r II YSIQUÉ.
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CHAPITRE VIL
58 . Lorsqu’on observe Saturne au télescope , on le voitordinairement environné d’une bande lumineuse qui le ceintpar le milieu , comme une écharpe , et qui s’étend au-dehorspour lui former comme deux anses ( voyez ft.g. G). Peu-à-peu on voit ces anses se rétrécir , devenir un iilet lumineux,et entin disparaître. Alors Saturne paraît toul-à-fait arrondi*Mais après quelque têtus les anses reparaissent, elles s’é-largissent de nouveau, et l’on peut s’apercevoir qu’elles nosont pas adhérentes au corps de la planète, car il y a entreclics un espace vide à travers lequel on voit le ciel, et lespetites étoiles que le hasard y fait rencontrer.
Ces apparences se reproduisent constamment, suivantune marche régulière : on doit donc en conclure que la causequi les produit est aussi constante, et alors il faut néces-sairement les attribuer à l’existence de quelque corps solidequi environne Saturne , et qui disparaît ou reparaît successi-vement.
Mais comme il serait peu naturel d’imaginer que ce corpsacquiert et perd successivement la faculté de briller, il fautcroire que ce corps, non lumineux par lui-mème, nousréfléchit la lumière du soleil , et que les variations qu’ilnous présente résultent de sa position et de sa forme. Alorson peut chercher quelle doit être celte forme pour satisfaireaux phénomènes observés*
59. Ü11 les représenté tous très-exactement, en suppo-sant l’équateur de Saturne environné d’un anneau circulaire»