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t MEMNONII MURI. Pausanias, /. 4. c. 3 I. dit qu’ilfi’a jamais vu ces murs, qui croient à Suze eu Perle, &que personne ne lui avoir pu dire comment ils éroientfaits.
MEMNONIS PAGUS, bourgade de la Troade : Stra-
bon,/. i}.p, y87. la met au voisinage du fleuve A£sa-pus.
1. MEMNONIS SEPULCRUM ,ce lieu, felonStra-bon , étoit dans la Troade, fur une colline de mêmenom au- dessus du fleuve Mìsapus.
z. MEMNONIS SEPULCRUM. Joseph. Bell. Jud,
*■ 2 -c. 9. place ce lieu dans la Phénicie, auprès du fleuveBelus.
MEMNONIS TUMULUS. Voyez, Memnonis se-Puecrum.
MEMNONIA. Voyez, Suze & Leophora.MEMNONIUM. Cetoit ie nom de la forteresse de-Suze dans la Perse . selon Strabon 15. p. 728. Voyez.
Memnon. t z / j
MEMORIL FLUVIUS. II y a, dit Pline, /. 31.
z. dans la Béotie , près du temple du dieu Traphonius,
& au voisinage du- fleuve Orchomenus , deux fontaines,donj: lune donne la mémoire , faune l’oubli, Sc ellestiient leur nom de ces propriétés. Celle qui donnoit lamémoire , sappelioit MiupLotriímí, Mnemojynes , cellequi donnoit l’oubli, se nommoit AhShc > Lethe,
MEMPH1S , ville d’Egypte à quinze milles au-dessusde h séparation du Nil > ou du commencement du Del-ta , sm- la nve gauche de ce fleuve, Sc la capitale du No-me auquel elle donnoit son nom. Cette ville , nomméee » hébreu Noph ou Moph , ou Migdol & Menuf parles Egyptiens , croient anciennement très-célèbrcs (a ).Amlus, la premiere ville royale d’Egypte , ayant été dé-truire par les eaux du déluge , selon le témoignage deM act if! , les descendans de Noé bâtirent Menuf ouMemphis, qui fut le siégé des rois Coptes , jusqu’à ceque Nabuchodonofor l’eût ruinée. Les prophètes ( b )parlent lòuvent de Memphis. Ils prédisent les malheursqu elle souri ri t de la part des rois de Chaldée & de Perse ;
& ils menacent les Israélites, qui se retirent en Egypte ,011 qui ont recours aux Egyptiens , de les faire périr danspays. Ezéchiel dit que le Seigneur fera périr les Idolesde Memphis. Memphis fut rétablie après que Nabucho-donofor l’tut ruinée ; car du tems de Strabon elle éroitScande , peuplée , Sc la seconde ville d’Egypte aprèsAlexandrie.
On voyoit dans Memphis plusieurs temples magnifi-^ es, emr’autres celui d’Apis, qui étoit honoré d’une ma-djeje particulière ( c ). On- croît en Egypte que Gize esta de fur ses ruines de l’ancienne Memphis ; mais ce n’estT >e parce que cette ancienne ville étoit bâtie fur les bordsdu Nil du côté des pyramides, comme l’est aujourd’hui* a "hie de Gize. On n’y trouve aucun monument antique,'lui autorise cette opinion, & Gize est sans doute une'dUe très-moderne, en comparaison de l’anciennc Mem-V?‘s- (a) Le P. Vansleb , Relation d Egypte , p. io.(b)19.15 Jérém. 44. 1.46. 14. 19. OJée, 9. 6. Ez.ecb,>Z. 16. ( 1 ) Lucas , Voyage de la basse Egypte, 1 .4.Pa ë- 31 J.
MEMPHlTlS, Nome ou canton d’Egypte , au-dessusDelta , à l’occident dû Nil, «Se qui prenoit son nome celui de Memphis , fa capitale, selon Ptolomée , /. 4.Ca P. $.
MÉMPlSCUS PAGUS. Quelques-uns prennent cesanton pour lu Flandre-& le nomment MenapiscusAgus ; mais les capitulaires de Chatlemagne de l'édi-h°n d e Bal.ize gardent la premiere orthographe, Sc( e utblenc insinuer que le Memptí c us Pagus Sc ílandric soient des territoires différens. En effet, dans le régle-que fit Louis le Débonnaire, par rapport aux^stfurations que faisoient les serfs, on lit ces mots :
a púular. 1 . 4. H. 7. De conjurationibus Jervorum qu<&fiunt \ n Flan dr is eF in Mempifco & in caterií Maritìmis°cu. Voyez Menapiscus Pagus.
MEMSIDOS , ou Mensidos , la notice du PatriarchatE, Jérusalem marque un évêché de ce nom , sous laMétropole Ralba Moabiûs.
MEN , lieu maritime dans la Sarmatie Asiatique pro-, e de Phanagoria, à ce qu’il paroît par l’histoireMiscella-lltc - * Oneln Thesaur.
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MENABUS ou Menabos. O11 trouve ce mot danSquelques exemplaires de la Pharsale de Lucain, 1. v,440 . D autres écrivent Genabos ou Genabum ; Sc d’autresenfin ne commissent pas le vêts en question. Aussi ya-t il apparence qu’il doit être retranché de la phársale11 ctíint guere lnxin, Lc voici i
Inclyta C&sareis Ganebos diJfolvitWs alisMenabos
MENAè, ville de Sic le, selon Ptolomée , /. 3. c. 4.qui Li place dansles terres, entre Neetum Sc Paaorus,Fazel la nomme Mineo , & Niger, Caíatagir, ne. Diodorede Sicile écrit Menaenon Sc Menaeon , Sc Cicéron, tnVerrem, appelle les habitans Menenu. Voyez N n 1.
MENAIS, fontaine de Sicile chez les Leontwi. One-lius, Thejaur. qui cite Vibius » dit que les habitans duvoisinage craignoient de jurer par les eaux cte cettefontaine.
MENALA, contrée de l’Egypte, selon MartianusCap, 11 a , OrtelÍLis croit qu’on pourroit lire M.cnda 'ies,au lieu de Melana , item , que portent les exemplairesimprimés.
MENAM. Quoique ce nom signifie une rivière engénéral, nous 1 employons pour signifier la principaledes trois rivières qui traversent lc royaume de Si.im,
Sc en baigne la capitale. A Ion embouchure , qui estdans le goLe rie Siam , elle a une lieue de laige, plushaur a un quart, & par tout au dessus près de deux censpas : son lit est profond Sc aflèz égal ; elle porte , depuisson embouchure , jusqu’à la ville capitale, qui en estdistante d’environ trente lieues, des vaisseaux de troisà quatre cens tonneaux. I’our monter cette rivière, ilfaut que les vaisseaux attendent la marée, arin d’eviterdes bancs de vase où ils pourroienc échouer, quand lamer est basse. Comme les bords en sont profonds , elleest commode pour les marchands qui mouillent l’ancreaux pieds des murailles de cetie ville, Sc font un pontde leurs vaisseaux pour décharger sor íes quais leursmarchandises. Elle forme , en serpentant , de petites isiesfort agréables, & elle se divise insensiblement dans leplat pays en tant de petits bras différens, que si on n’ale secret de ce labyrinthe , on est en danger de s’y perdre.En efiet, ceux qui par les ordres du roi le sont employésautrefois à la recherche de fa source, qui est encoreinconnue , après avoir fait beaucoup de chemin , pourtâcher de la découvrir, ont été bien étonnés de fe re-trouver 'à peu près dans le même pays d’où ils éroientpartis.
Quelques-uns croient que cette riviere est un brasde l’Inde , d’autres qu’elle coule des montagnes voisinesde la Chine Sc du Laos; il y a plus d’apparence qu’cllevient d’u n grand lac qu’on découvrit, il y a quelquesannées, dans le Laos. L’eau de cette riviere est ext te me-ntent claire , légere Sc très-bonne à boire : pendantles pluies elle devient un peu trouble, Sc alors ellecause des dyssenteries, si l’on n’a soin, pour s’en garantir,de la laisser reposer.
Au relire, cette riviere est fort poissonneuse, quoi-qu’on n’y voye pas tant de différentes espèces de poiso nsque dans les nôtres ; la plus commune est celle queles Européens appellent Caboche: ce poisson est longd’un pied Sc demi, & gros de dix ou douze pouces ; ila la tête un peu plate & presque carrée ; il s’en trouve dedeux sortes, l’un gris cendré Sc l’autre noir , qui estle meilleur; pour le garder long-tems, on le fait sé-cher au soleil ; Sc on en fait à Siam un grand trafic.Les Hollandois, qui 1 aiment plus que les autres, enenvoient chercher de Batavia, Sc il leur tient lieu dejambon de Mayence. Tous les poissons de cetre rivieren’ont presque rien de semblable aux nôtres ; mais ceuxqui, comme moi, en ont mangé , ne peuvent disconvenirqu’ils ne soient d’un meilleur goût.
Dans les endroits les moins fréquentes e cette tivsere,on rencontre assez souvent des crocodi es > qui sont égale-ment la guerre aux hommes & E poissons: commeles Siamois ne peuvent, sens beaucoup e peine, se passesde se baigner souvent, il n’y a guere dannees que quel-que malheureux ne fe trouve dévoré par ces monstres:pour s’en défendre, ils entourent d’une haie faite de leurs