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Tome quatrième. M - P.
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MARGOSEST , ville de la Moldavie, fur la riviè-re de Batdalach , selon Sanson. On y cherche la Mar-codava des anciens.

i> a 1 ' í^RGOT, (Le Port) porc de mer & canton de

menque dans lisle de S. Domingue , à la bande dunor , entre le port François & la riviere du Borgne. 11^ a w S .Ì5 s teiTes une bourgade de ce nom.

,*! MARGOT ( La riviere ) petite riviere de l’A-merique septentrionale, dans la Louisiane. Elle vient dupays des Chicachas du côté d’orient, & se rend dansa riviere de Miffiffipi, à quarante lieues au-dessus de lariviere des Akansas, 8c seize lieues au-dessous du fortPrud’homme.

3. MARGOT ( Le port ), petit port de la côte sep-îentrionale de 1 ìsle Espagnole , à sept lieues au vent dea Tortue, dans lequel il y a une petite isle d’une lieuede circuit, qui en fait la sûreté. On y trouve depuisdouze jusqu’a quatorze brasses. Ce port fut long-es 1 ™ une des plus ordinaires retraites des Flibustiers ;tx 11 y a aujourd’hui une bonne paroisse dans ce quar-tier. r

MARGOZZA , petite ville d’Italie au Milanez, aucomte d Anghierasur le petit lac de Murgot,z.a , qui estenviron à deux lieues de celui d’Orta.

MARGRAVIAT , sorte de comté dans l’empired’Allemagne. Le prince qualifié margrave jouit des droitsde la souveraineté dans son état. Dans l’origine de cettedignité, le margrave, ou le marquis, étoit un comte, quiveilloit à la sûreté des frontières. Elle est devenue héré-

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dois prirent & rasèrent le château en 1626. en empor-tèrent le canon 8c pillèrent la ville. Depuis ce tems lesEspagnols sc sont retirés en terre ferme, 8c cette iílen’est plus habitée que par des Américains 8c quelquesMulâtres qui sont exposés aux pillages des Flibustiers &très souvent enlevés.

MARGUM, ville de la haute Moelle. Ce fut-là queCarin fils & successeur de l’empereur Carus fut aban-donné par son armée &c livré à Dioctétien. Eutrope metMargum entre Viminatium 8c Aureus mons. Poftea Ca~rinum , dit cet auteur , omni odio 0“ deteftatxone viventem.apud Margum ïngenti pralio zíidt, prodititm ab exercitttsuo qxiem fortìorem habebat , certe desertum inter Vimi-natium dr Aureum montem.L abbé de Marolles dans sonhistoire auguste, p. 755 - dit Murg ue ou j\q ur g lim , &cite Eutrope & Eusébe. C est , dit-il, une ^stsc de laMoelle entre Viminaxe 8í un lieu appellé Aureus mons.La notice de l’empire met au département de la premièreMœsle , se ci. 30. Auxilium Margense Margo , & Pra-feffitrœ militum contra Margum , in caflris Augusto Fia -vìancnfibus. Elle étoit apparemmenr sur la riviere Mar -gis ou Margus 1.

1 . MARGUS, riviere d’Asie dans un pays qui en pre-noit le nom de Margiane. Pcolomée, l. 6. c. r o. donne

Longitude Latitude

à fa source 105 d. o m. 39 d- o m.

à fa chute dans l’Oxus io2d. 40 m. 43 d. 30m.

ditaire comme tant d’autresqui n’étoientque personnelles,

& même révocable au gré du souverain, qui en grati-fioit les grands á fa volonté. 11 y a en Allemagne les mar-graves de

Anfpach , Burgow,

Bade, Courlach, Branche de Bade,

Bareut ou Culmbach, Lusace, 8c Miíhie.

Anfpach & Bareut sont des branches d’une mêmemaison dont une autre branche possède le royaume dePrusse & lelectorat de Brandebourg & autres Etats.Bade-Bade & Bade-Dourlach sont aussi des branchesd’une même maison qui est Bade. Le Margraviat deBurgow est à la maison d’Autriche & n’a point d’autre >margrave que l’empereur. Ceux de Lusace & de Mis-nie sont à sélecteur de Saxe.

MARGUERITE, (La) selon les Espagnols à quielle appartient, Santa Margarita, de las Caracas ,isle de F Amérique , assez près de ia terre ferme & de lanouvelle Andalousie , dont elle n’est séparée que par undétroit de huit lieues de large. Ghristofle Colomb la dé-couvrit dans le troisième voyage qu’il fit en 1498. versces parties de PAmérique. Herrera lui donne quinzelieues de long fur six de largeur, & le P. Labat trente-cinq à quarante de circuit ; Oviedo , trente-cinq. Sa ver-dure en rend í'aspect fort agréable. Les habitans natu-rels y étoienr anciennement en très grand nombre. IIn y a presque point d’eau douce, on la va chercher enterre ferme. L’isle est fertile, riche en pâturage, abon-dante en maïs & en fruits ; on y trouve beaucoup debocages. La pêche des perles l’ayant rendue fort célé-bré , on y bâtit un château fur le cap de l’Est nomméMonpatre. C’est sous ce château que les Espagnols■viennent jerter l’ancre. La principale bourgade est versle milieu de Fille. Le village appellé Makanao n’en estP a s fort loin. L’isle a un gouverneur particulier. Lors-M’-t’clle étoit en son plus grand lustre, il y avoir forcear ques qu’on employeur à pêcher les perles. Les Espag-bpls se scivoient de Negres qu’on leur amenoit du Caper d, de Guinée & d’Angola , & qu’il s forçoient à plon-« et par les châtimens qu’ils leur infligeoient, lorsqu’ilsj, etl acquittoient lâchement. 11 falloir plonger cinq ou* brasses pour arracher de force les huîtres attachéeslç lx rochers du fond, & par conséquent demeurer long-P ?, Us ^' eau - où ces malheureux étoienr fort souvent^'°piés par les requiens. Ces difficultés, & Fépuisementc ettç Per | es q«i n’étoient pas fort abondantes ont diminuéde q ?^he dont le quint appartient au roi d’Espagne,Poiir 1 es Bidiens habitants de l’isle obtinrent la liberté* v oir reçu les Espagnols fans obstacle. Les Hollan-

II lui donne deux sources, entre lesquelles Antioche,surnommée de la Margiane, étoit située. II fait tomberdans ce fleuve une autre riviere qu’il ne nomme point »mais qui venoit des monts Sariphes.

2. MARGUS , ancien nom de laMorava , riviere dela Servie , scion de l'Ifle & le P. Hardouin. Elle estnommée Margis par Pline , liv. 3. chap. 26. qui ditfort positivement qu’elle venoit de la Dardante. C’est iuCces bords qu’étoient horrea Margi , les magazins duMargus ; cependant Cellarius,gfígr. ant. L 2. f. 8. p. 573,dans fa carte laisse cette riviere anonyme, après y avoirpourtant très-bien placé horrea Margi, 8c donne le nomde Margus à un ruisseau qui tombe plus haut dans leDanube. Mais ce ruisseau qui n’a qu’un cours très-borné,n’a rien de commun avec la Dardanie, & par consé-quent ce ne sauroit être le Margis de Pline. La tablede Peutingcr fournit une, route où l’on passe le Margus. LaMorave sc partage en deux branches, dont l’une sc jettedans le Danube à Semendria, & F autre entre Coulitz 8cRham. On voir bien que le Margis de Pline est le Mos-ciiius de Ptolomée, l. 3. c. 9. estropié dans les cartes quiaccompagnent son livre. Une des branches du Mas chatssc perdoit près de Viminacum , l’autre sc détournoit pourse perdre à Tricornium ,• s’il étoit vrai ce que Cellariussuppose , que le Moschius de Ptolomée se jettoit auprèsde certe ville dans le Danube, en quoi il sc trompe dou-blement ; car le mot divertitur , inrp Atstcw qu’il expliquepar/è répandre , ne signifie point cela. Il veut dire le dé-tour que prenoit cette branche pour se rendre , non pasà Tricornium dont Ptolomée vient de parler, mais à Vi-minacium , qu’il nomme immédiatement après. Voici lepassage, selon la version latine ordinaire :

Juxta Danublum autem amnem civitates ha,stínt ,Singindtinum , 45 d. 30 44 d. 30

Tricornium , 4 6 d. 44 d. 30

Juxta qxxam divertitur Moschius flxtvxns ,

Viminacium, 46 d. 30 44 d. 20

1. MARIA. Voyez. Marea &Mareotis. _

2. MARIA (Cap de Donna) cap de l’An?e sI <Ej e le P"tentrionale , dans la partie occidentale de 1 ifle • ola nn-gue, la plus proche de la Jamaïque, & au ™ ldl du gratldcul-de-sac de la Mer du nord. C’est îa ressource ordi-naire des vaisseaux de guerre, lorsqu ils ont e om d eau,

MARIABA, ville de FArabie Pleureuse. Elie eroit.selon Pline , L &■ cap- 28. la capitale de plusieurs peu-ples ; des Sabéens & des Atramites ; mais , comme leremarque le P- Hardouin > ce nom etoit commun àplusieurs villes qni a.voleur encore d autres noms pour