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Tome second. C - F.
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EVE

EVEÂ, ou simplement Evé, ancien nom de Bï-elos, ville de Phénicie. Voyez, ce mot.

EVELGIA, ville dont Hecatée fait mention dansfa periegese ou description , selon Etienne le géogra-phe, dans le livre duquel la. position de cette ville n’estpoint marquée.

EVENITdE, peuple de FEgypte, qui adoroit unpoisson nommé P ar les Grecs , 8c que Rondelet,

de fisc. appelle Pagre. Saint-Clement d’Alexandrie,ad Gentes, fournit ce nom, 8c comme Elien 8c Plutar-que, in lfid. attribuent le même culte aux Syenites,c’est-à-dire aux habitans de Siene. U y a lieu de croire,comme le conjoncture Ortélius, que le mot Evenitan’est qu’une faute d’ortographe dans les œuvres de S.Clement Alexandrin, au lieu de Syenitœ.

1. EVENUS , rivière de l’Asie mineure. Pline, l. J.c. ;o. dit que les villes de Lyrnesse 8c Milet, qui nefubsistoient déja plus de son tems, avoient été fur sesbords; 8c Strabon > l> 1 3 ‘ f - 614. dit que les habitansd’Adramytte faisoíent venir l’eau de cette rivière pardes canaux.

2. EV EN US, rivére de l’Europe, dans la Grèce.Éíle cpuloit dans l’Etolie , 8c elle séparoit la provincequi portoit proprement ce nom, 8c qui pour cela étoitnommée JEtolia. vêtus , d’avec l’Etolie ajoutée, ou lesconquêtes des Etolíens. C’est aujourd’hui la rivière deFidari » que quelques-uns nomment Lafìdari , confon-dant i’artjcle avec le nom. Corneille est de ce nombre.

EVERBEUR, abbaye d’hommes, ordre dePrémon-tré» dans le Brabant, au quartier de Louvain,sur lesfrontières du diocèse de Liège. Elle fut fondée l’an 1131,

EVERCE. Strabon, l. t2. p. z68. dit que l’Iíaurieavoit deux villages de même nom, 8c desquels dépen-doient plusieurs autres villages qui étoient des repai-’ries de brigands; mais outre le nom commun à ces deuxvillages, qui étoit Ifauria, il ajoute ceux de Palœa, quipourroit être un épithète auíïi-bien qu’un nom propre,8c signifie f ancienne', 8 c le mot à'Everce peut auffi-bienêtre íe nom propre de l’un de ces lieux qu’une épithète,qui veut dire bien muni, bien fortifié. Ainsi les uns en-tendent Strabon comme s’il eut dit : Ensuite vientl’Isaurie, qui a deux villages de même nom : l’ancienest nommé Everce. D’autres l’expliquent en distinguantce dernier, 8c lisent comme s’il y avoit : Ensuite vientl’Isaurie qui a deux villages de même nom, 8c celuid’Everce qui est appellé l’ancien. Cette seconde inter-prétation est celle qu’ont choisie les auteurs de la tra-duction latine attribuée à Guarini de Verone 8c à Gré-goire Tiphernate. Caíâubon traite de faute puérile ledoute où Xylandre a été, savoir lequel des deux, ouPalœa ou Everce étoit le nom propre. Xylandre étoitpour le dernier ; Caíaubon au contraire croît que c’estPalœa, sur ce qu’il trouve dans un autre passage deStrabon Palsa Ifauria.

EVERENSIS, ou plûtot Enerensis, siège épisco-pal d’Afrique, duquel il est fait mention dans la con-férence de Carthage. On ne fait dans quelle provinceil étoit.

EVERGET^, ancien peuple de l’Asie, dans levoisinage de la Drangiane. Au lieu de ce nom on lisoitautrefois dans Pline, /. 6, c. 25, Argeta , auquel lepere Hardouin, Entend. 75, a substitué le vrai nom,sur l’autoríté de Strabon , /. 15 ,p. 724, qui dit qu’A-lexandre le Grand, sortant de la Drangiane, alla chezles Evergetes Or. Pline, à l’endroit cité , joint ensembleles Dranges 8c les Evergetes , ce qui est d’autant plusremarquable en cet endroit, qu’il ne fuit point l’ordrealphabétique, qu’il affecte quelquefois. Les Anciensconviennent que ce fut Cyrus qui leur donn» le nomd’Evergetes , c’est-a-dire, un nom équivalent ; car cemot est Grec, 8c exprime dans cette langue celui d ’O-rofangét, dont se servoient les Perses, 8c tous deux si-gnifient en François bienfaifans 8 c bienfaiteurs. Diodo-re de Sicile, Biblioth. L tj. dit que Cyrus, celui quitransporta aux Perses l’empire des Medes, s’étant en-gagé dans un'désert, ouïes vivres venant à manquer,la famine fut si affreuse dans ion armée, que ses soldatsétoient réduits à se nourrir de la chair de leurs camara-.

EUG

des ; les Arimaspes lui amenerent trente mille chariotsde vivres , 8c que ce secours inespéré ayant fauves’ar-mée , Cyrus par reconnoissance voulut qû’à-l’avenir ilsfussent exemts de toutes sortes de tributs, les comblade marques de íà libéralité , 8c leur changea leur an-cien nom d’Arimaspes-en celui d’Evergetes. Alexandreétant arrivé chez eux, éprouva à son tour leur honnê-teté, Sc ieur marqua fa gratitude. Strab, /. iZ. p- 7 2 4 'dit de même, mais fans aucune circonstance, qu’A-lexandre passa du pays des Dranges á celui des Ever-getes; J.ustin, /. 12. c. 5. s’accorde avec lui fur ce point :Sc Arrien de Exped. Alex. I. 3. dit aussi qu’on les nom-ma Evergetes, parce qu’ils lui avoient fait plaisir : maisib..prétend qu’ils se nommoient auparavant Agriaspes ;ce qui. peut être une faute des copistes, qu’il a étéd’autant plus facile .de faire, que ces deux .mots nedifférent que par la transposition 8c le changementd’une feule lettre. Voyez.. Arimaspes.

EVERSCHOP, petite contrée du duché de Sles-wîck, au nord de l’embouchure de l’Eyder;: elle con-tient six paroisses formées de villages 8c de maisonsde campagne, 8c appartient au duc de Holstein, commetout le reste de l’Êydersted , bailliage dont elle faitpartiè.

EVERSHAM, (Corneille dit mal Evesholme parune terminaison Suédoise ) ville d’Angleterre, en W.or*ceslshire, fur PAvon. C’est une ville marchande quienvoie ses députés au parlement. Elle a eu autrefoisbeaucoup plus d’éclat, à cause d’une fameuse abbaye,à laquelle elle doit son origine, 8c qui fut fondée parS. Eg-win évêque de Worcester, sur une révélation danslaquelle la Sainte Vierge lui apparut lorsqu’il étoit dansune solitude où il y avoit une petite chapelle, 8c luiordonna de fonder un monastère. II le bâtit au mêmelieu où il avoit eu cette vision. * Ail Bened. Sœc. Z-part. 1. p, 330.

EUFRATE. Voyez. Euphrate.

EUGANEI, ancien peuple d’Italie, vers les Al -pes. Tite-Live, L 1. c. 1. leur assigne une demeuredifférente de celle qu’ils eurent dans la fuite. Voici lepassage : on fait astez qu’Antenor accompagné d’unemultitude d’Henetes, qui chassés de Paphiagoníe p 3 fune sédition, cherchoient une retraite Sc un chef, apr eSavoir perdu leur roi Pyiœmen devant Troye, vint aUfond du golfe Adriatique, 8c ayant déposté les Eug a ~néens qui habitoient entre les Alpes & la mer, les H e '

netes 8c les Troyens occupèrent ce terrain.toute

la nation fut nommée ( Veneti) Vénitiens. C’est po°/cela que les poètes donnent souvent au pays des Véni-tiens en général le nom des Euganéens ses anciens p° s 'fesseurs. Silîus , /. 8, v. 603 , dit :

Tum Trojana manus , tellure antiquitus ortiEuganeâ , profugique facris Antenoris oris.

Martial, j. 4, Epist. 24, dit :

Qu&que Antenoreo Dryadum pulcherrima Fauno >Nupjït ad Euganeos fola puella lacus.

Sidoine Apollinaire, Paneg. Athemii, v. 189.

Qiddquid in ttvum , xMittunt Euganeis Patavina volumina chartif ■Mais comme cette migration est fort ancienne, il n ^

guéres que les poètes qui ayent entendu par ce

nom

o * ta» If î.jg ^

l’ancienne demeure de ce peuple , qui Payant P e , j aCfe jetta dans les Alpes, 8c s’établit entre l’Adige 8c I ede Comp. Pline dit qu’ils avoient le droit duc’est-à-dire, les mêmes droits que cette province- 1 1 fe

apprend auss que Caton leur attribuoit trente - °tvilles. Le même Pline ajoute qu’ils tiroient leuravantages de leur naissance ; en effet, selon lc V fi' iurn ~douin , Et r/mut , ou Eùyend signifie b x ien nés - «

phili , dont le pays est aujourd’hui la vallée de if°¥tles Camuni , qui occupoient la vallée de Carn°d tca y.^ Qk ,soient partie de ce peuple. Ils bâtirent la ville de ^

ne ; mais il y a bien de l’apparence que le n ° Q fleur capitale s’est conservé dans celui de f u C Afur le lac du même nom » entre le lac Majeur (giore ) 8c celui de Corne. Le P. Briet, Parai. J Vl. S » p. 547 , les distribue ain.fi en peuples Sc en v t