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ses légáts de se saisir da comté de Mauguio » comme étantun patrimoine de TEglise Romaipe.
Le même pape Innocent III donna Tanguy à Guil-laume Raymond évêque de Maguelone & a son église lecomté de Mauguio, moyennant une redevance de vingtmarcs d’argent par an ; cependant le comte de Toulouseayant fait sa paix avec le pape & le roi, sc mit en posses-sion du comté de Mauguio , cela attira Texcommunica-tion de Grégoire IX, &. au comte dç Toulouse Sc aux ha-bita ns de Mauguio qui avoient pris son parti. Ce diffé-rend dura plusieurs années , & jusqu’à la mort du comtedejToulouse. Alors saint Louis, pressé par les sollicitationsde Clément IV , fit remettre l’évêque de Maguelone enpossession du comté de Melgoire, que les papes soutenoientêtre un fief de 1’église Romaine.
Les évêques ont joui des biens & des droits qui leuravoient été contestés ; mais les prétentions des papes furle comté de Mauguio ont été anéanties après la mortde S. Louis. Les évêques ont t encours eu leur siège Scleur église cathédrale dans l’isie de Maguelone jusqu’à Tanryz6 ,&cefut pour lots feulement que le pape Paul IIItransféra le siège épiscopal de ces prélats dans la ville deMontpellier, parce qu’on n’y pouvoit plus demeurer enfureté , à cause des incursions des pirates Maures Sc Sar-tazins qui y faisoient souvent des descentes ; de sorte quece lieu de Maguelone en plusieurs anciens titres est, aurapport de Catel, appelle le port Sarrazin. Le chapitrede régisse cathédrale qui étoit régulier & de Tordre deS. Augustin , fut sécularisé par |le même pape dansletems decette translation. * Longuerue , p. ay o.
i. MAGUELONE , étang du Languedoc, ainsi nom-mé de la ville de Maguelone qui étoit fur fa côte méri-dionale. Comme les villages de Latte Sc de Peraut se trou-vent aussi sur ses bords, on Tappelle quelquefois t étang deLatte & l’étang de Peraup. Il s’étend le long de la côte de-puis le port de Sette jusqu’auprès du fore de Pecais. Ilcommunique à Toccident avec Tétang de Thau. Il se dé-charge dans la mer Méditerranée par plusieurs endroits.MAGUIBA, rivicre d’Afrique dans la Guinée. Voyez.
ÎVÍOGK 4 Z.
M A G UI L A , petite ville d’Afrique en Barbarie auroyaume de Fez. Elle est bâtie fur la pointe de la monta-gne de Zarhon qui regarde Torient du côté de Fez ; les Ro-mains la sondèrent. Elle a fur la montagne une grandecontrée d’oliviers , & au bas une belle plaine qu’on arrosede plusieurs fontaines qui sortent des environs. Elle rap-porte beaucoup de bled , de chanvre , de camomille, decarvi d’Alhegna & de moutarde. Ses habitans font com-merce de tputes ces choses, aussi font-ils à leur aise. Ce-pendant ils n’ont que de méchantes maisons, Sc les mu-railles de la ville sont ruinées en plusieurs endroits.* Mar-mol , Afrique . t. z. 1 . 4. c. 3 z.
MAGULABA, ville de TArabie Heureuse , selon Pto-lomée, /. 6. c. 7. qui la place encre Jula Sc Sylœum.
MAGUNIHlE,baronnie d’irlande dans la province deMunster. Elle est située dans le milieu du comté de Kerrydont elle est une des huit baronnies. Etat présent de l’Ir-lande, pag. yo.
MAGUR. Voyez. Nargur.
MAGURA, en grec Máyupa, petite ville de la Lybie in-térieure. Ptolomée, /. 4 c. 6 . en parle , & la marque surla côte entre Tagama Sc Ubrix.
MAGUSA , ville de l’Ethiopie sous l’Egypte, suivantPline, L 6. c. zy.
MAGUSAil. Eusébe dans fa préparation évangélique ,l. 6. parle d’un peuple ainsi nommé & qui étoit de la Per-se. Il à qu’ils épousoient indistinctement leurs filles,-leurs sœurs & leurs meres > Sc S. Clément en fait aussimention , w recogn.
MAGUSA Hf.rcui.is Fanum , temple d’Hercule àTembouchure de TEfcaut. 11 en est fait mention dans uneancienne inscription trouvée à Besleappel en Zélan-de. La voici relie que le rapporte Ortelius , Thesaur. quiEa bien examinée.
H e r c u j. r.
MAGUSA^O.
M, P r 1 M i r“u s.
T E R T I u S.
V. S. L. M.
te nom Sc la fig ure de cet Hercule surnommé Magu-
MAH
sœus se retrouvent sur une médaille de Postume en bronze,Trebellius Pollion nous apprend que cet empereur com-manda fur-la frontière du Rhin , Sc fut fait président dcla Gaule par Tempereur Valérien.
MAGUSTANA > ville de la grande Arménie, suivantPtolomée. -
MAGUSUM, ville de TArabie Heureuse, Sc Tune decelle que les Romains détruisirent selon Pline , /. 6. c. z8,MAGUSA , McíyuÇd , ville de TArabie Pétrée, selonPtolomée , /. y. c. 17.
MAGYDIS. Voyez. Matylus.
M AGYDUS, ville épiscopale d’Asie dans la Pamphy-lie , la même que Magœdensis Civitas.
MAGYNI ouMagini , nation Scythe, dont Tibulle,l. 4. eleg. I. fait mention dans ce vers 146.
Quaque HcbriíS Tanaïsque Getas rigat atque Magynos ,Ce peuple est peu connu d’ailleurs.
MAHA, peuple de T Amérique septentrionale dans laLouisiane au nord du Missouri Sc des habitations les plusseptentrionales des Padoucas, Sc à Touest des Tintons parles 4 y degrés de latitude septentrionale , Sc à deux censlieues de Tembouchure du Missouri dans le Mississipi. LesMaha font errans - , il y en a plusieurs familles établies au-près des Aiaouez.
MAHAFALLES , province del’isiede Madagascar dansla partie méridionale. Elle est bornée au nord par les Ma-chicores, à Torient par les Ampatres , au midi par la merdes Indes, & à Toccident elle a les islesNasumento ; cetteprovince est remplie de bois. Les habitans ne cultiventpoint la terre , si ce n’est le grand Sc quelques-uns de sespaïens. En récompense ils sont riches en bétail dont ilstirent leur nourriture, aussi bien que du laitage Sc des ra-cines qui croissent en quantité dans les bois. Us n’ont au-cuns villages ni aucune demeure fixe ; ils changent de de-meure à mesure que les pâturages manquent dans uneétendue de trente-cinq ou quarante lieues de pays qu’ilsont à eux. Ils font leurs hures ou cabanes dans les bois,éloignées les unes des autres, suivant les parcs où ils reti-rent leurs bestiaux. Les femmes sont de bonnes pagnes decoton & de soie, Sc d’une efpece d’écorce qu’ils appellentTry , qui approche de la douceur de la foie, mais qui nedure pas tant que le coton.
11 y a dans cette province un arbre nommé Anadzahéqui est monstrueusement gros ; il est creux dedans, & sonvuide est ordinairement de douze pieds de diamètre ; ilest rond , il fe termine en voûte, au milieu de laquelle ily a comme un cul de lampe, Sc cette voûte a vingt-cinq àtrente pieds de hauteur, lí y a une porte qui a quatre piedsde haut, Sc trois de large : le reste du corps de I’arbre estépais d’un bon pied. L’arbre en tout peut avoir trente-cincjpieds de haut. 11 n’a que quelques petites branches enquelques endroits fur son sommet. Par sa figure, il ressem-ble à une tour pyramidale'; c’est une merveille de la na-ture. * Flacourt , Histoire de Madagascar, p. 13.
. MAHAGEN > ville de TArabie Heureuse , où elle sé-pare deux provinces de ce pays-là , sçavoir Jemamah &Temamah. Elle est située dans uneplainefertile à Torientseptentrional de la ville de Zébid, de laquelle elle n’estéloignée que de deux journées. Le géographe Persien lamet dans le premier climat, & dit qu’elle est petite , maisfort peuplee. Edriffi qui la place dans la sixième partie dumême climat , écrit qu’elle est à sept journées de Sanâacapitale de lTemen, ôc à huit d'Aden ; Sc que le petite paysnomme Dahés s’étend entre ces deux villes. * D’Herbelôt »Biblioth. orient.
MAH A LEU » ville d’Egypte , capitale de la Garbie ,Tune des deux provinces du Deltha. Le sieur Lucas, dansson voyage fait en 1714. &c. t. 1. /. 4. p. Z77 , qui la dé-crit , dit qu’elle est fans contredit une des plus belles de^Egypte, Sc qu’elle lui parut la mieux bâtie & la plus gran-de après le grand Caire. Les bazards y sont très-beaux Scfort commodes, & on y fait un grand commerce en toi-les de lin & de coton. On y fait aussi beaucoup de sel ar-moniac dont le débit est fort considérable. 11 y a dans cetteville des fours à faire éclore les poulets par la chaleur.Un très-beau canal du Nil arrose les maisons deMaha-leu, & les Turcs qui habitent cette ville ont eu soin d’ybâtir un pont de brique , fur lequel on passe pour allerdans une très-belle campagne qui est de l’autre côté.MAHAM ou Petcui ( R royaume de ) est dans la Co-