vendredis Sc samedis. On y tientaussi une foire à la S. Gilles , qui attire un grand nom-bre de marchands. La voiture d’eau qui part tous lesjours d’Elbeufpour Rouen, facilite l’enlévement de sesmarchandises Sc de ses grains. La manufacture des drapsd’Elbeuf fut établie en i 66 j. Sc étoit composée il y apeu d’années, de trois cens métiers , faisant par an envi-ron neuf ou dix mille pièces de draps de cinq quarts,façon de Hollande & d’Angleterre, ce qui vaut plus dedix miH?ons. Cette manufacture occupe Sc fait subsisterplus de huit mille personnes à Elbeuf Sc aux environs.*Corn. Dlct- Mémoires dresses fur les lieux en 1702. Pi-ganiol de la Force, Descr. de la France, t. 5, p. 45.&c 57 -

2. ELBEUF eN Brai , paroisse de Normandie , avecSeigneurie .château Sc chapelle sondée. Elle est située àune lieue au-deffus de Gournaï- en-Brai, Sc à neuf ou dixde Rouen, entre f abbaye de Bellofane , so prieuré deSaint Aubin Sc la rivière d’Epte. Le château est fortbien bâti » Sc les eaux vives d’un petit ruisseau, q U î e nremplissent les fossés , fournissent à quatre petits étangs,Sc font tourner deux moulins. Les paroisses de Bre-jmontier, de Montréal Sc de Broyon, avec plusieurs fiefs ,

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dépendent en partie de cette Seigneurie. Le terntoirûproduit des grains Sc des fruits , Sc on y trouve de g> aSpâturages. * Corneille , Dictionnaire. Mémoires drejjesjur les lieux. , . 7 .

3. ELBEUF SUR Andelle , autre paroisse de Nor-mandie , dans la généralité Sc sélection de Rouen. Qa soíxante-sept feux. T -

1. ELBILIACU S. Antonio nomme ainsi dans íon tínéraire , le lac qu’on appelle aujourd’hui Lago di Vtcco.Les latins l’ont aussi nommé Lacus Ciminius Sc LacusMatrini. La table de Peutinger, Segm. 111. nomme celac , Sc la montagne voisine Lacus & mons CimtniuS•Virgile , JEneid. v. 697. de même. Voyez. CiM lNIUS *

2. ELBII VICUS, bourg de l’ancienne Toscane,

loin de la mer. Quelques-uns croyent que c’est aujourd’hui Viterbe, mais ils se trompent, au jugements ®Léandre , Desc. di tutta Ital. p. 8i. qui dit que ceaujourd’hui la bourgade Vico. Les éditions latines 3Ptolomée font mention d ’Elbií Vicus , mais il n’y en aaucune trace dans le Grec. ,

1. ELBING en latin Flbìnga , ville Ansèatique d®Pologne, dans la Prusse royale : elle est située sur un®rivière de même nom , entre le lac de Drausen Sc I eFrich-Haff, Sc dans le petit pays de Hocicerland , dontelle est la capitale; à 43. d. 18. m. de longitude, Sc a54. d. 12. m. de latitude , selon le P. Ricciolí , CeogPreform. I. 9. c. 4. mais cette longitude est exceffivf'Toutes les cartes la marquent de 37. degrés 30. m*'nutes. Elle est dans le Palatínat de Marienbourg, ahuit lieues de la ville de ce nom, & à quatorze de Dantzìck. Elle n’est pas grande : mais ses rues font larges SCdroites » Sc ses fortifications fort régulières. Cette vil 3fut bâtie vers Fan 1239. dans une plaine assez fertile »Sc devint en peu de tems très-conífdérable par le c cstlmerce de la mer Baltique. Elle se soumit à la Pologn®en 1434. 8c on y reçut en 1323. Albert de Brandebourg'qui en 1542. y fonda une Univers té , qu’on y retabhen r 392. Ce «’est point une université, mais un cojlge , en latin Gymnafum. Les maisons d’Elbíng s°*^assez bien bâties Sc entretenues : elle est divisée enhaUte Sc en basse, Sc toutes les deux sent fortifiées. On volencore les ruines d’un château que les habitans ont eu>mêmes démoli. Le commerce y est assez bon , Sc con-siste principalement en fromages , en beurre , en hyd(°mel & en grains. On y fuit la religion catholique 8tconfelïion d’Augsbourg. Cette diversité a failli causeplusieurs fois la ruine de la ville , principalement e

r 616. Sc r< 5 i 8 . Sc fut un prétexte aux protestans derévolter deux fois dans le dernier siécle contre leverain , Sc de se donner aux Suédois , qui la rendueen 1660. par le traité d’Olive. L’Electeur de Brandsbourg la prit en 1698. fondé fur des prétentions q u .avoit que cette ville avoir été engagée par Casinos, rde Pologne àl’Electeur de Brandebourg son pere ,P°la somme de deux cens mille écus. Et il contraig nlthabitans d’y recevoir garnison. L’affaire fut accow^.dée en 1700. Sc la garnison fut retirée après qu ° st j_eut donné sûreté pour la dette. * Olearius, voy a ëf.!a^1. La Forêt de Bourgon , Geog. t. 2, p. 31. Cor'd-

2. ELBING, ou Elbingue , petite rivière

logne, dans la Prusse royale : elle sort du lac de D^ * *Sc passant à Elbing, elle se jette dans le Frich-H aBaudrand. ,, a p-

ELBIR, ville d’A fie, dans la Mésopotamie : ° n j,£urpelloit autrefois Byrta. Elle est située au bord j.phrate, Sc munie d’une citadelle. Voyez. Bi* 1 - t queDe l’Isle la nomme Bir..F.l ou Al ne font s° llV *j píct*des particules séparables des noms Arabes. * F° r '

Davïty. irurraphe»

ELBO, iíle ainsi nommée par Etienne le ë è ° a ^ j#après Hérodote, /. 2, c. 140. qui dit qu’else 3 accru®stades de grandeur en tout sens ; qu’elle s é t0 orter depar le foin qu'avoit eu un homme d’y faí se , a f? p ull xstla cendre » ce qui l’avoit augmentée ; wa' a mer ell®

l’autre de ces auteurs ne disent point en .? l 'L 0 ít dans 1®étoit. On peut p.ourtant conjecturer qu’elsevoisinage de F Egypte ou de l’Ethiopse; . -is Fl\

ELBOCORlS , ou Elcoboris- B^ne^bocorii un ancien peuple d’Espagne, dans a ,q ètoîtLe P. Hardouin, /. 2 , c. j. croit avec iai o st0l nmèeainsi nommé àlElbocorif, ville qui se tr0