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Tome second. C - F.
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FUR

doctrine n’est pas fort différente de celle d’Eplcure :II étoit né , dit-on, dans la ville de Mao. La ville deFungyang est: située fur une montagne , & ses mursrenferment dans leur enceinte plusieurs collines , dontchacune est ornée d’édifices , tant particuliers que pu-blics. Entre les temples dédiés aux héros, elle en a sixd’une rare beauté. Les dix-huit villes de son territoirefont, Fungyang, capitale, Unhoai , Hoaiyven , Tingy-ven , Uho » Hung , Heuga, Hokieu, Mungehing > Su ,Hiutai , Tienchang , So , L'mgpi , Ing , Taiho , Fia o ,Sc Ingran.

Son terroir a des montagnes ; mais il est bien arrosépar des rivières , qui le rendent très-fertile Sc très-agréabíe.

FUNZAL. Voyez. Funchae.

FUOA , ville ancienne d’Egypte. C’est la mêmeque Foue ’.Voyez ce mot.

FUPING, ville de la Chine , dans la province deXensi , au département de Sigan , première métropolede la province. Elle est plus occidentale que Pékin de7 degrés 48 minutes, par les 36 degrés xo minutes delatitude. Atlas Sinenfis.

FURADUCIS. Nom latin deFuRE. Voyezcemot.Corneille dit mal que les habitans du pays nommentce château Trezves ou Trewres.

FURADO ( Monte ), château d’Espagne , dans-la Galice , fur la rivière de Burvia. Voye{ cet articleau mot Monte.

1. FURANS, rivière de France » en Dauphiné > dansle Viennois. Elle a fa source prés de Mont-Rigaut, Scserpentant vers le sud-ouest, elle passe à Saint-Donat ,où elle reçoit un ruisseau ; puis se tournant vers le mi-di, elle va se perdre dans PIsere , au-dessous de Ro-mans. Quelques auteurs, comme Coulon , dans sonTraité des Rivières de France , 2 part. p. 159 , nommentcette rivière Furens. * Sanson, Atlas.

2. FURANS, ou Furens , ruisseau de France,dans le Forez , où, après avoir arrosé Pabbaye de Val-benoïte, Sc Saint - Etienne , il se jette dans la Loire,au-dessous de Saint-Rambert. Quelques-uns écriventFurths. Coulon dit Saint-Etienne de Furens mais ilnomme Chenevalet , le ruisseau, dont il dit que Peau sertaux forgerons de Saint-Etienne » à se rendre les jours defêtes aussi blancs que les Septentrionaux.

Davity, f. 2 , p. 399 , fait mention d’une rivière deFrance , qui, de son tems , servoit de bornes entre laFrance Sc la Savoie. 11 la fait passer près deBelley. Cedoit être fans doute l’une des deux rivières que lesCartes modernes nomment le Sor an, 8 c le Drans. Lemême auteur dit, p. 394: Saint - Etienne , dit de Fu-ran , rivière qui passe dans la ville, est assis dans unvallon entouré de collines. Corneille , brouillant cesidées , impute, à Davity d’avoir dit que Furans est unerivière de Savoie , qui passe près de Belley » capitaledu Bugey, & coule dans le Forez , où elle entre dansla ville de Saint-Etienne, dite de Furans, à cause quecette rivière s’y divise en deux, laissant au milieu unegrande place. Ensuite elle arrose le Vêlai , & va se dé-charger dans la Loire. Davity ne dit rien de tout cela »si ce n’est ce que j’en ai cité ci-dessus. Le Furans quicoule dans Saint-Etienne naît dans le Forez, & s’y perddans la Loire. Une rivière voisine de Belley ne sau-roït arriver dans le Forez., qu’après avoir passé leRhône , 5 c plusieurs autres rivières qui lui barrent lechemin.

FURCAï CAUDINAï. Voyez. Caudium.

FURCHIE, village d’Italie, qu’Hoístenius, p. 267,dit conserver encore le nom de Fourches Caudines.Voyez Caudium.

FURCHAUSEN ; Corneille met une ville de cenom , en Allemagne , dans la Bavière , fur la rivièrede Saltz. C’est une faute : il a voulu dire Burchaufen ,qui s’y trouve effectivement. Voyez ce mot.

FURCONIUM. Voyez Furconio.

EURE, ou Vueren , bourg des Pays - Bas , auBrabant » entre Bruxelles & Louvain. II est remarqua-ble, parce que saint Hubert , premier évêque de Liège,y mourut. * Baillet , Topogr. des Saints , p. 59 ^-

FURIARL M LUCUS, selon Plutarque , in Grac-çho\ AACfêF* eotwu&vt OU

FURINìE LUCUS , selon Cicéron, de Natiir.

FUR xooi

Deor. l. 3 , n. 18. P. Victor met dans le quatorzièmequartier au-delà du Tibre Furinarum Lucas. Ce lieuétoit à Rome , Sc Caius Gracchus y fut tué par son es-clave , comme Plutarque , Traduílion de M. Dacier »r. 7, p. 171, le rapporte dans fa vie.

FURKARANA, habitation ruinée d’Afrique, dansla Nigritie, à deux lieues à l’ést de la rivière deFa-lemé , à une petite journée du fort Saint-Joseph. Celieu n’est remarquable que par les mines d’or , que M.Compagnon , François , y découvrit en 1716, en péné-trant dans le royaume de Bambuck. Cours des Rivières fde Falemé , & du Sénégal » levé fur les lieux par sM.Compagnon.

FURLO , ancien lieu d’Italíe ,. au duché d’Urbín ,près de la rivière de Cantiano , entre Cagli 8 c Fossom-brone. On voit à Furlo une profonde caverne tailléedans le roc. * Baudrand , édit. 1705.

' FURN/E , ville d’Afrique. Saint Augustin ," saintCyprien, Scie concile de Carthage * en font mention,au rapport d’Ortélius , Thejaur.

FURNES , ville des Pays-Bas , dans la partie oc-cidentale de la Flandre , à une lieue de la mer , à deuxlieues de Nieuport, 8 c à trois de Dunkerque. Son nomlatin, selon Grammaye Sc Meyer , est Fuma. Ils citentdes anciens titres des années 1120, & 1176 , où on lit :Datum Furnis, 8 c Burgenfìbus fuis de Furnis. Un seulacte de l’an 1237 ,adressé par les maire Sc échevins d’An-vers, aux échevins de Fumes , les nomme Scabini deVorne s de forte que l’on peut dire que ce dernier ré-pond au mot Teuton Vorne , 5 c le premier au nom Fran-çois Fumes. On ne fait rien de positif fur l’origine dece nom ; Sc c’est perdre du tems , que de s’arrêter à desconjectures étymologiques peu fondées.

Avant les incursions des Normands, 8 c lorsque la mern’étoit pas encore retenue par les fortes digues que l’ona élevées depuis , ses eaux inondoient tous les environsde Fumes, de Bergues, 8c de Bourbourg.Onen a la preu-ve, en ce qu’aujourd’hui le vicomté de F urnes a le premierrang entre les villes qui font fur la côte , ce qui ne peutavoir été fait, que parce qu’il y a eu un tems , où cette ville,se trouvoít au bord de la mer. Au reste , dans l’état oùles choses font à présent, elle se trouve éloignée de lamer » 8 c à l’abrí des dangers du voisinage de cet élé-ment ; mais elle est trop voisine d’un étang , dont lesbrouillards 8 c les exhalaisons en rendent l’aïr mal sain. Cedésagrément est néanmoins compensé par la fertilité queles eaux de cet étang donnent à la terre , 8 c pár la com-modité d’un canal qu’elles fournissent à la ville , Sc quila traverse d’orient en occident. * J. B. Grammaye » An-tiq. Flandrhe , p. 141.

Ilseroit inutile de chercher des éclaircissemens fur l’o-rigine de cette ville avant les courses des Normands ,c’est-à-dire avant l’an 880. Sa fondation , fans doute »est plus ancienne ; mais on n’en a point de connoissance.Baudouin, dit Bras de fer, rétablit ce lieu, 8 c le forti-fia d’un rempart , contre les irruptions des barbares ,dont on se voyoit menacé. Un autre comte , de mêmenom, selon Meyer , augmenta cette enceinte, ainsi quecelle du château, vers 958. Cet ancien château , qui adepuis été détruit » étoit auprès de la place du marchéd’aujourd’hui , du côté du septentrion , 8 c bornoit de cecôté la première ville , qu’un ruisseau terminoit aumidi. La seconde fois qu’on la renferma , l’enceinte d urempart fut plus grande ; je dis du rempart » parce qu’ellene fut revêtue de murailles qu’en 1390 , avec le consen-ment de la comtesse Marguerite. En 1414, on y ajoutades tours ; 8 c vingt ans après, on construisit les portes.On éleva quelques boulevards en 1480, & enfin en 1578 »on y fit quelques demi-lunes , & autres ouvrages qui íamettent en état de bonne défense.

On voit au-dedans de la ville des édifices magnifi-ques j entre lesquels on remarque les deux grands pa-lais , qui font chacun un des côtés de la place dumarché. Celui du prince fut brûlé en 1201, & celui duDauphin, (c'est-à-dirs de Louis XI, qui n’étant queDauphin de France , ss ísoît son sé J our en cette viile ) eutle même fort en 149/-

La ville deFurnes souffrit beaucoup en 1136 d’unefurieuse tempête mêlée de tonnerre &d’éclairs. En 1287,elle fut prise par Robert, seigneur d’Artois ; ensuite pil-lée & brûlée, de maniéré que l’on comptoir jusqu’àDW Tome 11 L 11111