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Tome quatrième. M - P.
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c’est aujourd’hui la ville de Modon ; & d’autres, quec’cst celle de Mutum. Methone étoit épiscopale : sonévêque Tychius souscrivit au concile de Sardique, tenul’an 347.

2. METHONE, ville de Thrace, selon Ortelius,T’besaur. qui cite Suidas & Etienne le géographe. Plutar-que, in Oit&ftiomb. grac. nous apprend que les habitansde cette ville se nommoient Jpojpkendnneû , A'wr«Tûi'htí/ , c’est-à dire , mis en fuite à coups de fronde. C é-toit fans doute quelque sobriquet. Elle ecoit aux con-fins de la Macédoine , selon Démollhène , Oiynthia-ca 1.

3- METHONE, ville de la Macédoine, dans la Ma-gnésie, selon Ortelius, Thesattr. qui cite Thucydide,Strabon, Pline, Etienne le géographe & Solin. Hésy-che la met dans la Thessalie ; 6 c Sénéque dans JaTroade, 6 c dit qu’elle étoit au pied des monts Oetqs. Se-lon Suidas, c’étoit une des Halciones ; 6 c Pline effe-ctivement place une ville nommée Halcione dans cesquartiers. Philippe de Macédoine assiégea & pritcette ville ; mais cette conquête lui conta un oeil. Onpeut accorder ces différons auteurs en disant, ce quiest vrai, qu’après la destruction d’Alcione , on bâtit furses ruines la ville de Methone.

4. METHONE, ville du Péloponnèse, dans la La-conie, selon Thucydide , l. 2.. p. 117.

y. METHONE, ville de PEubœe, selon Etienne legéographe.

6 . METHONE, ville de la Perfide. C’est Etienne legéographe, qui en parle.

METHORA, ville de l’Inde. Arrien , in Indìcis , ladonne aux Sarasen'r, & Pline, l. 6. c. 19. la place sur]e fleuve Jomanes, qui se jette dans l’Inde.

METHUR1ADES, ifles entre l’Attique & l’Egine,auprès de Trœzéne , à ce que dit Etienne le géographe.Pline, /. 4. c. t2. écrit Methurides , 6 c les met dansle golfe de Mégare.

METH’fsOULD, bourg d’Anglererre, dans Ja pro-vince de Norfolck. On y tient marché public. * Etat pré-sent de Im Grande Bretagne , t. 1.

1. METHYDR 1 UM, ville de l’Arcadie, selon Pli-iie, l. 4 .c. y. Pausanias, in Jlrcad. p, 512. dit quece n’étoit qu’uii bourg de son teins. Polybe , Thucy-dide , Xénophon 6 c Etienne le géographe en font aussimention.

2. METHYDRIUM, ville de la Thessalie. C’est Or-teíius qui parle de cette ville ; il cite Strabon, Pau fa-nias, Polybe & Thucydide. J’ai cherché inutilement cetteville dans tous ces auteurs.

1. METHYMNE, ville de Piste de Leíbos, dans lapartie septentrionale de cette isle , à l’occident de My-tiléne. Elle est ancienne & célèbre par ses bons vins ,& par la naissance d’Arion, fameux joueur de harpe,qui > ayant ete jette dans la mer , fut sauvé par un dau-phin, qui le porta sur son dosjusqu’au cap de Tenace,près de Lacédémone. Ptolomée, /. y. c. 2. la place en-tre le promontoire Argenum, & la ville Antissa. Cetteville a été épiscopale , comme il paroît par le concilede Constantinople, tenu l’an 870, où son trouve lasouscription de Jacobus Methymnœ. * De t Me Atlas- 2. METHYMNE, Ville de l’isle de Créíc. Elien enparle dans son histoire des animaux, /. 14, c . 20.

METiBI, peuples de la Sarmatie Européenne. Ptolotnée,l. y. c. 9. les met parmi les peuples,qui habi-"roient au nord des monts Coraces.

METINATES, peuples d'Italie, dans la Pouille, selonOrtelius, qui cite Pline, /. 3. c . 11. II ajoute que troismanuscrirs qu’il a consultes, portent Etinates, au lieude Metinates. Mais ce n’estni Mutinâtes, ni Etinatesqui est lc vrai nom z c est Juerinates qu il faut lire j 8 cc'est ainsi que lisent Cellarius, Gcogr. ant . /. 2. c. 9,ëc le pere Hardouin. A fexuémite du promontoire que

forme le mont Garganus, ij Y a > ^ ' une ville

épiscopale 3 nommée vulgairement Vicjte> elle s est ac-crue des ruines de la ville J\íerìnum , qui avoir aussi èreépiscopale.

METIOSEDUM. lieu de la Gaule Celtique, voisinde Paris, fi,r la situation dttquel il y a eu divers sen-timens parmi les interprètes de César, qui en a fait men-

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lion dans ses commentaires. Merula, Scaliger >tins , les peres Labbe & Briet, le placent au-dessusParis, & disent que c’est Mf.lun. Galeran, BeroaldMartien le placent au-dessous, & disent que c’est Cobeil : Cellarius a aussi été d’abord de ce sentiment,telius ne s’explique pas clairement fur ce lieu. Pluh ede ceux qui placent Metiosedum au-dessous de P 31 *?/s accordent presque tous à dire que c’étoit Meudon. 1colas Sanson est le premier qui ait eu cette P el ^ ee ' •a été suivi par Valois , 6 c depuis par Cellarius, fl^a cru devoir quitter fou ancteu sentiment, patpour ce dernier écrivain, qu’il regarde comme tres-e* 3 >6 c tour nouvellement par Weffeling , dans son éditi° nl’itinéraire d’Antonin. Quelques-uns , fans declaierfl^Metiosedum í bit Meudon, se contentent de dire que cet ^droit étoit à quatre mille pas au-dessous de Lutéce ‘* cainsi que s’exprime Daviés en ses notes fur Césa> -muel Clarke se contente aussi de dire dans une de se s 11tes à la fin de la magnifique édition de Londres de i 7 ’^que César place Metiosedum plus bas que Paris. Leb £a fait imprimer en 1738 , des observations fur la .tion de ce lieu, qui font voir que Sanson s’est trofflP £ ’& qu’il en faut revenir à l’ancien sentiment, &Metiosedum au-dessus de Paris. Labiénus, général de 1 3mée Romaine, qui étoit venu pour s’emparer de M 1du côté que nous appelions le fauxbourg saint M 3ceau, où étoit un vrai marais formé par l’embouçh 0de la riviere de Bièvre dans la Seine, voyant q 3 d ^avoir rien à faire de ce côté, résolut d’ap'procberLuréce par un autre endroit : il revint sur ses p 3S _ -au-dessus de Paris, dans un endroit où il y avoit 111 ^isle, & il y passa la Seine avec son armée : il revictLuréce. A ce bruit, les Parisiens brûlèrent leur viH c ___rompirent leurs ponts. L’armée de Labiénus resta c 3 °'"pée au nord de Lutéce. Les troupes de Camulog^ 1n’étoient plus vers l’endroit du fauxbourg saint Vieoù la Bièvre se jettoit dans la Seine , mais vers ce flnous appelions saint Severin & saint André des MLabiénus, voulant les surprendre, ordonna à une p 31 '^de ses gens de remonter par terre vers Conflans, ^à d’autres d’y remonter par eau , & de faire grand bu 11 .*Pendant ce tems, une autre partie de son armée devopasser la riviere à l’aide des bateaux avec lesquels 1 ^croient descendus ; & , afin que ce passage ne fût pas ap^perçu, il ne devoir se faire qu’à quatre milles, c’est' 3dire, une lieue au-dessous de Lutéce. Ces dernier»étant ainsi arrivés au côté gauche de la riviere, livrerc* 1le combat aux Gaulois, quand le jour fut venu. C r *par le texte de César, il est clair que Metiosedums evbit être du côté où les Romains remontoient la rivi^avec grand bruit pour y attirer les Gaulois, & n° n ^du côté où ils dévoient descendre à petit bruit. " ,dit que les Gaulois envoyerent pour les suivre du C< Lde Metiosedum , autant que leur armée seroic tertiotée ; les autres troupes gauloises furent réservées P°repousser Labiénus ; c’est donc une faute évidente j®Sanson, de n’avoir pas fait attention que Metiofe^ ll rgdevoir être du côté dés bateaux remontans, & non 'ísdu côté de ceux qui descendirent. Lebeuf ne ^ e ? 0 {cpoint positivement le lieu d’au-dessus de Paris ou e ^ sCMetiojcdum ; mais il incline à dire que ce pouvoss evers Juvisy, 6 c peut-être que tour le canton qu’oupelle aujourd’hui la plaine de Long-Boyau 6 c l cS .îages adjacens > formoienr ce qu’on appelloirdum, bien différent de Melodunum, qui étoit une ., V, y a icII est au reste très-viaiscmblable > comme Lebeuf 33 robserver le premier, que le nom de José dum ou °Jdum , n’est que le nom de Metiosedum abrégé 5 ^ j Spar le moyen de l’apherèse on a fait Josay, &d e P £ ^Josas , qui a eu le nom du canton qui commetVillejui, 6 c s’étend jusqu’à Corbeil , MontlherLd’où l’on a surnommé archidiacre de Josay, de Mr j 3& par corruption, de Josaio , celui qui a eu s's u .contrée méridionale du diocèse de Paris, au cg a .

che de la riviere. * Pxectteil de divers Ecrits , 1 7 5 °’ aris, chez, Barois , t. 2. ] 3C e

MET1RA, ville d’Afrique. Antonio, itiner- ® j lir jfur la route de Limniades à Catabathmon, enti^V ^& Jucundiu, à vingt milles de la premiere, ^