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MONMARTRE. Voyez Mont-Martre.MONMEDI. Rô^Mont-Medi.
MONMELIAN. Vyez, MontmetiAn.
MONMERLE. Voyez M : ont-Merle.
MONMIRAIL. Voyez Mont-Mirail.
MONMORENCY. Voyez Montmorency.
MONMORILLON , ville de France > dans le Poi-tou , en latin Mons MorUlium , Mons Morillio 8 cMons Morillionis. Elle est aux confins de la Marche8 c du Berri, à neuf lieues de Poitiers au bord de larivière de Gartempe , qu’o n y passe fur un pont de pier-res, don t la seconde arche, qui est du cote du chateau,est d’une structure admirable. Cette riviere ne taritjamais, mais elle est si basse en certains rems dePété, qu’au-dessus de la porte du pont-neuf on la passeà pied sec sur des petites pierres. En bas 8 c en hautfont des écluses 8 c des moulins à farine & un à papier.Monmorillon a deux paroisses, l’une est Concise 8 cl’autre de saint Martial. Ce qui est sur la gauche dela riviere est de la paroisse de Concise, appellée ainsid’un petit village où elle se trouve, & qui est distantde la ville d’un grand quart de lieue ; mais pour la com-modité des paroissiens de Monmorillon, il y a des fontsbaptismaux dans Téglìfe collégiale de Notre-Dame.Cette collégiale est composée d’un prévôt qui est élec-tif, & de quatre chanoines à la nomination de l’évê-que de Poitiers. Ce qui se trouve sur la droite de lariviere est de la paroisse de saint Martial. L’eglise esthors de la ville, le cimetiere 8 c une partie du faux-bourg de ce nom entre-deux. Cette cure a une églisesuccursale à un grand quart de lieue , en remontant lariviere jusqu’à un méchant bourg appelle Moussac.Les Récollets ou t un couvent fur la paroisse de saintMartial. Près de l’églisc collégiale de Notre-Dame estun couvent de Cordelieres, & de l’autre côté , beau-coup plus loin , un monastère d’Augustins Réformés.Cette maison écoit un prieuré de l’ordre de saint Au-gustin , qui vaut, dit-on , avec ses réunions,cinquantemille livres de rente ; mais il y a de fort grosses char-ges , plusieurs aumônes générales , entre autres, une delard au carnaval 8 c une de fèves cuites en Carême. Ceprieuré entretient un hôpital pour les passans & pourles malades. Le bâtiment en est beau. II est fur une hau-teur à pente roide fur la riviere, 8 c ceux qui viennentdu côté de Paris, le découvrent de quatre ou cinqlieues. A un demi quart de lieue de-là, on trouve furle chemin dans les vignes une chapelle de saint Nicolas,qui dépend d’un prieuré 'appellé la Maison-Dieu. II don-ne son nom à un fauxbourg qui est avant Notre-Dame.La partie de la ville , qui est à la droite de la riviere ,est la plus considérable , mais si basse que quand ilarrive un débordement, les rues font toutes couvertesd’eau. Elle a trois portes, fans compter celle qui estfur le pont. Celle d’enhaut, près de la riviere , est ap-pellée porte du Pont Neuf, la seconde, presque à l’op-posite, saint Martial, & la troisième porte des Récol-lets. Le fauxbourg de la Cucile est entre ces deux der-nieres. Le reste de la ville, qui est à la gauche de lame me riviere , est divisé en deux parties ; Tune en basau bout d’un pont jusqu’à la porte du château, & Tau-tre fur la hauteur. Celle-ci s’appelle les Bancs , 8 c n’estpas si peuplée que la premiere. II y avoir autrefois unchâteau, dont il reste très-peu de vestiges. 11 croît bâtifur le roc , & on alloit de-là à Notre-Dame , par unegalerie entre les deux portes, qu’on appelle du Château.Dans ce haut est une place ou Ton tient marché deuxfois par semaine. La ville de Monmorillon est assezbien pavée. La principale rue, qui va duPont-Neufàla porte de saint Martial, est en forme d’équerre,'&d’un ancien pavé. II y a un titre d archipretré attachéà cette ville. L’archiprêtre qui en est pourvu , est cha-noine honoraire de Notre-Dame > & a pour annexe lacure d’Ains, à deux petites lieues de-là, avec droit de vi-site fur vingt-quatre paroisses. Celles de Monmorillonfont du nombre. Le siège royal de cette ville est com-posé d’un sénéchal de robe longue, d un président,d’un lieutenant civil, d’un lieutenant criminel, d unassesseur Sc de huit conseillers, & ressortit au prési-dial de Poitiers. Monmorillon a aussi un juge prévôtroyal, qui est le premier conseiller né de ce siège,
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avec un maire 8 c une maréchaussée. Le pays cirvoisin est assez fertile en seigles, mais peu en frofflII produit du petit vin blanc > beaucoup de ’ 10I Y’pêches & de cerises. * Mémoires drejfés fur “ s 1en 1702. ,
1. MONMOUTH , ville d’Angleterre, dans le M on
mouthshíre, donc elle est la capitale. Elle est ,
cent milles de Londres, dans une situation
entre la Wye & le Monnoxv, avec un pont iur ‘que riviere. Elle éroic autrefois défendue d’un chat011 naquit le roi Henri V, qui conquit la ^ r ? nC f,j on -de-là vient qu’on appelle ce prince Henri de ^rnouth. Le château est tombé en ruines ; mais >encore une partie de la muraille & trois P° rt *Etat présent de la Grande Bretagne, tom *
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2. MONMOUTH, cap de T Amérique meridi° nVoyezà. Tarricle Cap de Monmouth.
MONMOUTHSHIRE , province d’Anglet ^'■>dans le diocèse de Landais. Elle étoir autrefois íe f QÍldée comme faisant partie du pays de Galles, ma )Sla compte aujourd’hui parmi les provinces d’AngRre. Elle est située au couchant fur les frontières du P Lde Galles, & arrosée au midi par la 8everne, °ijette dans la mer. Cette province a huit milles de m8 c contient environ 340000 arpens, & 6490 ma> 0O11 y trouve beaucoup de bois & quantité de m® tgnes-. Elle est néanmoins très-fertile, à quoi contnles rivières l’Usk, la Wye , le Monnow 8 c le Ru 1 ** £|1Les deux premières abondent en saumonstruites.
Ses villes & bourgs où Ton tient marché, fontMonmouth la capitale,
Albergavenny,Caer , Léon ,
Chepstoxv,Newport,
Pontpool :Usk.
MONNERA est un petit village éloigné d’efl v ^demi-lieue du Gange, entre Spatna 8 c Sœpra. E 11habité que de pauvres gens qui s’occupent au lao . . fge. C’étoit autrefois un lieu désert, mais un y* fe ,rrès-dévot, appellé Hia-Monera, passant par-là > ^ e -marquant la fertilité du pays, bâtir en ce lieulite chapelle où il sir beaucoup de miracles.mort d’Hia-Monera, qui avoir laissé beaucoup d’arg £son valet fit bâtir , à la mémoire de son maître, ^mosquée magnifique , qui est fréquentée par st uflde fakkirs, qui y tour un grand nombre de m>prétendus. ^5
Cette mosquée est un catré , qui a tout autou 1 _ s£arcades & des colomnes. Le toit en est rond 8 c co „artistement de petites pierres jaunes 8 c bleues, d ^que angle, il y a une petite tour dont le toit eírond & couvert de pierres bleues. Ce bâtiment £ 1touré d’un mur qui a dix pieds de haut, & cent . ju-rante pas de long de chaque côté. A la principetrée il y aune très-belle porte de pierre, devanquelle on a planté une piece de canon forge d d^- e ssieurs barres & cercles de fer , & qui tire B tu rde balle. II y a de l’autre côté de la mosquée un *> #vivier, où Ton descend par sept ou huit ma rc £S àqui est entouré d’arbres. On voir plusieurs toW c âtel’un des côtés de ce vivier, & de l’autre une P. £[í gmosquée, auprès de laquelle est un éléphant de ^, zqui tient une aigle avec fa trompe, & qui 3 ^g U vai sce qu’ils disent, le tonnerre, les éclairs & I e
tems ‘ , ' su toiss a !T
II y a presque toujours dans la mosquée
tour un grand nombre de fakkirs & pèlerins» ^[e
tôt des fainéans & des vagabonds, qui debiten
fables aux pauvres gens du pays, 8 c qui, Tous p
de sainteté, leur escroquent leur argent » & £ c oV cri ~
pent en mille maniérés. Ces imposteurs ne m s ,
tent pas de cela, ils s’attroupent pour courir
prennent des enseignes & des drapeaux. Q lie Q , SC
font vêtus, mais les autres font entierement r> p 0 jc
souvent couverts de cendres. Par-tout ou ils vo
villes ou villages, il faut que les habitans e
nissent des vivres, 8 c si on ne le fait pas vo