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fociété furent fi bien compris, fi parfaitemet fatisfaits, quanotre époque les architectes en font encore réduits à imiter leursprédécelfeurs.
R. de Cotte put voir cette révolution s’accomplir, car il vé-cut jufqu’en 173 y.
Peu d’architeétes ont eu une carrière auffi occupée.
On connaît de lui, à Paris, les hôtels de Touloufe, du Maine ,d’Eftrée, le portail de Saint-Roch , celui des Pères de la Cha-rité, le Château-d’Eau, place du Palais-Royal (i), la Samari-taine (2), le chœur & l’autel de Notre-Dame (3) 5 à Verfailles,le grand Trianon & la chapelle du château qu’il acheva; àSaint-Denis, les bâtiments de l’abbaye, gravés par Lepautre .
Voici ce qu’écrit d’Argenville à ce fujet (4) :
« L'intérieur du royaume & des pays étrangers offrent, ainji que« la capitale, des monuments de fon génie & de la fupériorité de fes« talents. Tels font les plans de la place Louis XIV à Lyon , du« grenier de l’abondance, de la façade de la falle du concert, du« palais épifcopal de Verdun , du château de Frefcati,fuperbe mai-« fon de plaifance de l’évêque de zMetq, & du palais épifcopal de« Strasbourg .
D
« L’évêque de Cologne, celui de 'Bavière , le comte de Hanau,
« l'évêque de Wurtfiourg & plufeurs princes étrangers le char -« gèrent auffi de la confiruélion de châteaux magnifiques. »
M. Duffieux, dans fon beau travail fur les arftiftes français àl’étranger (f), donne des détails fort curieux fur R. de Cotte& les nombreux travaux exécutés par lui à l’étranger. 11 nouspermet d’ajouter à la lifte des noms déjà cités par d’Argenville,ceux du roi d’Efpagne Philippe V, du roi de Sardaigne , duprince de la Tour & de Taxis, & celui du comte Zingendorfà Vienne .
Robert de Cotte mourut à Pafly, le I er juillet 173 f, biffantun fils, Jules-Robert de Cotte , qui lui fuccéda comme intendantgénéral des bâtiments & directeur général des monnaies.
Voici l’énumération des titres & emplois de Robert de Cotte ,tels qu’ils font indiqués au bas de fon portrait, gravé par Dre-vet pour l’Académie d’après la peinture de Rigaud : Chevalierde l’ordre de Saint-Michel, confeiller du roi en fes confeils,premier architecte , intendant des bâtiments, jardins, arts &manufactures de Sa Majefté, directeur de l’Académie royaled’architecture & vice-protecteur de celle de peinture & fcul-pture.
BIBLIOGRAPHIE.
Il exifte au cabinet des Eftampes huit volumes in-folio de deffins, unmanufcrit & fix portefeuilles de papiers de R. de Cotte. Ils ont été ache-tés en 1811 à la vente de Cotte. — Je crois devoir donner le détail ducontenu de ces volumes & portefeuilles, en me réfervant de m’étendrefur ceux qui ont particulièrement rapport à la décoration.
ETUDES D’ARCHITECTURE DE DE COTTE.
PAVILLONS DE JARDIN AVEC BALUSTRADES EN PIERRE.Trois deffins lavés à l’encre de Chine.
QUATRE CROIX DE PIERRE deffinées à la plume ou lavéesfur crayon.
CINQ DESSINS DE PORTES COCHERES parmi lefquelscelui de l’hôtel d’Eftrée.
SIX MAITRES-AUTELS, deffins à la plume, lavés au biftre.
DEUX LITS, deffins à la plume lavés à l’encre de Chine, très lar-gement faits dans la manière de P. Lepautre.
UNE HORLOGE PLACEE SUR UN MEUBLE, ou cabinet enmarqueterie.
QUARANTE-UN DESSINS de lambris, cheminées, alcôve,chambranle de cheminée, détails de fenêtre, &c ; je citerai les lambris dela chambre de M me deMaintenon, du grand cabinet du roy avec un dé-tail de la cheminée & celui de la chambre du duc d’Orléans à Verfailles,les cheminées de la ducheffe de Berry à la Muette, de la princeffe deChimay , du cabinet de M. Carel, & deM me de Chaulnes. Je dois noterà part un deffin de cheminée pour la chambre de la princeffe de Contyà Verfailles : ce deffin eft intéreffant à caufe de la grande glace qui fur-monte la cheminée, & comme il eft figné de Manfard & daté de 1700,il indique bien pofitivement que ce n’eft pas à Robert de Cotte qu’ilfaut attribuer cette mode deftinée à avoir un fuccès fi durable.
DIX-SEPT DESSINS DE PROFILS, la plupart pour les inté-rieurs; ils font d’un très-beau ftyle.
TROIS CADRES DE GLACES, deffins lavés.
UN BUREAU deffiné au crayon rouge dans la manière de Boule.
ONZE DESSINS de tapis, portières, lambrequins, Sec.
TROIS DESSINS de mofaïque de marbre pour deffus de meubles.Ces quatorze deffins font très-remarquables comme coloris, ils fontgoua-chés avec une grande habileté. Je ne les crois pas tous de la mêmemain.
UN DESSIN POUR JARDINAGE.
(1) Détruit en 1848.
(2) Détruite en I809.(;) Détruits en 1860.