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Tome quatrième. M - P.
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îaÛya ortus , in Metandrum ìnfluìt. Scylax donne à Ma-gnésie le tine de ville grecque. Patercule , /. i. c. 4. luidonne celui de colonie des Lacédémoniens. Dans la vied’Homere , Hérodote , c. 1» la dit plus ancienne que cefameux poète; mais il ne la place pas, comme Strabon,parmi les villes de l’Alolide. Je la mets, après Pline, dansrionie ; & Strabon lui-même n’est pas absolument con-traire à cette opinion -, puisqu’il la place in Mediterrancislonitz Maritirm. Souvent on l’appelle Magnesia , fansy joindre le surnom ad Metandrum , parce qu’ellc étoitbeaucoup plus considérable que Magnesia ad Sipylum ,qui avoir besoin de ce surnom. C’est ainsi qu’on en a usedans les médailles qui appartiennent à ces deux villes. Lapremiere est ordinairement fans surnom, & la seconde

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délie. Trois méchantes pièces de canot! en composenttoute l’arrillerie. Ce fort étoit apparemment plus considé-rable autrefois, puisque la colline fur laquelle il est situéétoit environnée de trois murailles flanquées de tours »dont il reste encore quelques débris. Le sérail est auslì né-gligé ; il tombe en ruine, Sc tout son ornement consisteen quelques vieux cyprès. * P.Lucas, Voyages, t. x. 9,141.

6, MAGNÉSIE, belle plaine aux environs de la ville deméme nom au pied du mont Sipyle. Cette plaine > quoiqued’une beaute surprenante , est presque toute couverte de ra*maris, & n’est bien cultivée que du côté du levant. La ferti-lité en est marquée^ par mie médaille du cabinet du roi ;d’un côté c’est la tete de Domina , femme de Domitien ;

—--, __w. de l’autre un fleuve couche, lcqud de la main droite tient

j n( ? U .* 0Uls un> bine des médailles de Magnesia porte cette un rameau, & de la gauche une corne dabondance. Ducnption . matnetqn ebaomh TH 2 A2IA2, c’est-à- haut du mont Sipylus la plaine patoît admirable ,& l’on

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dire Magnetum septima Asus, s car il y avoir un ordre par-mi les villes des provinces.

La ville de Magnesia a été épiscopale fous la métropo-le d’Ephesc. * Cellarius , Geograph. ant. 1 . Z. c. 3.

5.MAGNESIA ad Sipvlum , Magnésié ou Mana-ville de l’Asie Mineure dans D Lydie au pied

CHIE ,mont

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^ypi e. La Victoire que les Romai

siiv a„,' l — , 4 UC rcs ixomams remporte

illustr- ’- C ^tipres de cette ville, la rendit célèbre

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découvre avec plaisir tour le cours de l a rivière. C est dansces vastes campagnes que ces grandes armées>d Agesilaus& deTisiapheme, & celles de Scipion òs d Anciochus sesont disputées l’empne de V Asie. Plantas assure ; qu’Age-silaus battit l'armée des Perles le long de iHermus; } ítDiodore de Sicile rapporte que ce fameux genaal de La-cédénjoniens descendant du mont SipyHf , alla ravager^ tous les enviions de Saides. Xénophon prétend que aba-

■a la montagne au pied de laquelle elle est bâtie. Sous taille lé donna le long du l a q & d'Antiochus ,1 empire de Tibère Le du rems de Strabon, cette ville fur mus. A l’égardde la bataille , Pruinée pat des ttemblemens de terre , selon Strabon , /.ra. Elle fut rétablie à chaque fois.

Après la prise de Constantinople par le comte de Flan-dres , Jean DucasVatace , gendre éc successeur de Théo-dore Lascaris, établit le siégé de son empire à Magnésie ,

& y régna pendant rrente-trois ans. Les Turcs se tendi-rent les mantes de cette ville fous Bajazet ; maisTamer-iand qui le sir prisonnier à la fameuse bataille d’Angora ,aptes avoir pille Pruse & les vilses des environs, se ren-dit à Magnée, &.y fit transporter toutes les richesses desvilles de Lydie.

Laguetre de Sicile étant finie entre le comte de Valois& Ftédévic roi de Sicile , fils de Pierre d’Arragon. lesCatalans qui avoient servi fous Frédéric, passèrent dansles troupes d’Andronic , empereur de Constantinople,qui étoit en guerre avec ies Turcs. Roger dfe Flor, vice-amiralde Sicile, passa en Asie à la tête des troupes cata-lanes , & battit les Mahométans en 1304 Sc 1305. Maisles désordres Sc les violences que commeuoient les Cata-lans contre les Grecs, ayant obligé ceux de Magnésie,soutenus d’Ataliote gouverneur , de se soulever contre lagarnison catalane &de legorger. Roger qui y avoir laistéses trésors, vint mettre le siège devant la place, qui sedéfendit si bien , qu’il fur contraint de se retirer.

Amurat II, choisit Magnésie pour y passer en repos lereste de lés jours , après avoir mis fur le trône des Otto-mans son fils Mahomet II. Cependant les guerres que luisuscitèrent en Europe le roi de Hongrie & Jean Hunniade,,l’obligercm de quitter la solitude ; car son fils etoit tropjeune pour soutenii' un si grand fardeau, Amurat passa lecanal de la mer Noire , Sc marcha contre les princesChrétiens. Le roi de Hongrie fut tue , & Hunniade sucmis en fuite.

Après cette signalée victoire, lesvisirs obtinrent que lesultan reprendroit le soin des affaires, Sc Mahomet seretira à Magnésie. Les Turcs firent des environs de cetteplace une petite province dont Magnésié etoit la capi-tale > & où Cotent. fils de Bajazet II. a régné. Le grandSolyman II. fit aussi fa résidence à Magnésie jusqu à lamort de Ion pere. Sultan Selim s’cn vendit le mauve , Sc«n chassa un autre Corcut, prince Ottoman. 1 0urnesort,

Voyage du Levant, p. 196

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elle se donna entre Magnésie & la rivière d Heimus , queTire - Live , Sc Appien appellent le fleuve de Phrygie.Certe grande action qui donna une si haute idee de lavertu romaine en Asie , se palla sur le chemin de Magné-sie a Thyatire , donc les ruines sont à Ackiûav ou Châ-teau Blanc. Scipion avoir fait avancer ses croupes de cecôté-là ; mais comme il apprit qu’Antiochus écoic ve-nu camper avantageusement autour de Magnésie , il sitpasser la rivière à son armée , & obligea les ennemis desortir de leurs retranchemens Sc de combattre. On voyoic,dit Florus ,dans Farinée de ce roi des éléphans d’une gran-deur épouvantable , qui brilloient par For, Largeur, l’y-voire & la pourpre dont ils étoienr .couverts. Cette ba-taille qui fut la premiere que les Romains gagnèrent eivAsie, leur assura le pays jusqu’aux guerres de Mirhridate. *Toumefort , voyage du Levant, pag. 195.

MAGNI , en grec udyvot , peuple de Perse , selonStrabon, l. 15. à moins qu’il 11e faille lire Mayoi.

NAGNIA. Voyez, Maina z.

MAGNIANA , ville de laHaute-Pannonie, selon Pto-lomée,/. 2. <7. 15. Voyez. Mogetiana.

MAGNICA ou Magnice , fleuve d’Afrique » dontl’embouchure est à 27 degrés 40 min. de latitude méri-dionale. Les Portugais.l’appellerent d’abord Riodos Lagoîymais Fan 1345. Laurent Marches lui donna le nom deRio do Spiruo Saníto. On dit qu elle prend fa source dnlac Goyame, & qu’après quelques lieues de chemin ellese divise en deux bras, dont le méridional conserve lenom de Magnice , Sc se va jetter dans un golfe touc con-tre le cap des Poissons. II reçoit trois rivières dans sonsein , un peu avant que de se décharger dans la mer : Lapremiere est celle qn’on nomme de S. Christophe , parcequ’elle fut découverte le jour de la fête de ce saint ; mais leshabitans la nomment Nagoa : la seconde porte le nom du pi-lote Laurent ; elles sortent toutes deux des monts de laLune»qui sont dans la province de Toroa : la troisième qui senomme Arroë , vient du côté du nord & des montagnes oùsondes mines d’or dc Monomotapa. Le bras septentrionalporte le nom de Cuama, Quama ou Covanga , qui estcelui d’un château que les Turcs ont bâti fur ses bords ;un peu au-dessus de certe forteresse les habitans appelle» 1ce fleuve Sambreré. II est beaucoup plus grand 8 c

Celte ville \ 95 • est située dans un pays assez plat, profond que l’autre bras du Magnice , pai ce q ^,mes.terminé par une glande plaine bornée au sud par le mont paf les eaux de six grandes rivières; qm , qui

Sipylus. Le plus haut sommet de cette montagne reste au Luangoa , Arruya , Mamono > ™ du » “ jchi ssent l eurftS-est de Magnésie , Sc cette ville n’est gnères plus gran- traversant les terres du Monomotapa , _ -

de que la moitié de Prusc. N n’y a ni belles églises, nibe au x caravanscrais dans Magnésie ; & l’on n’y fait com-merce qu’en coton. Laplûparc de ses habitans sont Maho-

Monomotapa ,

sablon dans les mines d’or de ce royaume. Ce fleuve sedécharge dans la mer par sept embouchures, ou il y 3

‘'’cts ' V" '’ UIU ". *" ttl,1UÍÍ ”’ 1 - autant d’isles fort peuplées. Dans l’annee if oc). Les Por-

Gtev « LCS Juifs qlli y sont en pluS gland . nombre ff ue les tugais bâtirent un fort près des embouchures du Cuama,

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les Arméniens, y ont trois synagogues. 11 y abe llne petite colline un château que les Turcs n’onr pasde soin d’entretenir, Sc qui commande telle-a la Ville, qu’jl en peut être regardé comme la cita-

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pour réduire les Castres sous leur joug. Sc depuis ils sontdemeurés maîtres absolus du pays. * Dapper , Descr. del’Afrique , pag. 39s.

MAGNI ÇAMPI, étendue de terre eh Afrique au*

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