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tesse de Forcalquíer, ayant épousé Alphonse II, Punitde nouveau à la Provence, dont il avoit été démembrédeux cens ans auparavant. C’est à cause de cette distinc-tion qui avoit duré deux siécles , que dans les actes pu-blics on donne aux rois de France, la qualité de com-tes de Provence Sc de Forcalquier. Outre Forcalquíerfa capitale, il y a dans fa partie supérieure Manosque 8cSault, qui est chef d'un autre comté. * D’Audifret,Géogr. t. 2 , p. 294.
F ORGE ( la ) , château de France dans le Périgord,à deux lieues au couchant de Bergerac. C’est une an-cienne baronnie , qui après avoir été érigée en marqui-sat, fut érigée en duché-pairie en 1637, en faveur dela maison de Caumont.
FORCELLI ouFosselli, en latin Forcella, petiteville d’Àfrique *, au royaume de Barca, en Barbarie.Elle est sur la côte > à l’embouchure du N achel, à dix-huitlieues de Bonandrea, du côté du levant. On croit quec’est l’ancíenne Erïthron , ville de. la Cyrenaïque.
FORCHAIM , ou Forchain , ou plutôt For-chheim, en latin Vorcbemium , ou, selon Baudrand,Forch&num , Sc Forchena , ville d’Ailemagne, en Fran-conie , dans l’évêché de Bamberg, fur la rivière deRednitz , au confluent du Wifent, à cinq ou six millesde Nuremberg. Elle est fortifiée, Sc a un bel arsenal.Léopold , baron de Bebenbourg , évêque de Bamberg,fonda en I.i54> une collégiale dans la pareille de saintMartin. Munster prétend que Forcheim est plus an-cienne que Bamberg, Sc allègue en preuve les dictes& assemblées qui y ont été tenues par les anciens rois deBavière. Une tradition populaire du pays, veut que celieu soit la patrie de Ponce Pilate. Ce nom, que porteune montagne, Sc quelques champs d’alentour , ont pûdonner lieu à cette opinion. Cette ville a beaucoup souf-fert durant les guerres civiles d’Ailemagne; mais Zey-ler ne dit point qu’elle ait été ville Impériale. * Zey-/cr.Francon , Topogr. p. 25.
FORCONE, ou
FORCONIO ,en latin Furconium, ville autrefoisépiscopale , détruite par les Lombards. On en volt en-core les ruines dans l’Abbruzze ultérieure, au royau-me de Naples, fur la Pescara, environ à trois lieuesde la ville d’Aquila , où son évêché a été transféré.Baudrand croit que c’est Avia, ville des Vestins,Voyez. Avia 2.
FORD AN , bourgade de Pologne , dans le Palatî-nat de Culm. Elle est située fur le penchant d’une colline,au pied de laquelle passe la Vistule , cinq lieues au-dessus de Thorn, Sc les douanes de la rivière y font éta-blies. C’est en ce lieu que la Vistule commence à s’élargîrdavantage , & à présenter des bords qui satisfontbeaucoup plus la vue. Corn. Dict. Beaujeu , Mem.
FORD1NGIANO , en latin Fordingianum , petitbourg de l’ifle de Sardaigne. II est situé vers le milieu deFille, près de la rivière de Thyrso , à onze lieues d’Oris-tagni, du côté du levant. C’étoit anciennement uneville nommée AqujE Hipsitan^. *
FORDON, bourg de l’Ecosseseptentrionale, dansla province de Mernis , aux frontières de celle d’An-gus. C’est de ce lieu qu’avoit pris son nom Jean deFordon, auteur du livre intitulé Scotiœ Chronicon , quia donné de grandes lumières aux historiens d’Ecosse ,qui ont écrit après lui. De Fille Sc Baudrand font dece lieu le principal endroit de k province. Allart ,dans fa Cane d?Ecosse, le fait un des moindres ; & Fau-teur de Y Etat de la Grande-Bretagne , t. 2 , p. 207,qui fait mention de Bervy 8c dé Ôunotyr , ne parlepoint de Fordon. Quelques-uns écrivent Fordun. For-don a été autrefois célébré , à cause des reliques desaint Palladius , qui avoit été envoyé par le pape Cé-lestin I, Fan 431 vers les Ecossais , qui étoient encorepayens. Ce saint homme travailla efficacement à leur con-version , Sc la vénération que ce peuple eut pour sesreliques après fa mort, rendit long-tems fameuse la villede Fordon , 011 elles étoient. Tradition fausse. Le Chris-tianisme est beaucoup plus ancien en Ecosse. * DeVIJle,Atlas. ÏVagenseil. Synop. Géogr. p. 464.
1. FORE , ou Foore , en latin Fora, petite villeSc baronnie d’Irlande, dans la province de Leinster,au comté de Westmeath. Elle est à treize milles aunord de Molingar, Sc à deux des frontières d’Estmeath,
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Elle n’est remarquable que par le droit qu’elle a d’en-voyer deux députés au parlement. C’est la plus sep-tentrionale des onze villes du comté de Westemeathi-* Etat de /’ Irlande , p. 4 Î- '
2. FORE, Foore , Voore, ou plutôt Foehr ouFoehiid. De Fille la nomme Fora , petite iíle de la merd’Allemagne , fur la côte occidentale du Sleswic, en-tre les istes de Sylt Sc de Nordstrand. Elle fait partiede la préfecture de Tonderen. Corneille, Dicl. se trom-pe avec d’Audifret, G-cog.t. 1 ,p. 269 & 270, lorsqu'iismettent cette iíîe Sc celle de Nordstrand dans la merBaltique , d’oh elles font éloignées de toute la largeurdu Sleswick. L’iíle de Fore a la figure d’un œuf ; falongueur est d’un mille Sc demi > Sc fa largeur d’un milled’Ailemagne. Elle a quantité de bestiaux , Sc fournitdes grains abondamment à quatre mille deux cens ha-bitans , qui , auffi-bien que leurs villages , font séparésen deux districts. Celui qui est à Foríent , nommé enlangue du pays Oflerharde , a deux paroisses, Sc ap-partient au duc de Holstein - Gottorp. Celui qui est àFoccident a une paroisse , 8c est fous l’obéistance du roide Danemarck. Cette dernière partie est de la préfec-ture de Ripen ; Fautre est de celle de Tonderen. Leshabitans qui ne fe piquent nullement de politesiè , con-servent obstinément le langage, les mœurs Sc F habille-ment des anciens Frisons , quoique quelques-uns sa-chent parler leBas-Saxon. Entre cette iste & celle d'Am-roem , il y a une pêche d’huîtres qui appartient au roide Danemarck. * Hermanides , Danite , NorV. Scc.Desc. p. 831.
FORENTANÌ. Voyez Ferentâ.
FORENZA , ancien bourg de la Fouille, dans laBasilicate, au royaume de Naples , à deux lieues de laville de Círenza , du côté du nord. Voyez Ferenta.
* Baudrand , édit. 1705.
FOREST-MONTIER , Fotefti monafierhtm , ab-baye de France de Fordre de saint Benoît en Picardie,au diocèse d’Amiens , à trois lieues ^ 5 c demie d’Abbe-viile , nord-ouest dans la forêt de Crecy , fondée Fan640 par S. Riquier, qui en fut le premier abbé.
F O R E S T : l’S ne fe prononce point : étendue deterre , couverte d’arbres qui font venus naturellement,Sc qui est ordinairement peuplée de bêtes sauvages. Lesforêts fe forment souvent dans des lieux , qui , aprèsavoir été cultivés , font négliges par les habitans , oitentièrement dépeuplés. La plupart des íorêts n’ont sou-vent chacune que des arbres d’une même espèce, selonla qualité particulière du'terroir , Sc ces espèces chan-gent selon la température de Fair 8 c dy climat.
En Afrique, au Cap-Verd, il y a des forêts d’o-rangers Sc de citronniers , Sc il est permis aux mariniersqui y abordent, de cueillir des citrons 8c des orangespresque pour rien. Ces fortes de forêts fe trouvent en-core ailleurs.
En France , íl y a plusieurs forêts de châtaigniers ,d’autres de hêtres , ou d’autres arbres , selon que l’ons’approebe ou que l’on s’éloígne du midi.
Dans l’isie de Ceylan , i! y a des forêts d’arbres ,dont l’écorce fournit la canelle.
Dans les Moluqties , les forêts font de géroflíers.
Dans les istes de Banda » ce font des arbres qui pro-duisent la noix muscade.
Dans le Brésil » ce font desforêts d’arbres , dont lebois a donné son nom a ce pays.
En Afrique , fur - tout dans la Numidie , il y ades forêts de dattiers , dont le Biledulgerid a prisson nom.
Dans F iste de Madagascar, les forêts fournissent letamarin des Indes.
Sur le Liban, ce font des cèdres , dont on trouveaussi, des forêts entières au Japon, où Fon en fait desmâts de navires.
En Espagne , en France , §- en Italie, on trouvedes forêts d’oliviers & de myrtes.
En Allemagne , les forêts font de sapins , de chê-nes > d’aunes , de, hêtres, de pins , de génévriers, d’é-râbles , de peupliers , de frênes & d’ormes.
II semble que les Latins avoient des noms particu-liers pour chaque forte de forêts ; Sc ces noms étoientformés du nom de 1 arbre. Ils nommoient alnethm uneforêt d’aunes ; queteetwn une forêt de chênes ; palmetimTome II. C ccccc ij