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la province d’Entre-Douero & Minho, à l’occident deMelgaço, sur la riviere du Minho (a), vis-à-vis d’unepetite place de la Galice, nommée Salvaterra. Mon-çaon est défendue par un château, fortifié d’une tenais;le à deux flancs, & les murailles de la place forment-cinq courtines revêtues d’autant de plateformes. Bileest la capitale d’un comté que Philippe IV donna àRodrigue Lobo , général de l’armée de Portugal. 11 ya à Monçaon une riche église paroiflìale, un couventde religieux, un autre de religieuses, & quatre censhabitans. La garnison ordinaire est de quatre compa-gnies d’infanterie. Les armes de cette ville font unemuraille, fur laquelle est assise une femme , ayant deuxpains à ses côtés. Elle prit ces armes ( b ), fur ce qu’é-tant assiégée par dom Pedro Sarmiento , gouverneur dela Galice pendant les guerres de dom Henriquez IIde Castille, contre don Fernand de Portugal, elle sevoyoit tellement pressée par la faim, qu’elle se dispo-soit à capituler, quand une femme fit cuire quelquespains du peu de farine qui restoit aux assiégés, 8 c s’é-tant.mise sur la muraille, les jetta à l’armée des en-nemis. Ils crurent que l’abondance étoit dans la ville ;cè qui les engagea à lever le siège. II y a à Monçaonune riche abbaye de Bénédictines composée de iy© re-ligieuses. (a) Délices de Portugal , p. 700. (_h ) LeQjiicn de la Neuville , Hist. générale du Portugal.Corn. Dict.
1. MONCASTRO, ville de Moldavie, dans laBessarabie, dont elle est la capitale. On la nomme plussouvent Bialogrod, 8 c quelquefois Akerman. Voyez.Bialogorod.
2. MONCASTRO, bourgade de la Macédoine, àcinq lieues de la ville Salonichi, vers le midi occiden-tal. C’cst l’ancienne Aenia. Voyez, ce mot. n° 1.
MONCAUREL ou Montcaurel , château de Fran-ce , dansleBoulonnois, avec titre de marquisat. * Andr,Vaìefìt Not. Gall. p. 346.
MONÇAY ou Moncé , abbaye de Franée , au dio-cèse de Tours. Cest un monastère de filles de Ford tede Cîteaux. Dom Martenne en parle dans son voyagelittéraire autrement que les dictionnaires, & ne dit pasqti’elle ait été fondée par un simple bourgeois de Tourscn 1216; mais qu’elle doit son origine à quelques fillesde piété, qui s'étant retirées dans ce désert pour yvivre dans la pénitence & dans les exercices de la con-templation , répandirent une odeur si grande de vertudans tout le pays,que Sulpice, seigneur d’Amboise, en futtouché , & leur offrit de bâtir un monastère,si elles vou-loicnt garder la clôture, & s’engager par vœu. Ellesacceptcrent ses offres > & se donnerent à l’ordre deCîteaux, dont elles dépendent encore aujourd'hui. Lasupérieure ne prit d’abord que le nom de prieure, 8 celle étoit élue par la communauté ; ce qui a duréjus-qu’en i6yr , que le pape Innocent X, à la demande duroi, lerjgea en abbaye en faveur de madame d’Epi-noy. On voit dans. régisse cette épitaphe gravée furune simple tombe : Hic jacet domina Johann a , uxorJohannis dorrúni Calvimontis ,filia comitis Vindocenenjïs.Fuit in vita bonne memoriœ. Anima ejus req. in pace.Quelques-uns appellent cette maison cn latin MonsÇœleflis. * Voyage litt. tom. I. p. 64.
MONCÉ & Belin > bourg de France , dans le Mai-ne , élection du Mans.
MONCÉ & Saunois , bourg de France, dans leMaine , élection du Mans.
MONCÉ. Voyez, Monçay.
MONCEAU , bourg de France, dans le Limousin,élection de Brives.
MONCEAUX, maison royale de France, en Brie,située sur une éminence à deux lieues de Meaux, & àune demie de la Marne. Cette maison a été embelliepar la reine Catherine, 8 c augmentee par le roi HenriIv. La principale entrée est au bout dune avenue tres-large , environnée de bois & de petites plaines. Elleaboutit à une avanteour de quatre-vingt-cinq toises delargeur , fur soixante-quinze de profondeur jusqu auxfossés du château. II devoir être bâti de trois cotés ; laface auroit été devant l’avenue , avec des ailes a droite& à gauche. L’ouvrage est à la moitié ; ce qui est finiest élevé à la hauteur d’un étage. II y a des offices 8 c
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des logemens pour les différens officiers de service. ^travers l’aile gauche il y a un passage pour al ervillage qui est de ce côté. ^ 1T jé
Après F avanteour ; on voit le château qui eu ^ £Spar un fossé sec, carré, ayant quatre-vingt-dix t0d’un sens, fur soixanre-quinze de l’autre sa * ar ®est de dix toises par trois côtés, le quatrième ^-aiepé par une terrasse au-devant du château. La fauíie'en terrasse au pourtour du château est de quinze toilargeur ; on y entre par un pont qui traverse I e 08 c on en sort par deux autres, dont l’un mene 3village, l’autre dans les bois. Les encognures de la a ^braie en terrasse font ornées de quatre beaux pavi& de deux tourelles à chaque porte pour des co Pgardes, ^ ^ te
Le château a quatre faces, fur un carré de si lialtoises. Chaque face a une cour intérieure de vingttoises en carré. Chaque encognure est surmontée Pun pavillon. Au milieu de la face sur le jardin, ça un gros pavillon qui s’éleve avec des corps auX ■ 1V .gles, 8 c de chaque côté des galeries voûtées qu 1muniquent aux pavillons des encognures. j ^ £ j] eLes décorations des faces extérieures font d’unearchitecture, ornées de pilastres, de colomnes à lf v ^. fecorps, 8 c de tout ce qui est convenable pour s atlS jj on sla vue dans l’ordre des grands bâtimens. Les p aVI a _j e sfont couverts de grands combles à cieux épies, l e jh £Sà deux égouts font percées dans les hauts par de ",lucarnes. Les deux faces à Feutrée de la cour d 11 ^du pont font ornées de colomnes à la hautes ^deux étages : le tout est couronné de balustrades ^terrafles, au dessus desquelles s’éléve un dômetermine par une lanterne percée. Les galeries bi ^ cSde cette partie du bâtiment font décorées d’a^ afur la cour du côté de la fausse-braie ; cepilastres dans les trémaux & dans les croisées, 7 J
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plusieurs grands appavtemens dans ce château ,conserve toujours celui-d’Henri IV. 11 y a une
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destinée pour les differens spectacles. La chape* 1roi étoit dans le gros pavillon qui se termine en dô**^'De la fausse-braie en terrasse en face du chaj ‘on descend dans un jardin fermé de murs. Ce ^est de cent trente toises de longueur fur quatre-dix de largeur. On y voit de très belles pièces de K,entourées d’allées d’arbres. Le parc est aussi fe* lT1 ®murs , il a une assez grande étendue, il est P^ a,lte . 0 -belles allées d’arbres 8 c de petits bosquets pour lu P £menade. La forée qui le joint sert pour FamuieU*de la chasse. * Gabriel , injpetleur général des baddu roi. ' en
1. MONCEL , Mon c ellum , abbaye régulière, ,
France, de l’ordre de Prémontré , dans la Champ 3 »au diocèse & près de Châlons-sur Marne. Jg
2. MONCEL, abbaye de France, au dioc c ^Beauvais. C'est un monastère de filles de l’°_ c6tsainte Claire. II est situé près du Pont-Sainte-M a * xal
8 c fut fondé en 1309, sous Philippe le Bel j cep eI1il ne fut bâti qu’en 1335, sous Philippe de Valois.
MONCHAUDE, bourg de France, dans lu -* altge , élection de Saintes. .. . de
MONCHAULON ou MONT-CHABLON »France, dans la Picardie. Voyez, au mot Mons-CAnis. * Andr. Valefii Not. Gall, p. 346.
MONCHI, abbaye de France. Voyez, M°v cííMONCH1CO , bourgade de Portugal, an r °yd’Algarve, entre Sylves 8 c Algezur, à l’occident ^premicre, 8 c à l’orient de la seconde. Elle a do* 11 jnom à une montagne appellée Sierra de M o 1 *’‘j 0l -j e nCcn latin Cicus Mons. Cette montagne s’érend de ,à l’occident, entre le royaume d’Algarve & r jqirejvitree d’Alentejo, vers la côte de la mer ^^jailloî ■>& au nord de la bourgade de Monchico.
Atlas. ,. a s e de
MONCION , prieuré de France, au «1Meaux ; son revenu est de trois cens livres. Oues CI " *MONCLAR, bourg de France, dans 1 eéleòFion de Montauban. Il a titre de marquisat , . Ll fle,MONCLOVA , bourg d’Espagne, du° s ‘selon Corneille, Diil. qui dit, d’apres Mut •l’appcllc communément Cafiillo délia Monclova.