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Tome quatrième. M - P.
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faut avoir toujours la fonde à la main , parce qu’il y à ulibânè à Ventrée ; on voit la petite montagne qu’on appelleCécillo de laCtuz; onn’a qu’àPamener , lorsqu’on feravis à-vis dé l'extrémité de la ville & mouiller à sept braisesd’eau, on aura alors l’église au sud-ouest. Du havre deMantà au cap de S» Laurenzo , il y a huit lieues cours est-nord-csl&ouest-sud-ouest. Depuis Marna la terre estbasse, mais s’éleve vers S. Laurenzo , qui est fous le pre-mier degré de latitude métidionale. Ce port de Manta {b)est assez commode pour les naviresiLa plupart de ceux quiViennent de Panama, ont coutume d’y aborder, vontpar terre de-là à Lima. Tous leshabitans font naturels dhpays, Ail n’y a que peu d’Espagnols parmi eux. 11s ontquelques barques, & s’occupent à faire des cables & au-tres ouvrages pour les navires. On dit qu'il y avoit autre-fois dans cette bourgade une grosse émeraude » que lespeuples voisins venoient adorer à grandes troupes. Açostatémoigne que les veines de ces pierres n’en étoient paséloignées. Dampier, r. i.p. 246, prétend que Mantan est qu’un petit village d’Indiens, en terre ferme à septou huit lieues de Liste de Plata. Il est , dit-il, bâti fur unepetite éminence, sc par conséquent st avantageusementsitue pour être vu, qu’il fait du côté de la mer unt tres-belle perspective. Cependant il n’y a que des chauminesassez éloignées les unes des autres. II y a une fort belleéglise , ornée de quantité d’ouvtages de sculpture. C etoitautrefois une habitation d’Espagnols; mais ils s en fonttous retirés. Le terroir est feç & sablonneux , ne produi-sant que quelques petits arbrisseaux. Les Indiens ne sè-ment ni ne plantent ; ils rirent des autres lieux les choiesdont ils ont besoin , & font ordinairement un magasinde provisions pour les vaisseaux qui en ont besoin - carc’est le premier établissement où les navires puissent tou-cher , en venant de Panama pour aller à Lima , ou à quelque autre port du Pérou. Comme le terroir est aride &sablonneux, il ne produit point de mais; & c’est pour celaqu’on n’en plante point. Entre le village & la mer il y aune fort haute montagne ronde > de la forme d’un painde sucre, nommée Monte-Ghriflo ; elle est au sud deMarna, c’est un très-bon fanal, Sc le meilleur qu’il y airfur toute la côte. Environ à un mille & demi de terre ,tout vis-à-vis du village, il y a un rocher très-dangereux,parce que Veau lc couvre toujours, & que la mer , quisi’y est que rarement haute , ne fait point de brisons. Ce-pendant il est à présent si connu, qu’il n’y a point devaisseaux qui ne sévirent aisément. A un mille au-delà dece rocher , il y a six , huit ou dix brasses d’eau, avec unbon fond dur & fabloneux , où l’on peut mouiller entoute sûreté. A un mille de la rade du côté d’occident, ily a un endroit peu creux , qui s’avance un mille cn mer.Depuis Marna jusqu’au cap S. Laurent le pays est plain,uni sc assez élevé. ( a ) Supplément aux voyages de Ro-gers , p. 28. ( b ) De Laet , Indes occid. 1 . io. c. 11.

MANTAILLE , ancien nom d’un château de Franceen Dauphiné, dans le Viennois prés de S. Rcmbert, aquatre lieues de Vienne. Ce fut en ce lieu qu’apvès 1 a mortde Louis le Begue, Boson se fit proclamer roi d’Arles oude Bourgogne le 15 d’octobre 879. C’est présentement levillage de Mante ou Mente , à distance à peu près égaledeVienne & de Tournon. II y a un prieuré soumis àClugni ; Pierre de Clugni l’áppelle MantuIA , & quel-ques-uns même disent Mentula , peut-être pour le plaisirde dire une obscénité ; le nom latin est Mantala .

t. MANTALA. L’itinéraire d’Antonin fournit Man-data , ou MantaJ-iA , ou MantaîìjE » dans la GauleNarbonnoise, entre le lieu ad Pubïicanos òcLabisco.Voici la distance de ce lieu à Vienne, selon cet itinéraire»

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Mantalam,JLemincum ,Labuconem ,Augu/ìum ,Bergustam ,Viennam ,

XVI mille pas.XIV m. p.XIV m . p.XVI m. p.

XX m. p.

fç ^.t°ut quatre-vingt milles, qui font autour de vvhgt-situes & par conséquent il y a bien loin de MantalatalTr 1 ™ au ^âala où se tint le concile nommé Man-yb íynodus , & où Boson fut déclaré loi.

^mantala. vy < x . mantaule*

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MANTALUS , ville d’Asie dans la Phrygie., selonEtienne le géographe.

MANTANA. Voyez, Mantala i*

1» MANTANE, isiede l’Amérique septentrionale dansl’Acadie. Elle a six lieues de circuit, tk est dans la baieFrançoise près de la rivicre de S. Jean. De l iste la nom-me Menane.

2.MANTANE, petite riviere de l'Amérique septen-trionale dans la Gaspesie ; elle a so source daqs les montsde Notre-Dame, & tombe dans le grand fleuve de SaintLaurent ; On la peut remonter avec des chaloupes l’efpacede dix-huit lieues» Les sauvages, qui habitent le long deses bords, quand ils ont monté jusqu’à so source, por-tent leurs canots’ fur leurs épaulés environ une lieue jus-qu’à une fontaine , d’ou fort une f orc g tanc j e riviere quiva se jetter dans le grand fleuve ; par C e moyen ils fontleur trafic plus facilement. * De Laet , Indes occidenta-les , liv. 2. chap. 9.

MANTARAUEN, petite riviere d’Afrique dans l’islede Madagascar; este est éloignée de Morombei de huitlieues» * Flacourt, Hisl. de Madagascar , c. 7.

MANTAVON 1 UM, ou ’Mautavonium , ou Mai-t.aVonium , selon les divers exemplaires d’Antonin, tri»*ancien lieu de la Gaule Narbonnoife. H étoit entre Va-coni Forum & Aqtt<& Sextis ,, à douze mille pas de la pre-kniete j & à quatante-six mille pas de la seconde -, c’eft- à-dire, à quarte lieues de Forum Viconii - & à un peu plusde quinze d Aix en Provence. Quelques uns croient quec’est Cotignac.

^ MANTE , en latin Meâunta , ville de France au dio-cèse de Chartres, dans l’Iste. de France , à trois lieues deMeulan , à six de Poistì, & à onze de Paris, fur le bordde la Seine qu’on y passe sué un pont de pierres, composede trenre-neuf arches. Hadrien de Valois dans so noticedes Gaules , prétend que le Heu nommé Petromanta"Ium dans Pitinéraire d’Antonin , est la même chose queMante, Sc il le prouve par les différentes distances mar-quées dans cet itinéraire, entre. Petro Mantalum Sc lesautres places voisines : & P abbé de Longuerue , que cetteraison ne touohe point, avoue qu elles conviennent assezbien avec Mante. Mante a eu ses seigneurs particuliers Scpropriétaires avant le milieu du dixiénye siécle. Les com-tes du Vexin Payant possédée jusqu’au régné de PhilippeI , le comte Gautier étant mort sons ensons , Mante fuçréunie à la couronne. Le siécle suivant , Louis le Grosdonna Mante à Philippe son frere, fils de Philippe I, Scde Bertrade de Montfort; mais ce comte Philippe deMante , par une grande ingratitude, s’étant révolté con-tre le roi son frere , tout son bien fut confisqué & réuniau domaine.

II y a plusieurs églises, dont la plus considérable estNotre-Dame . bâtie & fondée par Jeanne de France, donton voit le tombeau à côté du grand autel, selon Piganiolde la Force, Dejcript . dela France, t, 3.p. 89. Corneille,guide par des mémoires hianufcrits , dit que cette églistîfut rebâtie en 1087, aux dépens de Guillaume le Bâtard,roi d’Angleterre. Les vitres en furent données par la reineBlanche, mere de saint Louis. II est remarqué dans Phi-stoire de ce rems, que cette église étoit desservie par deSchanoines de l’abbaye de S. Victor de Paris, d’où l’abbé deS. Victor jouit encore du droit de déport fur les çànonicats.Les mêmes mémoires portent que Philippe Auguste sucabbé de Notre-Dame de Mante , & qu’étant parvenu àla couronne, il donna les revenus de cette abbaye aux re-ligieux de saint Denys * pour les récompenser d’autresbiens qu’ils avoient cédés à fa majesté. Cette église estprésentement une collégiale , où il y a des chanoines sLun doyen à la nomination du foi. II y a aussi une paroissedans la même église ; celle de saint Maclou a pour curele doyen de Notre-Dame. Philippe Auguste '^ourur aMante le 14 juillet 1225; son cœur & íes entrai es sont

dans deux boètes de plomb enfermées dans un caveau. IIy a trois couvens d’hommes ; les célestins , ON es parCharles V. roi de France, en 1*7$. lont tlors «e laville ; Penclos ôc lecôreaude ce monasteie íont renom-. més pour leurs bons vins. Les cor e 1ers es capucinsfont à Limai, lieu P eu éloigne de la. maison des céle-stins. 11 y a aussi trois monastères sle soles; des hospita-lières , des bénédictines Sc des insulines. On voit dans laVille deux sort belles fontaines , que M. d-’O y fit faire