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Tome quatrième. M - P.
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MESECH. Voyez. Moschi.

MESEMBRIA, ville de la Mysie. Prolomée,/. }.e. i®.Ia met fur le Pont-Euxin. Selon Strabon . /. 7. p. J19.on la nommoit auparavant Menebria. Hérodote» l. 4.

Mejambria. Aujourd’hui, dit Sophian, on rap-pelle Mefimbna. Tzetzès, Chiliad. 11.au lieu de Mesem-na it trmenum, quoiqu’il fasse profession de traduireto omee en vers iambes. Cetre ville a été ‘épiscopale ,car dans le synode de Trulle, ïnsymdo Ttullana on trouvecite Mamalus Mesembria. Voyez. Meridianum.MESEMME ou Megemme. Voyez. Megeyma.

*• MESENE ou Messepe, contrée & ville de laSicile , selon Etienne le géographe.

a, MESEN E, ville de Thrace : c’esl Ortelius, Thesaur.qui en fait mention, 8c il cite Nicétas.

MESERÉ, bourg de Hanse, dans l’Anjou, élection dela Fléché.

. MESERITS, petite ville d’Allemagne, dans la Mora-vie , au cercle de Prerau.

MESERNA ou Merns. Voyez. Mernisa.

MESEUS. Voyez. Mosâs.

. MESH1D MADERRE SOLIMAN, village de Perse,a msi nommé, à cause d'un beau sépulcre qui en est aemi-lieue. Ce sépulcre est dans une petite chapelleoane de marbre blanc, fur un carré de grosses pierres^ taille, de forte qu’on y monte de tous cotés parPlusieurs marches. L’air & la pluie ont mangé & creusé” muraille 8c le bâtiment en divers endroits ; mais letei ns a presque achevé d’abbatre un grand nombre dePiliers de marbre , dont on voit encore les restes touta 1 entour. A la muraille de la chapelle on lit ces motscaractères arabes Mader Suleiman. Les habirans' 11 pays prétendent que c’est la mere du roi Salomonqui y. enterrée; mais il y a bien pins d’apparenceq ,J e c’est le tombeau de la mere de Schach Soli man,Quatorzième calife ou roi de la postérité d’Ali. Selonniacin, dans son histoire d'Arabie, /. 1. c. 14. ce prince1Voit en 715.* Mandejlo , Voyage des Indes, 1. 1. p. 86.MESIA. Voyez. Misìa & Suesia.

MESIÉRES. Voyez. Meziéres.

MESIU^í, Voyez. Mìísia.

^ MESKET, forteresse de l’Arabie Heureuse , sur le0l ’d de la mer. Les bâtimens des Indes & de la Chinel a bordent : le pays abonde en dattes, coco , poivre 8 cMarin. Les Portugais s croient emparé de cette forteresse;ç a ‘ s v crs l’an 1070 de l’hégire, un Fakïh la reprit furle * ^ esclaves tous les Portugais & s’empara de toushts bâtimens. Depuis ce teins le prince de Mesket est, ««que toujours en guerre avec les Portugais. Manuscritsbibl. du Roi.

j. 'n ES LE SUR -S A RIE. Mauvaise orthographe de Méle-^arte. Voyez, ce mot à fa place.

ME$LE, ( baie de ) grande baie de la côte du sud de.'O? Espagnole , au nord & vis-à-vis de l’isle Avache^ ,1S le gouvernement de S. Louis. II n’y peut entrer que' lav ires de cent cinquante tonneaux.j^MESLERAUT ou Míleraut , par corruption deK-p \ Le 'Raoul , Melleraldum , pour MelRadulfi, ou^ f Meruía. Radulfi, ainsi surnommé pour le distinguerle 1^-sur-Sarte : c’est un bourg de Normandie, dansd’A.^.de Lisieux., parlement de Rouen, électionlie eil ^ on » bailliage 8c vicomté d’Essay ; il est à troisd e o es âe Seez. La cure est à la présentation de l’abbéc ) e Evroul qui y a aussi des droits de dîme par concessionÇn S an cìens seigneurs dont la parenté masculine subsistet)i| C ° re ail ' our d’hui dans du Merle-Blanc-Buisson, 8c quel-^ es , ai| trcs qui descendent tous de Foulques de MerleE^Eal dg France, fous Philippe le Bel, portant dep r ^ u es à trois raies d’argenr. Ces seigneurs sondèrentC0 U C ®* de leur château, qui est entierement détruit, uned, e ^b'ale qui étoit composée de six chapelains ou prében-a Í S -’ avcc un trésorier à leur tête: mais ce chapitreI e Cra nsféré ailleurs:,il ne reste plus que la chapellehiai,’ pour laquelle ils avoient été institués,

f 0l) j q"i montre bien aussi quelle étoit la noblesse desd efH ! renrs - Cette paroisse n’est du diocèse de Lisieux quea slîij K ' e commencement du XI e siécle. qu’elle lui fut

Pai P ' oger ’ se 'gneur du Merle, comme on l-’ap-Stç 2 d Orderic Vital ; auparavant elle étoit de celui de* y a en cette paroisse, des, carrières de pierres de

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taille^très-estimées ; l’église de l’abbaye de S. Evroul enfut bâtie, selon le même historien, quoiqq’éloignée detrois grandes lieues, & on en transporte encore plusloin. Comme 11 nous apprend qu’il y a eu plusieurs Raoulseigneurs deixe lieu , st y a apparence que c’est-d’un deces Raoul que le lieu a pris son nom ; car on ne le voieainsi appellé que depuis. C’est par conséquent mal-à-propos que dans la. premiere édition, de ce dictionnaireon a écrit Mesi.e-Rea.ux , comme si c’étoit MeruLeRégalés . II y a dans ce bourg un gros marché les lundis ,,8c deux foires nombreuses ppu r j es bestiaux les jours de.Saint Michel & de S. Nicolas. Et il est marqué dansle livre de Philippe-Auguste que Guillaume de Merlele tenoit du roi, à condition que ce prince pourroit être-le maître de marier à qui il jugeroit à propos son filsaîné, ou fa.fille aînée. 11 y est dit encore què toute laterre relevois du château de Ste Scolace, 8c qu'ii y dévoiele service de dix chevaliers pendant quarante jours enrems de guerre. Cette terre n’est plus aujourd’hui si consi-dérable.

MESMA , ville d’Italie, selon Etienne le géographequi cite Apollodore. Phavorinus dit qu’elle avoit étébâtie par les Locres, & il ajoute qu’il y avoit un fleuvede même nom. * Ortelii Thesaur.

MESME, petite rivietc de France, qui a fa source dansle Perche. Elle vient d’une fontaine qui est dans la forêtde Bellefme. Après avoir arrosé la CaiabrietteBònnay8c Villiers ,8c avoir reçu dans la prairie de Courbe les eauxd’une autre petite riviere nommée la Nérine, elle passeà Saint Germain de la Coudre , d’où elle va tomber dansl’Huine, entre l’abbaye de la Palisse 8c la Ferré-Bernard.*Coulon, Rivières de France, pag„ 374.

MESNIBUS, bourg de France, dans la Normandie,élection de Coutances. 11 a titre de baronnie.

MESOA. Voyez. Messoa.

MESOBATENE , contrée de la Perfide, ail nord dupays des Cossaei, peuples de la Susiane, selon Pline ,/. 4. c. 17. Elle est appellée Majsabiúca par Strabon ,/. 16. p, 744. 8c ses habirans sont nommés Mcjsabatet parProlomée, /. 6. c. 4. Denys le Périegete, vers ioij. ditqu’ils habitent au nord de Babylone.

MESOBOA , bourgade de l’Arcadie. Pausanias, /. 8.c. Z), nous apprend que le fleuve Ladon y passoir.

MESOGEIUM , nom d’un écueil au voisinage de l’iflede Lelbos, selon Plutarque, ïn Japient. convïvio.

MESOGIS. Voyez. Messogis.

1. MESOLA, ville de VArcadie, selon Ortelius iThesaur. II cite Strabon qui cependant la met dans laMessenie, L 8. p. 360. & ajoute que quelques-uns laprenoient pour YHira au Y Hier a d’Homére , ILiad. I. 2.Etienne le géographe met aussi Mesola dans la Messenie.

z. MESOLA, château ou maison de plaisance desducs de Ferrare en Italie > au duché de Ferrare , fur lebord de la mer Adriatique, entre Porto di Goto 8cPorto dell’Abbate. Ce château fut construit par AlfonfeII. duc de Ferrare, fur le bras du Pô, dit le bras dell’Abbate,que le même prince fit boucher. * Magm , Carte duduché de Ferrare.

MESOLIA. Voyez. M^esoua.

MESONESOS, isie de la Propontide. II en est fait men-tion dans les constitutions de l’empereur Emanuel Com-néne. * Ortelii Thesaur.

MESOPOLÍTAs > peuples qu’Appien, ïn Mithrïd. p.20 1. place aux environs de l’Ionie.

1. MÉSOPOTAMIE, en grec Uie-a^oraLfjita. Ce nomsignifie une contrée renfermée entre deux fleuves.

z. MÉSOPOTAMIE, contrée de l’Asie renferméeentre le Tigre & l’Euphrate. La Mésopotamie, dit Stra-bon, L 16. p. 746. a été ainsi nommée à cause de sasituation, parce qu’elle se trouvoitentre l’Euphrate 8cle Tigre. II nous en donne les limites : Le Tigre, pour-suit-il, la borne à l’orient, l’Euphrate à l’occident , aunord, le mont Taurus la sépare de l’Arménie ; & Eu-phrate , lorsqu’il a pris son cours vers l’orient. la aigneau midi. Prolomée lui donne les mêmes bornes.

Les Hébreux, Genes. il.s.&pas m ' a PP cll «ent cettecontrée Aram ou Aram^am ; & la p upart du tems ,pour la distinguer, ils la nommoient Aram Nahuraïmou Aram des deux fleuves, parce qu Aram pere des Syriensla peupla, & qu’elle étoit, comme on l'a yu , entre