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Tome second. C - F.
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FUG

Á-iansi , au département de Iencheu , onzième métro-pole de la province. Elle est de deux degrés 40 minu-tes plus occidentale que Peking , fous les 28 degrés30 minutes de latitude. Atlas Sinenfìs.

■ FUESSEN : quelques-uns écrivent Fujsen , ville d’Al-lemagne , dans la Suabe, & dans leLechthal, c’est-à-dire , dans la vallée qu’arrose le.Lech , qui a dans cetendroit une chute d’eau , dont le bruit s’entend de fortloin , & qui en rend le passage fort dangereux, Au-des-ius de la ville est une haute montagne, nommée Seu-li»g, 8c peu loin de-lá un bain naturel, où l’on prétendque Jules - César s’est autrefois baigné. Il y a des au-teurs qui assurent que Fuejfen est VAbudiacum des an-ciens; d’autres la mettent ailleurs.Quelques-uns nommentï'uefen , en latin Fttcena > à cause d’un monastère nom-me anciennement Fait c ense monaflerium , qui est fituéau pied de la montagne. Ce monastère qui fut bâti parsaint Magnus, disciple de saint Gai, appartient, auffi-bien que 1 a ville , à l’évêque d’Augsbourg. Le châteauqui est à l’antique , est fur une hauteur. L’église de S.Sebastien Sc celle de S. Etienne sontàl’autre extrémi-té. * Zeyler, Suet. Topogr. p. 30.

FUFUNG » ville de la Chine, dans la province deXensi , au département de Fungciang, seconde métro-pole de la province. Elle est plus occidentale que Pékinde 8 degrés 52 minutes , par les 3 6 degrés 26 minutes delatitude. Atlas Sinea/is.

FUGALI. Voyez. Fagifulani.

FUGERANA. Cicéron , ad Famil. I. 15 ,/. 4, dansune lettre à Caton, dit .... qui occìfì, captique funt , in-terdits Fuga. Eranarn autem qiut fuit non vícï inflar, Sec.Ces mots se sont trouvés fort différemment écrits dansles anciens exemplaires. Celui des Médicis à Florenceporte : interdits Fuga ranam, en joignant l’JE , qui doitappartenir à Eranarn , avec Fuga s d’autres copistes oucritiques ont mis : Interdits fagerant Amani autem , Scc.Cette confusion a engagé quelques-uns à croire trop lé-gèrement-, que Cicéron avoit parlé d’un lieu nommé Fu-gerana. C’est avoir réfuté suffisamment cette erreur, que«savoir rapporté le passage tel qu’il est en effet.

FU GGER , terres d’Allemagne, dans la Suabe , quela famille de Fugger possède à titre de comtes du Bancde Suabe. Cette famille, qui est très-riche & très-puiílan-te , descend , selon Rittershusius Sc quelques autres ,•de Jean Fugger, qui fut reçu dans la bourgeoisie d’Augs-bourg en 1370. J’ai lu quelque part qu’il étoit d’Anvers.( Imhoff Notit procer. Imper. 1.7, c. 3 ). Ses deux fils An-dré Sc Jacques augmenterent leurs richesses par leur com-merce. La postérité d’André estéteinte. Celle de Jacquesen récompense est assez nombreuse. Marc son fils fut d’é-glífe ; & mourut après avoir été nommé par le pape à uncanonicat de l’égliíe d’Augsbourg en 1478. Ulric, Geor-ge & Jacques , freres de Marc, suivirent l’exemple deleur pere Sc de leur oncle, & accrurent leurs biens quiétoient déja fort grands. Sur-tout Jacques entreprit defaire valoir les mines dont il tira de si grands profits, qu’ilacquit en 1507 les comtés de Kircbberg Sc de Maurfictten,les seigneuries de Weiffenhorn , de Pfajfenhoven 8c de Wal~lenstetten. II acquit encore Schmiechen en 1509 , Sc Bie-berbach en 1 5 14. L’empereur Maximilien le fit un de sesconseillers , Sc l’ennoblitr avec toute fa famille. II mourutfans enfans , & fut le premier auteur de ce qu’on appellele Fideicommis des Fuggers. La postérité de George s’é-teignit dans fcs fi s. Ce fut Ulric qui continua la famil-le. De ses deux fils Raymond & Antoine vinrent les deuxprincipales branches de certe maison , qui subsistent en-core à présent. Ils furent faits conseillers Sc barons parl’empereur Charles V, qui ensuite les déclara états del’empíre à la diète d’Augsbourg ^1530. Ce même em-pereur leur conféra , à titre de fief, Sc en propriété , le• comté de JVeijfenhorn Sc de Kirchenberg, dont ils achevè-rent de rembourser la valeur entière , au lieu que leurpere Sc leur oncle*ne l’avoíent eu que par engagement.Raïmond acheta » dit-on , les villages de IVinterbach Scde Dierlabingen , & autres terres. Antoine acquit la pré-vôté impériale de Donaverth , le bourg de Babenhausen ,le village Sc le château de Brandebourg, les châteaux Scvillages de Kircheim , Epichausen , Cuettendeín , Ahefiln-gen , Stettenfels % Okerdorf, Mickìoaufin , JValtenhaufen,flerbcrthofen, Beyren , Kie([endors , Edelried , ÎVegel-èach , Ainoede , Rettènbach, Fiefs , Gablingen , Goeth »

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8c Ehingen , avec leurs dépendances ; Sc si l’on en exceptela terre de Brandebourg, il laissa ses biens à ses fils partestament, à condition qu’ils ne pourroient jamais alié-ner eh façon quelconque ses biens fitués entre le Danube , •l’Iler, le Lech Sc les Alpes. Cette famille est partagée endiverses branches, qui joignent au nom de Fugger quileur est commun , le nom Uistinctif de quelques lieux deleur pays. Les terres nommées ci-deffus, ne font pas defuite. La plus grande partie s’étend depuis le Danube, àl’endroït où il reçoit filer , vis-à-vis d’Ulm , jusqu’àSteinekírch» qui est à la source de la rivière qui tombedans ie Danube , un peu au-dessous de Donawert. C’esten descendant cette même rivière, vers ie nord, que l’ontrouve les autres terres des comtes de Fugger, à l’occi-dent du Lech, depuis Gablingen inclusivement jusqu’auDanube.

FUISULJE. Voyez. Fulful/e.

FUKEU, ville de la Chine, dans la province deHo-nan , au département de Raifung , première métropolede la province. Elle est plus occidentale que Pékin de 3degrés 4 minutes , parles 35 degrés 6 minutes de lati-tude. Atlas Sinenfìs.

FULAO , ville de la Chine, dans la province deQuangsi , au département de Chingan , dixième métro-pole de la prov ince. Elle est plus occidentale que Pékin de11 degrés, 20 minutes , par les 24 degrés de latitude. At-las Sinenfìs-

FULCHERIA INSULA , lieu d’Italíe , dans laLombardie. Sigonius , cité par Ortélius » dit qu’on lanomme présentement Glarca Abduana. C’estainsi qu’onlit ces mots dans son Trésor Géographique, auísi-bíen dansl’édition d’Anvers, in-fol. 1396, que dans celle de Ha-nau , in-f. 1611. Nous dirions présentement Ghierad’Adda.

F U LCHUL , lieu de la Mauritanie Céseríense, selonune troisième jfartie de la Table de Feutingef, quî n’apoint été publiée", Sc que Welser avoit communiquée àOrtélius.

FLLCINIUM. Voyez. Fulginia.

1. FULDE, rivière d’Allemagne , dans les états del’abbé de Fulde, où elle arrose l’abbaye Sc la ville quiporte son nom. Delà ayant reçu l’Eder, elle passe à Cas-fel, & peu après ayant joint la Werre à Minden, elle for-me le Wefer , Sc ne garde plus son nom.

%. FULDE , ville , abbaye Sc principauté d’Aliema-gne > fur la rivière de Fulde. L’abbaye est au petitpays deBuchow , ( ouBuchen ) autrefois appellé Grapfeld , Se si-tué entre la Hesse , la Franconie Sc la Thuringe. Elle aeu trois fondateurs; Caloman, prince des François , &fils de Charles Martel, saint Boniface , archevêque deMayence , Sc saint Sturme, qui en fut le premier abbé. Cedernier s’étant retiré dans une solitude, où saint Boni-face ne le croyoit pas en sûreté, à cause des Saxons, eutordre de chercher un autre endroit. Après plusieurs ten-tatives , traversant de vastes forêts » il trouva près de larivière de Fulde , un lieu commode pour rétablissementd’un monastère. Ce lieu s’appelloit Eiloha, Sc apparte-noità Carloman, prince des François. Saint Boniface allatrouver ce prince , 8c le pria de lui donner cette partie dela forêt , pour y établir une communauté de religieux ;ce que nulle personne n’avoít encore fait dans ce pays.Carloman lui accorda ce lieu d’Eiloha, avecuneétenduede quatre mille pas à Fentour , Sc lui fit expédier là-des-fus une charte, qu’il souscrivît. Les seigneurs qui a voientdes terres dans le pays de Grapfeld , donnèrent auffiquelques fonds à saint Sturme , qui prit possession d’Ei-loha , avec sept autres solitaires, & y posa les fondemensd’un monastère, qui fut depuis appellé Fulde, du nom dela rivière voisine. Saint Boniface y alla deux mois après ,Sc désigna un lieu pour la constructi° n l’église, qui futdédiée sous le titre de Saint Sauveur. II fe retira ensuitedans la montagne prochaine , depuis appellée pour ce su-jet le Mont-de-V Evêque. Telle fut l ’ ori S ine de cette ab_baye devenue si célébré. Elle fut fondée en 745. SaintBoniface lui donna quelques terres . Sc obtint du papeZacharie un privilège» ssii la soumit immédiatement ausaint siège. Il e n choisit l’église pour le lieu de sa sépul-ture ; Sc ses reliques sont encore en vénération. Pépin ScCharlema^ne donnerent des terres à ce monastère , quidevint une école florissante. Tritheme dit , qu’en l’année838 il y avoit 270 savans religieux, Du îems même de S.