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Tome quatrième. M - P.
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», vin CC ^ Cnt Cn 0Llcnt: ' M'elle un circuit entier en.. a st7„ C ' q " acre heures, & que le soleil & les autresu nie S CI ùbloient à cause de cela tourner dans ce mê-» j e r CS P ace tems d’orient en occident» C’étoit-là.,» Ponr nr ^nt d’Ecphantus pythagoricien, d'Héraclides” autr 1CUS ' àkon dans fa jeunesse & de quelquesje c 1 e d ainsi qu’ils s’cxpliquoient. -, Pour moidoi îc y qu . q en faut retrancher Héraclide de Pont,à Un fanion > comme on verra dans la fuite, revient« EV ^ me ^° lt ^ì^êrent de celui de Philolaiis.

M itiei a 'j Cles ’ poursuit Bernier, faifoient principale-“des^. -^ Ux obvfes immobiles. D’un côté la sphèret. rail] ct0 ^ es àes, qu’ils considéroient comme les mu-” to ien S (f U monc3e > & de faune le soleil qu’ils met-dans le centre du monde, le nommant la garde» Vo j L . P )tei & le foyer de f univers ; ils faifoient mou->3 étoiles S c* 3 ^ anecces dans cet espace qui est entre les-3 çoienc i s ^ ^ soleil, Le entre les planettes ils pla--» ú lear , a te rre, à laquelle ils attribuoient le mouve--- vei; lc IUlne autour de son propre aissieu, & le mou-* l 11 oie 11a 111111 e l autour du soleil. C’est ainsi qu’expli-! * P] at nt k chose Philolaiis, Aristarque de Samos,n dans fa vieillesse, Séleucus le mathématicienII q v u ' lq ues autres. »

passage dans Plutarque, dont Gassendi a

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^ partie de ces détails. Le voici : Quelques-unsPhilo)"'-. que ^ a ferre est immobile. Le pythagoricien( c! L i j- a | ls cl 'oit qu’elle tourne en rond autour du feuloleii v ^ P ar un cercle oblique , à la manière dupythag ta lune. Héraclide de Pont, & Ecphante lell 'ai;ie,° ricien attribuent le mouvement à la terre, deto lltnç c elle ne bouge de fa place, mais qu’elleorient aiIt0ur de son centre fur son axe d’occident en'atqiJ c . u ®m e une roue. Le premier, continue Plu-

dé

fait

tourner la terre autour du soleil, & lui

Oer aL | Cllle un cercle ; le second la fixe , & la fait tourfiiìç t l11c «ie lieu sur elle-mêmc sans avancer, commesine n- e p u ' tourneroit fur un axe fixement attaché àPrj s l e r ‘. I e > mais je crains qne Plutarque n’ait malCeu x . c j etl timenr d’Héraclide & des Pythagoriciens,fpiidg ’ au rapport d’Aristote , De ccelo , l. i. c. i z.a U Cei lf connoître leur sentiment, mettoient le soleilsotte q tÊ monde , & la terre entre les étoiles ; dehée, f°urnant autour de ce centre, elle fait fan-hottjjg K . e , Pesage des jours & des nuits. Cette astro-

Sor,

Pytha

„- lv; . bagoricienne tomba avec la secte de Pytha-

^a llCo 1 S éteignit peu à peu. Marin le syrien travailladcsjgc^P ^ Ul ectte matière, & Ptolomée, profitant'dîç^kj Esches de tous ceux qui avoient écrit avant lui,t]tie l’o* ^ fyfìême qui s’est long-tems conservé, &

Vhg r ? n a appellé de son nom. * De Flacitis philoso-

U’ 3 ‘ c,i 3 -

ta. q Quiète méthodique dont il est traité , l’accrédi-étoit Philolaiis n’étoit dévelopé nulle part : il

étndi er ’jP Cr fé de côté & d’autre. Ceux qui vouloient^tnéç agronomie, avoient recours aux écrits de Pto-stfans ’y eia devenant ses écoliers,ils devenoient ses par-de P|,:i oilà comment son système a prévalu sur celuiL c ®f* S .

do llné a U ^ u3c tort à f astronomie. Les Païens ayant*he San,, 1 * Pellettes les noms de leurs divinités, com-d'iin e p c - lle 3 Jupiter , Scc. les Chrétiens eurent horreur'lu a cal' enCe st 111 ne peut s’en passer. Ils ne songèrent, L’ast r CU * er chaque année Je tems paschal.^donn^' 1 ^ 1116 îsidiciaire, à laquelle tout le mondeCt tdjr,' ' oc qui fut regardée comme une magie, dé-, A l a i ^ re Gastronomie.

dit. ^ m r atlce d £s lettres, l’astronomie reprit son crc-réfuttj 6 / Ure lue les Grecs , chassés de Constantinopleantso- » n * ta ^ c » X rapportèrent le goût de lado-fks y a qu . lte lue les invasions continuelles des Barba-dc on c j^ Ien / ófeint, on reprit la lecture des anciens,Cs stien c erCha .^ a ff^ leurs livres que son retrouvoit,^fffbean qui avoient été négligées. Ptolomée fut leq ° ll voi ent j ceux lui s’adonnerent à f astronomie. Ils yJfquc, es P r socipes rangés dans un ordre dogma-o°rd d e l aVet ; un . ail ‘ de démonstration. II suffisoir d’a-a ^ r °»on le len Efudier cet auteur, pour erre censé grand

cc nicme système , après avoir servi à former

3Ti

des astronomes, les jetta dans d’étranges embarras. Aforce d étudier le ciel, ils y trouvèrent des phénomè-nes » dont le système ne rendoit aucune raison plau-sible. Cette multitude de cercles concentriques, ex-centriques , d epicycles , & d’autres ressources insuffisan-tes , imaginées pour sauver un système qui s'écrou-lait , tout cela, a force de^ se multiplier a f infini, trou-va des gens qui s’en dégoûtèrent. On songea à avoir unsysiéme plus satisfaisant, plus uni, Kt quj expliquâtles phénomènes d’une maniéré plus simple Sc plus na-turelle.

Vers le milieu du quinzième siécle, le cardinal Ni-colas de Cusa essaya de rendre le mouvement à la ter-re , mais distraie par. d’autres études , il Ce borna à ris-quer son sentiment, qui ne fit aucune fortune. Georgede Peurbach, né aux confins de la Bavière & de f Au-triche , contemporain de Cusa , s’atcacha de plus enplus à Ptolomée, qu’il tâcha de perfectionner. Son dis-ciple Jean Millier, plus connu sous le nom de Regiomon-tanus, travailla dans les mêmes principes que Peur-bach , & fit un grand nombre cfobservations utiles ;mais toûjours dans Pancien système.

Enfin parut Nicolas Copernic, homme incom-parable, au jugement de Ticho Brahé, bon juge surcette matière. Né à Thorn, dans la Prusse Polonnoisc,le ip Février 1473,1! n avoir que quatre ans, lorsqueJean Muller mourut. II voyagea en Italie, & augmen-ta ses connaissances par le commerce qu’il eut avec lesplus savans astronomes de ce tems. 11 fit même à Ro-me des leçons de mathématiques qui lui attirèrent ungrand concours d’auditetus. De retour dans fa patrie,il fuj pourvu d’un canonicat à Frave?iberg. Voyez, cenror. 11 vécut jusqu’à sage de soixante & dix ans. Scpassa toute sa vie à perfectionner les idées qu’il avoirfur les révolutions célestes.

Quelque foin que Peurbach & Muller eussent prisd’attacher au système de Ptolomée, des correctionsqui en réparaient les défauts les plus grossiers, Coper-nic n’alla pas bien loin fans s’appercevoir qu’un édificeaussi ruineux, Sc qu’il falloir étayer de tous côtés ,ne pouvait être fi mage fidèle d’un ouvrage aussi par-fait que celui de f univers.

Le système de Philolaiis le frapa ; à son exempleil plaça au centre du monde le soleil destiné à sectai-re! , Sc trouvant que les autres planettes étalent descorps opaques comme la terre, & ne laissaient pas dedécrire de grands cercles par leurs révolutions , il la fittourner avec elles; pour rendre ce système complet,il y travailla toute sa vie. Treme-six ans ne furent pastrop pour examiner son nouvel arrangement des corpscélestes fur les observations; Sc ce qui devait le fla-ter beaucoup , c’est qu’elles s’expliquent avec une grandefacilité, en supposant la justesse de f ordre qu’il a éta-bli. Les choses mêmes donc le système de Ptolomée nepeut rendre aucune raison vraisemblable, n’ont plusaucune difficulté dans celui de Copernic, par exem-ple :

Dans l’opinîon commune, dit Gassendi, on ne sau-rait tendre raison pourquoi les planettes se font tou-jours rétrogrades dans f opposition avec le soleil , tou-jours directes dans la conjonction, jamais en d’autreslieux & cn d’autres tems. Dans l’hypothèsc de Co-pernic , il faut de toute nécessité que la chose arriveainsi.

Dans f opinion commune, on ne sautoir expliquerpourquoi Mats, Jupiter & Saturne sont plus grandsdans f opposition que dans aucun autre tems. Dans l’hy-pothèse de Copernic, on voie clairement que c’est par-ce que la terre passe alors très-proche d’eux.

Un astronome disciple de Ptolomée fera bien en pei-ne de dire pourquoi le soleil Sc la lune ne paraissent ja-mais ni rétrogrades , ni stationnasses. Un Copefniciendira , fans être fort embarrassé , que c’est parce que lalune nous fuit Aar tout, qu’elle tourne avec nous enquelque part que nous soyons, & que rrous-memestournant autour du soleil, il faut absolument qu’il pa-roisse avancer, selon la suite des signes. 11 en est ainside quantité d’autres phénomènes qui s expliquent pres-que d'eux-mêmes à quiconque fuit 1 hypothèse de Co-pernic , Sc qui sont une source d obicurites pour les