Band 
Tome quatrième. M - P.
Seite
187
JPEG-Download
 

MEL

MEL

MEL/EA , lieu de Grece , si nous en croyons Orte-iius, quicite Thucydide.au commencement du cinquièmelivre de son histoire. Mais il n’y a point de Melata, nomde lieu dans Thucydide. On voir seulement Itonenses &Mêlai , qualifiés fìnitimi , voisins, & Coloni , du peuplede Locres, à qui ils donnoient alors beaucoup d’affaires ;ce qui obligea les Locres de s’allier avec les Athéniens ,ce qu’ils n’auroient point fait, si ces deux peuples voisins,qui croient des colonies sorties de chez les Locres, ne leseussent alors embarrassés. D’Ablancomr a bien défigurécet endroit dans fa traduction.

1. MELárNA, promontoire de Lisse de Chio, A’xpaM'Aa/ia. Ce n’est pas un nom propre , e est un adjectifqui est le féminin de Mêlas , noir. Ainsi cela veut dire leCap Noir.

2. MELArNA ( Corcyra ) ancien nom de Curso-la. Voyez. au mot Corcyra.

• 5 - MELìENA , ancien' nom de Céphalénie , selonPline, l, 4.c. ir. C’est aujourd’hui Cefalonie.

1. MËLyEN^E , ancienne ville du Péloponnèse dansl’Arcadie, selon Pline , /. 4. c. 6 . & Pausanias , in Arcad .í- 3 Le P. Hardouin lui applique le Virides Me I ana deStace. II fe trompe. Voyez, l’article suivant.

a. MEL^ENdB. Polyatn nomme ainsi une forteressede Grece , aux confins' de la Béotie & de 1 Attique.C’est de ce lieu qu’il faut entendre ce vers de Stace, Theb.

1. 12. v. 619. où il dit viridesque Melanas on n en dou-tera point, si on fait réflexion que ce poète nomme de-vant & après un assez grand nombre de lieux , qui fetrouvent tous dans l’Attique, ou fur la frontière. Voyez.Melani. * Ortelìí Thefaur.

Z. MELAiNrE , ville d’Asie dans la Lycie, felonEtien-ne le géographe.

ME L.EN I , MsAa uyaç ou m i'Kniva.t, Melana , lieu deGrece dans l’Attique. 11 appartenoit à la tribu Antiochide.C’est-la même chose que Mel^en^ 2.

MELAGABON , port d’Espagne au royaume deGrenade. * Du Lignon.

MELAMBIUM , lieu de Thessalie , au voisinage deocotussa Polybe,17. c. 16. en fau mention.

1 - MELAMPH YLLOS , montagne de Thrace -, selon

Pline , /. 4. c. í 1.

r. MELANPHYLLOS. Aristocrite , cité par Pline ,

^ 1 • c. z 1. ssir que c’est un des anciens noms de Lisse deôamos.

MELAMPIA-, ancienne ville d’Asie dans la Lydie,* e lon Etienne le géographe , ainsi nommée de Mélampea u rapport de Xamhus, dans son histoire de Lydie.

MELAMPYGOS PETRA , ou Melampygus La-Pls , pierre ainsi nommée fur un chemin nommé Ano-, lequel commence au fleuve Afopus, & aboutitai, P‘ès d’Alpenus, premiere ville de la Locride, & paraux confins de la Beoiie & de la Locvide.Hérodote , 1. 7. c. 2 16.

MELAN > montagne de L Arabie Heureuse au pays^ es Homérites, selon Ptolomée , l. 6 . c. 7- Les éditionsNoviomagus , de Mercator & de Bertius portent"IeíAn. Celles de Magin & de Molet portent Mêla.ï- MELANA. Voyez. Mêlas i, & Melani.r. MELANA. Godefroi de Viterbe lit quelque part1lr h Melana potens , & l’explique de Milan, selon Or-' :e lius , Thefaur.

t. MELÀNCHLE.NI, ce mot ne veut dire que desSens vêtus de noir.

. í - MELANCHLAìNI. ancien peuple qui habiroit leslíles Cassuérides, selon Strabon , /. 3. p. ' 75 -™ Tioi Uc st suivi par Eustathe. Voyez, au mot Cassitérides le peuréalité des contes que les anciens en ont faits.

?• MELANCHLiENI, ancien peuple de la SarmatieAsiatique , selon Ptolomée , l. y. c. 9. qui le place dansterres entre le Palus Méotide & le Volga, & lui^°nne pour voisins le pays de Mithridate, les Sapotrè-» les Scymnires & les Amazones. Pline & Scylax dcÇ ar yande le placent fur la côte septentrionale du Ponr-^ttxin. Le premier díc, /. 6. c. y. Le reste du rivage est° c cupé par des nations farouches , comme les Melan-^siltenes, les Coraxes , qui font partie de la Colchide ,Le second dit, Peripl. p. 30. de même. Auprès desCoraxes sont les Melanchlœnes , & auprès de ceux-ci lesColquçs, Hérodote Lavoir mis dans les terres. 11 dit ,

87

A 4 ' c > 10 1. DepuisLIsthcr au Borysthèneil y a dix jour-nées de chemin , autant du Borysthène au Palus Méotide»De la mer vers l'intérieur des terres aux Melanchkenes ,qui habitent au-dessus des Scythes ,il y a vingt journées d'echemin , en comptant deux cens stades pour une jour-née, c’est-a-dire , vingt cinq milles. Il leur donne , cap.102. un toi particulier. Tous les Melauchlames portentdes habits noirs, & c’est ste là que vient leur nom. Cesont les seuls (entre les Satinâtes) qui so nourrissent déchair humaine , c. 107. Ils ont les mêmes coutumes queles Scythes.

MELANDËPT.1E , oti Melandet.^ , ancien peupledont parle Xenophon , L 7 * P; 4 °i. dans la retraite desdix mille. Ortelius dit qu il étoic en Asie vers le. Pont.IIfe trompe , ce peuple étoit dans la Thrace au nord dela Propontide . aux environs de Perinthe, au couchant déSelibria. D’Ablancourt écrit Malandeptes. Le grecpone Mt^aeSíz/ìcu & Ms?,atJiToU, selon les divers exem-plaires.

MELANDIA , petit canton du Peíoponnèfe, où ilfait partie de la Sicyonie , selon Théopompe, cité parEtienne le géographe.

MELAN E, petite isse d’Asie sur la côte d’Ionie, se-lon Pline, /. 8. c. 32.

MELANEIS.LVpx EretMA 2.

MELANGA , lieu dont parle Glycas, qui dit qusonle nommoit communément MelanginA. 11 étoit auprèsde Constantinople. * Orteliì Thefaur.

MELANGE , ville marchande au pays du peuple desArvari , dans L Inde en-deçà du Gange , selon Ptolo-/. 7. c. 1. Ses interprètes ont cru que c’est MeliA-.

mee

pour, fondés fur une légere ressemblance dç lettres.

1. MELANGIA ou Mélangea, ( pluriel génitif»ornm. ) village du Péloponnèse dans l’Arcadie. C’est d’oùles habitaus de Mantinée tiroient l’eau qu’ils buvoienr,au rapport de Pausanias, L 8. c. 6.

2. MELANGIA, lieu de l’Asie proprement dite, selon1 a conjecture d’Ortelius, Thejaur. qui cite Niceras.

MELANGITfiE ou Malangit^e ; ancien peuple déL Arabie Heureuse vers le milieu de fa longueur au midides Gerrhéens & au nord des motus Mantes, selonPtolomée, l. 6 . c. 7.

MELANI MONTES, MÍtoa epn , Linterpréte latindit Melanes : ancien nom d’une chaîne de montagnes quePtolomée, /. y. r. 17. place dans l’Arabie pétrée, le longdes déserts, depuis le golfe auprès de Pharan , en tirantvers la Judée. S. Jérôme a remarqué depuis long-temsque ee sont les mêmes montagnes que l’Ecrimie Stenomme Sinaï & Orêb. Voyez, ces deux noms.

MELANIA , lieu de la Cilieie entre Arsinoé , & làville de Celenderis, selon Strabon, /. 14.p. 670. Orteliusen fâir un bourg.

MELAN 1 PEA ou Melanipia, l’une des Hies Che-lidoni^e , selon Favorin.

MELANIPP 1 UM FLUMEN , riviere d’Me dans laPamphylie. Elle étoit consacrée à Minerve au rapportdé Quinms Calaber , /. 3. * Stephan. Byzanr.

MELAN 1 S SINUS. Voyez. Mêlas Sinus.

MELANO, isse d'Asie dans la Doride, & dans làgolfe Céramique, selon Pline, l. y. c. 31.

MELANO GiETULÏ , ancien peuple de la Libyeintérieure , selon Ptolomée, l. 4. c. 6. Un les nommoitles Gétules Noirs pour les dillinguer des autres quin’étoient que basanés.

MELANÒS, promontoire d’Asie auprès de Cyziquû& de l’embouchure du Rhindacus, vis à vis de fisse:d’Artace. Strabon, c. 12. p. 576. dit qu’on le dépasséquand on fait voile de Cyzique à Priàpe.

MELANO SYRI. C’est ainsi que l’on appeB oit I eshabitaus de la véritable Syrie, au-delà du mont Taurus,entre l’Euphrate & la mer Méditerranée, pour es distin-guer des Leuco Syri, qui habìtoient dans la Cappaaocevers le Pont Euxin. Melano Syri veu ^, 11C , c /'.JV(i!YJ',&LEUCO-SYRilesô'yr/f«r^ ;z<r/ ‘ ette ‘osoctionfe trouve fondée fur Strabon, 544 ° Euiiathe

à Purphyrogenere. Ee premier parle des Leuco Syriens

en plus d’un lieu , ô ^ au ® ,

/. 1 6.p. -37. que les Syriens habitans de la Cappadoce,

tant auprès du mont Taurus que du Ponr-Euxin , croient

nommés Leueo-Syn, celt-a-dire , òynens blancs , parcs

Tom, iK A a i)