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l’avoit fait construire > pour brider les Perses qui faisoientdes courses fur les Romains-, Justinien le répara. Ce fortétoit à cinq milles pas de Zénobie , ville bâtie par la reinede même nom , selon Procope , JEdific. 1 . 2. c. 8.
MAMBUTA , ville de la Mésopotamie dans les terres,selon Ptolomée, /. $. c. i8.
MAMCATOU > Hordes de Tartares établis en Géor-gie , du tems de Timur-Bec, tìifl. /. 3. c.
M AMERS, ou Memers , en latin Mamerciœ, villede France dans le Maine, fur la Dive. Elle passe dansle pays pour être une ancienne ville, & on tient qu il yavoit autrefois un temple fort célébré dédie au dieu Mars,qui fut détruit par saint Longis. Cette ville ayant étéconquise par les Normands , fut prise par le comte deBélesme fur la fin du onzième siécle ; mais les Normandsla reprirent quelque tems après , 8c , ayant rétabli les ou-vrages qui avoient été détruits pendant la guerre , ils bâ-tirent auísi des forts tout autour de cette place > 8c y firentdes retranchemens & des lignes de communication, quel’on appelle encore les Fossés de Robert le diable. Tousces ouvrages furent faits , afin de résister à Hélie de laFlèche , qui s’étoit rendu maître d’une partie du Maine.
II y a à Mamers siège royal, grenier à sel & maîtrise deseaux forêts. On y compte sept cens cinquante-deuxfeux. * Piganiol de la force , Descript. de la France ,tom. y. p. 496.
MAMERT 1 NS (Les), ancien peuple d’Italie dans laCampanie. Ils paflerent en Sicile , & Rétablirent à Mes-sine , où ils devinrent si puissans, qu’ils fe rendirent maîtresde la ville, dont les habitans eurent plus le nom de Matnertins que celui de Messmois ; & comme ce pays esttrès fertile en excellent vin , ce vin ne s’appelloit pas chezles Romains Mest vn'mm vinum , mais Mamertinum. Po-lybe,/. 1. remarque que les Campaniens étant venus ser-vir en Sicile fous Agathocle , trouvèrent la situation deMeffine si à leur gré , qu’ils s’y arrêtèrent. II observe aussique les Campaniens fe donnerent le nom de Mamertins,après qu’ils fe furent emparés de Messins , &c. Plutar-que dit dans la vie de Pompée : Les Mamertins qui habi-toient la ville de Messine, &c. 11 avoit dit dans la vie dePyrrhus, Vies des hommes illufires , t. 4. p. 57. De tousles barbares, ceux qui habitoient la ville de Messine &qu’on appelloit Mamertins, étoient ceux qui incommo-doient le plus les Grecs ; car ils les avoient fait la plu-part leurs tributaires, & les accabloient d’impôts , étantplus forts & en plus grand nombre , & d’ailleurs très-bel-Iiqueux ; c’est pourquoi même ils eurent le nom de Ma-mertins , qui dans la langue latine signifie Martiaux. Pyr-rhus ayant pris leurs collecteurs qui levoient les impôts,les fit tous mourir, & les ayaftt défaits eux-mêmes dansun grand combat, il rasa toutes leurs forteresses. A caused’euxon appelloit le fare de Messine MamertinumFretum.* Strabon > /. 6. p. 268.
MAMERTIUM, ou
MAMERTUM, ancienne ville de la grande Grece ,dans les terres au pays des Brutiens. Strabon, /. 6, écritMamertium , &ditqu’il y avoit dans le voisinage une fo-rêt où l’on recueilloit d’excellente poix. On l’appelle au-jourd’hui Martorano. Voyez, ce mot.
MAMIA, ville métropolitaine. Ortelius, T’hes trouvedans l’histoire ecclésiastique d’Eusebe , que les réponsesdes patriarches d’Orient font mention de Fiamias , siègeépiscopal fous la métropole Mamia. Je ne commis nil’un 1 ni l’autre de ces deux sieges, & je n’en trouveaucune trace dans les anciennes notices.
1. MAMILLA. Fabricius dans ses voyages > dit que l’ona appellé ainsi en latin dans les chroniques Ceitz , ouplutôt Zeitz , ville d’Allemagne dans la Saxe. * Or-telius , Thés.
2. MAMILLA, ville épiscopale d’Afrique dans la By-zacène, selon la notice de Léon le Sage. Ce siège doitavoir étc très-différent de celui qui fuit.
MAMILLENSIS , ou Mammilensis , ou Mammil-tensis , siège épiscopal d’Afrique dans la Mauritanie Cé-sariense. Victor , son éveque , est nommé dans la confé-rence de Carthage, p. 17b eâ. Dupin, 8c on voir dansla notice d'Astique, Paschasius Mammilensis » numéro78.
MAMISTA , ville d’Asie dans la Cilicie. Elle fut prisepar l’empereur Phocas, au rapport de Glycas. C’est peut-
MAM
être la même que Mamistra , dont Guillaume de Tyrfait souvent mention , & que Malmistra ,dont on peutconsulter l’article.
MAMLUCS(Les) ont possédé toute l’Egypte &unegrande partie de la Syrie. On les divise en deux branchesou dinaslies , savoir , les Mamlucs Baharites , 8c lesMamlucs Orca/siens .
Les Mamlucs Baharites étoient des esclaves que les Mo-gols , fous la conduite de Batou Kan , petit fils de Gen-giskan, firent dans le Capthaq qu’ils avoient soumis. Plu-sieurs marchands de Syrie acheterent un grand nombrede ces esclaves Capthaqs , les amenerent en Egypte , 8cles vendirent a Nodgemeddin-Ayoub , prince de la fa-mille de Saladin , & sultan d’Egypte. II les fit élever avecbeaucoup de soin à Roudah, ville située sur le bord de lamer . où il fit bâtir une forteresse. Le voisinage de la merqu’on appelle Barh en arabe , fit donner à cette troupele nom de Bahria , c’elt-à-dire Marine. De-là on a ap-pellé cette troupe Baharites. Ils furent ensuite diviséspar bandes , 8c chacune portoit le nom du prince au-quel elle avoit appartenu. On leur fit apprendre l’exer-cice des armes , pour les élever ensuite aux premierescharges de l’état. Ils foimoient proprement la garde dusultan, 8c port oient ses armes, qui étoient d’or fin, 8con les distinguoit par des barres de vermeil, des oiseaux ,des glissons , &c. Parmi ces Mamlucs, il y en avoit quiétoient huissiers de la chambre du sultan ; d’autres occu-poient distérentes charges , & ceux qui fe distinguoient leplus dans la guerre, parvenoient aux premieres dignitésde l’état. Enfin cette milice du sultan d’Egypte étoit uneécole pour la guerre & pour le gouvernement. Ce prince,en élevant ainsi une milice étrangère , préparoit la ruinede sa famille. En effet son fils Malek-el-Moadhem . ayantpris saint Louis prisonnier à la bataille de Mansoura, fitla paix avec lui à la sollicitation des petits Mamlucs, quilui représenterentque les grands Mamlucs avoient routel’autorité,& que pour pouvoir réprimer leur audace, ilfalloir faire la paix. Les grands Mamlucs, indignés de voirqu’il eût fait ainsi la paix fans leur participation, le tuè-rent , & proclamèrent sultan un d’entr’eux, nommé Ibek,qui commença à regner en 1254 de Jésus-Christ. CesMamlucs possédèrent l’Egypte 136 ans & sept mois , 8ctenoient leur cour au grand Caire.
Les Mamlucs Circassiens croient aussi des esclaves queles sultans d’Egypte envoyoíent acheter parmi les Cir-casses établis à l’occident de la mer Caspienne, & en firentune milice , pour contrebalancer celle des Boharites : maisloin de remplir l’intention de leurs maîtres, ilssc réuni-rent aux Boharites pour les accabler.Les Circassiens,voyantque le thrône étoit passé dans la nation des Boharites , ré-solurent de le faire passer dans la leur. Ce fut un certainBarkok , qui exécuta ce projet. II fut acheté par un cer-tain Othman , qui le conduisit en Crimée, d’où il passaen Egypte , & fut vendu à l’emir Ilbogha. II parvint àêtre un des Mamlucs des enfans du sultan. Dans la dis-pute d’Inbegh 8c de Cortai , il fe déclara pour le pre-mier, qui fut vainqueur & le fit Emir. 11 fe révolta en-suite contre son bienfaiteur, 8c s’empara du thrône Tan1364 de Jésus Christ , d’autres disent 1382. Tous ceuxqui lui ont succédé, étoient Circassiens comme lui. MaisSelim , ayant défait dans un combat Touman-Bai Tan1517, conquit TEgypte , qui, depuis ce tems a toujoursété une province de Tempire Ottoman. * Histoire géné-rale des Huns , par de Guignes , 1 . j. p. 110.
MAMMvEA , lieu d’Afrique dans la Byzacene. Orte-lius croit que c’étoit une ville. Procope en parle ainsi ausecond livre de la guerre des Vandales , c. 11. Lorsque Sa-lomon fut arrivé au champ de Mammée, où les quatrecapitaines des Maures étoient campés, il y fit un retran-chement. II y a en cet endroit de hautes montagnes, aubas desquelles font des plaines où les Barbares se ran-geoient en bataille.
MAMMALE Palatium , le Palais de Mammée , pa-lais d’Italie dans le golfe de Bayes. 11 fut bâti par Alexan-dre Sévere, qui lui donna le nom de Mammée, fa mere.* Lamprid. in Sever.
MAMMi€,USPoNs,pont d’italie fur le Téverone. Ilportoit le nom de cette même princesse. Platine fait men-tion de ce pont dans la vie du pape Pascal II, II est àprésent nommé Ponte Mammolo.