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ques aunes. II est borné au couchant par k Perse &par les Agwans, qui occupent le pays de Candahar.
’ Timur-Bec, ou Tamerland fut le fondateur de l’em-pire des Mogols dans l’indoustan ,qui seul de tant d’étatsconquis par ce fameux Tartare , est demeuré dans fafamille. * Le Fere Catrau , Histoire générale du Mo-gol.
Mi tacha succéda à son pere dans l’Iraque Per-sienne , le Cabulestan dc les Indes. 11 établit le siège dcson empire à Herat ; il entretint la domination deson pere dans l’Indoustan , & fut tué en 14; 1 , aprèsun régné de quarante-six ans. * Tbevenot , Voyage desIndes, p. 10.
11 laissa le royaume à son fils Abouchaid , qui futchassé du thrône à cause de son oisiveté , mais qui re-couvra la couronne &c répara ses fautes par des actionsde valeur. Extrême en tout, il livra fa vieillesse à desguerres, qu’il ne devoir pas entreprendre : celle qu’il fitcontre Ufum-Cassan , fut tout-à la fois téméraire &malheureuse , Sc lui coûta la vie.
On croît que Sec-Omor , ou Sceick-Omar , son fils ,qui avoir eu pour héritage le Maouarennahar , autre-ment la Tranfoxane , retint aux Indes tout le pouvoirqu’y avoir en Abouchaid. II n’eut rien de 1 impétuositétartare. On lui reprocha un peu trop d’oisiveté , &elle paroissoiten lui d’autant plus extraordinaire, qu’ilétoic environné de princes belliqueux
Babor, son fils, prit la résolution de s’établir enriere-tnent aux Indes. 11 se défrisa pour aller reconno'ìtre lesmœurs des Indiens : il fit ensuite la conquête de l’In-doustan Sc y établit des loix, qui lui acquirent la réputa-tion d’un prince sage. II mourut en 1530.
II s’cn fallut peu que le sultan Houmaionn , son filsne perdit ce grand empire. 11 fut détrôné par unprince Patane ; mais quelque rems après il trouva moyende fe rétablir fur le thrône. II mourut en lyyr.
Akebar ou Ackbar, successeur de Houmaionn , réuniten sa personne routes les bonnes qualités des princesMogols , presque fans aucun mélange de ces défautsqui nous les font regarder comme des Barbares. Ilajouta divers états à son empire , fe fit auteur d’unenouvelle religion , par laquelle il vouloir ramener à unefeule créance ses sujets idolâtres, Mahométans Sc Chré-tiens , en unissant ensemble ce qui tenoic le plus à cœur,à ceux qui professaient ces différentes religions. II s’em-poifonnapar une méprise, & mourut en 1605.
Selim , son fils aîné , fe fie couronner fous le nomde Dgihan-Ghir. Ce fut un prince indolent ; il mou-rut à Bimber en 1617, Son petit-sils Bolaqui, ou Bullo-,qui, régna environ trois mois ; mais il fut étranglé parordre du sultan Chorrom , fils rebelle de Jean-Guir,qui prit le nom de Cha-dgiam en j6z8. Comme le sang& la rébellion l’avoient mis fur le trône , il éprouvade la part de ses enfans les mêmes maux qu’il avoir cau-ses a son pere : son empire fut presque toujours en con-fusion par Jeur jalousie , & enfin il romba lui-mêmeentre les mains d’Aurengzeb , le troisième de fes quartefils ; ce fur un des plus puissant monarque de Plnde , iisoumit les royaumes de Vifapour, de Golke & deCantate. Son nom ,qui lignifie Trône d’or , lui avoir étédonné par son pere, à i’occasioirdu superbe trône quece prince avoir fait élever, & qui éroit estimé plus devingt millions. Aurengzeb mourut âgé de 90 ans. Sonfils Schah-Alem lui succéda , & mourut à i’âge de 68ans. Après fa mort, fes quatre fils fe disputèrent le trô-ne . & périrent dans la même année. Faronckh, filsdestin d’eux , monta fur le trône,fut déposé en 1719.Raficrdan lui succéda Sc fut tué trois mois après. Sonfrété Baschid-Eddouler lui succéda & mourut en 17 z 3,Mahomet-Schab, petit-fils de Schah-Alem , fut procla-mé empereur. Ce fut sons son régné que Thamas Cou-Jikhan, autrement Nadir-Schah, pénétra dansl’Inde,soumit ce pays, & après s’être contenté de la cessionde quelques provinces , laissa Mohammed-Schah fur letrône , Sc s’en retourna en Perse. * fíijt. generale desHuns , t. 1, p. 100.
Aurengzeb , pour assurer le trône dont il s etoit em-paré, fit mourir Data son frere aîné , contraignis le se-cond de fes freres à chercher un asile au royaume d Ar-racan , ôta la vie au dernier de fes frétés, régna paisi-
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blement à la place de son pere , & soutint par sobileté un sceptre , dont il s’étoit emparé par adrel e.
II est constant que l’empire du Mogol , quonappcommunément les Indes ou l’Indoustan , est d’uneg^rau ^étendue. 11 ne paroît pas qu’on l ait mesuré marneraquement ; mais à en juger par les journées qu onà traverser le pays , depuis la frontiete du royaume ^Golkonde , jusques par-de k Kasni , proche de K anhar , qui est la premiere ville de Perse , on y n ° u 'plus de cinq cens lieues. * Bernier , Voyage , t. !• P- z ? '
stlìv, , .-Cgy-
11 y a des cantons si fertiles , qu’ils le disputent a a wpte.LeMogolest assez peuplé : l’attisan,quoiqne pâtede son naturel, ne laisse pas par nécessite ou 31 ^ment de s appliquer aux manufacteures des tapis > ^cars , broderies. > toiles d’or Sc d’argent, Sc aux 1 .ouvrages de foie Sc de cocon , donc on fe sert d al!pays, ou qu’on transporte ailleurs. jj.
Le grand Mogol entretient toujours nn not^bso_P rgieux de troupes : ce qui le rend le souverain le P! LlS f0 j Sdoucable des Indes- On peut rapporter comme aordres toute la milice de ce grand empire. *- e P íel j an sest cette armée que le Mogol entretient toujoursfa capitale, & qui tous les jours monte la garde de vson palais. Le second , ces soldats qui font 0£ P an ceSdans tontes les provinces de 1 empire. Le troisiém e >troupes auxiliairesd’Indiens que les rajas, vassaux de .perçut , font obligés de fournir au Mogol. L’armee Qcampe tous les jours aux portes du palais , soitcour soit à Dely ou à Agra,monte au moins à cin<ì ttte mille hommes de cavaieiie , fans compter cette Pdigieule multitude d’infanterie , dont les deux cap 11,font pleines. Aussi lorsque l’empereur fort en eawpgne ,les deux villes ne font plus que comme deux c» 11 ^qu’unc grosse armée auroit abandonnés. Tout ss |fcour ; Sc si l’on en excepte le quartier des Bank ,lC j/c’est-à-dire des gros négocìans > le reste paroît dép ell c
Pour connoitre la multitude des soldats que !e ^gol entretient hors de fa cour, il suffit de faire ilte . etion à la quantité des royaumes qui composent 1 £l11 ' 0)1du Mogol. Si l’on en croie les historiens du P 3 y s .’ in ten compte jusqu’à cinquante quatre ; mais en h 11 ’ - ^une distribution moins d’étaiîlée & tel'e qu’on k ‘d’ordinaire en Europe, on réduit tant de royaume 0pris dans l’enceinte du Mogol, environ à vingt ; caíautres, à vrai dire , ne font présentement que de g l ’ a £Sdes provinces dépendantes de quelqu’un des roy aLltsuivans , ausquels je joindrai le nombre des ri °^ )lSqu’on y entretient. 11 saur seulement remarquer que d» ^les troupes du Mogol les gens de pied , à tout com?^ ^y font toujours au double des gens de cavalerie , slJI1 ..11e parlerai que de la cavalerie, on suppléera rinfan te
Royaumes qui composent l’empire du Mogol, Sc I enombre des troupes qui y font entrenues.
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Dely,
chevaux.
15000.
Lahor,
Agra,
15000.
Asrnir,
Guzuiatte ,
10000.
Bacar,
Mallua,
7000.
Urecha,
Patana,
7000.
Cachemire
Barar ,
7000.
Decan,
Brampour,
6000.
Nandé ,
Baglana ,
5000.
Bengale,
Ragémal,
4000.
Ugen,
Mal tan,
6000.
Vifitpour,
Cabul,
6000.
Golconde,
Tata }
4000.
D
2.0 o°*
Lorsque la cour réside à Deiv ou à Agra , ^ est
assurer que l’empereur y entretient à fa solde , m emCrems de paix , près de deux cens mille hommes _ , ^Tandis que le souverain conserve assez d’autoriteles vicerois Sc assez d’etnpire fur les troupes P olU j srendre fidèles, nul soulèvement n’est à craindre ;lorsque les princes du sang Mogol se révoltent, d sr !vent souvent dans la milice du souverain de si 1 ’ 01faire la guerre. -
Les troupes auxiliaires que les rajas ,