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assez peuplée. Paul Lucas soupçonne que ce sont peut-être les relies de Ja viile de Lycopolis, ou de quelqueautre du voisinage. Le pere Vansieb dit que cette ville estmoderne , que l'ancienne a été submergée par le Nil, &que ie lieu où elle est aujourd’hui, étoit une forêt quiservoit d’asvle aux voleurs. * Voyage fait en 1714, O'c*tom. 2. pag. 70,
MELPES, riviere de la grande Grece , auprès du pro-montoire Palinure , íelon Pline , /. 3. c. y. Le nom mo-derne est la Molpa > riviere du royaume de Naples, dansla principauté citérieure. Vyez. Molpa.
MELPIA , village du Pcloponnese dans l’Arcadie, se-lon Pausanias , cité par Orteiius, T hejaur.
MELPIS, nom latin de la riviere de MelFA. Voyez.ce mot.
MELPUM , ancienne ville d’italie , dans l’Insubrie ,selon Pline, L. 3. c. 1 6. Elle ne subsistoit déja plus deson tems, & il dit qije cette ville , qui étoit la plus richede route la contrée , fut détruite par les Insubriens. lesBoiens 6c les Senonois , le même jour que Camille pritla ville de Ver es, fur quoi il cite Cornélius Nepos pourgarant. On soupçonne que c’estMELZo, bourg du Mi-lanez.
MELRICHST ATT , ou Mellerstatt , ville d Al-lemagne a u cercle de Franconie , dans l’évêché de Wurtz-tourg , fur la riviere de Strat, entre Fladongen, Osyheim,Romhild 6c Hilperhausen. Cette ville est le chef-lieud’un bailliage > 6c est renommée dans l’histoire par la ba-taille qui se donna auprès de ses murs entre 1 empereurHenri IV , 6c Rodelfe , duc de Souabe , en 1640. Despaysans , au nombre de mille hommes, qui s’étoient re-tirés dans cette ville , y firent une vigoureuse défense,6c ne se rendirent au général Banier qu’à la derniere ex-trémité. Les Suédois , en abandonnant ce lieu , y mirentle feu 6c le réduisirent en cendres. * Zeyler , Topógrap.Francon.
MELSUS, riviere d’Espagne. Strabon, /. 3. p. 167.dit qu’elle est voisine d’un golfe qui sépare l’Asturie dela Cantabrie. Casaubon croit que c’est le Mearos, m?«-fot , de Prolomée. Orteiius n’est pas de ce sentiment, &creit que c’est le Nelos, N aixoç, de cet auteur.
MELTHA, lac de la Palestine, auprès de Tibériade''ers le midi » selon Guillaume de Tyr. 11 le nomme plusbas Melcha. II y a faute à Pu n ou à Pautre , dit Orte-lius , Thefatir .
MELTIN AS. C’est le nom d’un mauvais petit bien ,ttue dans des montagnes roides 6c d’un accès difficile,®ntre d’épaisses forêts. II en est parlé dans une lettre deas chasui au pape Léon ; mais on ne dit point en quelPays ce lieu se trouvoit.
MELULE , grande riviere d’Afrique . au royaume deFez - Elle sort du mont Atlas, d’où elle descend entre Te-Zar 6e Dubúdu , & se va rendre dans celle de Mulucan ,Rlon Marmol > /. 4. c. 96. Sanson , dans fa carte particu-le du royaume de Fez, nomme cette riviere Mullu-^ s - H lui donne deux sources, l une auprès de Dubudu »^ ^utre dans la forêt de Selelga ; 6c la faisant serpenterVcrs le nord, le nord-esl 6c lest, entre les déserts de Tes-l' 1 ’ 3 - 6c de Terrest, il la fait entrer dans la riviere de Mu-, u ya j qui est le fìumen Malva des anciens, qui séparoitJes deux Mauritanies, la Tingitane 6c la Césariense. LeurC0l ffiuent est un peu au-dessous d’Fladdagia.
MELUN , ville de France, dans le Hurepoix.auxcon*j^sdu Gatinois, fur la Seine, à dix lieues au-dessus deaiiSjAc à quatre au-deflous de Fontainebleau. Elle est°rtancienne , & si on en veut croire les habitans, elle aeiy i de modèle pour bâtir celle de Paris. Ce qu il y adc constant. c’est que la figure & la situation de ces deuxgilles font parfaitement semblables. La riviere de Seine yC'rne une isie ,6c coupe la ville en trois parties, 1 une duCot , é fie l a Brie , qui est la ville, celle de l iste , qui est laCu ê, 6c celle qui est du côté du Gatinois. Quelques-unscru y trouver les débris d’un ancien temple d’Isis,Ur le bord de Piste , à côté de l'église de Notre-Dame ,ffiais ces débris font d’un bâtiment des chanoines , dontv oir que l’antiquité ne remonte pas au-delà du roi Ro-crt - C’est un bâtiment dont il ne reste plus que les quatre'-■'railles ; fa forme est un carré - long. L’église de No-r Ç Dame est dans l’isle, 6c est collégiale -, celle de saintbenne est paroissiale. S. Aspais est une assez belle église
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paroissiale, située aussi dans fuie. Elle a pris son nom d urtarchevêque d Auch , mort en ce heu Pan j 56 , au retourdu concile d’Orlcans. La partie de Melon qui est du côtédu Gatinois, est de ìa paroisse.de saint Ambroise, 6c touteremplie d hôtelleries > à cause du grand passage 6c de I a.-boid des coches d eau. Les convens des Carmes, des Cor»dtLeis, & de 1 abbaye de saint Pierre, sont dans le faux*bourg
La ville de Melun a été assiégée & prise plusieurs foispar les Anglois 6c par le duc de Bourgogne Les Angloisla prirent par famine en 1419; ils la gardèrent pendantdix ans 3 mais en 1419, les habitans les en chassèrent, &y reçurent les troupes du roi Châles VII, lequel par re-connoissance leur accorda plusieurs beaux privilèges paflettres patentes du dernier de Fevrier de l’an 143 r. * fi-ganioi de La Force, Defcr.de la France, t. 3. p, 1 j 1.
11 y a à Melun deux ponts de pierres de huit archeschacun. Le Pont aux Moulins est le plus grand passage :le peu d’ou vert ure & d’élévation de ses arches le rendentpeu commode. Le second , appelle le Pont au Fruit. Me-lun , dit l’abbé de Longuerue , Descr. de la France ,i.p.■pag. 28..est dans 1 ancien territoire des Sénonois î aussicst-elle encore du diocèse de Sens. La vieille ville est dansune isle, & est jointe aux deux nouvelles par des ponrs.L’ancien nom de cette ville est Melodunum , quoiqu’cltesoit nommée Metiosbdum dans tous les exemplaires quenous avons des commentaires de César. Le traduct eurde la guerre des Gaules avoit lu Melodunum , il l’a misdans fa traduction. Cette place, dont il est fait mentionau septième livre de la guerre des Gaules, & qui étoitsituée au-dessus de Paris, dans une isle de la Seine 6c dansle territoire de Sens, ne peut être autre que Melun : Me*tìosedum oppidum Senonum ìn ir/Jula Sequanœ pofitum . &ne peut être Corbeil, qui est oppidum Parifiomm , & nonpas Senonum. D’ailleurs cette place, appellée Metiofe -dum , doit nécessairement être mise au-dessus de Paris ,puisque Labienus conduisit les troupes de Metiosedum àParis, en descendant la riviere, secundo flumine trans-ducit .
Sanson, poursuit Longuerue, a eu tort de prendre,dans sa géographie des Gaules, Metiosedum pour Meu-don , qui est au-dessous de Paris, 6c n’est pas placé dansune isle de la Seine , 6c dont l’ancien nom se trouve dansLs vieux titres Medo. L’abbé de Longuerue se trompe icien quelque chose ; car il n’y a que fort peu de manuscritsoù Melun soit toujours nommé Metiosedum. Voyez lesobservations de Lebœuf , dans son recueil de diversécrits, 1738 , t. x. p. 168.
Melun étoit la patrie de Jacques Amìot, fameux parson esprit , par son savoir 6c par ses traductions.
II y a à Melun un bailliage 6c siège présidial, une pré-vôté , une élection , un grenier à sel 6c une maréchaus-sée. Le bailliage 6c siège présidial est régi par une coutu-me particulière, appellée la coutume de Melun , qui futrédigée en 1560. II est composé de vingt-cinq officiers,compris les chefs. Le commerce de Melun se sait en bleds,farines, vins 6c fromages , qu’on vend à des marchandsdes environs, ou qu’on transporte à Paris par la rivierede Seine. Melun a son gouverneur particulier, 6c un pré-vôt général avec un lieutenant, un assesseur , un procu-reur du roi & un greffier. * Piganiol de la Force , Descr.de la France , t. 3. p. 113.
MELUS ,en grec msXbV, forteresse d’Asie vers l’Ar-tnénie, selon Curopalate, cité par Orteiius, Thesaur.
MELUSSA , MííAíWa, isle voisine de l’Ibérie, selonEtienne le géographe, qui cite Hécâtée , Ortelii Thef.
MELUTO , bourgade d’Italie, au royaume de N a ‘pies dans la Calabre citérieure. Quelques uns y cherchentXemeza , ville desBrutiens. Voyez. Temeìa.
MELUYA(La), riviere d’Afrique, au royaume deFez. Elle tire son nom d une montagne de même nom ,qui fait partie du grand Atlas. Cette montagne est orthaute : on y trouve quantité de pins & de sapins, que esbarbares transportent aux villes pour se rvíl 3 ‘ : ° n r ^ ir _ edes maisons ; c’est-là leur principal revenu, a r eceslffi-rement passer les montagnes de Meluya, .pqur aller deFez à Tasilet. II y a quantité de lions. de tigres , de san-gliers 6c de loups dans les forêts d zerot, e Safaron &de Beniazega. Mouette décrit , dans son histoire duroyaume dc Maroc, la maniéré dont on prend leí lions,