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MAU LVE, petite rivière île Fiance dans l’Oriéanois.Bile va se perdre dans la Loire, près de la ville deMeun.
MAUMA, ville d’Ethiopie fous TEgypte. Pline, 1,6.c. 29. en fait mention, & le P. Hardouin prétend qu’ilfaut lire Maumarum.
MAUMAQUES, village du diocèse de Soissons, situéentre Compiegne & Noyon , dans la plaine un peu au-delà-de Choiíi fur Aine.'C’est le lieu où Childebert, filsde Tiiierri, est marqué avoir tenu tes plaids la douziè-me année de son régné. II y a plusieurs aunes preuves quece lieu crois-une de ces terres appellées fous la premièrerace Villa public a , Curtis Dominica. 11 est sur qu il yavoir un palais à Maumaques. Dom Germain paroít avoireu grande raison d appliquer à ce lieu tour ce qu on litde l’ancien M. t mac a s ou Aîamaccas. Charles le Chauvedonna a 1 église ck Compiegne CpeUum in M.imacu,Dans un diplomé de Charles le Simple , Mammaca j estdit d u pays de Noyon, dans la donadon qu’il en fait àla même église de Compiegne , qui le posiede encore. Laforêt de Lezqiie, en latin Life i , mai nommée de Laigle , est tout pioche Maumaques : ce qui en rendoit leséjour rrès-agréábie à nos rois. Des lettres de PhilippeAuguste de l’an 1200. font aussi mention de la foret deMomaques , comme voisine de celle de Choisi Le viliage de Maumaques est fur le rivage gauche de l'Oife,proche le Pleisis-Brion.
MAUMONT Malomons , bourg de France dans leLimousin, auprès de Ventadour, òc environ à quatrelieues de Tulle. II appartient depuis fort long-tems àdes gentilshommes de même nom. Jean de Maumont àqui César Scaliger, Genebrard, duVerdier, Theve:&la Croix du Maine , ont donné beaucoup d éloges, étoitde certe famille. Voici ce qu'en dit la Croix du Maine :Jean de Maumont natif dudic lieu, au pays de Limousin,qui est une très-ancienne baron me, de laquelle leditsieur de Maumont est issu, homme uè-docte ès lan-gues 8c principalement en grec , grand théologien & ora-teur nés fécond fleurit a Paris , au collège de saint Mi-che ! . ciit Senach ( duquel il étoit principal ) cette année1584. Ce bourg est connu pour avoir été la patiiedespapes Clément VI. & Grégoire X. * Piganiol , Desc.de la France, r. 6. p. 382.
MAUMUSSON , ( Le permis de ) petit détroit fur lacôte de Saintonge , à Tembouchure de la Seudre, entrel iste d’Oleron au nord & le continent au midi, au cou-chant de Marenne. * De l’fste , Atlas.
MAUN1, paroisse de France dans la Normandie ,avec titre de marquisat & château. Elle est située aubord de la Seine, près de la Bouille. quatre ou cinqlieues au-dessous de Rouen. * Corn. Diction.
MAUR. Voyez, Sarira.
MAURBAC , Vabis omnium Sanctorum , chartreusedans la Basse Autriche fur le Danube près de Vienne fon-dée l’an 13 20. Plusieurs princes de la maison d'Autrichey font inhumés.
MAURBERG , richecommanderie de Tordre Teutoni-qne dans la Basse Autriche, fur les frontières de la Mo-ravie.
MAURE ou les Maures. Ce sont, dit Baudrand ,Diction, ê’dit. 170J. deux petites isles de TArchipel, furla côte de la Natoiie, près de la côte septentrionale del’isie de Tenedo. De Tisse, Atlas, marque trois peti-tes isles au nord de Tisse de Tenedo. On croit que fe sontles Calydnes des anciens.au mot CaiydnAS.
M AUREG ARD, est une paroisse & un prieuré dudiocèse de Meaux, dans Tarchidiaconné de France 8cdoyenne de Dammartin. Le nom latin est de Malo res-pecta, Samt Jean-Baptiste est patron des deux titres,réglisse priorale leivant a la paroisse. Mariasses évêquede Meaux en approuva Tan n 40. la fondation faite parRaduife & Gautier d’Aunay , en faveur de Tordre deCluni, Sc il y attacha la présentation de la cure. Ceprieuré a passé depuis a la maison de saint Martin desChamps, qui y onr entretenu autrefois qiia ? re religieux;maintenant ce n’est plus qu’un béneíìce simple à la col-lation du prieur de saint Martin des Champs. Son re-venu est de douze cens livres.
MAU REN AHAR, MAURANAHAR. Voyez. Ma-
’VTAR.AÏ.NAHR.
MAU
MAURENSII, peuples de la Mauritanie Tingitane,Prolomée, /. 4. c , r. les place dans la partie orientalede cette province : Tite Live., /. 24. c. 49. les nommeMaurufi'n &í Strabon, /. 17. p. 825. dit que ces peu-ples étoient appellés Mauru/ïi par les Grecs, Sc Mauriparles Romains.
MAURENS1S, siège épiscopal d’Afrique. Là noticeépiscopale d’Afrique met ce siégé au nombre de ceuxqui n’avoient point d’évêques.
MAUREPAS, petit lac de TAmérique septentrionaledans la Louisiane. Son eau est lalee. 11 reçoit le plusoriental des bras du fleuve de Misliísipi, Sc st. fe dé-charge dans ie lac de Pontchartrain,
MAURES DU LUC, ( Les ) lieu de France, dans laProvence, près du golfe de Grimaud. On prétend avoirtrouvé dans ce lieu des mines de toutes fortes de mé-taux, auxquelles on commença à faire travailler en 1720.
II y a aux environs un bois allez considérable qui porte lemême nom:il Ta emprunté de la retraite des Mauresqui s’y réfugièrent en Tannée 730. lorsqu ils furent chas-sés par Charles Martel.
MAURES , ( Les ) peuples d’Afrique. Il faut distinguerles teins. selon lesquels ce nom a une étendue plus oumoins grande.
Dans les anciens teins & sous les Romains, on ap-pel loi t Maures, en latin Maori, les habirans natu-rels des trois Mauritanies Voyez, au mot Mauritanie.Ces peuples long-teins inquiétés par les garnisons Ro-maines, leur avoient abandonné presque tontes les côtesde leur pays, ils pa/oient des tributs pour posséder enpaix leurs campagnes. 11s eurent le même lbrt lotis lesVandales qui inondèrent l’Afrique ; Sc il est souventparlé des Maures dans les guerres que l empirede Con-stantinople eut contre les Vandales. Les Maures s’é 1 »toient alors cantonnés dans Tintérieuv du pays vers lesmontagnes. Avec le tems les califes de Bagdat ayantfait de grandes conquêtes le long de la Méditerranée enAfrique, les Sanazins qui s’y étendirent y portèrent leMufulmanisme. Jusques-là îes Maures, chez qui la re-ligion Chrétienne avoir long tems fleuri, avoient étéChrétiens, quoiqu’infectés de l’Arianisme , par Içs Van-:da les qui leur portèrent cette hérésie.
' Les Maures étant devenus ainsi Mahométans, à l’exem-ple des Sanazins leurs maîtres, scroient demeurés enAfrique fans la perfide vengeance du comte Julien, quiles appella en Espagne où fa fille avoir été violée à la 'cour par le roi même. Les Maures ayant appris à con-noître T heureux climat de T Espagne, s’y fixerent avecplaisir, la remplirent de leurs compatriotes, 8c leur gé-néral, n’agissant pas long-terns au nom du calife, fe fiesouverain lui-même , & ne voulut reconnoîrre aucunsupérieur. Ce qui causa la perte des Maures en Espa-gne , ce furent les partages de leurs conquêtes en un fortgrand nombre de royaumes. L'Andalousie seule occupoícles royaumes de Grenade, de Cordoue, de Jaen 8c deSévisse, fans parler du royaume de Murcie. Les roisd’Espagne reprirent peu à peu tous ces royaumes. Ce-lui de Grenade subsistoit encore sous le régné de Fer-dinand d’Arragon Sc d’Isabelle de Castille. Le cardinalXimenezen sir la conquête , 8c TEspague fur ainsi pur-gée de cette nation, comme nous le disons ailleurs.
Tous les Maures chasses d Espagne retournèrent dansle pays d’où leurs ancêtres étoient venus; & commeils professoient le Mahomérisme, qui y étoit aussi lareligion dominante, ils trouvèrent de la facilité à s’yétablir.
Aujourd’hui il faut distinguer les pays des Mauresoù ceux-ci sont les dominans , 8c ceux où ils n’oecupentque la campagne , & ne jouissent que d’une liberté ache-tée par des tributs qui n’est guère différente de la ser-vitude. Les Maures sont les maîtres dans les états duroi de Maroc, aux royaumes de Maroc & de Fez , qu»répondent à la Mauritanie TingEane des anciens. Leroi de Maroc possède encore le royaume de Trémecen»où sont Trémecen & Oran. Le roi d Espagne lui a en-levé ce dernier port, Sc quelques lieux aux environs»
A cela prés, les Maures sont les maîtres en ce pays-là»
11 n’en est pas de même d’Alger. La milice composée deTurcs Sc de Renégats, y a la souveraine puissance; uaaisau royaume de Couco, les Maures font indépendant*