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Tome quatrième. M - P.
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gens du pays. Le lecteur intelligent sentira assez les rai-sons que je puis avoir d’en douter. J’ai donc cru de-voir suivre plutôt ce que j’ai trouvé dans quelques mé-moires modernes fur l’étendue de ce lac > d’autantplusque Pomponius Mêla , l. i. ne lui donne de circuit quevingt mille pas, qui font dix de nos lieues: âsnrr,dit-il , aliquando campus , mine lacits , vigtnti militapajfuum in cinuitu patens. Ce lac , selon Paul Lucas,avoit de tour environ trente ou quarante milles, c’est-à-dire . environ douze ou quinze de nos lieues, & de pro-fondeur trois cens pieds. Deux pyramides , dont chacu-ne portoit une statue colossale, placée fur un trône ,s’élevoient de trois cens pieds au milieu du lac, & oc-cupoient fous les eaux un pareil espace. Ainsi elles fai-soient voir qu’on les avoit érigées avant que le creuxeût été rempli, & montroient qu un lac de cette éten-due avoit été fait de main d’homme fous un seulprince.

Ce lac communiquoit au Nil par le moyen d’un grandcanal qui avoit plus de quinze stades ., ou quarte lieuesde longueur & cinquante pieds de largeur. De grandesécluses ouvroient le canal & le lac, ou les fermoient,selon le besoin.

Pour les ouvrir ou les fermer, il encornait cinquantetalens , c’est-à-dire , près de 400000 misie livres de no-tre monoye. La pêche de ce lac valoit au prince dessommes immenses : mais fa .grande utilité étoit par rap-port an débordement du Nil. Quand il étoit trop grand& qu’il y avoit à craindre qu’il n’eût des suites fune-stes , on ouvrait les écluses , & les eaux ayant leur re-traite dans ce lac, ne séjournaient sur les terres qu’au-tant qu’il falloir pour les engraisser. Au contraire , quandl’inondation étoit trop basse & menaçoit de stérilité,on. tiroir de ce même lac, par des coupures & des sai-gnées , une quantité d’eau suffisante pour arroser les ter-res : par ce moyen les inégalités du Nil étoienr corri-gées ; & Strabon remarque que de son tems , sous Pé-trone , gouverneur d’Egypte, lorsque le débordementdu Nil montòit à douze coudées , la fertilité étoit gran-de ; & lors même qu’il n’alloit qu’àhuir, la famine netfe laissoit point sentir dans le pays: fans doute parceque les eaux du lac supplément à celle de l’inondation,par le moyen des coupures & des canaux. Voyez. Ache-jrusej.* Rollin , Hist. anc. des Egyptiens, t. i. p. 22.

MOERKERCKE > village dans Piste de Beyerland. *Ditl. géogr. des Pays-Bas.

MOERMONT , fort des Pays Bas , dans le BrabantHollandois, auprès de Berg-op-som, fur le chemin dede Steenberge. * Dití. geogr. des Pays-Bas.

MOERSCHANS, forteresse de la Flandre Hollan-doise, entre la ville de Hulstvers le midi occidental &Santberge, vers le nord oriental : on rappelle aussi lefort de Moer, autrement le fort de Moure. * De t Isle ,Atlas.

MCESIE ( a ), contrée de l’Europe , à l’orient de làPannonie, en commençant auprès de Paurunum , selonla description que Ptolomée en donne ; quoique desécrivains postérieurs ayent étendu plus loin les bornesde la Pannonie. Presque tous les manuscrits latins écri-vent Mœfìa , au lieu que la plupart des Grecs écriventMucr/st, Myfia ; ce qur-est aussi le nom d une contrée enAsie ( b ) :e’est pour cela que Dion Cassius, pour ne pasconfondre ces deux provinces, ajoute au nom Myfiale surnom E ufum» , kuropea , pour désigner la Mœsie.On trouve rarement que les Latins se servent du mot My-fia , en parlant de la Mœsie. Dans une inscription rap-portée par Gruter, p. 446. n°. 9. on lit Leg. Leg. VILCL. in Mys. Inferior. & dans une autre, p. y 21.

7. on trouve Nat. Mysia Superiori. Le codeThéo-dosien fournit aussi deux exemples de cette espèce ; dansl’un, leg. un. de Lusor. Danubiï , il y a in Myfìaco li-mite -, & dans l’autre, leg. 3. de militum veste , on litScythia & Mufia. Ensin Ovide, 4 4 - Pont. ep. 9,dans le vers suivant dit Myfas pour Massas :

Hic tenuit Myfas gentes inpace fideli.

(a) Cellarius, Geogr. ant. 4 2. c. 8. (b ) Ibid. 1. 49.pag. 413.

Par-tout ailleurs les auteurs latins disent Mœfìa , enparlant de la Mœsie en Europe, 8 c Myfia , quand ilest question de la Mysie Asiatique. Les peuples de cette

contrée sont appelles Mœsi par Tacite, 4 D- c ’ ‘

& par Eutrope, L 5 . c. 4. les Grecs les nommento-oi , comme on le voit entre autres dans Hérodien, M»c. 10. De Mçefi les Latins ont fait Mœficus & My iaeus. Pline, L y. c. I. dit Mxfiaca gentes ; Tacite, 4 3 'hist-. c. 2. Mœfìacœ exercitus, & un peu plus bas Alafica : cependant dans le code Théodosien, leg- uru , *lusor. Danub. on lit Limes Myjìacus , à la manière des

Grecs. .

Pline, 4 3. c . 26. nous donne la longueur de la lCavec ses bornes , & il nomme les peuples & les fleuves

- dit",

qu’elle contenoit : La province appelïée Mœsie,

touche à la Pannonie , •& s’étend jusqu’au Pont-Eu* 1 ^avec 1 e Danube. Elle commence, ajoute t-il > aU re-fluent de la Save ; & comprend les peuples appeileS ts ^dani, Celegeri-, Pribalii , Timachi , Maji ThmceSyles Scythes limitrophes du Pont-Euxin. Les princípa 1 'fleuves sont, chez les Dardani , le Margis , le * *gus, le Tirnachus . VOeseus qui sort du mont RhodoP e »VUtus , VEscamus , <Sc le Jetenis qui sortent du 11101Hetmus. Ainsi les frontières de la Mœsie prenoient depule confluent du Danube ôc de la Save, où étoit la 'Jde Paurunum , jusqu’a l’embouehure du Danube danle Pont-Euxin, de façon que le Danube étoit ausl® rles montagnes de Dalmatie faisoient la borne au 111 It ‘!’de même qu’une grande partie du mont Hamas q 111paroir cette contrée de la Macédoine & de la Tl>r aí 'Ptolomée , qui distingue la Mœsie en Mœsie Sup tniel11 ^& en Mœsie Inférieure, diffère de Pline cn ce qu’il ct£ Pentr’autres les bornes de la Bâfré-Mœsie on Mœsie ^férieure, jusqu’à l’embouchure du Borysthène. ^ andescription qu’il donne de cette contrée, il y rsl £t:places suivantes.

Dans la Haute Mœsie:

■ Singidunum ,

Prïcornium ,j Viminatium Legio,

Auprès du Danube ÁPanatis ,

1 Eteta ,

Dortkum,

Rhaniana Mysoruw •

Dans les terres,

Dans la Dardante,

— Orrea,j Ptmacum ,Vendenìs ,

C. Vellanis ,

Ne su m ,Arrhibantium ,Ulpianum ,Scupi ,

Dans la Basse-Mœsie :

A Porientj'le long'de la côte du PontEuxin , depuis les*bouches du Danubejusqu’à la Thrace,

Le long du Da:mibe*

Pterum PrQmonto 1 'i^ffl t,lfl r op 0 lis,

Tomi ,

Gallatis ,

Dionyfjpolis, ,Prinftris promonttï*Odejfus ,

Panyst jluminis oJH& >

> Mesembria.

Regianum,

O esc u s Tnballorum »Diacum ,

J Nova ,

VFrimanium ,

YTirista Civitas ,

1 Durostorum Legio ,JTromarisca ,

1 Sucidava ,

ÍAxium Civitas ,

\Carsum ,íPrismis >f Dinogetia,

Nuiodunum ,

'Sitiotenta »