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MON
MON
MON PESAT. Voyez, Montpesat.
MONREAL. Voyez, Mont-Real.
MONRÉJAU , ville de France, dans l’Armagnac,.élection de Riviere-Verdun, fur une hauteur au bordde la Garonne, à l'endroit où la Nette s’y perd.
MONR1COUX , ville de France, dans le Querci,diocèse de Montauban.
MONROUY, riviere de l’Amérique septentrionale ,dans Fille de saint Domingue. Elle entre dans la mer,à la côte occidentale du quartier du nord vis-à-visl’iíle Gonave.
r. MONS, en latin Muni HannonU , & en flamandBergben ìn Henegouw , ville des Pays-Bas, capitale duHainaut, à deux lieues de S. Guìllain, à quatre deMaubeuge, à sept de Valenciennes & de Tournai, aujo deg. 2.5 m. de latit. & an aï deg. 3y m. de longit.Le nom de cette ville vient de la situation de son an-cien château sur une montagne. Une partie de la villeesl pareillement assise sur cette montagne ; mais lereste cil situé dans la plaine & dans un terroir maréca-
quatre des plus anciennes chanoinesses ) car elles n 01ni prévôté ni princesse. C’est l’empereur, comme comd’Hainaut, qui est abbé de ce chapitre & collaientprébendes. On croie que ce fut Baudouin legeux, comte d'Hainaut, qui s’atttibua le titre d avers l'an n 80. II y a encore dáns cette église dix cMoines, pareillement fondés par sainte Vaudru, N flne font aucun office ; mais les chanoines de saintmain , qui font au nombre de quacorze, avec nn ? ^vôt & un doyen > viennent aux principales fe^^ gTannée chanter i'office avec les chanoinesles dansleg^de t sainte Vaudru. L’église , qui eít sous l’invocaû 011 ^cette sainte , fut achevée en 1449. Elle estlarge , haute & fort claire. La plupart des autelsde marbre & de jaspe. On y admire un tombeau ala figure d’un cadavre rongé de vers. Le jubé est 311fort estimé; on y voie des figures de marbre tres-faires. Cette église est auffi paroissiale ; tous les ecc ^fíastiques, les nobles , les magistrats, les conseillesles officiers du prince, de la province & de la vl . *
geux. Elle est défendue d’un double fossé. La riviere tous les étrangers, dans quelque quartier qu'ils a yde Trouil le , qui la sépare en deux parties inégales, en lent demeure , dépendent de certe paroisse. * Longi‘ erlie 'remplir un ; & la riviere á’Haine , à laquelle la Trouille Desc. de la France, parr. 2. p. 99.
se joint dans les fauxbourgs, remplit Tautrc. Ses murailles 11 ‘ —*. ' c ' .- m..,r„;,irPiet
font défendues de divers ouvrages ; ses remparts ornésde beaux arbres ; &, comme elle a vue fur une belleprairie bordée de montagnes, fa situation est char-mante. K Nie. de Guise , Mons Hannonise.
Il y a eu à Mons un ancien château qu’on préten- l’église de sainte Elisabeth, érigée en paroisse en Os
doit avoir été bâti par Jules César, qui en avoir faitune place d’armes ; mais Jules César 11’en faic aucunemention. Cloclion , selon un manuscrit dn saint Sé-pulchre de Cambrai, étant mort en 449, Albéron,son fils, prit les armes pour recouvrer la succession deson pere, & > avec le secours des Allemans ,il conquitune partie considérable des Pays-Bas & bâtit fur lamontagne , où depuis a été fondée la ville de Mons,une forteresse qui fut nommée Caflrìlocus ou MonsCafirilucìus.
Ce château fut démoli en 1 61 8, & ses matériauxfurent employés pour bâ'ir le chœur de T église desainte Elisabeth. II y a maintenant au même lieu unehaute tour , qui passe pour un chef-d’œuvre d’archi-tecture.
La ville de Mons a six portes, qu’on nomme deBertamonr, du Rivage, dn Pare, de Nimi, de HavreSc de la Guérite ; entre celles de Nimi & de Havre ,il y a deux grands marais, l’un nommé l’Etang desPrêtres &: l’autre l’Etang des Apôtre^ : ils défendentl’accès de ce côté-là. A 1 égard des autres côtés, onles peut facilement inonder ; ce qui rend cette villetrès forte.
Les principaux édifices font le palais du gouverneur ,celui du conseil de la province & de la maison dçville. Les magistrats qui sy assemblent font le maire& dix échevins. 11 y a deux chambres, l’une du chef-lieu, Sc l’autre appellée du Jeudi. On y juge en dernierressort, en matière d’arrêts pour les bourgeois & pourceux qui font dans le chef-lieu de la ville. Dans lescérémonies, le maire, dont I’office est à vie, marche àla rêre des échevins. 11 y á deux pensionnaires de la
II y avoir autrefois une église collégiale de sain 1re : elle fut détruite en 1467: les prébendes avoie>été annexées dèà Tan 1081 , au monastère de 13Denys près de Mons. La collégiale de saint Gers 11subsiste : son église fut ruinée par les bombes en jó sg’l’église de sainte Elisabeth, érigée en paroisse en^ Hfut brûlée en 1714; celle de saine Nicolas, bâtieIZ24 ; celle de saint Nicolas de Bertamont, & cf jdu Béguignage; ce font-là les six paroisses de la VEn outre, il y a diverses maisons religieuses ; l^y^.du Val des Ecoliers, de la congrégation de sainteneviéve de Paris, fondée en 1251, par Marguerite»comtesse de Hainaut, & érigée en abbaye en 1Les Récollers reçus en x z 3 S ; les Jésuites qui ° btl1 ^rent en 1387, pour leur établissement, l’union d’un 3cien prieuré de saint Antoine près de Mons ; les Capcins admis en 1392; les Minimes cn 1618; lesnicains, en 1620 ; les Carmes déchaussés en 1630 > ^peres de l’Oratoire en 1631; & les grands GaUqui y font venus depuis. Les monastères de relig'ffont, Tabbaye d’Epinlieu, de Tordre de Cîteaux, fo n ^hors de la ville en 1216, par Béatrix, comtesieLens: les Religieuses se tiennent à Mons depuis l’an r 7^’parce que leur maison fut ruinée par les guerres; ,baye de Notre-Dame de Paix , possédée par de?dictines réformées, qui Rétablirent à Mons en 1 4 ^les filles de la Visitation, admises en i6$o ; ^ cs -g e s,melites, les Capucines, les Ursulines, les Glar> ..les Célestines, les Repenties, les Sœurs Grises &res, les Sœurs de Cantipré, qui vont servir le Slades, l’hôpital de saint Nicolas & les Béguines- j gII y a deux collèges où Ton enseigne le ^ acil â/ cll -collége de Houdain sous la direction des prêtres ^liers, qui enseignent dès l’an 1313. Ce college*•fondé par Nicolas de Houdain, seigneur de l’Ep J ^l’aurre collège appartient aux Jésuites. qui ont audirection d’un séminaire. - fe*
Cette ville a été plusieurs fois prise & cc p, ll f ^ c(l
ville, savoir, un du chef- puis près dë'cenr "cinquante ans. Le duc d’Albe
lieu, un de Itche 1 âge R un de la police; un treso- ' rendit maître en 1372 , malgré la résistance dfl
11er ou massard, 1 ™I°b de ville, officiers d’épée, Ludovic de Nassau, & de François de la Noue,
qm font charges des clefs de la ville; un commissaire Bras de Fer qui h désendoienc, & malgré les
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* o, antres officiers,
Sa meWaiderrudc ou Vaudru, dont le mari Madel-
. , . c . r mo ine dans le monastère dAumont
gaire s etoic tait mou
que sic le prince d’Orange pour la secourir. Je
bloquée en 1677 , par le maréchal d’Hutnieres,roi de France l’ayant assiégée en personne ave
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sur la Sambre, fonda un monastère à Mons dans le armée nombreuse en 1691 ,°la prit ^a même année-septième siécle : elle s’y fit religieuse & reçut le voile alliés la reprirent au mois d’Octobre 1703. Louis >des mains de saint Aubert, eveque de Cambrai. De- prit Mons le 10 Juillet 1746, & Ta rendu à la 11131puis ce tems, les religieuses sont devenues chanoinesses d’Autriche par le traité d’Aix- la -Chapelle , W ■Sc même séculières, de forte qu’eiles peuvent se marier. ' - - " - - > — Aes
Peur y erre reçue, il faut faire preuve de noblesse. Lenombre des chanoinesses se monte à trente , qui demeu-rent dans des maisons particulières autour de l’église.
Lovsqu’elles vont aux offices, elles portent une robeblanche avec de grosies fraises godronnées & un man-teau noir doublé d’hermine. Le reste du jour elles por-tent des habits séculiers. Le chapitre est gouverné par
en avoir fait détruire la plus grande partie d^ ssi cations. . . port*
2. MONS ( La prévôté de) portoit autrefois ^ar-de Comté , titre qui lui fut donné par l’empeteulemagne, qui la démembra du royaume d ACette prévôté comprend sept villes ; savoir ,
Mons,
Lcssine,
S. Guillain,