Band 
Tome quatrième. M - P.
Seite
206
JPEG-Download
 

206 MEP

ànà la tiibu de Benjamin , l’autre au-delà du Jourdain,selon Orteiius» T hesaur.(a) Josué, 13. 18.(6) DomCalmet , Diction.

MEPH1TIS ALDES. Voyez Amsanctus,

MEPHRA. Voyez Maepha.

MEPHYLA, ville d’Italie, dans le Latium, chez lesAborigènes.Denys d’Halycarnasse,/. i.p. n. ditqu’ellectoit à quarante stades d ’Orvinium , & à trente de Suna.Sylleburge la prend pour la Medullia de Pline.

MEPPEL , gros village des Pays-Bas , au pays deDrente fur PAa. Il a de beaux privilèges. * Ditt. gêogr.des Pays Bas.

MEPPEN, ville d’Allemagne, au cercle de Westpha-lie fur l’Ems > au-dessous de Lingen > dépendante de l’ar-chevêque de Cologne, qui l’a retirée des mains des com-tes Palatins. Ceux-ci l’avoient achetee de la veuve du sei-gneur de Kniphausen, qui en avoir ete quelque teins enpossession. Cette place est en quelque maniéré une clefde rOoslfriesland. Le comte Ernest deMansfeldt la priten 1622 , Sc fut obligé de l’abandonner > après que l’ar-mée de l’évêque d’Halberstat eut été mise en déroute.Elle avoit été prise en 1587. par les troupes des Pro-vinces-Unies > qui étoient fous la conduite du colonelAdolphe de Mors. * Zeyler , Topogr. Wesiph. phal.

MEQUEBHUAN, ou Equebdenon , grande mon-tagne d’Afrique, dans la province de Caret, au royaumede Fez. Elle s étend depuis Caçaça vers le Levant, jusqu’àla riviere de Mulaye , & depuis la mer , jusqu’au désertde Caret. 11 y a quantité d’orge & de miel, & beaucoupde gros & menu bétail ; & elle étoit autrefois habitéed’un peuple belliqueux & riche , qui y faisoit fleurir lecommerce, mais les habitans en furent fort endommagéspar les courses des Chrétiens, lorsqu’ils furent maîtresde Melille; Sc ne pouvant s’entresccourir les uns les au-tres , à cause de l’éloignement de leurs villages, ils furentcontraints de se retirer ailleurs. Ils y font retournés de-puis la perte de Caçaça ; mais ils font bien moins à leuraise qu’ils n croient. O11 les nomme Bénéfaid , Sc ils fontdes dépendances deTezete; de forte qu’ils payent con-tribution au gouverneur, pour l’entretien de la cavaleriequi sert à défendre la province. La montagne de Mequeb-huan donne d’un côté fur la riviere de Mulucan, oùelle fait comme une efpéce de cap. Les Chrétiens lanomment en cet endroit la montagne des Ardaques, oudes boucliers. De l’autre côté , qui répond vers la mer .elle tient à la montagne de Carmun , où étoit l’ancienneville de Méchucha, dont les bâtimens paroissent avoirété faits par les Romains. Le calife schématique de Cor-vanla ruina. Quoiqu’elle n’air pas été rétablie depuis,quelques Bereberes demeurent au plus haut en un quar-tier , qu on appelle la nouvelle Méchucha. * Marmol ,Defcript. de I’Afrique, r. 2. 1 . 4. c. 101.

MEQUELLA , ville d’Egypte , qui a été bâtie fur lebord du Nil, du côté du levant, par les successeurs deMahomet. Elle est fort peuplée , Sc a plusieurs tisse-rands Sc laboureurs , quoiqu’elle ne soit fermée que deméchantes murailles. Comme il n'y a point de mar-chands dans cette ville , les étrangers n’y fréquentent pas.Le pays d’alentour est fertile en bleds , en orge Sc enlin, & il s’y trouve un grand nombre d’oies, que l’onporte pour vendre au Caire vivantes ou salées. * Mar-mol, Defcr. d’Afrique, t. 3. c. 21.

MEQUELLAS-CAYS, ville d’Afrique, que les suc-cesseurs de Mahomet firent bâtir fur un haut tertre , quiest au bord du Nil, du côté du couchant. Cet endroitn’ayant rien à craindre des débordemens du fleuve , quin arrivent pas jusques-la , on l’a tout planté de vignes ,qui fournissent des raisins frais au Caire pendant une par-tie de l’annee. Comme les habitans n’ont point de terresoù ils fe puistent ctendre > c est-là presque tout leur trafic.La plupart font bateliers, qui navigent le long de cefleuve. * Marmol , Description de 1 Afrique , tom. 3.chap. 23.

MEQUlNENÇA, ville d’Espagne, au royaume d’Ar-ragon, à l’endroir où fe fait le confluent de í’Ebre Sc dela Segre. Cette ville est ancienne. Elle etoit connue au-trefois fous les noms d ’Oílogefa 8 c à’Iílofa. Elle est fortepar fa situation, dans un terrein entouré des deux rivières,dont il vient d’être parlé , & défendue par un châteaubien fortifié. La campagne qui l'environne est abon-

MER

damment arrosé , fort agréable & très-fçrtile. * Délies,di Espagne , t. 4. p. 63 y.

MER, mot que nous avons pris du mot latin Mare,II signifie, tant en général qu’en particulier , ce vasteamas d’eaux , la plupart salées, qui environnent le globede la terre.

La mer fe prend en général ou en particulier, &en la divisant en ses parties. Lorfqu’il s’agit de la merdans la plus grande étendue de son lit, on dit simple-ment la Mer ou l’Ocean. Les Grecs nous ont donnele mot Océan, Ciy.i&w , formé d ’íWws , Vite, Rapide-ment , & de valu , Couler. C’est chez eux un substantif.Homere l’emploie néanmoins aussi comme adjectif. Nousdisons de même l’Océan substantif, Sc la mer Océansadjectif.

Sanson, /. 2. c. 2. dans son introduction à la géogra-phie dit : Les anciens s’étant servi du nom d’Océan pouttoutes les eaux qui environnent notre continent, SCles modernes ayant donné le nom de mer aux eauxqui baignent l’Arnérique, nous appellerons Océan leseaux qui environnent notre continent, Sc Mer celle*qui entourent l’Arnérique. Cette distinction n’a poinrfait fortune , & on ne la fuit point.

On dit la Mer pour signifier la vaste étendue d’eauXqui occupent une grande partie du globe, L’Océan aquelque chose de plus particulier, Sc fe dit de la meren général par opposition aux mers qui son enferméesdans lrs terres. L’Océan n’environne pas moins le nouveaumonde que 1 ancien, mais dans les mers resserrées dans decertains espaces de terre,le nom d’Océan ne convientplus*

De même que la terre est partagée en pays, de mêmel’Océan est partagé en mers. La mer Atlantique, lamer Blanche, la mer Glaciale, la mer des Indes, l* 1mer du Nord, la mer Pacifique, font également desparties essentielles & intégrantesd’unseul & mcrne Océan.Quoique les mers enfermées dans les terres communi-quent à l’Océan par des détroits connus, ou par desfouterreins ignorés, & que par conséquent ils ayentune liaison plus ou moins grande avec lui, on ne le*appelle point Océan, mais simplement Mer, en y ajou-tant pour les distinguer leur nom propre, comme lamer Rouge , la mer Vermeille, la mer Méditerranee,la mer Baltique, &c.

L’Océan lui même se partage en diverses mers, nollqu’il soit divisé par bornes comme les mers enfermée*entre des rivages, Sc où l’on entre par quelque détroit,mais parce qu’une aussi grande étendue de mer qu’est1 Océan, est parcourue par des navigateurs qui ont besoinde distinguer en quel lieu ils fe font trouvés ; on aimaginé des parties que l’on distingue par des noms plu*particuliers.

Ainsi on appelle mer du Sud la partie de l’Océan q lUest au midi de la Nouvelle Espagne ou de l’Amériqu®septentrionale ; mer du Nord une autre partie de l’Océanqui est au nord du Brésil & de l’Amérique méridional»mer d’Ethiopie la partie de l’Océan qui est vis-à-vis del’Afriquc, depuis la Guinée jusqu’au-delà du cap de Bo«'ne Espérance ; & mer des Indes ce même Océan depn' 5l’Afrique jusqu’à la Chine. On appelle Océan oriental»ce même Océan le long du Tonquin , de la Chine , d^Japon, des Philippines ou ifles Manilles, & des nouvellePhilippines.

Ce qui regarde le flux Sc reflux de la mer appartic^plus à la physique qu’à la géographie. Voyez Rohauh,Physique , 2. part. c. dernier , t. z. p. 140.

Les Hébreux donnent le nom de Mer à tous les grandamas d’eaux , aux grands lacs, aux étangs. Ainsi la ME 11de Galilée , 011 de Tibériade, ou de CeneR £T ^’n’est autre que le lac de Génézareth , ou de Tibériaddans la Galilée. La mer Morte, la mer du DÉseR 1 "Jla mer d’Orient , la mer de Sodome, la mer pSel ou la MER Salée, la mer Asphaltite ou pBitume . n’est autre chose,que le lac Asphaltite ou I e ,lac Sodome. Les Juifs appclloient la mer Méditerranee»la mer Occidentale , 011 la grande Mer , ou la ^de Derrierí. On donna même le nom de Mer 3 l 'très grand bassin de bronze que Salomon fit faire dale temple pour la commodité des prêtres qui y lavostles pieds Sc les intestins des victimes, & les instruitdont ils fe fervoient dans les sacrifices.