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Tome quatrième. M - P.
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12. MAC MAC

lius. C’étoit une caverne dans le rocher de Cecrops , se*Ion Pausanias inAtticis.

MACRAÌUM, montagnes de la Troade , selon Etien -ne le géographe , cité par Ortelius.

MACRALES, peuple d’Italie , l'tin des cinquantetrois peuples de l’ancien Latium , qui ne sobsistoient dc-ja plus , & dont il ne restoit plus aucune trace du tetssde Pline, Z. 3. c. 5.

MACRAN. Voyez, Mecran.

M4CRANESUS, ou Macrxs. Voyez, Helene i.

MACRANI, bourg ou petite ville des Volsques, se-lon Caton dans ses origines ; il est cité par Ortélius.

1. M ACRAS, nom d’un champ dans la Cœlésyrie,selon Strabon , /. 16. p. 73 s. II étoit limitrophe d’uncanton nommé Marsyas dans l a meme contrée , selonNiger cité par Ortelius. Ce champ senommoit Marzi.

z. MACRAS, ou Macrai,ou même AoRAi, lieuprès de Syracuse où camp a Dion, selon Plutarque, inDion.

MACRE. Voyez. Macres a.

MACRENI, peuple de Piste de Corse. Ptolomée, /.3. c. z. place les , Macrenii , dans la partie sep-

tentrionale de Piste, au-dessous des Licmini , & au-dessusdes Opïni.

r. AI ACRES , petite ville de la Turquie en Aste, furla côte méridionale de l’Anatolie, au fond d’un golfe , àfeutrée duquel Piste de Rhodes est située, & que les an-ciens appelloient Glaucus Sinus. Il prend maintenant lenom de golfe de Macres, fi nous en croyons Baudrand.De liste l’appelle golfe de Maori. Berrhelot ne fait decette prétendue ville qu'une mauvaise bourgade , nom-mée Macari.

a. MACRES , ou Magra. Voyez. Cinyps i.

1. MACRí, village de la Turquie en Europe dans laRemanie , fur le détroit' des Dardannelles, auprès deRodosto, C’étoit anciennement une ville appellée Ma-crontichos, parce qu’elle étoit àl’extrémité de la longuemuraille , que les empereurs de Constantinople a voientbâtie depuis la Propontide jusqu’à la mer Noire, afìn degarantir la capitale des insultes des barbares, qui venoientsouvent jusqu’aux portes. Baudrand parle mal à propos àce sujet de l’isthme de Corinthe , avec lequel cette mu-raille n’a rien de commun. * Baudrand r c cl i fié*

a. MACRI, bourg de l'Archipel dans l’isle de Samos,sor la côte de la Natolie. On croit qu’il est fur les ruinesde la Panormus des anciens. Voyez, ce mot, n. z.* Bau-dr and relìifié.

3. MACRI, lieu dans la Mauritanie Césarienne, se-lon l’irinéraire d’Anronin. II le met sur le chemin de Sitifià Césarée, entre Cellas &Sabi, à vingt-cinq mille pasde la premiere, & à même distance de la seconde. La ta-ble de Peudnger, au lieu de Maori , lit Magri. La noticed’Afrìque dans la Mauritanie Sitifense, fait mention d’unevêque nommé Emeritus Macrenfiis , & la conférencede Carthage parle d’un autre évêque appellé MaximusMacrenfiis .

1. MACRI A, isle desRhodiens, selon Pline,/. /. c.

;r.

z. MACRI A, montagne de l’Ionie chez lesTm, se-lon Pausanias, in Achaic. I. 7 .c. y. II dit qu’il y avoir desbains dans cette montagne.

MACR 1 ADES, écueil dans la Propontide , dans levoisinage de Cyzique, selon Ortelius, qui cite Apollo-nius .l.i.

MACRIzE. Voyez. Machlyes.

MACRIANENSES. Voyez. Macri r.

MACRIANENS 1 S, siège épiscopal d’Afrique dansJa Mauritanie Sitifense ; la conférence de Carthage four-mis Félix Macrianenfiis , & la notice d’Astique , Refiîitu~tus. * Harduin. Collect. cône.

MACRlANENSIS-MAJORIS , siégé épiscopal d’A-frique dans la Byzaccnc. Ferox son evêque souscrivit auconcile de Carthage, tenu l’an 3 97 ; & la conférence deCarthage fait mention áe Pomponius Macrianenfiis-Ma-joris 3 évêque Donatiste. Harduin. Collect. cône.

MACR 1 EAL Rayez. Macrones.

x. MACRIS, isle de la mer de Pamphilie , selon Pli-ne , /. 4. c. iz.

2. MACRIS, isle dans la mer de Rhodes, selon Pli-ne , l. y. c. 31.

;. MACRIS , isle de la mer Ionienne 3 selon Titc-Live, /. 37. c. 13. Ce fut dans les ports de cette isle quePolyxénidas se rendit , pour attaquer avec avantage laflotte des Romains à son passage.

1. MACROBII , peuples d’Ethiopie fut l'Océan At-lantique , selon Denys le Périégete, v. 559 , & c. 33. Ushabitoient principalement ì'Ekytheá. Voyez. ce mot. Oncroit qu’ils étoient Phéniciens d’otigíne. * Solinus , c. 16.

2. MACROBII, nom que l’on donna aux habitans del’isle de Méroé , selon Pomponius Mêla, L 3. c. 10. 11prétend qu’on les appella de la forte , parce qu’ils vivoienttrès vieux. Sénéque, Pline & Solin mettent aussi des peu-ples nommés Macrobiì dans l’Ethiopie orientale.

MACROBIORUM Insul^ > isles du Gange , selonOrtelius qui cite Glycas.

MACROCEPHALI , peuples d’Asie , voisins de laColchide, selon Etienne le géographe. Ils étoient ainsinommés à cause de la longueur extraordinaire de leurtête. Pline, i. 6. c. 4. ôc Pomponius Mêla, /. 1. c. 19. v.80. les placent au voisinage de la ville Cerasus. Théo-phraste > de acre & aquis , fait aussi mention de ces peu-ples. Voyez. Macrones.

MACROCREM 1 NI, montagnes aux environs des ri-vières Istrus ôc Tyra, selon Pline, i. 4. c. 24.

MACRONES , peuples du Pont , fur les bords dufleuve Abfiarus , & dans le voisinage du fleuve Sydenus,selon Pline, L G. c. 4. &(• 40. Euslathe les dit plus orien-taux que les Béchiri , & Xénophon les place dans le voi-sinage des Scythini. Strabon , /. 12. ôc Etienne nous ap-prennent que de leur rems ces peuples se nommoientXano 1 , Sanni ; ôc on lit Samì dans la traduction latinede Strabon par Xylander , mais il y a apparence que c’estune faute d’impreffion. Euslathe ajoute que de son teinsces peuples étoient aussi appellés Sanni , mais plus ordi-nairement t'Çó.vo t , Tzani. Pintaut croit qu’Arrien les ap-pelle Machelones , & qu’Apollonius , l, Argon. 1. lesnomme Macrieœ , & qu’on leur donna ce nom , parcequ’ils étoient une colonie des Eubéens ; car l’Eubée avoitété aussi appellée Macris. Mais il est constant que Xéno-phon & Arrien , Pont. Eux.~perip. p. 11. font deux peu-ples différais des Matrones & des Sanni.

MACRON 1 SI, isle de Grece, dans l’Archipel, selonLa Guilletiere, Athènes ancienne & nouvelle , L 1. pag.1 06. Les Italiens rappellent tfiolalonga ; ce qui signifie lamême chose que le mot grec Macronifi. Au nord-est decette isle on trouve des bancs de fable très dangereux. Salongueur qui est de deux lieues , court de ì’est-nord-est àl’ouest-sud-ouest , mais fa largeur n’est pas de plus d’unedemi lieue. Onlanommoit autrefois ifile d’Hélène , parcequ’Hélene y aborda à son retour d’Uion. Elle n’est habi-tée que par des Caloyers qui y demeurent, & qui y viventavec beaucoup d’austérité. Ce font des religieux de saintBasile.

I.MACRONTICHOS, c’est-à-dire longue muraille.C’éroit une ville de la Thrace, selon Pline ,4. c. 11.Elle étoit bâtie sur l’isthme même, & de cette ville quiétoit sur la côte de la Propontide , jusqu’au golfe Mê-lants , on avoit tiré une muraille, qui separoit la Cher-sonnèse du continent. Les anciens, selon Procope, JEdifiìc.L 4. c. 10. avoient bâti sur l’isthme une muraille qui pou-voir être prise sans peine, & qui étoit aussi basse , que sielle n’eût été faite que pour enclore un jardin. Us avoientélevé aux deux côtés de l’isthme deux môles si foi blés ôcsi méprisables, qu’ils sembloient plus propres à faire en-trer l’ennemi qu’à le repousser. Ils s imaginoient cepen-dant que ces murailles Sc ces môles croient imprenables ,& fur cette imagination , ils n’avoient élevé aucune for-tification dans la Chersonnèse, quoiqu’elle eût le cheminde trois journées en longueur. Justinien qui veilloit avecune application continuelle au bien de ses sujets, fit abat-tre entiercment la vieille muraille, fans en laisser le moin-dre vestige, Sc en fit élever au meme endroit une autred’une hauteur & d’une largeur fort raisonnable. Au-dessusdes créneaux il fit faire une galerie voûtée , afin que lessoldats fussent à couvert ; & au-dessus de cette gallerie, ilfit faire un autre rang de créneaux, afin de doubler lenombre des soldats. Aux deux bouts il fit construire deuxmôles, & il les fit élever à une hauteur égale à celle desmurailles. II fit nettoyer les fossés, Ôc les fit creuser d’unelargeur Sc d’une profondeur extraordinaires. 11 y mit de