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Tome quatrième. M - P.
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12-4 MAR

Martin-V ìlle est au milieu d’une belle campagne , fertilecn bons bleds. * Corn.DiSt. Mémoires dressés fur les lieux.

1. MARTIS CASTRA, lieu de la Pannonie,&qu’Ammien Marcellin paroîc mettre fur le Danube. *Ortelii Thef.

2. MARTIS CASTRA , ville de la Mysie, selon Sozo-méne. Lazius prétend que c’est la ville Marotha , au-dessus des ruines de la ville de Sirmium. * Ortelii Thef.

1. MARTIS FANUM, lieu dans une^ ifle désertedu Pont Euxin, selon Apollonius. * Ortelii Thef.

2. MARTIS FANUM, lieu d’Italie. à deux millesde Rome. Appien, Civilium , l. ?> P a g- S 5 'i - en faitmention.

MARTIS FONS , fontaine de la Bœotie, aux en-virons de Thébes, selon Paufanias. * Ortelii Thef.

MARTIS LACUS , lac d’Italie dans le territoire deCrustuminum. Tite-Live, /. 41.c. 1 j. dit qu’il y tombaune pierre du ciel.

MARTIS SILEX , lieu dans le Latium. II en est parlédans Tite-Live, /. 10. e. 47.

MARTIS TEMPLUM. Voyez. Phryxi.

MARTIS TRANSITUS ou Trajectus , lieu de laSicile, selon Pindare, in Péemea , qui le place auprèsdu fleuve Elorus, dans l’endroit ou Chromius defit leroi Gelon.

MARTIS VERTEX . Ammien Marcellin distinguedeux sommets de montagne, dans les Alpes Cottien-nes. II nomme l’un Martis vertex , & l’autre Matro-ne vertex. * Ortelii Thefaur.

1. MARTIS VILLA, lieu d’Italie fur la voie nom-mée Appia. Ael. Douât dit que Terence avoir unejnaifon de campagne dans cet endroit. + Ortelii Thef.

2. MARTlS VILLA, ville de Ligurie dans l’Apen-nin. C’étoit > au rapport de Capitolinus ,1a patrie de l’em-pereur Pertinax. Orteil u s Thefaur. soupçonne que celieu étoit aux environs d’Alba Pompeïa, parce que Dionécrit que cet empereur étoit originaire de cette ville oupeut-être de son territoire.

MARTISAY , bourg de France dans le Poitou, éle-ction de Loudun.

MARTIUS CAMPUS. Voyez. Tiberini.

MARTIUS NARBO. Voyez. Narbon.

MARTIUS VICUS , lieu d’Athenes , & quï estsurnommé Areopagus. lllustrius en fait mention dansla vie de Théodore l'Athée; Aldus en parle aussi dansson orthographe , fol. 414. * Ortelii Thefaur.

MARTOLOiS, ( Les ) font une espece de voleursfameux de la Hongrie Sc de l’Esclavonie. Je ne faispas quelle peut être la raison ni l’étymologie de cenom; mais comme le remarque Ménage, p. 81. de sesOrig. françoifes , il s’est de tout tems élevé dans lesroyaumes des compagnies de voleurs qui ont écé nom-més diversement. II cite ensuite un mémoire de duPuy . où il remarque que ces fortes de voleurs s’appel-loient autrefois en Cilicie Ifauri ; cn Angleterre Scoti ,& présentement dans les Pyrénées Bandolieri , en Es-clavonie Martoloffi , en Dalmatie Uscocchi. On pour-roit encore ajouter les Cosaques de Pologne Sc de Mos-covie. * Bespier , Rem. fur Ricaut.

MARTORANO, ville épiscopale d’Italie au royau-me de Naples, dans la Calabre citérieure, aux confinsde la Calabre ultérieure, fur un ruisseau qui fc jettedans le Savuto. Cette ville est située à Forient de No-cera. Son évêché est suffragant de Cofenza, & ses fa-milles nobles font, selon Corneille, Dicl. les Angeli,les Martirano , le Scaglioni & les Sorrento. * Magin ,Carte de la Calabre ultérieure.

MARTOREL Martoreuom, ville d’Espagne dansla Catalogne , à quatre lieues au nord est de Vtlla-Fran-ca, & à égale distance de Barcelone , au confluent dela Noya & du Lobregat. Elle appartient aux comtesde Benevento. On y voie deux ponts fur la riviere : il Jen a un dont les arcades sont très-hautes, Sc il paroîcêtre un ouvrage antique. * Dél. d‘Espagne , t. 4. p. }9 3 -

MARTORY ( Oppidum Sancti. ) Cest une petiteville de France dans la généralité d’Auch, diocèse &élection de Comminge. Elle est bien murée ; a quatreportes, & un beau & bon pont de pierre, fur la Ga-ronne , qui communique dans un grand fauxbourg. Cestla patrie de l’hérésiarque Vigilance, qui fe déclyunoit

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contre les reliques des saints, Sc contre ceux qui lesrévéroient. On l’appelloit aufiì Calagoris : on lui a donnéle nom de saint Martory, ainsi prononcé par les habi-tans du pays, au lieu de faine Martity, dont le corpsest dans une chapelle de f église paroissiale de cette vil-le. II est en si grande vénération , que le chapitre dela cathédrale de saint Bertrand de Comminge, qui enest éloigné de cinq grandes lieues, est obligé d’y venirune fois l’an célébrer une grande messe. II paroît quec’étoit. une grande route du tems des Romains : à quel-que distance de la ville, fur le grand chemin qui va àl'Estelle & à saint Gaudans, on trouve un pilier an-tique, bâti de petits moilons proprement piqués, Siposes par assises négligés, qui n’ont pas plus de six pou-ces de longueur fur quatre d’épaisseur, au haut duqueíest une niche assez grande, ou étoit la statue d’une di-vinité itinéraire , devant laquelle les passans faifoientleurs prières. On en trouve encore une semblable furle grand chemin qui va à Toulouse. * Mémoires dressésfur les lieux.

MARTOS, autrefois ville épiscopale de l’Andalou-sie au royaume de Cordoue, près de la riviere el fa-lado de Poreuna. Cest aujourd’hui une commenderiede l’ordre de Calarrava, au midi du Guadalquivir, ÔCdans le voisinage de la ville d’AJcaudere. il y a a n des-sus de la commenderie une forteresse bâtie fur un roc.Clusius & Morales veulent que Martes soit l’ancìenneAugusta Gemella , précédemment appellée Tucci.Voyez. Tucci. Baudrand. édit. 682. Délites d'Espagne ,t. z. p. 415.

Morales, Clusius & Baudrand après eux nous ap-prennent que cette ville a été épiscopale, & que les an-ciens l’ont appellée jíugufla Gemella , & la même quePtolomée /. 2. c. 4. appelle Tucci , Sc qu’il donne auxTurdules.

MARTRES, bourg de France > au diocèse & comtéde Comenges.

MARTRES de Veyre , ( Les ) fontaines dans l'Au-vergne , à huit ou dix pas de la riviere de l’Allier, furle chemin du mont d'Or à Vic-le-Comte, environ àune cîemi-lieue de cette ville. Les eaux de cette fon-taine font un peu tièdes, fort limpides, de saveur ai-grette , 8 c un peu vineuse.

MARTUA. Voyez. Pompeeon.

MARTULANA CIVITAS > il est parlé de cetteville dans les martyrologes d’Ufuard & d’Adon , au sep-tième des ides de Juillet.'Saint Brixeécoit originaire dece lieu. * Ortel. Thefaur.

iWARTUS. Voyez. Bargus.

MARTYANA, lieu fortifié chez les Parthes. Stra-bon, /. 11. p. 515. fait entendre que c’étoit une for-teresse très-considérable.

MARTYRES, isses de T Amérique septentrionale,comptée entfe les Lucaies. Ce font des rochers situésdu côté du sud du cap de lâ Floride fur la hauteurde vingt-cinq degrés. Ils sont disposés en rang est Stouest. On leur a donne ee nom de Limage qu’ils repré-sentent, quand on les découvre de loin en mer. Il sem-ble en effet que ce font des hommes empalés. Ces ro-chers dont on appelle les derniers Cahiça de los Mar-tyres , font diffamés par divers naufrages. On juge parleur disposition combien on est avancé en mer, parce qu’on ne peut douter qu’on ne soit entré dans le ca-nal du détroit de Bahama, quand on a ce cap à lamain gauche vers le sud-ouest. Ce font trois mon-ceaux de fable blanc couverts d’arbrisseaux. Celui dumilieu est plus grand & beaucoup plus haut que lesdeux autres. * Corn. Dict, Laet , Description des IndesOccidentales, L i- c. 16.

MARTYROPOLIS ( a), ville de la Grande Armé-nie , dans la partie de cette province appellée Sophané-ne, for le bord du fleuve Nymphius, fur la frontièrede Perse. Cette ville fut bâtie par les foins de S. Ma-ruthas (é), évêque de Sophanéne en Mésopotamie,pour en faire un monument à la gloire des martyrs dePerse morts durant la persécution du roi Sapor II. aprèsqu’il eut obtenu de l’un des rois ses successeurs dans fapremiere ambassade fous l’empereur Théodofe ou sonfils Arcade, la permission d’y faire transporter leurs corps»Sc d’y établir publiquement leur culte. Cavadès, roi de